Bonjour,
Pas de conseils en plus de ceux cités sur ce qui s'est passé, je les trouve bons car positifs.
D'une manière générale, ce que j'ai appris du monde du travail « dans les bureaux » et qui peut servir à ceux qui sont interpellés par le sujet :
RÈGLES MÉTHODOLOGIQUES À RESPECTER ABSOLUMENT
1. Ne jamais, jamais transmettre un brouillon inachevé.
Les gens qui voient un livrable en cours de réalisation le jugent comme un travail fini, même s'ils savent que c'est un brouillon, et stigmatisent sans pitié le travail
et la personne : « Quel design pourri, il ne sait pas utiliser les ombres sous Photoshop! », « Quel rapport honteux, c'est plein de fautes, il y a des répétitions et il manque plein d'infos! », etc. (je ne l'ai jamais vécu, je l'ai souvent vu).
Je parle bien de « brouillon inachevé » et ce n'est pas un pléonasme car il existe des « brouillons achevés », c'est-à-dire :
- un esquisse propre et parfaitement présentable, bien identifiable par tout le monde comme un première vue du projet (
esquisse de design ou
esquisse d'interface, au crayon ou au marqueur);
- un
teaser de ton rapport (comme un teaser de film), c'est-à-dire un rapport incomplet avec une table des matière quasi-finale (le plan de ton rapport qui montre ce qu'il y a dedans... pense à enlever les numéros de page!) + quelques sections incluses elles aussi relues et quasi-finales (tu dois en être satisfait).
Il est normal que tes clients ou supérieurs veulent savoir où en est ton travail, et c'est pour ça qu'avant de commencer tu dois t'arranger pour offrir une esquisse ou un teaser tout à fait présentables. Ne cède jamais. Et protège tes Word par un mot de passe

2. Toujours se couvrir quand on sent qu'obéir à une décision client ou hiérarchique est une erreur
Ça, on l'a tous vécu! Sauvegarde des courriels, notes en petit dans les documents Word l'historique des changements et les noms/dates de ceux qui les ont demandés (en petit pour que personne ne les lise... mais que ce soit bien là), minutes de réunions, etc. etc. Les plus paranos feront des copies papier ou sur clef USB personnelle.
2bis. Se protéger en faisant valider son travail en cours de route par un supérieur (en respectant bien la règle 1), pour éviter de se faire descendre en flèche par la suite.
RÈGLES SOCIALES, À SUIVRE SI ON LE PEUT
3. Toujours valoriser les bons coups de ses collègues, même des collègues type « alpha » ou « influenceur » (car ce sont ceux qui ont le plus besoin de renforcement positif) et même des collègues cons (car si, on peut en faire quelque chose).
Et il faut le faire sincèrement (pas de félicitations hypocrites ni emphatiques), en se disant que soi-même on aime bien être félicité quand on réussi quelque chose.
4. Si on est plutôt du profil introverti, s'asseoir en réunion à côté d'une personne influente (grande gueule, boss,...). Ça permet de montrer qu'on existe et ça force à contrer sa tendance naturelle à se faire oublier tout au fond de la salle et à ne rien oser dire de la réunion.
Après, malheureusement ça fait partie de la culture de bien des entreprises : se défouler sur le consultant ou le junior, privilégier l'incompétence (tu montes dans la hiérarchie jusqu'à ce que tu ne puisses pas aller plus haut, à chaque étape tu perds un peu de compétence et tu t'arrêtes au sommet de ton incompétence), surcharger les employés pour les rendre dociles en oubliant qu'ils sont trop épuisés pour être efficaces, prendre des décisions-clefs par acclamation dans des réunions de 20 personnes qui somnolent et ne savent pas de quoi on parle...