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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le froid en ville.  (Lu 5102 fois)

11 janvier 2014 à 19:43:40
Lu 5102 fois

florent.B


Il y a quelques jours, il y a eu une grosse vague de froid aux Etats-unis. J'ai pas trop eu le temps de suivre précisément ce qui se passait, mais il semble que dans plusieurs grandes villes américaines, la température est descendue à -40/-50°C.

Je me posais la question pour une personne (Ou une famille) habitant en ville, et se chauffant à l'électricité. Comment résister à ces températures ?
Je veux dire par là que stocker de la nourriture pour tenir quelques jours/semaines en cas de besoin, c'est facile. Pareil pour l'eau. Mais contre le froid... Je ne suis pas (mais alors pas du tout) sur que le système de chauffage électrique "de base" soit performant pour vivre confortablement (Ou même pour vivre tout simplement) si la température extérieure est très anormalement basse.

Instinctivement, si une telle situation devait se produire, je resterais soigneusement chez moi, j'isolerais une pièce avec toutes les couvertures disponibles, et resterais au fond de mon lit, au chaud, en espérant qu'il n'y ai surtout pas de panne électrique..
Si le froid dure un peu longtemps et que le logement n'est pas très bien isolé... :( :( :(

J'ai un peu cherché sur le forum, mais n'ai pas trouvé de sujets lié à cette thématique. Quelles sont les installations pouvant être mises en place pour un scénario de ce genre ? (En ville, avec chauffage électrique...)

Merci d'avance ;)
Muere lentamente quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.
(Pablo Neruda)

11 janvier 2014 à 22:10:59
Réponse #1

kymy


bonsoir,
pour ma part, je suis électricien, et c'est bien pour cela que je n'ai pas tout misé sur l’électrique,
j'ai déjà envisagé se genre de scénario et en cas de panne, un groupe électrogène ne peut pas tout réalimenter, ( a moins qu'il soit énorme ) et de plus les gaz échappement, l'autonomie, et le bruit sont d’énorme problèmes en ville,
c'est pour cela que dans un coin du cagibi j'ai rangé un poêle a pétrole, 20l de carburant et deux piles pour le piezzo ( c'est trés con, mais sinon ca marche pas )
(\__/)
(='.'=) Ceci est un petit lapin. Copiez/collez-le dans
(")_(") votre signature pour l'aider à dominer le monde

11 janvier 2014 à 22:11:58
Réponse #2

Jean-Yves


Salut,

J'habite à Montréal, on a eu -27 °C la nuit et à peine plus la journée, et le -40 °C correspondait en fait au fameux facteur vent.

Je considère que ma situation, que je te décris ci-dessous, est assez représentative de la population "moyenne" du sud du Canada et du nord des États-Unis.

J'habite un appart des années 50-60, construit à la va-vite pour loger les ouvriers d'une ancienne zone industrielle maintenant fermée, et de fait très mal isolé. Les jours de grand vent on sent l'air froid traverser l'appart! Il n'est équipé que de deux radiateurs (un dans le salon qui jouxte la chambre, l'autre entre le couloir et la cuisine) + une petite chaufferette de 700 W dans la cuisine.

Mais : je n'ai pas jamais eu froid. Les deux radiateurs chauffent bien (standard nord-américain : ils sont en long et puissants), la neige a formé un isolant naturel sur le toit plat, l'énergie n'est pas (trop) chère donc on chauffe bien avec des températures confortables largement au-dessus de 20 °C.
Les autobus sont bien chauffés, le métro et les magasins sont surchauffés, au travail ils poussent aussi le chauffage. Bref, on ne grelotte pas dans nos intérieurs.

Si je te dis que j'étais encore en shorts dehors à -25 °C, tu es sans doute surpris, et si je te dis que j'en ai vu quelques (vraiment quelques) autres tu le serais encore plus! Mais : j'ai l'habitude, les jambes nues c'est vraiment moins froid que des jeans glacés qui viennent se coller à ta peau, je suis bien couvert en haut, l'air est vraiment sec donc peu conducteur, à vivre en ville je suis la majorité du temps à l'intérieur et j'ai dû rester au maximum 2 heures dehors pendant ces grands froids.
Évidemment pour ceux qui passaient la journée dehors (travailleurs de chantier, policiers, etc.) c'était autre chose et le risque d'engelure était bien réel — compensé toutefois par les pauses possibles dans un Tim Hortons ou autre lieu surchauffé, ce qui permet d'éviter au corps de perdre trop de chaleur et d'énergie.

Ça c'est pour moi. Je ne connais personne qui grelotte chez lui, à part ma voisine du dessous qui vit chez elle en manteau et considère 17 °C comme vivable (en fait je dois pas mal chauffer pour elle!). J'en connais qui vivent dans des appartements modernes très bien isolés; d'autres à la campagne dans d'anciennes maisons tout en bois, plus ou moins bien isolées mais surtout très bien chauffées au bois ("fournaise" au sous-sol qui chauffe au-dessus) avec quelques radiateurs d'appoint installés sous les fenêtres.
On meurt de chaud en-dedans, mais en fait quand on est dehors à -20 on est content d'être au froid, et quand on rentre on est content d'être au chaud (la 1re année au Québec mon corps supportait mal ces écarts continuels de température; maintenant aucun problème).

Lorsque je vivais en région parisienne, j'avais un appart époque 1900. J'économisais sur le chauffage qui, sinon, me coûtait une fortune. Je n'avais jamais vraiment chaud chez moi, les cafés ou restos étaient encore moins chauffés, et une fois dehors je continuais à grelotter dans l'air humide qui transperçait mes vêtements.
« Modifié: 12 janvier 2014 à 09:12:39 par Cavannus »

12 janvier 2014 à 09:31:03
Réponse #3

florent.B


Ok, merci pour cette super réponse.  :) :)

Une dernière question : Qu'est ce qui est prévu (Par la ville comme par les habitants de manière individuelle) pour pallier à une possible coupure électrique ? Il y a des chauffages d'appoint installés dans les maisons ?

Merci ;)
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(Pablo Neruda)

12 janvier 2014 à 23:40:13
Réponse #4

Jean-Yves


J'ai oublié de te mentionner que certaines personnes avaient un chauffage au mazout (appelé chauffage à l'huile) : elles ont un accord avec Hydro-Québec, le fournisseur d'énergie électrique, ils paient l'électricité un peu moins chère mais lors des pics de froid, ils la paie beaucoup plus chère que la moyenne des usagers.
Lorsque la température descend en-dessous d'une certaine valeur (-15 ou -20, je ne sais plus) un voyant s'allume et ils allument leur chaudière à mazout et coupent le chauffage électrique. Ainsi Hydro-Québec sauve de l'énergie pour éviter que la demande sur le réseau dépasse la capacité.

Pour répondre à ta question : c'est comme en France, tu as des gens bien préparés et d'autres qui n'ont même pas une bougie chez eux. À la campagne il y a souvent la fournaise à bois, ou au moins un petit poêle; mais en ville, rares sont ceux qui sont préparés. En cas de coupure générale, les gens sont logés dans des gymnases (voir la fameuse crise de verglas d'il y a quelques années, que je n'ai pas connue).

13 janvier 2014 à 10:50:28
Réponse #5

psion


Citer
J'ai oublié de te mentionner que certaines personnes avaient un chauffage au mazout (appelé chauffage à l'huile) : elles ont un accord avec Hydro-Québec, le fournisseur d'énergie électrique, ils paient l'électricité un peu moins chère mais lors des pics de froid, ils la paie beaucoup plus chère que la moyenne des usagers.
Lorsque la température descend en-dessous d'une certaine valeur (-15 ou -20, je ne sais plus) un voyant s'allume et ils allument leur chaudière à mazout et coupent le chauffage électrique. Ainsi Hydro-Québec sauve de l'énergie pour éviter que la demande sur le réseau dépasse la capacité.

En France ça existe aussi c'est l' EJP il me semble mais grand parents utilisent, ça permet de bonnes économie en plus de l'intérêt commun.

13 janvier 2014 à 12:35:08
Réponse #6

Kilbith


En France ça existe aussi c'est l' EJP il me semble mais grand parents utilisent, ça permet de bonnes économie en plus de l'intérêt commun.

En France c'est très logique (même s'il me semble que le gros intérêt pour la EDF c'est surtout d'alléger le réseau plus que de pallier à des problèmes de production, au surplus d'être engagé dans l'économie d'énergie fossile).

En revanche, je suis étonné qu'Hydro Québec propose ce type de contrat. Le Québec a ces dernières années fortement augmenté ses capacités de production en energie hydro électrique dans le but de vendre le surplus aux américains. La calcul tablait sur une augmentation des dépenses et une raréfaction des ressources fossiles entrainait une hausse des couts.
 
Ce type d’investissement demande des travaux très long et s’amortit sur de longues périodes (gerne 25 ans)....entre temps le gaz de schiste est arrivé et à divisé par 2 la facture de gaz des foyers américains (et à terme moderne la hausse du gaz par chez nous : les "bienfaits" du gaz de schiste sans les inconvénients).

Résultat : Actuellement, la production québecoise excédentaire a bien du mal a s'écouler à un prix correct en temps normal (les canadiens avaient oublié le gaz de schiste dans leurs calculs de rentabilité). D'où mon étonnement : quel est l'intérêt économique de proposer ce type de contrat?

Sinon sur le sujet de départ :

En cas de coupure de courant, ce n'est pas seulement le chauffage électrique qui est impacté, c'est rapidement celui au gaz (il fonctionne en partie à l’électricité) et  souvent l'approvisionnement en eau (pompes de relevages) et sa distribution (souvent on ne peut plus purger les canalisations dans les habitations modernes)

Les systèmes d'appoints (poêle à mazout, kérosène, huile, bouteille de gaz butane/propane...) posent souvent le grave problème de produire du Monoxyde de Carbone, inodore et mortel. Or, les maisons chauffées à l'électricité n'ont souvent plus de ventilation adéquates pour gérer ce type de chauffage. Et ouvrir une fenêtre par -20°C, n'est pas quelque chose de spontané.

Autre problème avec l'électrique en cas de vague de froid : par chez nous, de nombreuses personnes se chauffant à l'électricité ont adopté des pompes à chaleur air/air (en clair des climatisations réversibles). Les modèles vendus en France ont un rendement qui décroit vite par température négative et généralement les systèmes ne peuvent pas fonctionner durablement par grand froid. Il faut le savoir.

Au final, à court terme rien ne remplace quelques stères de bois. Ce carburant est facilement disponible et peut rester stocker des décennies (pas le cas du gasoil ou de l'essence). La cheminée et le poêle simple sont parfaitement low-tech...sous réserve d'être ramonés!!!!!

A long terme ces moyens ancestraux sont très mauvais pour la santé : particules fines, dégagement de plein de résidus cancérigènes et/ou nocifs à la santé. Un gros problème quand tout le monde se chauffe avec ce procédé dans une vallée avec les normes de confort actuelles (maison individuelles, tout est chauffé, au dessus de 18°C).

 :)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 janvier 2014 à 13:07:59
Réponse #7

Phil67


En France c'est très logique (même s'il me semble que le gros intérêt pour la EDF c'est surtout d'alléger le réseau plus que de pallier à des problèmes de production, au surplus d'être engagé dans l'économie d'énergie fossile).
L'EJP n'est plus disponible sur les nouveaux contrats : seuls les anciens restent valides (sinon ça serait une rupture unilatérale avec dédommagements à la clé).

Mes parents sont en EJP et ne sont pas prêts d'en changer : c'est largement rentable pour quelques inconvénients mineurs les jours de pointe (à condition de ne pas se chauffer à l'électricité).

Moralité, si vous êtes en EJP restez-y tant que possible : il me semble que l'option saute définitivement en cas de changement de formule ou de déménagement.

(EDF a certainement du se rendre compte que l'EJP faisait baisser sa marge avec des consommateurs gérant intelligemment les pics. :()

Citer
Résultat : Actuellement, la production québecoise excédentaire a bien du mal a s'écouler à un prix correct en temps normal (les canadiens avaient oublié le gaz de schiste dans leurs calculs de rentabilité). D'où mon étonnement : quel est l'intérêt économique de proposer ce type de contrat?
Est-ce que cette option est encore proposée sur des nouveaux contrats ou s'agit-il d'anciens contrats d'avant l'ère du gaz de chiste type EJP obsolètes mais encore valides.

Citer
En cas de coupure de courant, ce n'est pas seulement le chauffage électrique qui est impacté, c'est rapidement celui au gaz (il fonctionne en partie à l’électricité)
Idem pour le fioul.

Citer
souvent l'approvisionnement en eau (pompes de relevages) et sa distribution (souvent on ne peut plus purger les canalisations dans les habitations modernes)
En effet... et souvent on n'y pense pas : une fois le château d'eau le plus proche vidé c'est la misère (alors que ça passe inaperçu avec une coupure de quelques heures).

Il me semble d'ailleurs que les canadiens avaient connu des soucis de canalisations explosées par le gel même dans des immeubles en ville durant des épisodes de tempêtes de verglas.

Donc en cas de coupure prolongée il est peut-être préférable de vidanger préventivement la tuyauterie (permettant en plus de récupérer de l'eau encore consommable).

On peut toujours purger une grande partie des canalisations d'un immeuble par système D : ouvrir les robinets d'étage en étage en commençant par le haut et en récupérant le tout à la cave.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

13 janvier 2014 à 13:14:11
Réponse #8

Patapon


Yo,

J'ai justement réfléchis à cette problématique il y a quelques temps déjà.

Mon problème est, en gros, le même qu'en ville: aujourd'hui je chauffe la maison grâce à une chaudière tournant sur le gaz de ville. Le seul hic, c'est qu'en cas de coupure de courant, la chaudière s'arrête; dans cette même situation, sans électricité, les chauffages électriques ne servent pas à grand chose.

Je vis dans une maison, et la meilleurs solution serait un poêle à bois, mais je n'ai actuellement pas les moyens d'en installer un. Donc les solutions que j'ai envisagé, en prenant en compte que je ne pourrais pas facilement évacuer d'éventuels gaz:
  • Le poêle d'apoint au pétrole. C'est la solution la plus simple, puisque j'en ai déjà un, mais relativement onéreuse en carburant
  • Poêle d'apoint au gaz: pour le même investissement de base qu'un poêle au pétrole, avec un combustible peut être un peu moins cher. Celui ci a le gros avantage d'être peu répandu, donc moins de chance de se retrouver à cours de bouteille de gaz. Par ailleurs, je ne pense pas que le raccorder au gaz de ville soit impossible. Du coup, j'aurais deux sources différentes de la même énergie, ce qui ne me semble pas déconnant en cas de soucis.

Après, j'ai aussi réfléchis à des systèmes plus DIY, mais quand on commence à jouer avec du gaz, vaut mieux pas trop déconner.

Enfin, une dernière piste serait de prendre un générateur électrique essence, pour alimenter la chaudière (à vue de nez, sa devrait consommer moins que d'alimenter plusieurs chauffages électriques, mais il faudrait que je fasse réellement le calcul).

Voilà, en gros, mon analyse, par rapport aux ressources que j'ai à ma disposition.

Tcho

Hugo
« Modifié: 13 janvier 2014 à 14:43:49 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

13 janvier 2014 à 14:27:02
Réponse #9

Arnaud


Plop,

Quelques trucs pelle mêle pour mieux gérer le froid en ville, à la campagne... un poêle à bois et c'est réglé, même si je simplifie ;)

- S'assurer que tous les membres de la famille ont des vêtements chauds en quantité, particulièrement manteaux, bonnets, moufles, écharpes et bottes.

- S'assurer que tous les membres de la famille ont un sac de couchage hiver, suffisamment de couette et de couvertures pour l'hiver du siècle.

- Vérifier et éventuellement améliorer son isolation, l'air froid aime bien passer sous les portes, les calfeutrer avec du ruban adéquat, un chien de porte ou des chiffons, serviettes, vêtements au besoin.

- Se replier sur une seule petite pièce, la plus chaude de l'appartement/maison (pièce au sud ? à l'étage ?), éventuellement crée une bulle supplémentaire en dressant une tente dans la pièce.

- Utiliser des rideaux et/ou couvertures pour renforcer l'isolation intérieur, des couvertures de survies ou des sacs poubelle, bâche plastique + duct tape aux fenêtres.

- Penser à laisser le soleil entrer en journée et calfeutrer le soir.
 
- Dormir tous ensemble, inviter les animaux de compagnie.

- Avoir un petit stock de bougies, ça fait de la lumière mais ça réchauffe aussi quand on a rien d'autre.

-Si vous vous equipez d'un chauffage d'appoint, bien vous renseigner sur son utilisation, ventilation, surveillance, etc... essayer d'utiliser un carburant que vous pouvez également utiliser pour la cuisine (propane), pensez aussi au détecteur de fumé, detecteur de monoxyde et extincteurs. 

- Essayer de prévenir le gel des canalisation, même si pas évident, mériterai un sujet à part.

Mes 2 celsius,
Arnaud.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

13 janvier 2014 à 14:40:04
Réponse #10

Phil67


Quelques trucs pelle mêle pour mieux gérer le froid en ville, à la campagne... un poêle à bois et c'est réglé, même si je simplifie ;)
Yep : le poêle à bois est la solution imparable dans un immeuble ! ;#

C'est justement le cas des logements en immeubles qui est le plus délicat : on n'a aucune maîtrise des approvisionnements en eau et en énergie et on ne peut pas y installer ce qu'on veut.

La suite du message recoupe en grande partie le tient, mais j'étais sur le point de cliquer "soumettre" lorsque tu as posté : grilled ! ;#


Je me posais la question pour une personne (Ou une famille) habitant en ville, et se chauffant à l'électricité. Comment résister à ces températures ?
Je veux dire par là que stocker de la nourriture pour tenir quelques jours/semaines en cas de besoin, c'est facile. Pareil pour l'eau. Mais contre le froid... Je ne suis pas (mais alors pas du tout) sur que le système de chauffage électrique "de base" soit performant pour vivre confortablement (Ou même pour vivre tout simplement) si la température extérieure est très anormalement basse.

Instinctivement, si une telle situation devait se produire, je resterais soigneusement chez moi, j'isolerais une pièce avec toutes les couvertures disponibles, et resterais au fond de mon lit, au chaud, en espérant qu'il n'y ai surtout pas de panne électrique..
Si le froid dure un peu longtemps et que le logement n'est pas très bien isolé... :( :( :(
Si on se limite simplement à l'aspect "chauffage" (en dehors des soucis collatéraux genre eau) le plus efficace reste le retour aux techniques de nos grands-parents.

Commencer par se regrouper dans une pièce à vivre (quitte à déplacer du mobilier) de préférence centrale ou exposée au soleil en journée et sans trop de surfaces vitrées qui sont un gouffre à calories.

Condamner autant que possible les pièces les plus froides : coté nord ou avec de grandes baies vitrées ou en sous-pentes avec des Velux, etc. L'idée est de calfeutrer ces pièces (même en isolant p.ex. les portes) qui ne servent plus alors que de "zone tampon" entre l'extérieur et la "zone à vivre". Il est plus facile de réchauffer une petite superficie utile (même avec de la chaleur humaine) que des m² devenus inutiles dans ces circonstances.

Paradoxalement un cave peut être plus chaude qu'une pièce insuffisamment isolée.

Il reste évidemment à gérer la problématique de l'aération.

Ensuite il n'y a pas de secret :
   - s'habiller suffisamment (dont au minimum des mitaines, un bonnet et de bonnes chaussures isolant du sol)
   - sortir le matériel de randonnée (dont les matelas mousse qui protègent du froid par conduction : sol, chaises, tables)
   - on peut également monter une tente en intérieur (c'est toujours quelques degrés de plus la nuit)
   - organiser une "zone centrale" un peu plus chaude p.ex. avec un système radiant (même improvisé : http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=64081.0 )
   - gérer la pénurie d'éclairage en adaptant ses activités en fonction de la luminosité
   ...

Bref... c'est juste du bivouac hivernal à domicile mais à l'abri des intempéries ! ;#

Je suis persuadé qu'il est possible de se passer de véritable chauffage (même d'appoint) pendant quelques jours en attendant une remise en route des réseaux de ville (c'est différent pour un village isolé des grosses infrastructures, mais les solutions sont alors également différentes). Au-delà d'1 semaine on est soit dans un scénario type fin du monde ;), soit dans une crise majeure avec évacuations organisées et regroupements.

Il me semble d'ailleurs que la Canada avait utilisé des grosses locomotives diesel-électriques de fret comme groupes électrogènes géants et mobiles pour alimenter les infrastructures critiques dans les villes.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

13 janvier 2014 à 16:15:30
Réponse #11

Jean-Yves


J'avais compris la question comme étant orientée sur la gestion du froid en conditions normales de vie urbaine, sans panne électrique ni bris d'aqueduc; dit autrement, « comment peut-on vivre dans une maison normale à -40 °C sachant qu'en France on gèle à -5 °C? » :

Mais contre le froid... Je ne suis pas (mais alors pas du tout) sur que le système de chauffage électrique "de base" soit performant pour vivre confortablement (Ou même pour vivre tout simplement) si la température extérieure est très anormalement basse.  [...] Instinctivement, si une telle situation devait se produire, je resterais soigneusement chez moi, j'isolerais une pièce avec toutes les couvertures disponibles, et resterais au fond de mon lit, au chaud, en espérant qu'il n'y ai surtout pas de panne électrique..

Et ma réponse était : ben on pousse le chauffage électrique ou la fournaise à fond.

Cela dit, merci Kilbith pour ta réponse.

Personnellement, en cas de coupure de courant à - 25 °C : j'irais sonner frapper à la porte chez les voisins pour voir s'ils sont équipés de poëles et s'il n'y a pas de personnes âgées en difficulté, j'essaierai de purger mes robinets et je quitterai mon appart, quitte à faire 300 km pour aller chez des amis chauffés au bois.
« Modifié: 13 janvier 2014 à 20:18:40 par Cavannus »

14 janvier 2014 à 10:01:59
Réponse #12

Buffalo


J'habite en maison individuelle dauns une petite ville de 5000 habitants, jèai le chauffage central au gaz de ville ma chaudière nécessite l'elctricité pour fonctionner mais n'est vraiment pas gourmande en courant j'ai un petit groupe élèctrogéne à essence qui me permet de faire tourner mon frigo, mon congélo et ma chaudière pendant la moitié de la journée, la maison est bien isolée je pense que je pourrais tenir plusieurs semaines avec un froid de -35° à condition d'avoir un peu d'essence d'avance
Je cause pas aux cons, ça les instruit "Audiard"

14 janvier 2014 à 16:49:44
Réponse #13

Claude Ponthieu


Ok, merci pour cette super réponse.  :) :)

Une dernière question : Qu'est ce qui est prévu (Par la ville comme par les habitants de manière individuelle) pour pallier à une possible coupure électrique ? Il y a des chauffages d'appoint installés dans les maisons ?

Merci ;)

Attention, certaines villes interdisent l’utilisation de chauffage ou de cuisson par le bois, il en est de même des contrats de location qui imposent l’électricité comme seule énergie utilisable !
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

15 janvier 2014 à 16:39:35
Réponse #14

Axiome


Le premier à s'être interrogé sur le sujet ne serai pas : Barjavel avec le livre : RAVAGE !?  :huh:

15 janvier 2014 à 22:42:59
Réponse #15

Cheyenne


Ahhh Ravage ! un grand classique - à lire pour ceux qui ne connaissent pas.

Et puis c'est simple : comme disait JJ. Rousseau, il suffirait de mettre les villes à la campagne

16 janvier 2014 à 00:32:04
Réponse #16

le pangolin


Au niveau de l'isolation:

-Du papier bulle collé au fenetre, bulle coté vitre pour creer une couche d'air, se mefier pour l'aération de la piece aussi.

-Si la glace crée effectivement une couche  isolatrice arroser l'exterieur de la maison pour obtenir une couche de glace (ne pas arroser les fenetres et les bouches d'aeration...)

-La laine est un bon isolant (comme tout ce qui contient de l'air) donc creer une piece au mur couvert d'un patchwork de plaid pulle et veste :'(

Et au niveau chauffage:
-Mes parents qui vivait en Afrique (oui le froid et l'Afrique ::)) vers 1960 m'ont parlé d'une boite de conserve rempli de sable arrosé d'alcool a bruler et allumer il parait que c'est un petit chauffage d'appoint acceptable ( a partir de 40° l'alcool brule a peine suffisament)

Le problème et que toute combustion demande de l'aeration.

Donc peut être : ("non testé" "juste theorique".)
- Des radiateur style de voiture peint en noir mis au soleil derriere une vitre en journée.
- Le fameux archimede a mis le feu a des bateaux en concentrant la lumiere de nombreux miroir dessus (le siege de Syracuse) a combiner avec le radiateur noir.

- Les hydrocarbures ne tiennent pas dans le temps (six mois pour l'essence (au niveau combustion moteur pas combustion simple)) donc je pencherais effectivement pour le stockage d'une bouteille de gaz et un chauffage qui va avec. (35 Euros la crotte de soit disant 4600 Watts) (j'm'y connais pas trop mais ça me choque) on va dire 110 Euros + la bouteille de gaz.

Moi ce qui m'interesse c'est que je n'est pas de cheminé mais un foret proche comment faire pour me chauffer avec du bois si je n'ais rien prevu pour.

- Utiliser le four comme une cheminée avec un bout de goutiere en bas pour l'arrivé dair et un en haut pour l'echappement des gaz  :closedeyes:

- Decrocher le lavabo pour en faire un cuve a feu  :blink:.

-Faire de nombreux petit feux de bois, chiffons, vieilles chussettes dans des boites de conserves.

Bon l'air de rien je bosse a 05h00 demain, donc si précision, excuse, ou nouvelles idées a demain car le sujet m'interresse (nouveaux propriétaire inside :doubleup:)
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

16 janvier 2014 à 03:22:00
Réponse #17

Theudric


Salut,

Je ne vis pas en ville, donc ma réponse va être un peu biaisée par rapport au sujet. Mais je vis à 15 km au nord de Québec, aussi, vous trouverez peut-être un intérêt à ma réponse.

Donc Québec est légèrement plus froid que Montréal. Ici, quand il y a une tempête hivernale, il y a fréquemment des coupures de courant. Je vis dans une maison ce qui signifie que le chauffage principal fonctionne à l'électricité, mais aussi l'approvisionnement en eau est dépendant du courant puisque nous marchons avec un puit artésien (plus de jus=plus d'eau puisque plus de pompe).

En octobre dernier on est resté 3 jours sans courant par exemple...

Pendant la fameuse tempête, nous avons eu une période assez longue avec des froids records. -30 plusieurs d'affilée à cette époque, c'est pas la norme. La maison dispose d'un foyer, donc j'ai toujours un peu de bois, au cas où... Sauf que cet automne j'ai été inconséquent et je n'ai pas fait ramoner... Avec une maison en bois, un conduit de cheminé gelé, et une cheminée recouverte de près d'un mètre de neige, je ne pouvais donc pas compter sur le foyer (oui, je m'en suis voulu...).

J'ai donc été acheté un chauffage de camoing au propane qui se branche sur la même bouteille que celle du Bbq. J'ai bien sûr pris un détecteur de gaz carbonique et de gaz avec. Et là... Surprise ! Pénurie de propane au Québec depuis fin décembre !! Bref, il ne me restait que la demi-bouteille du Bbq...

Donc même quand on sait... On se fait avoir bêtement (oui, oui bêtement, j'assume...).

Par contre, en général, quand on se retrouve coincé sans courant, en temps normal, on se sert du foyer (ou du chauffage au propane), on a des bougies, une lampe à pétrole et des lampes de poches et toujours de l'eau en stock (ou de la neige en hiver). Pour la cuisine vive le matériel de camping et le Bbq ! On se réunit dans une seule pièce, on dort tous ensemble, on se couvre (pull, bonnet), couvertures et sacs de couchage.

Les maisons sont en bois, ca isole bien. La neige en effet sert d'isolant pour le toit. Dans l'ensemble, en cinq ans, on a jamais paniqué, même quand les coupures s'éternisent (sauf cette année où je m'en suis voulu pour le ramonage, ca n'arrivera plus).

Et au pire des cas, si jamais ca devait vraiment mal aller, on irait chez des amis ou dans un centre commercial :D...

Mais c'est vrai, j'ai une maison, c'est pas mal plus simple qu'en condo...

Mon expérience :)

+s

16 janvier 2014 à 13:53:58
Réponse #18

Cheyenne


@Pangolin
La NEIGE crée une isolation, la glace ce serait plutôt le contraire puisque un igloo doit être reconstruit quand la neige a trop gelé.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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