Sur la contagiosité de la maladie, je ne pense pas que chez les habitants actuellement en proie face à cette maladie soient si bêtes que certains ne veuillent le penser.
De ce que j'ai entendu, les familles concernée, sont souvent emmurée dans leurs habitation, quitte a en mourir de... Faim et ou de maladie. Afin d'éviter la propagation.
Les moyens de communications en Afrique ne sont pas si mauvais que ça! Pour rappel le tam tam est plutôt remplacé par le mobile et internet! Je veux bien croire que les moyens hospitalier ne sont pas aux mêmes norme que chez nous en Europe, mais quand même!
Nous avons abordé ce sujet sur la page précédente. Ce n'est pas une question de bêtise, c'est une question culturelle. Dès le début de l'épidémie, les ONG sur place ont décrit de très nombreuses familles cachant leurs malades, voir voyageant et traversant les frontières tout en étant très symptomatique ( dans cette région les populations voyagent beaucoup notamment pour voir leur famille, et disséminent d'autant plus le virus au niveau régional ). Les personnes malades étaient très nombreuses à mettre leur confiance dans des marabout plutôt que dans les services de santé étatique, le Libéria et la Sierra Leone en tête, les pays étant encore plus pauvres et plus méfiants envers la maladie que la Guinée. On se souvient tous de cette foule en colère au Libéria qui a saccagé et pillé un centre de confinement de malades en prétendant que le virus n'existait pas, dispersant les 17 contaminés dans la nature, et emportant draps et autres objets souillés hautement contaminants, il y a 2 mois.
Par contre il s'agit du maladie endémique de ces régions. Son foyer.
Ce n'est ni une maladie endémique de la région de cette flambée épidémique, ni son foyer. Ça a aussi été abordé en détail à la page précédente, et c'est justement en partie la cause du problème.
Ces pays très pauvres d'Afrique de l'Ouest contrairement à la RDC ex-Zaïre, n'ont jamais connu le virus qui ne s'est jamais manifesté si loin dans cette partie de l'Afrique, plusieurs milliers de kilomètres à l'Ouest de la bande incluant la RDC, l'Ouganda et le Soudan, pays concernés à plus ou moins grande incidence par les précédentes flambées ( on ne compte pas l'unique cas en Afrique du Sud de la contamination d'une infirmière revenue d'un pays à risque, qui a été immédiatement jugulé par les autorités sanitaires ).
Le fait qu'une montée en puissance de sa virulence est déjà plus inquiétant. Pourquoi? Quelle changement on permis cela? Atteinte continue sur un environnent naturel, virulence plus forte de la maladie?
Ça a été abordé en détail à la page précédente je ne peux pas dire mieux.
et comment traite t on tous les fluides (terme techniques désignant tout ce qui sort du corps
) ? car c'est aussi un sacré réservoir de virus....
Les déchets sont traités dans des systèmes DASRI spéciaux qui sont souvent doublés, et incinérés immédiatement. De même certaines équipes SMUR se font décontaminer dans les containers PSM NRBC de leur hôpital en cas de retour d'intervention à risque ( pour récupérer l'eau de lavage souillée notamment après les douches en combinaison ).
J'avais cru comprendre que le transport de cas suspects ou avérés vers les unités de soins spécialisés ne seraient fait que par des équipes spécialisées et non par les ambulances "normales".
Comme le dit Paquito, il n'y a aucun cas où ces personnes seront transportées par des ambulances normales. Dans tous les cas il s'agira d'un SMUR, dans tous les cas spécifiquement formé. En cas de patient excrétant, il s'agira juste du SMUR du centre de référence pour limiter les intermédiaires, mais dans tous tous les cas les équipes auront les mêmes protections et la formation appropriée.
Paquito: - En principe une conduite NRBC bien menée est appropriée... mais devant les contaminations récentes on ne peut pas souffrir d'approximation, tout ça doit être frais dans votre tête et parfaitement exécuté. Je t'encourages à solliciter une formation spécifique à ton prochain staff auprès de ton service, nous relançons des exercices habillage / déshabillage et des formations spécifiques dans le nôtre.
- Si la tenue est correctement mise, aucune parcelle de peau ne doit être à l'air, notamment par les masque en plastique couvrant au niveau des yeux couvrant les couches de protections faciales. Vérifie que le matériel correspondent à celui recommandé par santé.gouv.
AC:Rien n'est certain car les données d'observation manquent. La survie du virus est estimée par le CDC à plusieurs heures en cas de simple virion déposé sur une surface, à plusieurs jours en cas de virus piégé dans un liquide corporel ( sang ou vomissement ) et donc en partie isolé de l'extérieur.
How long does Ebola live outside the body?
Ebola is killed with hospital-grade disinfectants (such as household bleach). Ebola dried on surfaces such as doorknobs and countertops can survive for several hours; however, virus in body fluids (such as blood) can survive up to several days at room temperature.
Paquito et professionnels de santé:
Désolé les vidéos youtube de Marseille ont été retirées... voici de quoi compenser, le PDF de Bordeaux est le mieux fait pour le moment, disponible sur santé.gouv:
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Equipement_de_protection_individuel_FHV_2014.pdfInformations générales et recommandations actualisées:
http://ebola.sante.gouv.fr/professionnels-de-sante/