Si vous vous retrouviez dans une situation de ce type (Dans votre bateau, avec un équipement de pêche pas démesuré et possiblement détruit, sans moyen de diriger l'embarcation), que feriez vous pour assurer votre survie à moyen et long terme ?? (Problème de l'eau, de la nourriture, de la régulation corporelle...)
Là, cela ressemble assez à ce genre de question : "Si vous retrouviez à poil sur la banquise, sans matériel de pêche ni de chasse, comment feriez vous pour survivre ?"

Et les réponses sont du même ordre :
- J'évite de me mettre dans cette situation : ajuste mes activités à ma (mé-)connaissance du milieu; connais et entretiens mon matériel; consulte les prévisions météo et suis l'évolution du temps; ne présume pas de mes forces, mes compétences, mon matériel; je tiens au courant une personne de confiance motivée et compétente pour me porter secours ou donner l'alerte en cas de retard anormal ou signal de détresse; j'ai de quoi tenir le temps que la cavalerie arrive (boisson, vêtements).
- Si je me trouve quand même dans cette situation, je me dém*rde pour y remédier avant que cela ne dégénère. Sur mer, cela veut dire remettre en marche le bateau. C'est presque toujours possible avec un voilier. Souvent plus difficile avec un bateau à moteur, sauf si on peut revenir à la rame.
C'est valable aussi bien pour aller pêcher à 100 m de la plage sur un engin de plage, que pour entreprendre une traversée océanique.
Pour l'eau, je suppose qu'il est possible si on dispose d'une bache de faire évaporer un peu d'eau de mer, et ainsi de la désaliniser ?
Florent
Cela me parait difficile sur un petit bateau balloté sans cesse par la houle ou le clapot.
Je n'ai pas trouvé de recherche ni d'étude, encore moins d'expérience, plus récentes que celles d'Alain Bombard, il y a plus de 60 ans. En me basant donc sur ces études, il y a trois moyens pour combattre la soif. En premier : se préparer à recueillir l'eau de pluie. Deuxième : l'eau contenue dans la chair de poisson, Bombard pêchait 4 à 5 kg de poisson par jour dont seulement 1.5 pour la nourriture, le reste uniquement pour l'eau contenue. Enfin : on peut boire uniquement de l'eau de mer - en petite quantité - pendant 6 jours d’affilée, mais à condition de se "rincer" l'organisme à l'eau douce ensuite. Ainsi, on a au moins six jours, plus s'il pleut, pour organiser la pêche.
Coté nourriture, Bombard se nourrissait donc de poisson et aussi d'un peu de plancton (l'équivalent de deux cuillerées par jour).
A l'arrivée, il ne souffrait d'aucune autre carence qu'un amaigrissement et une anémie sévères qu'il attribue au manque de glucides.
Je suis très intéressé par la survie à long terme au large. Si quelqu'un connait des sources plus récentes ou complétant les recherches d'Alain Bombard, je suis preneur.