Tout à fait d'accord avec les objections de l'ami Moleson.
Chercher à reproduire à l'entraînement la réalité du combat dans la vraie vie est une bonne chose, mais pousser le bouchon trop loin en ce sens peut facilement revenir à d'un côté se bercer d'illusions dangereuses, et d'un autre amener beaucoup de dangers (trop donc) dans l'entraînement régulier.
Mieux vaut à mon sens, comme l'indique Moleson, avoir moins d'ambitions de reconstituer la réalité et travailler des points spécifiques les uns après les autres, avec des exercices spécifiques, au final globalement complémentaires entre eux.
Plus spécialement d'ailleurs, reproduire de façon relativement pure l'effet de surprise dans un entraînement programmé tient forcément par hypothèse du pari impossible.
Quant à reproduire de façon réaliste le fait d'être amoindri d'entrée de jeu dans ses capacités de réaction et de riposte, le tout sans induire de risques excessifs à l'entraînement (et en permettant, pour des raisons pédagogiques et constructives déjà évoquées par ailleurs dans d'autres fils, une issue positive à la victime), ça s'annonce quand même compliqué.
Ceci étant, ce n'est pas pour autant qu'il faut renoncer à travailler dans ces directions et le texte de Greg Ellifritz proposé par Serge a à mes yeux le grand mérite d'attirer l'attention sur un type de scenario qui ne me semble probablement pas suffisamment pris en compte dans beaucoup de pratiques.
Ça me conduit déjà personnellement en tout cas à m'interroger sur mes pratiques d'entraînement.
Cordialement,
Bomby