Pratiqué et testé ce we avec un partenaire non-complaisant.
Remarques :
- si l'agresseur charge violemment sur le même temps, problème de déséquilibre qui compromet l'action envisagée sur le coude de celui-ci
- si l'action sur le coude fonctionne, prendre garde lors des entrainements à mesurer celle-ci pour ne pas blesser le partenaire. Veiller à un port de lunettes de protection, car la main gauche a une entrée violente au-niveau des yeux lors du slam. Retenir le partenaire lors de la chute.
- si l'action fonctionne, et le mouvement latéral se déroule bien, souvent on se retrouve sur l'arrière de l'agresseur, plutôt que sur son côté. Dans ce cas, le slam de la tête sur le sol peut se faire par une prise à deux mains sur les côtés de celle-ci, ou en agrippant les cavités oculaires avec les mains en ' crochet '
- comme indiqué par Lee et Karl, la plupart du temps, on mange tout-de-même un bon stab, center mass, si l'on tarde à bouger vers l'extérieur. Je parle, comme Lee, en terme de nano secondes
Même expérience ce dernier WE, et je peux à mon modeste niveau corroborer les remarques de l'ami Serge.
Pour ajouter quelques points complémentaires cependant :
- ce n'est pas exactement une réaction intuitive (en tout cas pour moi, et encore moins pour mon partenaire d'entraînement de ce WE), ça demande de toute évidence pas mal de travail...
- dans mon cas personnel, si je suis réellement trop surpris par la saisie et l'attaque (au point par exemple d'être légèrement déséquilibré, comme l'évoquait Serge), je ne vais pas réussir à tourner l'attaque, et j'ai alors intérêt à partir sur une autre option (en tentant de bloquer le bras armé tout en allant au contact);
- à l'extrême inverse, si on voit un tout petit peu venir l'adversaire, on peut presque anticiper le contournement et partir assez rapidement en le contournant par le côté non armé (ou non suspect) pratiquement sans aller au contact;
- entre ces deux "extrêmes", la plus grande difficulté (en tout cas pour moi), est de pouvoir saisir le bras de l'agresseur et le déplacer de façon suffisamment brutale et déstabilisante, sans trop traîner ni prendre trop de "stabs" (avec un partenaire d'entraînement bien musclé, ça n'est quand même pas évident);
- le plus facile (encore une fois, pour moi), c'est de passer rapidement en double slam et d'enchaîner sur les cervicales (clairement, comme l'a dit Serge, en faisant très attention à ne pas blesser le partenaire d'entraînement : vigilance particulière à avoir notamment en cas d'écart de gabarit)...
Une ou deux remarques pour finir sur grande la difficulté à mon avis de s'entraîner de façon réaliste sur les attaques au couteau:
- je trouve que même en s'équipant de plastrons, casques, lunettes, etc, et même avec des bons trainers, on reste loin du compte : à mon avis, il ne faudrait pas grand chose de moins que, quasi-systématiquement, un shock knife et au moins une "Predator Armour" (ce qui est hors de prix et difficile d'accès). Mais, sans ça, on a d'un côté du mal à avoir suffisamment de mouvement de recul face à l'arme, et d'un autre, on ne peut rentrer réellement plein pot sur le partenaire jouant l'agresseur (par exemple plein pot en coude visage, ou en visant la zone cervicale) sans risquer de le blesser aux cervicales, sans parler du trauma...
- en attendant, ressortir à un moment ou à un autre de la séance une vraie lame à la place du trainer (juste pour prendre une posture de départ, pas pour le drill, sauf envies suicidaires) peut permettre de reprendre utilement conscience de ce que le trainer auquel on s'habitue est le plus souvent loin d'engendrer en nous les mêmes réactions de recul et de saisissement qu'une vraie lame.
La vue de la lame acérée et effilée d'un couteau "impressionnant" (je ne précise pas plus, beaucoup de genres différents ont à mon avis cette caractéristique) a quand même un effet instinctivement sidérant/répulsif qu'il faut bien tenter de prendre en compte dans l'entraînement...
Cordialement,
Bomby