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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Emission "cuisine sauvage"  (Lu 11265 fois)

27 juin 2014 à 08:08:06
Lu 11265 fois

raphael


Je suis tombé par hasard hier soir sur france 5 sur une emission avec , il me semble, johnC ou sanjohn membre du forum

http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-26-2014/articles/Cuisine-sauvage/p-20447-Presentation-de-la-serie.htm

Comment vivre en pleine nature quand les seules ressources ou presque dont on dispose sont celles qu’elle nous offre ? Instructeur en techniques de survie et amoureux des grands espaces, John C. invite à chaque émission un chef à partager avec lui pendant trois jours une expérience inoubliable.
Se connaitre et s'accepter


27 juin 2014 à 08:59:33
Réponse #1

aliassteph


Je suis tombé aussi dessus par hasard en zappant hier soir, j'ai trouvé les 10mn que j'ai vu interessantes.
Je vais essayé de le revoir en entier. Il y a 5 épisodes en tout. La Corse (hier), la Sologne, le Gers, le Marais Poitevin, la Guadeloupe avec a chaque fois un chef différent.

27 juin 2014 à 09:00:41
Réponse #2

Buffalo


Comme toi j'ai regarfé cette émission en me disant "tiens un nouveau Bear grill" et j'ai apprécié car il a une approche douce de la nature ce n'est pas du sensationnel ou du m'as tu vu. Le seul truc c'est que je ne voudrais pas porter son sac! 
Je cause pas aux cons, ça les instruit "Audiard"

27 juin 2014 à 09:51:31
Réponse #3

Patapon


Yo,

Personnellement j'ai trouvé l'émission très sympa, parce que simple!

Y a pas de trip "survivor" ou alors "on part trois jours survivre en cambrousse", nan: le trip c'est simplement d'aller vivre dans la verte trois jours en autonomie....  :up:

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

27 juin 2014 à 09:54:59
Réponse #4

Dom76


Pour info, son sac à dos est un modèle en coton ciré de chez Frost River.

En tous cas, l'émission est une bouffée d'air pur... et enfin une émission française sur la survie !

27 juin 2014 à 10:11:11
Réponse #5

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

27 juin 2014 à 10:16:03
Réponse #6

VieuxMora


Très sympa, belle initiative.
52 minutes, c'est un peu longuet, et je me demande combien de spectateurs décrochent en cours.

27 juin 2014 à 10:31:42
Réponse #7

Phil67


Effectivement : pas de gros bras et une approche assez humble.

Le public ciblé par cette émission est visiblement plus "familial" que les "rambos de canapé". ;#

L'écriture et les codes visuels sont plus proches d'un "Rendez-vous en terre inconnue" (presque un peu trop "lisse").

Malgré le côté "simple" il y a 2-3 astuces pratiques à en tirer même pour les "initiés" (p.ex. charbon pour filtrage et en cas de soucis gastriques).


Le seul truc c'est que je ne voudrais pas porter son sac!
C'est le premier truc qui m'a fait bondir également (à part l'anecdote un peu caricaturale de la trousse de toilette) : ouch... j'ai presque mal aux épaules et au dos rien qu'en le voyant.

Deuxième truc gênant : c'est une cure de régime avec semi-diète ?

Après nettoyage au montage (pour coller avec la thématique), ils ont théoriquement mangé à 2 pendant 3 jours : 1 morceau de Coppa, un paquet de (250g ?) de pâtes, des épices, des herbes aromatiques, des baies, des oursins et un poisson !

Difficile de tenir 3 jours même en semi-statique à ce régime sans coup de mou physique ou psychologique.

Nul doute que l'équipe de tournage avait de quoi se ravitailler très largement à côté ! ;)


PS : La Corse est toujours aussi belle (encore plus qu'en période de chaleurs estivales) ! :love:
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

27 juin 2014 à 10:56:03
Réponse #8

Patapon



Après nettoyage au montage (pour coller avec la thématique), ils ont théoriquement mangé à 2 pendant 3 jours : 1 morceau de Coppa, un paquet de (250g ?) de pâtes, des épices, des herbes aromatiques, des baies, des oursins et un poisson !

Difficile de tenir 3 jours même en semi-statique à ce régime sans coup de mou physique ou psychologique.

Nul doute que l'équipe de tournage avait de quoi se ravitailler très largement à côté ! ;)

On parle de 3j qui tiennent dans 52min, donc forcément, il n'y a pas tout....après, perso, savoir quel a été leur régime pendant trois jours, ou s'ils ont été ou non ravitaillé ne me fait pas trop tiquer: on est assez loin de la zone critique en matière de bouffe.

Ce que je trouve par contre important, c'est la mise en évidence de plusieurs points: trouver de la bouffe, filtrer de l'eau, construire un abris, cuisiner...il n'y a pas besoin (pour moi, c'est qu'un avis), de voir chaque étape de leur balade, mais d'avoir des spots explicatifs qui éclairent certains aspect :)

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

27 juin 2014 à 11:17:38
Réponse #9

Kilbith


C'était un moment divertissant et rafraichissant sur la TV. Et puis la vision donnée de la survie était plutôt "flatteuse" à destination du grand public. J'ai regardé une partie, pas l'ensemble.

Cela reste de la télévision, avec les raccords, la mise en scène et l’équipe autour. Le chef qui "prend juste un petite trousse" est maquillé durant tout le tournage, les mais sont toujours propres, l'abri se monte bien vite, il m'a semblé que le sac de couchage évoluait entre les différentes journées...Mais ce sont des concessions obligatoires.

Sur le fond...
- Un sac énorme et rempli comme un patate pour 3 jours : l'assurance d'avoir un mal au dos et aux épaules pour des gens normaux. A moins que le sac soit surtout volumineux (parce que l'on n'a pas vu beaucoup de matériel à part une gamelle, un sac de couchage, une toile/poncho, et peut être une corde).
- On voit beaucoup la Bushshirt de chez Swanndri. J'aime ce vêtement, mais c'est lourd et peu isolant ni très résistant à l'eau pour le poids.
- Un abri en appentis sommaire en bois flotté protège mal du vent et pas du tout de la pluie. On peut se demander l'intérêt.
- Se coucher sur les rochers à proximité de la mer : c'est beau, mais c'est bruyant, venté et souvent humide. La pierre ce n'est pas très confortable. On peut aussi avoir des moustiques (la malaria était endémique en méditerranée par le passé).

Sur le coté nourriture :
- On est en bord de mer : un des seul endroit ou je me sentirais en capacité de me nourrir convenablement indépendamment de la saison...
- Pourtant on constate, et c'est conforme à ma réalité, que la cueillette c'est essentiellement pour aromatiser. Sauf à être expert, à la bonne saison, au bon endroit, passer en premier et y passer sa journée.
- Pour mémoire, à part les deux oursins (seulement deux oursins?) quelques mini bigorneaux et quelques baies il n'ont rien collecté. La poisson a été "donné" par un pécheur et les pâtes viennent du sac.

Sur le coté survie :
- J'ai un doute sur la capacité d'un filtre avec trois centimètres de charbon de bois, trois centimètre sable non tamisé et pas propre le tout posé dans une bouteille sur un mouchoir en ce qui concerne l'élimination suffisante des "hydrocarbures et polluants" se trouvant dans l'eau....Mais on moins on insiste sur le coté filtrage avant de faire bouillir l'eau.
-Manger du poisson en carpaccio sans cuisson, étalé sur une pierre à la propreté douteuse...me semble discutable. Il faut reconnaitre que John C. est inquiet à ce sujet.
- Dans la réalité c'est tout coupé dans la gamelle, cuisson au bouillon : on mange tout ce qu'on peut et on boit le bouillon. De cette façon on récupère le maximum de la nourriture, on limite les problèmes gastro et ce type de cuisson augmente nos capacité d'assimilation sans rien perdre.
- On ne parle pas de permis de pêche ou autre (je n'ai pas tout vu). On fait du feu sans problème et on dort sur le domaine maritime...Il va encore y avoir des gens dans les villes qui vont penser qu'on peut tout faire dans la nature car ce n'est pas réglementé.  ::)

Sur le coté matos :
- Sac lourd, pas étanche, pas confortable (cela ne m'empêche pas d'en avoir un de taille plus modeste, mais il faut en connaitre les limites).
- Un gros leuku inox (Brussletto ????) porté en "porte c*u!lle". bof. On sait que les gendarmes en Corse ne sont pas regardant, mais je ne conseille pas en bord de mer tout de même.
- Bushshirt chemise flanelle coton et toque en mouton : pour 3 jours en bord de mer en corse du Sud : bof. Dans la Taïga pourquoi pas mais là...


Quelque soit l'instructeur, c'est clair qu'il doit composer avec les exigences de la Télé : se faire un look survival gentil/roots, avoir un coté mike gyver, montrer que c'est super sympa de dormir sur les rochers et très "ressourçant"...c'est la loi du genre. tout en essayant de distiller quelques conseils pour faire "pro".

Je trouve que ces contraintes ont été bien géré.  :)



« Modifié: 27 juin 2014 à 11:26:11 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

27 juin 2014 à 11:57:50
Réponse #10

Phil67


on est assez loin de la zone critique en matière de bouffe.
Certes, mais si le public ciblé par cette émission se base sur ce qu'il a vu, il risque d'être assez surpris à gérer 72H avec 3x rien dans le ventre et n'en gardera pas forcément un bon souvenir. ;#

Ce n'est pas une émission de "survie dure" mais de "cuisine sauvage".


Citer
trouver de la bouffe
Même avec une ressource relativement abondante (bord de mer + baies) et un spécialiste en survie, ils n'ont ramassé que de quoi se faire un petit en-cas (gastronomique) insuffisant pour durer sur le terrain.

Techniquement ils ont probablement dépensé plus de calories à chercher et préparer la nourriture que ce qu'ils ont récolté : en faisant abstraction du poisson ("gentiment donné" ;)) il n'y avait qu'une tasse de baies et quelques oursins, soit probablement moins de calories que 4 gâteaux secs.

D'un côté ça démystifie un peu le côté "se nourrir dans la verte" en étant nettement plus réaliste qu'un BG piquant des charognes aux prédateurs locaux ou avalant n'importe quoi pour faire semblant de se nourrir.

Mais d'un autre côté le spectateur non averti s'imagine qu'il suffit d'un morceau de Copa, d'un paquet de pâtes et d'un couteau pour tenir.

(Au passage, un autre truc sur lequel j'ai tiqué : ils jettent "bêtement" l'eau des pâtes alors qu'ils n'étaient censé n'avoir que 3l d'eau douce pour 2 sachant que les pâtes à l'eau de mer sont absolument infectes si elle n'est pas diluée avec au moins le double d'eau douce : 1/3 + 2/3.)


Citer
il n'y a pas besoin (pour moi, c'est qu'un avis), de voir chaque étape de leur balade
Certes, mais c'est juste dommage qu'ils n'aient pas fait une séquence de 30s sur le contenu des sacs avant de partir (dont le supplément en nourriture).


La critique est facile et ça reste de la télé avec tous les codes et obligations du genre (me faisant plus facilement tiquer avec ma consommation télévisuelle proche de zéro). Le concept reste plaisant et agréable et je pense regarder les prochains épisodes (en replay).


Je trouve que ces contraintes ont été bien géré.  :)
Excellente synthèse !
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

27 juin 2014 à 12:23:32
Réponse #11

bpc


je crois que la grosseur du sac est surtout due à la taille de la couverture qui le remplit en grande partie.

27 juin 2014 à 14:02:04
Réponse #12

Patapon


Certes, mais si le public ciblé par cette émission se base sur ce qu'il a vu, il risque d'être assez surpris à gérer 72H avec 3x rien dans le ventre et n'en gardera pas forcément un bon souvenir. ;#

La dessus on est bien d'accord! Après, je dirais qu'il y a pas mort d'hommes (s'il y avait mise en péril de la vie d'autruit, sa serait autrechose ^-^ ), et que si certain se lancent à l'aventure comme sa, ils apprendront vite la notion "d'esprit critique"  ;#

Citer
Ce n'est pas une émission de "survie dure" mais de "cuisine sauvage".

Ben c'est ce qui se rapproche le plus du bivouac "en vrai"; pour ma part, je par jamais en me disant que je vais me faire un WE BG ;)


Citer
Même avec une ressource relativement abondante (bord de mer + baies) et un spécialiste en survie, ils n'ont ramassé que de quoi se faire un petit en-cas (gastronomique) insuffisant pour durer sur le terrain.

Techniquement ils ont probablement dépensé plus de calories à chercher et préparer la nourriture que ce qu'ils ont récolté : en faisant abstraction du poisson ("gentiment donné" ;)) il n'y avait qu'une tasse de baies et quelques oursins, soit probablement moins de calories que 4 gâteaux secs.

Perso, je n'avais pas vue sa comme un repas optimisé pour du plein air, mais montré qu'on pouvait faire un bon miam (gustativement parlant) avec peu.

Citer
(Au passage, un autre truc sur lequel j'ai tiqué : ils jettent "bêtement" l'eau des pâtes alors qu'ils n'étaient censé n'avoir que 3l d'eau douce pour 2 sachant que les pâtes à l'eau de mer sont absolument infectes si elle n'est pas diluée avec au moins le double d'eau douce : 1/3 + 2/3.)

J'ai jamais pratiqué, je te fais confiance ;)

Citer
Certes, mais c'est juste dommage qu'ils n'aient pas fait une séquence de 30s sur le contenu des sacs avant de partir (dont le supplément en nourriture).

Ouais, enfin voir la façon dont ils ont optimisé leur truc :)

Moi le truc qui m'a un peu gonflé c'est le côté cosac...c'est mignon et romanesque, mais sa fait assez "rôle" ;)

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

27 juin 2014 à 14:45:50
Réponse #13

bpc


ouaip, il y a  a redire............ mais il vaut mieux voir le coté à demi-plein de la bouteille.  ;)

27 juin 2014 à 21:30:18
Réponse #14

hilde


je n'interviens pas souvent ici, mais là franchement, je dis un grand bravo à John...
on peut dire ce qu'on veut, trop gros sac, trop gros couteau trop gros chapeau, :D pas assez dans l'assiette ( c'est vrai que ça m'a coller une sacré dalle ! ;#)

Mais ça a au moins le mérite d'exister, d'être pas trop mal fait, malgré des imperfections sans doute, mais la perfection n'existe nulle part...

Je trouve ça vraiment génial qu'un tel sujet soit abordé à la télé....alors qu'il y a 10 ans encore, ceux qui mangeaient des plantes sauvages passaient pour des barjos voir pire....John montre un coté plutôt cool et sain du milieu, loin des reportages sur les "survivalistes" qu'on a pu voir il y a quelques mois, et auquel on  amalgame souvent ceux qui pratique la vie sauvage.

ici comme ailleurs, il y aura toujours des puristes  qui critiqueront. C'est le propre du net, chacun à son avis et le partage..

 il faut quandmême reconnaitre que l'exercice n'a pas du être facile et je félicite John de s'en être sorti avec un tel brio !
« Modifié: 27 juin 2014 à 21:56:47 par hilde »

28 juin 2014 à 19:12:46
Réponse #15

Achille


je crois que la grosseur du sac est surtout due à la taille de la couverture qui le remplit en grande partie.

John C fait dans le rustique. Son fond de sac :

http://www.nature-survie.com/t2600-fond-de-sac-exemple-de-configuration-par-john-c

Ici, son matos de bivouac :

http://cosaque-kharakternik.blogspot.fr/2011/09/de-lancien-blog-en-date-du-28-septembre.html

30 juin 2014 à 11:47:35
Réponse #16

guillaume


Ici, son matos de bivouac :

http://cosaque-kharakternik.blogspot.fr/2011/09/de-lancien-blog-en-date-du-28-septembre.html

Extrait :

Citer
Petite anecdote : Équipé de mon kit feu , ma gourde en métal et d'un kinjal autour de la ceinture, d'une petite peau de mouton, d'un tout petit chaudron en cuivre le tout rentré dans ma plashch palatka roulée et ficelée en configuration "sac en bandoulière", ma papakha sur le tête, j'ai fait une marche éclaireur de 180km en trois jours et demi!

Si C. John passe par ici, j'aimerais qu'il m'apprenne son truc.

Faire plus de 50 bornes par jour, pendant 3.5 jours, sous alimenté et avec du matos qui pend de tous les côtés, ça pourrait en intéresser plus d'un !

a+

30 juin 2014 à 13:27:56
Réponse #17

Phil67


PAVC.
Pourquoi PAVC ?

Il s'agit d'un commentaire judicieux permettant de remettre les choses en perspectives.

Rappeler la réalité du terrain est parfaitement pertinent ici pour prendre du recul par rapport au "vu à la TV" (ou sur le web).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

30 juin 2014 à 14:45:11
Réponse #18

Patapon


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

30 juin 2014 à 16:04:31
Réponse #19

Achille


Oui et dommage qu'une partie de son site soit en accès restreint.

04 juillet 2014 à 08:09:32
Réponse #20

Achille


J'ai regardé le deuxième épisode hier soir. Un grand moment de détente ! Le niveau était plus élevé : plus technique (sous la pluie notamment), plus co*ill* (le bain à 5 degrés !), plus sympa.  :love:

À noter que le troisième jour, lors de la préparation du repas du chef, on voit le petit chaudron en cuivre figurant dans la liste de matos de John emportée lors de sa marche éclaireur de 180 km.

04 juillet 2014 à 09:35:39
Réponse #21

raphael


L'aspect découverte de ce petit sentiment, que l'on a la plupart d'entre nous decouvert lors de nos premiers bivouac, est aussi abordé. :up:
Se connaitre et s'accepter


04 juillet 2014 à 10:38:38
Réponse #22

piero


J'ai regardé un bout de la fin de l'émission hier soir. J'ai vraiment apprécié. On est loin des trips survivalistes la b!te et le couteau.  L'installation de la cuisine: plan de travail, feu et la manière de l'utiliser, montrent une vraie connaissance de la vie sauvage.La popote n'est pas uniquement composée d'ingrédients issus de la faune sauvage, mais la cueillette et la pêche apportent un vrai plus. Bref on est dans la réalité.
En plus de cela John C dont j'avais déjà croisé quelques écrits m'a paru d'emblée sympathique et j'ai trouvé qu'il y avait une vraie sincérité, entre les deux protagonistes.

J'ai vu le sac de John C de loin et je n'ai pas été choqué par son volume pour un trip bushcraft-cuisine. Marcher 50 km par jour pendant trois jours, ne me parait pas insurmontable avec un peu d'entrainement, même avec un sac un peu lourd, mais je n'ai pas de sources sur l'équipement qu'il transportait.

04 juillet 2014 à 12:24:46
Réponse #23

Kilbith


Cette fois ci j'ai pu regarder toute l'émission que j'ai trouvé divertissante et intéressante.

Dans un esprit positif, afin de débattre et non de jouer les groupies, je me suis tout de même étonné de quelques points. Encore une fois, mon objectif n'est pas de critiquer, juste de pointer sur les contraintes spécifiques à une émission de TV.

- L'abri est très vite construit. On indique que le couvert va permettre de protéger de la pluie...or nous savons bien qu'un abri avec une pente aussi faible est très rarement étanche, sauf à mettre une très grosse épaisseur de débris ou de recourir à des astuces techniques (tuile en écorce de bouleau, palmes...).
Au montage on a coupé la mise en place (logique) du poncho russe, que l'on voit pourtant sur une image furtive à la fin de l'émission. Pour un débutant c'est pourtant un point fondamental : avoir un carré étanche quand on est dans la nature, sauf à être extrêmement expérimenté, outillé et d'avoir du temps.

- Vraisemblablement pour des raisons de "mise en scène" on voit les deux acteurs évoluer sous la pluie sans capuche (il y a d'ailleursp eut être parfois une bâche positionnée hors champ)....avec en plus ce qui semble être des chemises en coton gratté. Evidemment, avec une capuche et un anorak on est moins sympathique à filmer.
Ce n'est pas une bonne façon de procéder si on veut éviter un refroidissement rapide pouvant mener à l'hypothermie. Surtout si la température sous la pluie est de moins d'une dizaine de degré et si elle baisse encore plus durant la nuit. Or une chemise en flanelle de coton trempée (l'eau s'introduit par le cou et ruisselle) c'est une mauvaise soirée et une (très) mauvaise nuit qui s'annonce.

- Le petit chaudron en cuivre est sympa. Le cuivre c'est très conducteur et donc bien adapté à la cuisine. Mais là, il n'y avait pas de couvercle.
Dans mon expérience un couvercle est quasiment indispensable quand on cuisine sur le feu, sinon on obtient avant tout une soupe de cendres et autres débris venant du feu.
Je pense que c'est aussi ici pour des raisons d'esthétisme : avec un couvercle on ne peut pas apercevoir la tambouille en train de bouillir. Or c'est ce qu'il faut montrer au téléspectateur.


Il y aurait aussi quelques point techniques à discuter, mais ce n'est pas le propos ici. Il m'a semblé plus intéressant de mettre en évidence les effets des contraintes de filmage sur les techniques illustrées dans l'émission.

Un grand bravo pour cette belle émission qui montre une image valorisante de la vie dans les bois.  :)
« Modifié: 04 juillet 2014 à 12:40:08 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 juillet 2014 à 12:39:49
Réponse #24

musher


Les contraintes de la télévision  ::)

Il y a un monde entre la réalité et ce qu'on fait devant une caméra.
Mais si on filmait ce qu'on fait réellement, ça serait terne, pas accrocheur et on arriverait pas à faire passer le message au grand public.
Les équipes télé (ou vidéo) sont avant tout des communiquants. L'objectif est de faire passer un message et non de montrer la réalité vraie (ou alors on fait un documentaire scientifique pour ARTE).


 


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