Un gros gabarit, un faciès de brute ou un look violent/martial/underground va aider son possesseur dans le cadre d une altercation (ie une situation du quotidien qui vire en embrouille) en limitant, via l intimidation, la probabilité que le gus d en face ne lui rentre dedans, si tant est qu'il s'agisse d'un citoyen lambda (ie gabarit moyen, agressivité moyenne, pas de stupéfiants ou d'alcool...).
Souvent le "gros gabarit bisounours" n'est pas trop habitué à se faire "marcher sur les pieds" dans la vie courante depuis l'école primaire (contrairement aux "gringalets"

). Il sera probablement moins vigilant car ses perceptions de la situation (code vert, orange, rouge) seront différentes et il lui suffit souvent de "faire les gros yeux" pour calmer les excités.
Leur apparence jour à la fois pour eux et contre eux à leur dépends.
Un pote 1ère ligne de rugby (niveau amateur local) de 130kg (juste le double de moi

) peut avoir une véritable tête de psychopathe (alors que c'est un agneau) en début de match avec son crane rasé et le regard noir (motivation et pression avant le coup d'envoi).
Dans l'équipe en face il y a systématiquement 2 réactions totalement opposées pour ceux qui ne le connaissent pas : soit crainte et appréhension, soit volonté d'en découdre spécifiquement sur lui. Il n'y a pas ce type de réactions avec les joueurs moins "imposants" de l'équipe alors qu'ils sont souvent plus "percutants" ou décisifs pour aller à l'essai.
De plus, de part sa profession un rugbyman a l'habitude du contact physique, plus ou moins violent, et pratique une forme de lutte. Son physique et son expérience l'avantage donc beaucoup dans une situation de grappling, cas typique de la fin d'une altercation qui dégénère. Il n'est pas impossible qu'un tel individu ressente une confiance excessive dans ses capacités de bagarreur.
Nuance : on aime le contact viril

mais c'est pas du tout représentatif d'un "free fight". Les contacts sont très codifiés en étant exclusivement limités à la conquête du ballon : pas de coup porté, raffut à main ouverte, plaquage en-dessous des épaules, ne pas "jeter" le plaqué, l'accompagner au sol dans la chute et le relâcher immédiatement au sol (aucune lutte au sol : on peut lutter uniquement debout et pour le gain du ballon).
Il y a des "tempéraments bagarreurs" qui viennent au rugby, mais ça n'est pas le rugby qui développe les "capacités de bagarreur". S'il y a un risque d'excès de confiance c'est plus sur ses propres capacités à encaisser de gros impacts (impacts <> coups portés) et moins d'inhibitions à s'exposer et à "rentrer dedans" (donc prendre de gros risques inutiles d'un point de vue SD).
La pratique du rugby ne m'a strictement rien apporté sur le plan de la SD (qui ne m’intéresse pas spécialement). J'ai appris à faire tomber des gars 2x plus lourds avec 2 têtes de plus mais ça n'est d'aucune utilité dans une confrontation : il vaut mieux faire un bon cadrage-débordement suivi d'un sprint !

Ceci, plus l'effet de groupe (3 rugbymen) et de fête, fait qu'il est probable que si embrouille il y a eu les trois pépères aient plus joués sur le muscle que la désescalade, surtout qu'ils sont connus donc avec un probable statut de Vip et une certaine attention des physionomistes.
Cependant la ce n'était plus une situation d'altercation mais d'agression, et les BG d'en face ont égalisé, avec les suites connues.
Nuance, ça ne semble pas correspondre au scénario de cette affaire (d'après ce que j'ai pu lire) :
- soirée "sobre" entre plus d'une 10aine de joueurs (contrôles d'alcoolémie négatifs)
- fin de soirée, établissement qui se vide progressivement
- injures violentes d'un BG éméché contre une amie d'un joueur
- interposition sans conséquences avec expulsion du protagoniste
- les joueurs regagnent leur hôtel à pied par petits groupes
- les BG éméchés reviennent à l'assaut armés et avec le soutien de leur cavalerie locale en scooters
- agression violente contre plus que 3 victimes (on ne cite que les 3 blessés)
- leur bon physique leur a probablement plus permis de limiter les dégâts (attaque à la machette et à l'arme blanches en supériorité numérique)
Je ne vois pas trop en quoi une tribu d'éméchés armés de machettes "égalise" quoi que ce soit : c'est plus une agression préméditée en bande armée.