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Auteur Sujet: Épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en cours (2014)  (Lu 19345 fois)

16 octobre 2014 à 20:18:21
Réponse #50

Patapon


Yo,

Petite question bête de début de soirée:

On parle de contagion Humain à Humain, Animal à Humain, mais pas de contagion Humain à Animal. Existe-t-il un risque?

Aujourd'hui, je suis de l'avis général, le risque d'épidémie meurtrière en occident est quasi nulle. Parcontre, je n'ai pas la moindre idée de quel sera l'état de nos pays dans 10-15-20 ans. Du coup, y a-t-il des risques que des foyers infectieux ce créent chez nous? Je sais que des tests de vaccins ont été fais sur des cochons d'inde; ça veut dire qu'ils peuvent chopper cette saloperie....comme les rats.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 octobre 2014 à 20:45:47
Réponse #51

fry


La transmission est considérée comme possible mais peu étudiée par manque d'observation, c'est pourquoi le chien de l'aide soignante espagnole a été euthanasié par précaution. Il n'y a aucun cas documenté de contamination de chien ou chat, il y a des soupçons sur le portage sain d'un chien sur une des épidémie africaine qui n'a pu être démontré.

Le réservoir du virus n'est pas encore clairement identifié, on soupçonne des animaux porteurs sains tels les chauve-souris frugivores communes en Afrique centrale et en Égypte, et certains grands singes, d'être à l'origine de chaque flambées épidémiques.

17 octobre 2014 à 09:29:26
Réponse #52

Bomby


(...)

Transmission et étude de "Nature":

Effectivement l'étude n'est pas issue d'un torchon conspirationniste. Mais ce sont les torchons conspirationnistes qui l'ont récupérée pour prêcher la fin du monde, les équipes médicales connaissent cette étude comme les autres, elle n'est ni secrète, ni cachée aux yeux du monde depuis 2012.

Cette étude a été menée pour rechercher la cause de propagation de souche Reston ( souche animale uniquement, jamais observée chez l'homme ) dans des zones indonésiennes reculées. Les expérimentations ont permis de mettre en évidence une probable transmission aérosolisée uniquement du porc au singe, notamment du fait d'une particularité anatomopathologique infectieuse au niveau des tissus respiratoires du porc et d'une capacité d'excrétion respiratoire spécifique à cette espèce. La même étude a montré qu'aucune transmission possiblement aérosolisée n'avait été observée de singe à singe.

Au point de vue inter-humain, aucune des études menée de très près sur toutes les précédentes épidémies Ebola n'ont donné le moindre argument pour une contamination aérosolisée, pas plus que l'actuelle.

(...)


Merci beaucoup Fry de tes divers posts très éclairants.

Pour continuer un peu la réflexion, je trouve ce matin dans Les Echos un article qui me semble intéressant, discutant de la possibilité théorique/pratique d'une contamination à Ebola par éternuement ou toux : http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203866744892-elisabeth-bouvet-on-peut-etre-infecte-par-ebola-via-la-toux-ou-des-eternuements-1054513.php.

Ne pas s'arrêter au titre, forcément un peu simplificateur.

Citer
(...)
Elisabeth Bouvet est spécialiste des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital référent Bichat à Paris.

Le virus Ebola est censé ne pas être transmis par voie aérienne, mais l’OMS reconnaît qu’il pourrait l’être par toux et éternuement. Qu’en est-il selon vous ?

Il faut bien s’entendre sur le sens du mot « aérien ». Effectivement, le virus d’Ebola, présent dans les liquides biologiques du patient, sang, salive, larmes, sueur, urine, selles, vomissements, ne peut pas être transmis par la simple respiration, en flottant dans l’air, comme l’est celui de la tuberculose. On parle là de transmission aéroportée, d’agents pathogènes inférieurs à un micron environ, ce qui est donc exclu pour le virus d’Ebola. En revanche, il peut être projeté jusqu’à un à deux mètres de distance, sous forme de minuscules gouttelettes de salive lors de toux ou d’éternuements. A condition d’atterrir sur une muqueuse, par exemple le coin de l’œil ou les narines, puisqu’il ne peut pas pénétrer une peau saine. On parle là de transmission « gouttelettes ». Les proches des patients peuvent aussi être infectés après contact avec la sueur d’un malade en phase terminale en cas de lésion cutanée, et surtout par contamination muqueuse indirecte (contact de la muqueuse nasale ou oculaire avec les mains).

Vous pouvez donc être infecté si un malade éternue dans le métro à côté de vous ?

En théorie, oui. Cela dit, au début de la période de contagiosité, la charge virale est faible et le virus est seulement présent dans le sang. Quand le virus apparaît dans la salive, le malade n’est plus en état de prendre le métro, il est alité. La plupart des cas de contaminations secondaires ont eu lieu lors des tout derniers jours de la maladie. Les patients ne sont pas contagieux pendant la période d’incubation sans symptômes, qui peut atteindre 21 jours, c’est seulement quand ils sont malades, avec fièvre, toux, grande fatigue musculaire, qu’ils sont contagieux, et généralement l’hospitalisation est inévitable trois ou quatre jours plus tard. Il est assez aisé de retrouver toutes les personnes avec qui un malade a été en contact étroit pendant ces trois-quatre jours et de les mettre en observation.

(...)

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203866744892-elisabeth-bouvet-on-peut-etre-infecte-par-ebola-via-la-toux-ou-des-eternuements-1054513.php?tVRzTTrdhMF2ClVF.99

Ce que je comprends est que la "transmission aérosolisée" évoquée plus haut par l'ami Fry ou "la transmission aéroportée" évoquée ici par le Dr Bouvet sont la même chose, et concernent le risque théorique de contagion dû à la présence, en suspension dans l'air, de particules pathogènes extrêmement fines. Et précisément, ce type de transmission est exclu pour Ebola.

Je comprends également que ce qui n'est pas exclu est une contamination par contact avec des goutelettes plus importantes qui seraient projetées par la toux ou des éternuements, mais que les probabilités sont très faibles, pour les raisons suivantes :
- il faut un contact direct soit entre l'une de ces gouttelettes et une muqueuse du receveur, soit entre une muqueuse de la personne contaminée et la peau du receveur;
- lorsque les personnes atteintes arrivent à ce stade de la maladie, il est largement probable qu'elles auront déjà été identifiées comme malades et ne seront en tout cas plus en état de circuler dans des lieux publics et notamment de prendre le métro (hypothèse visée dans la question du journaliste).

Un éminent praticien de la faculté pourrait-il confirmer, corriger ou compléter cette interprétation ?

Merci d'avance.

Cordialement,

Bomby

17 octobre 2014 à 09:57:41
Réponse #53

raphael


Se connaitre et s'accepter


17 octobre 2014 à 10:20:50
Réponse #54

fry


Oui bien entendu, on parle bien ici de la projection directe de liquide corporel ( les micro-goutellettes issues de la toux / éternuement ne sont qu'un savant mélange de salive et d'expectorations ), on entre totalement dans la définition de la transmission d'Ebola, et on parle effectivement d'un contact très rapproché de l'ordre du mètre ou moins. A noter qu'on a jamais pu observer l'éventuelle possibilité du virus d'entrer dans une peau même non lésée même s'il n'y a aucune raison qu'il le fasse, ainsi la protection cutanée doit être totale, les fameuses manches trop courtes du personnel espagnol décrit suite à la première contamination occidentale, sont ainsi hautement critiquables.

Un vecteur véritablement aérien nécessite une isolation complète avec un système clos et totalement hermétique incluant un scaphandre avec filtre à cartouche, des tenues dont ne sont munis que les centres hospitaliers conséquents ayant une dotation NRBC de haut niveau, ou les hôpitaux militaires.

17 octobre 2014 à 10:32:27
Réponse #55

raphael


et comment traite t on tous les fluides (terme techniques désignant tout ce qui sort du corps  :'() ? car c'est aussi un sacré réservoir de virus....
Se connaitre et s'accepter


17 octobre 2014 à 11:04:41
Réponse #56

paquito


Vos discussions sont intéressantes et si la pandémie se manifeste en France je serais amené probablement à transporter des cas suspects ou avérés.

Je nourris 3 inquiétudes:

- je n'ai toujours reçue aucune formation de mise à niveau sur ce virus particulier (étant déjà NRBC de base c'est peu être l'explication), seule une fiche réflexe est édité,

- les tenues de protection (Tychem F, gants Nitrile longs x2, surbottes) me semble insuffisantes sur la protection du visage (FFP2 + lunettes simples) au vu de l'espace confiné d'une UMH et de l'exposition aux fluides et des contaminations soignantes actuelles.

- j'ai posé une question à mon employeur "Chef, si on transporte un patient, du fait de la période d'incubation et du risque pour nos familles, peut-on durant la période critique loger sur l'hopital ?" => Non, c'est pas prévu.

Je passe sur les dispositions pour savoir qui reste dans la cellule auprès des malades, qui à le droit de s'habiller en tenue ...
Je ressens des approximations dans la préparation et un peu la politique de l'autruche.

Autant moi j'ai signé autant ma famille je n'accepterai pas de l'exposer par négligence dans l'organisation.

Depuis 15 ans que je suis à l’hôpital, combien de fois m'a t'on dit un matin en arrivant: "au fait, le patient de lundi dernier suspect de méningite (par exemple), c'est positif, faudrait que tu vois pour la prophylaxie": c'était 8 jours avant et j'étais déjà rentré chez moi en repos. Alors sur des virus type Ebola aura-t'on droit à ce même amateurisme.

Alors oui, aujourd'hui je suis en rogne et pourtant que nos concitoyens se rassurent je ferai mon job de fonctionnaire.
« Modifié: 17 octobre 2014 à 11:10:40 par paquito »

17 octobre 2014 à 11:14:37
Réponse #57

Phil67


http://io9.com/this-simulation-compares-the-spread-of-ebola-to-other-d-1646180979

comparaison avec d'autres epidemies
La simulation illustre bien la forte mortalité mais faible contagiosité par rapport à d'autres virus.

Du point de vue de l'occidental lambda (non voyageur et avec un métier ne l'exposant pas à des personnes à risques) il est plus probable de mourir d'une bonne grippe avec une mortalité très faible mais une contagion rapide et massive (d'autant plus que le taux de vaccination est en baisse constante avec la méfiance propagée par les "lobbys" anti-vaccination).

Certains craignent une mutation permettant au virus de passer par voie aérienne. Paradoxalement une mutation moins virulente ne serait-elle pas plus à craindre : mortalité plus faible, période d'incubation plus longue, symptômes moins violents et période contagieuse à faible signal compliquant la détection ?

D'un point de vue strictement statistique, économique et social une épidémie qui tue à 30% sur 2-3 mois est plus dangereuse qu'une épidémie qui tue à 70% sur 2-3 semaines.

Une épidémie lente type SIDA est beaucoup plus complexe à juguler bien qu'il ait fallu plusieurs décennies pour se diffuser dans toute l'humanité.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

17 octobre 2014 à 11:26:54
Réponse #58

musher


Vos discussions sont intéressantes et si la pandémie se manifeste en France je serais amené probablement à transporter des cas suspects ou avérés.

J'avais cru comprendre que le transport de cas suspects ou avérés vers les unités de soins spécialisés ne seraient fait que par des équipes spécialisées et non par les ambulances "normales".

17 octobre 2014 à 11:30:01
Réponse #59

paquito


Oui une UMH du SMUR avec une équipe SMUR fournie par les CHU. C'est mon cas. Pour l'instant on en est là.

17 octobre 2014 à 12:41:16
Réponse #60

Loriot


Sur la contagiosité de la maladie, je ne pense pas que chez les habitants actuellement en proie face à cette maladie soient si bêtes que certains ne veuillent le penser.
De ce que j'ai entendu, les familles concernée, sont souvent emmurée dans leurs habitation, quitte a en mourir de... Faim et ou de maladie. Afin d'éviter la propagation.
Les moyens de communications en Afrique ne sont pas si mauvais que ça! Pour rappel le tam tam est plutôt remplacé par le mobile et internet! Je veux bien croire que les moyens hospitalier ne sont pas aux mêmes norme que chez nous en Europe, mais quand même!

Par contre il s'agit du maladie endémique de ces régions. Son foyer.
Le fait qu'une montée en puissance de sa virulence est déjà plus inquiétant. Pourquoi? Quelle changement on permis cela? Atteinte continue sur un environnent  naturel, virulence plus forte de la maladie?


Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

17 octobre 2014 à 16:11:15
Réponse #61

AC


Je comprends qu'il faut éviter de se trouver à moins de 2 mètres d'un malade qui tousse ou éternue.

Mais la page wikipedia indique aussi que le virus peut rester infectieux plusieurs jours même sur une surface sèche, à température ambiante et jusqu'à 4°C (ce qui justifie qu'on désinfecte les bâtiments, voitures et avions où les cas déclarés ont circulé). Si jamais l'épidémie s'étend, le risque principal ne sera-t-il pas de se frotter les yeux, le nez ou la bouche après avoir touché une surface contaminée dans un lieu public ? J'ai un doute car la page wikipedia anglaise ne parle pas de la survie à long terme du virus hors d'un hôte.

On sait bien qu'il faut une discipline surhumaine pour ne pas se toucher le visage plusieurs dizaines de fois par heure ; l'infirmière espagnole a d'ailleurs reconnu que c'est probablement de cette façon qu'elle a été contaminée. Donc, faudra-t-il abuser du SHA (gel hydro-alcoolique) ?

18 octobre 2014 à 07:06:05
Réponse #62

wolf


Il reste vivant 7 jours sur surface inerte.
J'essaie de te trouver la référence ce soir
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

18 octobre 2014 à 09:55:15
Réponse #63

fry


Sur la contagiosité de la maladie, je ne pense pas que chez les habitants actuellement en proie face à cette maladie soient si bêtes que certains ne veuillent le penser.
De ce que j'ai entendu, les familles concernée, sont souvent emmurée dans leurs habitation, quitte a en mourir de... Faim et ou de maladie. Afin d'éviter la propagation.
Les moyens de communications en Afrique ne sont pas si mauvais que ça! Pour rappel le tam tam est plutôt remplacé par le mobile et internet! Je veux bien croire que les moyens hospitalier ne sont pas aux mêmes norme que chez nous en Europe, mais quand même!

Nous avons abordé ce sujet sur la page précédente. Ce n'est pas une question de bêtise, c'est une question culturelle. Dès le début de l'épidémie, les ONG sur place ont décrit de très nombreuses familles cachant leurs malades, voir voyageant et traversant les frontières tout en étant très symptomatique ( dans cette région les populations voyagent beaucoup notamment pour voir leur famille, et disséminent d'autant plus le virus au niveau régional ). Les personnes malades étaient très nombreuses à mettre leur confiance dans des marabout plutôt que dans les services de santé étatique, le Libéria et la Sierra Leone en tête, les pays étant encore plus pauvres et plus méfiants envers la maladie que la Guinée. On se souvient tous de cette foule en colère au Libéria qui a saccagé et pillé un centre de confinement de malades en prétendant que le virus n'existait pas, dispersant les 17 contaminés dans la nature, et emportant draps et autres objets souillés hautement contaminants, il y a 2 mois.

Par contre il s'agit du maladie endémique de ces régions. Son foyer.

Ce n'est ni une maladie endémique de la région de cette flambée épidémique, ni son foyer. Ça a aussi été abordé en détail à la page précédente, et c'est justement en partie la cause du problème.
Ces pays très pauvres d'Afrique de l'Ouest contrairement à la RDC ex-Zaïre, n'ont jamais connu le virus qui ne s'est jamais manifesté si loin dans cette partie de l'Afrique, plusieurs milliers de kilomètres à l'Ouest de la bande incluant la RDC, l'Ouganda et le Soudan, pays concernés à plus ou moins grande incidence par les précédentes flambées ( on ne compte pas l'unique cas en Afrique du Sud de la contamination d'une infirmière revenue d'un pays à risque, qui a été immédiatement jugulé par les autorités sanitaires ).

Le fait qu'une montée en puissance de sa virulence est déjà plus inquiétant. Pourquoi? Quelle changement on permis cela? Atteinte continue sur un environnent  naturel, virulence plus forte de la maladie?

Ça a été abordé en détail à la page précédente je ne peux pas dire mieux.

et comment traite t on tous les fluides (terme techniques désignant tout ce qui sort du corps  :'() ? car c'est aussi un sacré réservoir de virus....

Les déchets sont traités dans des systèmes DASRI spéciaux qui sont souvent doublés, et incinérés immédiatement. De même certaines équipes SMUR se font décontaminer dans les containers PSM NRBC de leur hôpital en cas de retour d'intervention à risque ( pour récupérer l'eau de lavage souillée notamment après les douches en combinaison ).

J'avais cru comprendre que le transport de cas suspects ou avérés vers les unités de soins spécialisés ne seraient fait que par des équipes spécialisées et non par les ambulances "normales".

Comme le dit Paquito, il n'y a aucun cas où ces personnes seront transportées par des ambulances normales. Dans tous les cas il s'agira d'un SMUR, dans tous les cas spécifiquement formé. En cas de patient excrétant, il s'agira juste du SMUR du centre de référence pour limiter les intermédiaires, mais dans tous tous les cas les équipes auront les mêmes protections et la formation appropriée.

Paquito:

- En principe une conduite NRBC bien menée est appropriée... mais devant les contaminations récentes on ne peut pas souffrir d'approximation, tout ça doit être frais dans votre tête et parfaitement exécuté. Je t'encourages à solliciter une formation spécifique à ton prochain staff auprès de ton service, nous relançons des exercices habillage / déshabillage et des formations spécifiques dans le nôtre.

- Si la tenue est correctement mise, aucune parcelle de peau ne doit être à l'air, notamment par les masque en plastique couvrant au niveau des yeux couvrant les couches de protections faciales. Vérifie que le matériel correspondent à celui recommandé par santé.gouv.

AC:

Rien n'est certain car les données d'observation manquent. La survie du virus est estimée par le CDC à plusieurs heures en cas de simple virion déposé sur une surface, à plusieurs jours en cas de virus piégé dans un liquide corporel ( sang ou vomissement ) et donc en partie isolé de l'extérieur.

Citer
How long does Ebola live outside the body?

Ebola is killed with hospital-grade disinfectants (such as household bleach). Ebola dried on surfaces such as doorknobs and countertops can survive for several hours; however, virus in body fluids (such as blood) can survive up to several days at room temperature.

Paquito et professionnels de santé:

Désolé les vidéos youtube de Marseille ont été retirées... voici de quoi compenser, le PDF de Bordeaux est le mieux fait pour le moment, disponible sur santé.gouv: http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Equipement_de_protection_individuel_FHV_2014.pdf

Informations générales et recommandations actualisées: http://ebola.sante.gouv.fr/professionnels-de-sante/

18 octobre 2014 à 10:54:40
Réponse #64

raphael


Se connaitre et s'accepter


18 octobre 2014 à 15:05:30
Réponse #65

Arnaud


Désolé les vidéos youtube de Marseille ont été retirées...

J'avais bookmarké le lien vers la playlist, on accède toujours aux vidéos mais elles ne sont plus mises en avant.

https://www.youtube.com/watch?v=zLcMgaBERSw&index=1&list=PL2SIynHPUiNRQFwmGp9DzxUKwdDjNdzMT
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

18 octobre 2014 à 16:32:07
Réponse #66

paquito


Merci pour tes infos Fry, je transmets de ce pas.

19 octobre 2014 à 17:59:43
Réponse #67

zapi


pour une maladie aussi contagieuse ( meme dans des hopitaux europeens ) l'augmentation en deux mois du nombre de cas n'est pas énorme: de a peu pres 1200 infecté en juillet a 8000 en septembre, alors qu'on nous répete que c'est super contagieux, que c'est une énorme catastrophe, d'autres maladies tuent hélas plus de gens en Afrique, je me demande si le nombre de morts a été répertorié avec précision ( je suppose que non bien sur ), ils ont mieux a faire que de compter les morts puisque il faut soigner les vivants, trop effrayer les europeens pourrait amener a stopper les contact entre l'europe et l'afrique ( ce qui couterait cher a l'afrique )

19 octobre 2014 à 22:21:02
Réponse #68

wolf


Je comprends qu'il faut éviter de se trouver à moins de 2 mètres d'un malade qui tousse ou éternue.

Mais la page wikipedia indique aussi que le virus peut rester infectieux plusieurs jours même sur une surface sèche, à température ambiante et jusqu'à 4°C (ce qui justifie qu'on désinfecte les bâtiments, voitures et avions où les cas déclarés ont circulé). Si jamais l'épidémie s'étend, le risque principal ne sera-t-il pas de se frotter les yeux, le nez ou la bouche après avoir touché une surface contaminée dans un lieu public ? J'ai un doute car la page wikipedia anglaise ne parle pas de la survie à long terme du virus hors d'un hôte.

On sait bien qu'il faut une discipline surhumaine pour ne pas se toucher le visage plusieurs dizaines de fois par heure ; l'infirmière espagnole a d'ailleurs reconnu que c'est probablement de cette façon qu'elle a été contaminée. Donc, faudra-t-il abuser du SHA (gel hydro-alcoolique) ?



SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : Les filovirus peuvent survivre pendant des semaines dans le sang, et ils peuvent également survivre sur des surfaces contaminées, notamment à basse température (4 °C) Note de bas de page 52 Note de bas de page 61. Dans une étude, il s’est avéré impossible de récupérer le virus Ebola sur des surfaces contaminées expérimentalement (plastique, métal ou verre) à température ambiante Note de bas de page Note de bas de page 61. Dans une autre étude, on a constaté que, dans des liquides contaminés qui sèchent sur du verre, du caoutchouc de silicone ou un alliage d’aluminium peint, le virus Ebola peut survivre à la noirceur pendant plusieurs heures aux conditions ambiantes (température de 20 °C à 25 °C et humidité relative de 30 % à 40 %) (la quantité de virus a diminué à 37 % après 15,4 heures); le virus Ebola est toutefois moins stable que certains autres virus causant une fièvre hémorragique (virus Lassa) Note de bas de page 53. Dans un milieu de culture tissulaire que l’on a laissé sécher sur du verre et que l’on a entreposé à 4 °C, le virus Ebola-Zaïre a survécu pendant plus de 50 jours Note de bas de page 61. Cette information est tirée de travaux de nature expérimentale et n’est donc pas fondée sur des observations réalisées dans des conditions naturelles. Cette information vise à appuyer la réalisation d’évaluations locales des risques en laboratoire.
http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/ebola-fra.php
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

 


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