Je reste perplexe vis à vis de l'engagement physique du soignant en face d'un "excité" ou d'un "forcené". De toute façon je crois, pour ma part ( et seulement pour la mienne hein !) que devant le législateur, tenter d'immobiliser un patient violent ne tient pas le pavé, car ce n'est pas notre mission première.
En smur, par ex, si on sort sur quelqu'un de dangereux, on fait appel aux forces de police qui nous précèdent de qulelques mêtres, histoire de sécuriser l'environnement et nous permettre de faire notre travail.
Aux urgences, il est effectivement illusoire de compter sur le service de sécurité ( délai d'intervention), tout comme dans un service. Alors, on a deux solutions : soit on anticipe ( comme on le fait pour un éthylique chronique quand on craint qu'il décompense et passe en delirium) et on se prépare en préparant le patient lui aussi ( médicaments, contentions qui ne se posent QUE SUR PRESCRIPTION MEDICALE. Eh oui !), soit on se met à l'abri en donnant l'alerte et en attendant que ça se calme.( on peut interposer des objets entre le patient et soi-même pour faire un obstacle par exemple. La réaction du soignant sera interprèté comme une protection de lui-même. Au delà si l'acte est dirigé vers le patient, on nous reprochera TOUJOURS une espèce de "délit d'intention", en disant qu'on aurait surement pu faire autrement ( il suffit de tomber sur un avocat un peu malin). Bref, pour moi,soit le gars je l'enferme en fourbe, soit c'est moi que j'enferme et j'attends ( même si la pathologie du patient est grave, de toute façon, je ne peux pas l'approcher, donc je ne peux pas le soigner), qu'il tombe ( de lui-même ou que quelqu'un dont c'est le métier le maitrise). Un soignant amoché, ça ne soigne plus personne. La sécurité, c'est pas mon job, et j'y connais que dalle. On peut appliquer le concept pratiqué en self d'une manière générale : courage, fuyons ! Et restons entier histoire de soigner les autres patients que nous avons en charge.