Bonjour,
Ceci est mon message suicide

Papa, maman, je vous aime.
Après mise au calme, il y a des choses dans ce texte avec lesquelles je suis pas d'accord.
Pour ne pas me disperser :
Quand je lis "la survie c'est
par exemple une famille qui galère pour joindre les deux bouts et
le reste c'est de la branlette", passé l'approximation logique de la formulation, je vois bien ce qu'il veut dire. C'est utile de rappeler ça quand on est
au cœur au dessus de certains microcosmes de temps à autre.
Sauf que la survie du quotidien, c'est aussi
par exemple la gestion de l'eau potable, et pas que pour les salopards de bourgeois qui peuvent se payer des vacances dans le tiers monde, merci pour
le reste de l'humanité, y compris en France. Personnellement, je n'ai pas l'impression de voir des gens jouer à la survie quand ils utilisent la méthode SODIS, et pourtant il y a encore dans le monde des gens qui crèvent de ne pas l'employer. C'est un exemple du
reste ?
Que outre la survie du quotidien, la survie c'est aussi des individus en pleine possession de leurs droits et de leur libre arbitre qui s'impliquent dans des activités à risque qui peuvent engager leur existence. Je n'aurais pas eu l'humour de classer dans
le reste l'exercice de la liberté individuelle ou, mettons, la question de l'hypothermie comme dans le cadre de cet autre
exemple :
http://tinyurl.com/kvg3lbs Sans remonter à la seconde guerre mondiale, je connais des savoyards, de ceux qui se montent les lozes eux même sur la charpente pour faire leur toit, qui allaient chercher du feu chez le voisin en hiver quand ils étaient gamins, avec un
remarquable courage aussi, probablement. Eux non plus, ils ne jouaient pas à la survie. Par contre, ça les intéresse vachement d'apprendre à faire du feu, sûrement en mémoire du bon vieux temps ou on ne manquait certes pas de "sens de l'adaptation" mais peut-être d'un peu de "documentation" ?
Je me souviens avec émotion de ce sympathique stage de
survie branlette auquel je participais en septembre 2011 (?). Un week-end magnifique. J'avais probablement enseigné des notions de base sur la gestion de risque et la thermorégulation. Pendant ce temps là une coureuse d'ultratrail était en train de crever d'hypothermie dans les Pyrénées espagnoles.
Je sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me souffle que si la coureuse en question avait pu assister à ce stage ou je me suis probablement fait -30 euros et
sans me fatiguer en distillant des
informations caduques et inutilisables elle serait encore en vie.
À part ça je suis un escroc.
Peut-être sais-je tord de le prendre pour moi et pour la structure dans laquelle j'enseigne. Peut-être que Fred parle des autres, des méchants, des rêveurs, de ceux qui font du tapage médiatique (??).
Peut-être. Dans ce cas ça me semble un peu léger d'évoquer le gouffre de communication martiales. Je ne comprend pas ce ton "qui n'a pas l'air d'y toucher" mais met tout le monde dans le même sac, à part pour les "vrais qui savent".
C'est quoi l'intérêt dans ce cas ?
De rester entre guerriers véritables ?
De faire croire à "ceux qui n'ont rien de mieux à foutre dans la vraie vie" mais qui lisent quand même entre les lignes qu'ils font partie de la famille ?
Pour l'aspect martial et self, j'y connais pas grand chose.
Mais je pense que les pratiquants de systema ou de daxuan seront ravis d'apprendre qu'ils sont des pigeons et que leur pratique ne leur permet pas de mieux se connaître et de s'épanouir.
Que les stagiaires survie/acds se sont fait avoir.
Et que toutes ces personnes ne sont pas dans une démarche qui leur permet d'entretenir le feu.