Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: harcelement (bullying)  (Lu 8905 fois)

29 janvier 2014 à 19:29:04
Lu 8905 fois

b@s


un sujet pas drole pour nos ados ... une petite définition issue du site jeunes violence écoute pour commencer et poser le problème :

Citer
Il s 'agit d'une violence à long terme (les agressions sont répétées et s'inscrivent dans la durée), physique ou psychologique, perpétrée par un ou plusieurs agresseurs qui agissent dans une volonté délibérée de nuire.

Le but est de faire peur, d'humilier ou encore d'établir un rapport de domination.

La victime  est souvent choisie en fonction d'une différence (apparence physique, handicap, difficulté d'apprentissage...) ou d'une certaine fragilité."


Cette violence prend différentes formes. Il peut s'agir d'insultes, de surnoms moqueurs, d'humiliations, de coups ou même de rumeurs divulguées dans l'environnement de la victime.

je travaille dans un milieu ou je cotoie les deux cotés du problème. (agresseur et victime)

je voudrais apporter une aide réelle aux victimes, mais surtout pour leur aider à poser des limites.

une action "officielle" va être mise en place, mais pour avoir été moi même victime quans j'étais jeune ado, je sais que l'aide extérieure est souvent un pis aller ( la victime devient une balance, ce qui est encore moins glorieux)... et surtout c'est souvent très mou du genou la réponse officielle
j'ai bien pensé à un stage avec Lee morrison  ;D mais l'éducation nationale n'est pas prête  :lol:

je ne peux pas non plus suggérer aux victimes de prendre leur bourreau à coup de latte..

pour l'avoir vécu, cela marque à vie. Il ne fait pas bon être petit, ou gros, ou handicapé, ou de la mauvaise couleur ou très différent

 pas mal de jeunes y laissent des plumes ... certains mêmes la vie  >:(


, avez vous vécu celà ? comment en êtes vous sortis ? avez vous des trucs, des conseils ??
j'ai besoin d'un max d'informations pour brainstormer ... j'ai écumé le net, maintenant il me faut autre chose ...

à vos claviers !
« Modifié: 13 février 2014 à 20:48:27 par b@s »

29 janvier 2014 à 21:04:28
Réponse #1

Lorka-85


en dessous fe 14 15 ans j'ai bien l'impression que la moins mauvaise solution, si la parole a échoué (si aucun adultes ne voient rien, ce qui est impossible, et les profs son les 1ers coupables le plus souvent, cette complicité passive) c'est bien de répondre physiquement de la part du mome, avec certains risque que cela implique, ou de changer d'établissement pour du privé, ou on peu virer facilement les perturbateurs (chose quasi-impossible dans le public).

29 janvier 2014 à 21:05:37
Réponse #2

guillaume


Rentrer dedans, dans les meneurs. Cela s'estompe assez vite ensuite...

Je sais, ce n'est pas politiquement correct. Mais suite à une histoire de famille mêlée de jalousie c'était ça où le changement d'école...

a+

29 janvier 2014 à 21:09:45
Réponse #3

Ulf


Rentrer dedans, dans les meneurs. Cela s'estompe assez vite ensuite...

Je sais, ce n'est pas politiquement correct. Mais suite à une histoire de famille mêlée de jalousie c'était ça où le changement d'école...

a+

+1

Les victimes sont celles qui baissent la tête et les bras.

29 janvier 2014 à 21:30:58
Réponse #4

VERDUG0


Salut B@s;
si tu as des contacts avec les deux cotés, c'est un tres bon point!

Si un gamin se fait victimiser, c'est que c'est une victime.
Si c'est plus une victime, il se fait plus victimiser.

Les victimes: fais leur redresser le menton, faut arreter les positions toutes recroquevillées. faut qu'ils soient fiers d'eux et confiants. Sport c'est tres bien.

Les "aggresseurs": leur sort pas un baratin casse c*u!lles, sinon tu seras juste un c*nnard d'adulte qu'ils ecouteront pas de plus. La premiere impression joue beaucoup.
Les aggresseurs ont souvent un sentiment de rejet (tout le monde, sauf leurs gars), et veulent de la reconnaissance (typiquement: les potos, les rappeurs).
Technique eprouvée en coin chaud (pas par moi): tu transforme leur action.
Choppes un aggresseur XoX, dis lui un truc style: "j'ai besoin de ton aide: tu vois qui c'est XXX ? la il est dans une mauvaise passe, franchement il va mal. toi tu pourrais aller lui parler?" Ca marche meme si XXX se fait "embeter" par ton gars.
Parcequ'apres XXX sera sous la protection de XoX, selon le point de vue de XoX, et souvent Xox et ses potos protegeront XXX.
Le j'ai besoin de ton aide: c'est de la reconnaissance, et le gars en a besoin. c'est a la base de 3/4 des embrouilles/braquages etc.

Y a aussi deux points:
- ils galerent.
- ils ont beaucoup d'energie
Propose leur un sport valorisant: rugby, foot, muscu, basket, et sports de combat. Le reste vaut mieux pas proposer pour rester credible. Les renvoies pas dans n'importe quel club, faut que le coach soit autoritaire, experimenté, et present pour tes lascars.

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 janvier 2014 à 21:35:35
Réponse #5

pepe


Ma troisième fille est black. Elle vient d'Haiti. Et bien , elle a vite assimilé le fait ( sur mes conseils je dois dire ) qu'un bon coup de latte bien placé avait vite fait de calmer les ardeurs des caids de cours de récré. On ne vient plus l'emmerder pour la couleur de sa peau , ni pour autre chose d'ailleurs.
Moi même qui suis plutôt épais comme un clou , le jour où vers 12/13 ans je suis rentré dans le lard du costaud qui terrorisait le quartier , les choses n'ont plus été les mêmes.
Tout à fait d'accord pour convenir que ce n'est pas correct , mais dans la majorité des cas , il n'y a que ça qui fonctionne.

@Lorca-85 : les profs ou les instits sont rarement complices. Dans ce milieu on n'est jamais au courant de tout ce qui se passe sur une cours de récré , dans sa classe. Impossible de tout voir , de tout saisir et les mômes sont les champions de la dissimulation quand ils le veulent. Il peut y avoir des signes qui ne trompent pas , mais pas tout le temps. J'ai eu une élève black l'an dernier qui subissait des propos bêtements racistes de la part d'un garçon de la classe , et bien je n'en aurais jamais rien su si ses copines ne m'en avaient pas parlé. Et pourtant je les voyais tous les jours et les rapports profs/élèves étaient plus que bons. Ma façon de traiter le problème du grand c.. n'est sûrement pas Education Nationale approved , mais elle lui a fait passer l'envie de recommencer.
Pour info , on ne vire pas plus dans le privé que dans le public , question de nombre. Mais on s'éloigne du sujet là , sorry !
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

29 janvier 2014 à 21:58:38
Réponse #6

A.Chamir


Je fus le cas type (quasi académique) du petit gros, torturé et mal mené durant toutes ses premières années de collège par une grosse brute. Mon bourreau appartenait à cette classe très perfide des pervers narcissiques manipulateurs violents (oui tout ça en même temps). Le genre d'individu qui n’hésitent pas à faire usage de la violence, à la fois physique et morale, pour affirmer et assoir sa supériorité et son autorité. Mais tout en prenant soin de ne jamais dépasser la limite du "supportable" afin d'éviter les "vrais ennuis". Ce qui me laisse perplexe encor aujourd'hui est qu'il y avait une relation quasi masochiste entre nous deux. Il me méprisait et me violentait, mais moi, obnubilé par sa popularité et la peur qu'il produisait, j’acceptais volontiers tout cela, pourvu que son "pouvoir" déteignait sur moi. Je me rappel surtout les coups de lattes au genou, les crochets dans le ventre, les insultes sur ma mère qui fusaient dans tout les sens. Des menaces de mort sur ma famille. Oui avec le recul c'est tristement drôle mais pour un gamin de 11/ 12 ans..

Ca c'est la petite histoire.

Il s'agit d'un forme d'agresseur qui -je pense- est très difficile à stopper et à réprimander. Contrairement à un individu qui attaque dans le but d'obtenir une récompense physique (objet ou argent à voler), il est impossible de faire valoir un préjudice quelconque, faute de véritable crime au cens premier. Aussi, le rapportage est la pire solution (pire encor que les autres cas) car il sera interprété comme un acte sans gravité dans le genre "il n’embête" et non comme du racket, prit très au sérieux. Et ne fera que conforter l'agresseur dans sa position d'oppresseur dominant.

Le risque dans ce genre de relations, est que le gamin, isolé et en recherche de lui même, ne parvienne jamais à dépasser ce stade de victime volontaire. Qui relativise et amoindri les actes de violences répétés. "C'est pas grave" répétait sans cesse un de mes camarades. Ce qui est plus grave, c'est qu'il a conservé cette attitude jusqu'à ses 20ans. Plutôt que de former des futures citoyens, on forme des loques prêtes à subir toutes les injustices. Pire, si le bourreau vient à disparaitre, il y a des chances pour que la victime, convaincu du modèle qui lui a été présenté, devienne à son tour agresseur pour donner un suite logique à son comportement.
 
Pour l'agresseur, ce sera la preuve que la violence est la seule façon d'obtenir ce qu'il souhaite. Il créera systématiquement des schéma dominant/dominé avec ses relations futures et n'aura aucun respect de l'autorité autre que la sienne. Enfin, il ne craindra pas d'aller toujours plus loin dans la violence et les comportements extrêmes.

Pour proposer des solutions, je suis définitivement pour rendre coups sur coups et j'assume. Pour être plus acceptable, je pense que les parents et surtout les professeurs (dans tout les cas et non seulement celui là) doivent êtres très vigilants et incarner la seule et unique forme d'autorité et de pouvoirs. Eveiller de l'admiration pour un prof chez un élève est la seule façon pour une victime de lui faire comprendre que son agresseur n'est pas invincible. Et la résolution du problème commence d'abord par une prise de conscience et d'indépendance de l'enfant. Indispensable pour le reste de sa vie.
Le sport est aussi une excellente façon de s'identifier à un groupe et s'y accrocher. En, fait, je pense que n'importe quel activité impliquant des objets ou des actes concrets sont indispensables. Jouer d'un instrument. Dessiner ou peindre. Dans tout les cas, je pense qu'il doit y avoir une production finale concrète. Dont le gamin comprenne l'utilité final. Pour ma part, j'ai découvert la travail du bois et du fer, qui a tout changé.

Voilà, c'est une peu long quand même ma ça me serre de purge aussi ;).

29 janvier 2014 à 22:09:31
Réponse #7

setrus


Citer
, avez vous vécu celà ? comment en êtes vous sortis ? avez vous des trucs, des conseils ??
j'ai besoin d'un max d'informations pour brainstormer ... j'ai écumé le net, maintenant il me faut autre chose ...

Au collège j'avais une tête (en plus de l'être) de premier de la classe. Des binocles, du ventre, des joues et pas vraiment de répartie.
Pas un gros collège, a peine 500 élèves, à la campagne, dans un bled de 5000 habitants.
Chaque année j'ai été la tête de turc d'un ptit branleur.

En 6eme c'était mon voisin, un an de plus et plutôt costaud, qui s'amusait à me balancer dans le fossé lorsqu'on rentrait. L'info a fait Moi-> mon père -> son père -> ses fesses. Il ne m'a plus jamais rien dit ou fait. Qu'a dit mon paternel, aucune idée, mais ça a marché. C'est un ptit marrant (1.60m) mais avec des bras hypertrophiés aussi larges que mes cuisses. Je ne sais pas si ça a été cordial ou joué aux muscles.

Entre la 5eme et la 3eme, 3 ptits caids m'ont tour à tour fait chier au possible. Le dernier m'a coursé avec une bombe désodorisante pour toilettes, dans la cour. Ce qui a suivit m'a vu exclure une semaine, tout comme lui, avec convocation des parents etc... Mon passif de bon élève, sérieux et serviable, m'a extrêmement bien servit. Son coté branleur ouaich grande gueule a fait l'inverse. Pour les deux autres je n'ai pas été pris.

Mes cours de ju-jitsu ont été fort utile, surtout pour la confiance en moi, et c'est ceci qui a été le plus décisif je pense, plus que les techniques.

Moralité je plussoie ce qui a été dit plus tôt, il faut rentrer dedans.
Mais il faut aussi et surtout être attentif aux changements de son gamin, c'est mon père qui m'a tiré les vers du nez.
Et diversifier les activités du dit gamin n'est pas mal non plus. Mes cours de combat ado-adultes font partis de mes meilleurs souvenirs. Et lorsque l'on est face a des adultes en groupe, responsables, en général ça se passe franchement bien (jamais vu le moindre problème de discrimination), et ne pas se sentir jugé est très bon pour le moral.

Je continue ça maintenant avec les gamins des cours que je suis toujours...

30 janvier 2014 à 00:18:32
Réponse #8

musher


Gamin handicapé en pension qui servait de défouloir aux autres. Une engueulade par un prof, le mec se défoulait sur l'handicapé.

Un jour le pion se rend compte du truc. Il choppe l'handicapé, lui demande pourquoi il se laisse battre. "Ben quand je réponds, ils me bousculent, je tombe et c'est les coups et si je me plains aux profs, ça recommence le lendemain".
La victime est isolée car s'il se plaint, ça sera encore pire.
Le pion (ancien moniteur de close combat) a appris quelques coups au gamin qui fait qu'en un coup le type en face se relève pas (chaussure orthopédique dans le tibia, le genou, les orteils l'été). quelques passes d'aikido sur un coup de poing au visage, au ventre...

Pendant plusieurs semaines, l'handicapé était collé pour rien et avait ainsi des cours particulier avec le pion.
Quand le pion a estimé que l'handicapé était prêt, il lui a dit "La prochaine fois tu le massacres"
Quand un des mecs a voulu le tabasser, l'handicapé lui a écrabouillé les orteils à coup de talon de chaussure orthopédiques. Le mec est resté comme un con car il s'attendait à ce qu'il réponde. Il essaye de lui mette un pain dans la figure. Il se retrouve allongé au sol le poignet en vrac et l'handicapé sur le dos qui lui dit : La prochaine fois, je t'éclate les 2 genoux à coup de grolles".

Le pion a montré à l'handicapé qu'il avait lui aussi des armes (ses chaussures orthopédiques), il lui a redonné confiance et lui a montré que les coups n'étaient pas une fatalité.

Les adultes peuvent difficilement régler le problème à la place des gamins, par contre ils peuvent donner aux victimes les moyens de se défendre (confiance, techniques de combat...)


30 janvier 2014 à 06:58:27
Réponse #9

b@s


 :love:
merci à tous ... jesavais qu'en demandant ici j'aurai du solide  :up:

je vais essayer d'apporter ces retex dans mes discussions sur le projet, mais je sais d'avance que la partie va être sérée : la violence, même légitime, est mal perçue dans l'éducation nationale. en même temps, laisser des gamins se faire emmerder ...

il faut voir aussi que certains gosses jouent parfois d'une ambiguité pour se défendre : l'an dernier un gosse à pété le nez d'un autre pour un regard et une vanne. à ses parents il avait dit qu'on le harcelait. du coup ses parents lui avaient conseillé de se défendre... au final pas de harcèlement, une fausse victime, et un joli bordel.

venir an aides à ceux qui vivent la peur au ventre, qui parfois même ne viennent plus en cours, qui dévellopent parfois des maladies en réaction au stress, voilà le but.
j'ai bien noté : ne pas subir, agir par soi même pour montrer qu'on ne sera plus une proie facile.

n'hésitez pas à rajouter vos idées !


30 janvier 2014 à 07:52:08
Réponse #10

Merlin06


J'ai jamais été bien épais, souvent premier de la classe, petit histoire...
Au début du collège je me suis fait emmerder(un peu), j'ai fait du rugby(sport familial), je suis devenu teigneux(sur le terrain) pour compenser mon faible poids, j'ai pris confiance en moi et me suis fait des potes, plus aucun souci par la suite.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

30 janvier 2014 à 08:41:59
Réponse #11

Tekkel


Ce qui m'a aidée, c'est :

Au collège :
Les redoublants de ma classe de 3eme m'ont prise en grippe dès la rentrée et en décembre c'était toute la classe qui suivait le mouvement. Pas de coups. Insultes, rumeurs et isolement jusqu'en Juin.

- Avoir une activité et des amis à l'extérieur de l'école ( pour moi sport en club )
Si je peux avoir des gens qui m'apprécient et me respectent, des potes ailleurs, c'est alors que le problème ne vient pas de moi mais bien d'ici.

- Avoir une certaine maturité quant à la manière dont les gens fonctionnent.
Je l'avais développé bien avant par la force des choses, ils ont senti cette différence, ce truc bizarre chez moi et comme tout morveux devant ce qu'il ne comprend pas, ils ont opté pour l'agressivité.
Ça m'a donné du recul par rapport à ce que je vivais.

Mon erreur : J'aurai voulu à cette époque être capable d'exprimer ma violence. Mais elle était bannie chez nous, valait mieux encaisser que riposter. Une fille, ça ne colle pas des pains. Du coup je me faisais peur ( si je riposte je vais perdre le contrôle de moi-même, y'a des années de rage qui vont sortir et je vais vraiment le défoncer ) et j'encaissais sans moufter.
Je pensais que riposter ne m'aiderait pas à être perçue comme normale, au contraire.

Au lycée :
En première et terminale, j'ai été la cible de la Pétasse de la classe. Elle était jolie, féminine, populaire. J'étais moche, mal fagotée et solitaire. Rumeurs, plans à la con pour me mettre la honte.

Après ma terrible année de 3eme, franchement j'étais blasée, j'avais vu pire.
J'ai fait mes trucs dans mon coin, en tâchant de lui donner le moins de prise possible. Je l'ai observée de loin et j'ai trouvé ses failles, ça m'a rassurée. Un jour elle s'en mordrait les doigts.

J'ai pas eu de bol, la pétasse a fait les même études que moi dans la même école post-bac. Je voulais repartir de zéro et me faire de nouveaux amis.
Elle m'a prise de vitesse et je l'ai compris le premier jour de la rentrée. Elle avait copiné avec les autres pendant l'été et à la fin du premier jour, ma réputation était faite. Avec des leaders d'opinion, des "taquineurs" et des persifleuses...
Finalement, on est aussi con à 20 ans qu'à 15.

C'est très difficile de se défaire d'une réputation ou de démonter une rumeur.
Il n'y a que le temps et le vécu avec les autres qui a marché.

J'ai continué mes petites affaires, ça a été dur. On faisait beaucoup de travaux de groupes et on me faisait clairement comprendre que  ça faisait chier de bosser avec moi.
Mon mantra : " Tout finit toujours par se payer." et " Droit dans les bottes "

Au milieu de l'année suivante, les choses ont commencé à changer. J'avais eu l'occasion de vadrouiller à l'étranger avec l'un ou l'autre de mes camarades et la cohabitation rapprochée m'a servi à montrer une autre facette de moi :
- " Mais t'es cool en fait Tekkel ! " " Tekkel, faut pas croire comme ça, c'est une grosse fêtarde. Je me suis bien marré avec elle."
Au même moment, la pétasse vivait la même expérience :
- " En fait Pétasse c'est une vipère, tout sourire devant et teigne derrière, elle m'a fait ce coup là !"
Les répartitions d'amitié et de popularités se sont disloquées.
Certains sont venus s'excuser de m'avoir mal jugée.

Comme dit plus haut, ça a des conséquences profondes à long terme sur l'ego.
Pas étonnant ensuite que je me sois casée avec un Profil Pervers Narcissique...
Depuis j'ai fait un gros gros travail sur moi et je ne me laisse plus emmerder.

Au final, mon mantra marche. J'ai eu par la suite des petites revanches (même pas de mon fait ) sur ces personnes.


30 janvier 2014 à 09:36:05
Réponse #12

Bomby


Salut,

merci aux uns et aux autres pour leur témoignage.

Je remets ici à toutes fins un lien vers un fil pas trop ancien déjà ouvert sur le même sujet : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,63262.0.html.

 Sharky y propose des pistes qui me semblent intéressantes, et qui d'une certaine façon conceptualisent certaines choses correspondant aux témoignages donnés.

La discussion qui s'en est suivie permet de préciser certains points.

L'accent est notamment mis sur la question du développement des compétences psychosociales de l'enfant et de son estime de soi. Ce qui lui permet à la fois de diminuer son risque d'être pris pour cible et d'augmenter ses chances d'être en mesure de réagir.

Cordialement;

Bomby

30 janvier 2014 à 12:30:19
Réponse #13

Vef


Répondre à la violence par la violence n'est pas forcément la bonne réponse.

J'ai une connaissance pour qui répondre par la violence était normal. Le moindre problème avec quelqu'un et c'était bourrage de pif.

Petit soucis, il est tombé sur un taré qui est revenu avec plusieurs potes. Ils l'ont bloqué et sodomisé avec un tournevis. Et bien le gars est maintenant détruit moralement, il a divorcé, ses enfants ne veulent plus le voir...

La violence, c'est en dernier recours!

30 janvier 2014 à 13:11:54
Réponse #14

Leif


quand on decide d'utiliser la violence , c'est de la vrai violence pas de jeter un peu d'eau sur un feu.c'est:

briser physiquement la personne
briser moralement
etoufer tous sentiments de revanche

la seule chose qui doit rester chez cette personne c'est le fait de trembler sans pouvoir sans empecher et non pas de la colere.

si une personne n'a pas son certificat medical pour encaisser ça il ne faut choisr agresseur comme metier.

et c'est la ou on s'aperçoit que la bonté,l'empathie la comprehension c'est bien mais c'est beaucoup plus cher qu'une pelle


30 janvier 2014 à 14:03:39
Réponse #15

Bomby


Répondre à la violence par la violence n'est pas forcément la bonne réponse.
(...)

T'es sûr ?

Comme dit la maxime (à ne pas forcément suivre !) : "si tu crois que la violence ne résout pas tous les problèmes, c'est que tu ne tapes pas assez fort"...

Sérieusement, ton histoire est édifiante sur le caractère sans issue de la voie qui consisterait à répondre systématiquement par la violence. Mais je n'ai jamais lu qui que ce soit ici qui prêchait cela. Bien au contraire, les principes généralement promus ici consistent plutôt à la réserver aux cas strictement nécessaires, mais dans ce cas à savoir l'utiliser réellement, à la fois complètement et de façon maitrisée.

Dans ce fil en tout cas, on parle de harcèlement entre enfants. Et on propose d'autres pistes que la violence, même si un certain usage de celle-ci, bien spécifique, est également parfois évoqué comme une solution. Ce qui est logique et pas toujours incontournable, dans une problématique de violence subie à répétition sur un territoire donné où l'on est contraint de se trouver, et dans un cadre dans lequel l'intervention d'un tiers (d'une grande personne) est susceptible d'aggraver le problème. Ce n'est pas pour autant facile, ni même toujours réalisable, et ça induit en effet des risques, de divers ordres.

Le caractère systématique d'une réponse violente à la violence n'est pas réellement le sujet. Le sujet, c'est de trouver des réponses à proposer à la situation de harcèlement, sans a priori.

Cordialement,

Bomby

30 janvier 2014 à 14:18:38
Réponse #16

Oim


Citation de: Leif
...et c'est la ou on s'aperçoit que la bonté,l'empathie la comprehension c'est bien mais c'est beaucoup plus cher qu'une pelle
  :lol:
Et d'un usage moins utile à l'instant "T" .
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

30 janvier 2014 à 14:32:26
Réponse #17

Oim


Conseiller de ne pas répondre à la violence par la violence c'est très bien...si ça marche.
C'est à dire s'il existe une structure (enseignants, CPE, parents,..) capable de s'occuper du problème et de le faire cesser immédiatement.

Sinon, c'est risquer de se conditionner à subir, ce qui a souvent des effets très mauvais à long terme et peut créer une personnalité de victime qui sera par la suite reconnue comme telle par tout ce qui traine comme apprenti c*nnard qui veut se faire les dents...
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

30 janvier 2014 à 14:48:11
Réponse #18

VERDUG0


Répondre à la violence par la violence n'est pas forcément la bonne réponse.

J'ai une connaissance pour qui répondre par la violence était normal. Le moindre problème avec quelqu'un et c'était bourrage de pif.

Petit soucis, il est tombé sur un taré qui est revenu avec plusieurs potes. Ils l'ont bloqué et sodomisé avec un tournevis. Et bien le gars est maintenant détruit moralement, il a divorcé, ses enfants ne veulent plus le voir...

La violence, c'est en dernier recours!

Dans ton histoire, y a Gars qui a embeté Mec.
Mec s'est defendu en employant la violence.
Gars a lancé une expedition punitive.
Mec est detruit, et ne cherchera plus de problemes a Gars.

La violence employée par ton pote etait non adaptée.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

30 janvier 2014 à 15:39:05
Réponse #19

Phil67


Conseiller de ne pas répondre à la violence par la violence c'est très bien...si ça marche.
C'est à dire s'il existe une structure (enseignants, CPE, parents,..) capable de s'occuper du problème et de le faire cesser immédiatement.

Sinon, c'est risquer de se conditionner à subir, ce qui a souvent des effets très mauvais à long terme et peut créer une personnalité de victime qui sera par la suite reconnue comme telle par tout ce qui traine comme apprenti c*nnard qui veut se faire les dents...
Mais apprendre à répondre par la violence à une personnalité déjà fragile au départ va résoudre éventuellement une situation ponctuelle tout en pouvant ensuite masquer le problème de fond. Sans accompagnement psychologique adapté il risque d'y avoir un basculement vers une violence disproportionnée pour compenser la fragilité intérieure. Dans les cas de harcèlements le plus faible n'est pas toujours le harcelé et il n'est pas rare que d'anciennes victimes se transforment en bourreaux.

Certains "gros bras" peuvent jouer des mécaniques pour se donner de la contenance, mais dès qu'ils ne "dominent" plus la situation leur moral peut lâcher bien plus brutalement que certaines personnalités plus réservées : chêne / roseau...
« Modifié: 30 janvier 2014 à 15:44:55 par Phil67 »
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

30 janvier 2014 à 16:33:25
Réponse #20

Oim


Citer
Mais apprendre à répondre par la violence à une personnalité déjà fragile au départ va résoudre éventuellement une situation ponctuelle tout en pouvant ensuite masquer le problème de fond.
Oui mais c'est déjà ça. S'il n'y a pas d'aide extérieure autant compter sur soi-même pour régler ce que l'on peut , même si on ne peut pas tout régler...
Citer
Sans accompagnement psychologique adapté il risque d'y avoir un basculement vers une violence disproportionnée pour compenser la fragilité intérieure.
Oui mais est-ce pire que de se laisser conditionner à être éternellement une victime ? Je n'ai pas la réponse...

Je pense que l'attitude " qui s'y frotte s'y pique " prémunit de pas mal de trucs mais, n'ayant jamais été ni harceleur ni harcelé, ce n'est qu'une opinion...

" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

30 janvier 2014 à 18:55:44
Réponse #21

musher


Mais apprendre à répondre par la violence à une personnalité déjà fragile au départ va résoudre éventuellement une situation ponctuelle tout en pouvant ensuite masquer le problème de fond.

Apprendre à quelqu'un à se défendre sans lui expliquer les limites, c'est apprendre à conduire sans code de la route.

Dans les cas que je connais, l'adulte a appris au jeune que les coups s'étaient pas une fatalité et lui a redonné confiance en lui pour éviter qu'il devienne lui même un bourreau.
Ensuite, il lui a appris à se défendre (Aikido, self defense sur attaques). Il lui a pas appris le karaté. Bon l'usage des chaussures orthopédiques aurait aussi pu être utilisé pour attaquer ses ex-bourreaux.

L'usage de la violence n'a servi qu'à dire "Stop, ça suffit. Maintenant si tu recommences, tu sais que je peux te faire mal"   

30 janvier 2014 à 23:30:20
Réponse #22

Leif


c'est l'usage de la force, pas de la violence dans ce cas.

12 février 2014 à 14:28:08
Réponse #23

OZflavi


Je ne connaissais pas ce terme "bullying". J'utilisais, comme la plupart je pense, le terme simple harcèlement ou agression.

Je vous fais partager, pour les personnes qui découvriraient également le mot, un article assez complet sur le sujet :
http://www.letudiant.fr/trendy/geekeries/buzz/le-meilleur-des-videos-contre-le-harcelement-sur-les-campus.html

Je seul cas d'agression à l'école que je connaisse est celui de mon fils. En cm2, régulièrement 2 autre gamins venait lui demander de leur donner des choses en fin d'après midi. Donne moi de l'argent, ta trousse, un livre, ta montre. Voyant que la maitresse ou directrice n'ont pas levé le petit doigt, il leur a volé dans les plumes. Il en rentré pas joli à voir, il avait pris une bonne raclée. Mais avait montré qu'il ne se laisserait pas faire si facilement. Est-ce la bonne solution, je sais pas, là elle avait marché.


12 février 2014 à 22:15:47
Réponse #24

Phil67


[mode vieux con]

Je ne connaissais pas ce terme "bullying". J'utilisais, comme la plupart je pense, le terme simple harcèlement ou agression.
Justement, le terme harcèlement me semble le plus adapté tout en étant compréhensible par tous : autant continuer à l'utiliser.

Pourquoi avoir importé artificiellement le terme "bullying" : parce que ce sujet est tendance outre-Atlantique, ou par paresse, ou pour faire du buzz et avoir l'air hype ;# ?

Tout ce que j'ai lu jusqu'à présent sur le "bullying" (quel anglicisme horrible) correspondait au bon vieux harcèlement qui existe en français depuis des siècles.

Autant je suis favorable à l'adoption de termes anglais plutôt que des traductions incongrues lorsqu'il n'existe pas de terme équivalent (hacker, geek, bug...), autant je déteste cette manie de créer de toute pièces des anglicismes à la place des termes français adaptés (bullying => harcèlement, digital => numérique...).

Le jargon professionnel est déjà bourré de mauvais globish : n'en rajoutons pas une couche...  ::)

[/mode vieux con]
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //