Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: The Venus Project / Le projet Vénus  (Lu 4345 fois)

11 juillet 2013 à 13:57:30
Lu 4345 fois

Pouçot


'lut.

Ca faisait un moment que j'hésitais à partager cela ici, et les récentes causeries sur la société de consommation™ me poussent enfin à le faire.
Je garde mes opinions pour moi et vous laisse en débattre entre vous, n'ayant pas envie de faire l'effort de respecter la ligne du non-politique.
Mais ceci étant, il y a beaucoup à comprendre, critiquer et dire sur ce sujet, et les pistes ouvertes sont multiples.



Le Projet Venus propose un plan complet pour une refonte de la société au terme de laquelle l'humanité, la technologie et la nature seront en mesure de coexister dans un état d'équilibre dynamique durable.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Venus_Project
http://www.thevenusproject.com/

11 juillet 2013 à 14:21:04
Réponse #1

Denwo


salut, ce projet sur papier a l'air alléchant  :love:

Mais je trouve qu'il y a un petit problème:

Citer
Une économie basée sur les ressources utilise les ressources existantes plutôt que le commerce. Les richesses de la Terre sont considérées comme le patrimoine commun de tous les peuples et sont de ce fait partagées de manière équitable. Tous les biens et services y sont disponibles sans recours à la monnaie, au crédit, au troc ou toute à autre forme de dette ou d’esclavage

Bon déjà sans argent, en soit comment on vit ? Ce que je veut dire par la, en prenant pour exemple Mr A et Mr B, qui on tous deux un travail différent, comment ils vont faire pour s'acheter à manger, par exemple ? La nourriture sera "donnée" ? Car si c'est le cas, il faut refonder entièrement la société / monde actuel, ce qui n'est pas évident, voir impossible.


Citer
Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).

Comment savoir quel est le strict minimum ? De même pour les produits utilitaires, il faut payer les personnes qui les produisent et comment faire, car si moi j'ai un travail et que je mange à ma faim, et que j'ai la possibilité de ne pas travailler et de manger tout de même à ma faim, je choisis la deuxième solution  ;)

Viva Liberta

11 juillet 2013 à 14:50:58
Réponse #2

leballer








Comment savoir quel est le strict minimum ? De même pour les produits utilitaires, il faut payer les personnes qui les produisent et comment faire, car si moi j'ai un travail et que je mange à ma faim, et que j'ai la possibilité de ne pas travailler et de manger tout de même à ma faim, je choisis la deuxième solution  ;)


salut
La c'est une question d'éducation et de responsabilités,si pour vivre dans une société comme celle décrite dans le documentaire,je doit participer et bien je le fait.
en clair bosser dans une usine qui n'impose pas des cadences élevés,ou humain et environnement sont respecté pour contribuer a changer notre société,pourquoi pas? (pour info ça fait 18ans que je bosse à l'usine)

11 juillet 2013 à 14:58:25
Réponse #3

Aerazur


... le projet date un peu, sous une forme un peu différente: http://fr.wikipedia.org/wiki/Utopia_(livre)

11 juillet 2013 à 15:35:18
Réponse #4

Merlin06


Dans une monde idéal...

J'ai été longtemps dans un milieu ou tous les gens étaient gentils(presque) durant mon enfance et adolescence voire jeune adulte, j'étais plein d'espoir et j'aurais signé sans hésiter.
Ensuite j'ai enfilé une tenue bleue(que j'ai quittée depuis) et je ne crois plus du tout à ce genre de projet, j'ai perdu mon innocence. Je crois encore en l'homme bon mais je vois surtout le loup omniprésent qui se tapit à portée de crocs fussent-ils physiques ou intellectuels.  :closedeyes:

L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

11 juillet 2013 à 16:07:47
Réponse #5

inzemix



11 juillet 2013 à 16:09:19
Réponse #6

mrfroggy


c est ce projet qui est nommé dans Zeitgest ?
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

11 juillet 2013 à 16:14:46
Réponse #7

mirmidon


Dans une monde idéal...

J'ai été longtemps dans un milieu ou tous les gens étaient gentils(presque) durant mon enfance et adolescence voire jeune adulte, j'étais plein d'espoir et j'aurais signé sans hésiter.
Ensuite j'ai enfilé une tenue bleue(que j'ai quittée depuis) et je ne crois plus du tout à ce genre de projet, j'ai perdu mon innocence. Je crois encore en l'homme bon mais je vois surtout le loup omniprésent qui se tapit à portée de crocs fussent-ils physiques ou intellectuels.  :closedeyes:
j'ai fait aussi un pareil constat et suis 100% d'accord avec tes propos qui sont pleins de sagesse et qui laisse encore de quelques espoirs a mes yeux  :up:
je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

11 juillet 2013 à 16:36:47
Réponse #8

Jérôme A


De toute façon je ne vois pas comment cela pourrait être pire qu'aujourd'hui, le système actuel s'est imposer pour aller vite, pas pour aller loin .

Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

11 juillet 2013 à 18:24:34
Réponse #9

Bison


Fallait voir le paradis soviétique des années '80  >:(
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

11 juillet 2013 à 19:33:50
Réponse #10

raphael


Se connaitre et s'accepter


11 juillet 2013 à 20:00:10
Réponse #11

Denwo


De toute façon je ne vois pas comment cela pourrait être pire qu'aujourd'hui, le système actuel s'est imposer pour aller vite, pas pour aller loin .

Avis perso, c'est surtout gagner un max de fric en peu de temps, pas gagner (un peu) moins de fric sur le long terme.
Viva Liberta

11 juillet 2013 à 20:13:32
Réponse #12

Jérôme A


'lut.

Ca faisait un moment que j'hésitais à partager cela ici, et les récentes causeries sur la société de consommation™ me poussent enfin à le faire.
Je garde mes opinions pour moi et vous laisse en débattre entre vous, n'ayant pas envie de faire l'effort de respecter la ligne du non-politique.
Mais ceci étant, il y a beaucoup à comprendre, critiquer et dire sur ce sujet, et les pistes ouvertes sont multiples.


Arf ça me rappelle les 5% qui ne respecte pas les codes vu il n'y a pas longtemps sur un autre fil  ;#

Merci pour le partage je connaissais pas du tout, on va rester dans les clous j’espère  ;)

http://www.mouvement-zeitgeist.fr/

c'est le site francophone du mouvement ...

La F.A.Q explique la différence entre le projet Venus et  zeitgeist entre autres ...

Avis perso, c'est surtout gagner un max de fric en peu de temps, pas gagner (un peu) moins de fric sur le long terme.

c'est un système (le capitalisme) qui a ses limites mais redoutable tant que la croissance est là ... En bien et/ou en mal mais en moins de 20 ans rien de tel pour te changer la face d'un pays   ...



« Modifié: 11 juillet 2013 à 20:54:52 par Jérôme A »
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

11 juillet 2013 à 23:32:01
Réponse #13

adi06


au vu des changements colossaux que cela demande, selon vous, combien de temps il faudrait avant qu'un tel projet soit réellement viable ?
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

11 juillet 2013 à 23:37:21
Réponse #14

Jérôme A


au vu des changements colossaux que cela demande, selon vous, combien de temps il faudrait avant qu'un tel projet soit réellement viable ?

Je pense que c'est proportionnel au nombre de volontaire au changement
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

12 juillet 2013 à 09:36:15
Réponse #15

Denwo



c'est un système (le capitalisme) qui a ses limites mais redoutable tant que la croissance est là ... En bien et/ou en mal mais en moins de 20 ans rien de tel pour te changer la face d'un pays   ...

Oui tant qu'il y a de la croissance, mais le monde change   :D

D'ailleurs question HS: si le capitalisme est "redoutable" quand il y a de la croissance, est ce que le communisme est "redoutable" en cas de non-croissance ?


au vu des changements colossaux que cela demande, selon vous, combien de temps il faudrait avant qu'un tel projet soit réellement viable ?

Très longtemps, si tu prends en compte, que les mentalités des personnes changent lentement, je pense qu l'ont peut compter facilement 50-100 ans, voir plus, sauf, si il y a des pénuries, qui nous obligerait à nous adapter plus vite (tel que le pétrole, gaz, etc...) .
Et comme la dit Jérôme A, tout dépends aussi des volontaires
Viva Liberta

12 juillet 2013 à 10:42:10
Réponse #16

Jérôme A


Oui tant qu'il y a de la croissance, mais le monde change   :D

D'ailleurs question HS: si le capitalisme est "redoutable" quand il y a de la croissance, est ce que le communisme est "redoutable" en cas de non-croissance ?

Je ne sais pas , mais à la vue de l' histoire du communisme, je pense que plus personne ne souhaite réellement son retour ... Tournons-nous plutôt vers quelques chose de nouveau, en tirant les leçons du passée justement .

Très longtemps, si tu prends en compte, que les mentalités des personnes changent lentement, je pense qu l'ont peut compter facilement 50-100 ans, voir plus, sauf, si il y a des pénuries, qui nous obligerait à nous adapter plus vite (tel que le pétrole, gaz, etc...) .
Et comme la dit Jérôme A, tout dépends aussi des volontaires

Je ne pense pas que soit si long, le changement avec les technologies actuelles serait beaucoup plus rapide, regarde pour le communisme, il a été crée, a vécu et est mort (presque partout maintenant) en une cinquantaine d'année .

Après est ce qu'un système comme zeigeist peut fonctionner dans un pays en voie de développement où "non développer" directement sans les infrastructures que le capitalisme sait apporter ? c'est peut-étre un passage obligé .


Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

12 juillet 2013 à 10:58:00
Réponse #17

Phil67


Oui tant qu'il y a de la croissance, mais le monde change   :D
Objection votre honneur ! ;)

Le capitalisme a inventé des mécanismes pour décorreller la croissance économique de la croissance des ressources depuis la Renaissance : çà s'appelle la finance qui a inventé l'argent papier, le crédit et la création monétaire.

Plus précisément çà n'est pas le capitalisme classique à l'ancienne qui nous plombe, mais c'est l'argent dette qui ne tient debout que par une croissance infinie : http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news (les tomes 2 et 3 méritent également le coup d'œil)

Le plus fort est que la finance a même inventé des outils pour faire de l'argent sur des pertes de valeur ! ;#

Le "capitalisme basique" (sans la finance) peut tout à fait réguler une "économie de survie"...
« Modifié: 12 juillet 2013 à 11:13:42 par Phil67 »
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

12 juillet 2013 à 11:03:28
Réponse #18

snakeye


Tout à fait d'accord avec Phil67. Ce qui n'empêche pas de vouloir sortir quand même du capitalisme  ;)

Edit : faute de frappe (elle a bon dos).

12 juillet 2013 à 12:07:45
Réponse #19

Dox


yo,

ça me fait penser à ce bouquin :
http://www.lyber-eclat.net/lyber/bolo/bolo.html

(à virer si trop sensible)

Citer
Bolo'bolo est un essai du Suisse P.M. traitant d'écologie politique, d'influence anarchiste,
 écrit en 1983. Bien que n'ayant bénéficié d'aucune publicité autre que le bouche-à-oreille,
 il a été traduit dans nombre de langues et réédité plusieurs fois.

L'auteur, dans un style ironique, explique comment la race humaine
est sous l'emprise de la gigantesque et impitoyable Machine-Travail planétaire (MTP),
qui conduira l'humanité jusqu'à sa perte (cataclysme écologique), tout en se nourrissant de l'existence de ses esclaves humains.
 Cette machine est une parabole du système capitaliste.

Selon lui, le salut passe par une nouvelle organisation de la société,
abandonnant le schéma classique du ménage « marié deux enfants »
 pour une structure en bolo, sorte de communauté autosuffisante.

Un bolo est formé par environ 500 personnes au maximum et peut avoir la taille d'une grande maison,
 d'un village, d'un quartier. Plusieurs bolos peuvent s'associer pour établir des unités de collaboration de la taille d'une commune,
 d'une ville ou même d'une mégalopole. Le concept de bolo rappelle celui d'écovillage.

P.M. a créé un embryon de langue construite avec l'asa'pili,
qui sert à décrire ses concepts et leur rajoute une touche savoureusement utopique.

12 juillet 2013 à 16:04:23
Réponse #20

Nihil


La concept a aussi été exploré en science-fiction (par ursula Le Guin, me semble, ça date un peu comme lecture).

En théorie, ça tient le choc, mais le prix à payer en était la disparition du sentiment de propriété par une sorte de lavage de cerveau (non, rien du genre on te met des électrodes dans la tête, hein, on parle d'un BON auteur de SF, qui utilise ce média pour véhiculer des idées et explorer des concepts), lavage de cerveau qui commence par une refonte du vocabulaire (disparition des pronoms possessifs, ce qui mène assez loin), qui se poursuit par la disparition de la cellule familiale (les enfants étant élevés collectivement, et ne rencontrant "le père" et "la mère" qu'aux environs de 10 ans), un grand nombre d'institutions ont disparu (dont, vous vous en doutez, le mariage) et on se retrouve avec au final une société un peu triste, du moins dans le sens dynamique du terme. Pas morose mais mélancolique, où l'humain devient un vieux sage avant d'avoir connu sa première cuite (qu'il ne connait en fait pas, vu qu'il est sage, si vous me suivez).

Les humains y sont regroupés en collectivités, uniformément réparties sur le territoire, avec un quota de naissances par collectivités, un quota de nourriture, un quota de biens de conforts, etc etc etc. Les logements ne sont individuels (pas possédés, mais prêtés) qu'aux couples et aux personnes âgées, le reste, c'est dans les dortoirs, et c'est un peu pareil pour les biens et la nourriture (le non utilisé finissant au dépôt, au cas où).
Les tâches y sont réparties équitablement, dans le sens où tout le monde se retrouve à tous les postes possibles et imaginables, et la distraction principale y est l'apprentissage de nouveaux savoirs.

Pour écrire ça, l'auteur s'était basée sur les communautés anarchistes d'Amérique du Sud et sur divers expériences d'autogestion (comme cette entreprise qui fabriquait des montres, si quelqu'un se souvient du nom, là pour le coup j'ai un doute. C'était Lip, me semble).

Au final on arrivait à un monde assez statique (progrès lent, double, triple, voire quadruple vérifications de tous les résultats, mise en place lente des projets "novateurs" à moins qu'il ne s'agisse de faire face à une urgence), assez morne (l'individualité y est tolérée, pas encouragée), "malthusianiste" au dernier degré (la communauté dépassant le quota de renouvellement de la population se voyant infliger une pénalité au niveau nourriture et biens de consommation, l'argent n'ayant aucun sens dans ce cadre) et au final assez chiant.

Le bon point, c'est qu'elle (la société) transformait l'être humain en instrument de terraformation et de développement écologique assez phénoménal, avec une capacité d'adaptation à son environnement physique TRES élevée. Environnement social, par contre, c'est pas trop ça, comme le héros le constatait en se retrouvant dans un monde plus classique (une autre planète. Parce que soyons sérieux, si une telle société n'est pas à l'échelle planétaire, c'est juste foutu à cause de la contamination et de la prédation de sociétés plus adolescentes, comme de l'eau pure au milieu d'un dépotoir ou un buffle au sein d'un troupeau de hyènes). Le bon vieux principe de Pocahontas, quoi...
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

12 juillet 2013 à 17:17:25
Réponse #21

Jérôme A


La concept a aussi été exploré en science-fiction (par ursula Le Guin, me semble, ça date un peu comme lecture).

En théorie, ça tient le choc, mais le prix à payer en était la disparition du sentiment de propriété par une sorte de lavage de cerveau (non, rien du genre on te met des électrodes dans la tête, hein, on parle d'un BON auteur de SF, qui utilise ce média pour véhiculer des idées et explorer des concepts), lavage de cerveau qui commence par une refonte du vocabulaire (disparition des pronoms possessifs, ce qui mène assez loin), qui se poursuit par la disparition de la cellule familiale (les enfants étant élevés collectivement, et ne rencontrant "le père" et "la mère" qu'aux environs de 10 ans), un grand nombre d'institutions ont disparu (dont, vous vous en doutez, le mariage) et on se retrouve avec au final une société un peu triste, du moins dans le sens dynamique du terme. Pas morose mais mélancolique, où l'humain devient un vieux sage avant d'avoir connu sa première cuite (qu'il ne connait en fait pas, vu qu'il est sage, si vous me suivez).

Les humains y sont regroupés en collectivités, uniformément réparties sur le territoire, avec un quota de naissances par collectivités, un quota de nourriture, un quota de biens de conforts, etc etc etc. Les logements ne sont individuels (pas possédés, mais prêtés) qu'aux couples et aux personnes âgées, le reste, c'est dans les dortoirs, et c'est un peu pareil pour les biens et la nourriture (le non utilisé finissant au dépôt, au cas où).
Les tâches y sont réparties équitablement, dans le sens où tout le monde se retrouve à tous les postes possibles et imaginables, et la distraction principale y est l'apprentissage de nouveaux savoirs.

Pour écrire ça, l'auteur s'était basée sur les communautés anarchistes d'Amérique du Sud et sur divers expériences d'autogestion (comme cette entreprise qui fabriquait des montres, si quelqu'un se souvient du nom, là pour le coup j'ai un doute. C'était Lip, me semble).

Au final on arrivait à un monde assez statique (progrès lent, double, triple, voire quadruple vérifications de tous les résultats, mise en place lente des projets "novateurs" à moins qu'il ne s'agisse de faire face à une urgence), assez morne (l'individualité y est tolérée, pas encouragée), "malthusianiste" au dernier degré (la communauté dépassant le quota de renouvellement de la population se voyant infliger une pénalité au niveau nourriture et biens de consommation, l'argent n'ayant aucun sens dans ce cadre) et au final assez chiant.

Le bon point, c'est qu'elle (la société) transformait l'être humain en instrument de terraformation et de développement écologique assez phénoménal, avec une capacité d'adaptation à son environnement physique TRES élevée. Environnement social, par contre, c'est pas trop ça, comme le héros le constatait en se retrouvant dans un monde plus classique (une autre planète. Parce que soyons sérieux, si une telle société n'est pas à l'échelle planétaire, c'est juste foutu à cause de la contamination et de la prédation de sociétés plus adolescentes, comme de l'eau pure au milieu d'un dépotoir ou un buffle au sein d'un troupeau de hyènes). Le bon vieux principe de Pocahontas, quoi...


C'est quand même très loin de ce que propose zeitgeist ...
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

12 juillet 2013 à 17:39:21
Réponse #22

Nihil


C'est vrai qu'on est beaucoup plus dans un mode gestalt et que c'est un peu plus proche de la dystopie, vu que l'auteur s'est basée sur ce qui a fait que les communautés et les initiatives autogérées se sont plantées ou ont été étouffées dans l'oeuf (ça, c'est la raison du côté mondial de sa perspective), mais le modèle économique (et social, sinon c'est bancal) basé sur les ressources est une application pratique du malthusianisme.

Certes, c'est poussé à l'extrême, là (c'est pour ça que le monde en question semble si gris, je suppose), mais c'est pour enfoncer le clou (et aussi un peu critiquer en passant les modes extrêmes. Elle est bien, Mme Le Guin). ;)

Edit :
Un autre facteur à prendre en compte : le modèle Zeitgeist se place dans un monde encore florissant (quoi qu'on en dise). Celui du roman en question, pas vraiment (sans aller jusqu'au cauchemar de Soleil Vert, il s'agit d'un monde à reconstruire).

(edit : j'ai tapé comme un pied, y a un "mais" en trop, c'était un peu bancal, désolé Jérome  :-[ )
« Modifié: 13 juillet 2013 à 10:46:41 par Nihil »
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

12 juillet 2013 à 22:07:05
Réponse #23

Cheyenne


Ouais, moi j'y crois, j'y croyais, j'aimerais y croire.

Y a longtemps, Groumf qui était un bon tailleur de silex echangeait selon le cours actuel 3 silex taillés contre une peau de Hurmgrr sauvage. Raho, fils de Crahan, qui étai meilleur chasseur en avait tué 2.
Qratouf qqui avait quelques belles pierres taillés les lui acheta au tarif, moins une petit rabais que Raho lui fit parce qu'il était gentil.
Et bien figurez vous que Qratouf a réussi à les echanger bien plus cher que le cours moyen, une à Jurglof qui s'est aperçu au début de l'hiver que la sienne était mitée, et une autre à Grobuzz dont la femme trouvait que sa grotte était moins décorée que celle de Qratilma.

Vous avez bien suivi ?
Tout ça pour dire que mêmesi demain par un miracle la monnaie mondiale devenait le gluprss et que chacun en recevait 100, au bout de 6 mois il y aurait des gens qui mendieraient et d'autres (plus pourris ou simplement plus malins) en aurait plein les poches.
On ne changera HELAS pas la nature humaine.

13 juillet 2013 à 03:16:47
Réponse #24

Jérôme A


Ouais, moi j'y crois, j'y croyais, j'aimerais y croire.

Y a longtemps, Groumf qui était un bon tailleur de silex echangeait selon le cours actuel 3 silex taillés contre une peau de Hurmgrr sauvage. Raho, fils de Crahan, qui étai meilleur chasseur en avait tué 2.
Qratouf qqui avait quelques belles pierres taillés les lui acheta au tarif, moins une petit rabais que Raho lui fit parce qu'il était gentil.
Et bien figurez vous que Qratouf a réussi à les echanger bien plus cher que le cours moyen, une à Jurglof qui s'est aperçu au début de l'hiver que la sienne était mitée, et une autre à Grobuzz dont la femme trouvait que sa grotte était moins décorée que celle de Qratilma.

Vous avez bien suivi ?
Tout ça pour dire que mêmesi demain par un miracle la monnaie mondiale devenait le gluprss et que chacun en recevait 100, au bout de 6 mois il y aurait des gens qui mendieraient et d'autres (plus pourris ou simplement plus malins) en aurait plein les poches.
On ne changera HELAS pas la nature humaine.

Voilà qui reflète au plus au point une étude poussée d'avis productif avec une pensée divergente ...

moi j'ai cru  qu'on pouvait échanger des idées sur un système non définitif avec un processus évolutif , mais j'ai pu me tromper ...

C'est vrai qu'on est beaucoup plus dans un mode gestalt et que c'est un peu plus proche de la dystopie, mais vu que l'auteur s'est basée sur ce qui a fait que les communautés et les initiatives autogérées se sont plantées ou ont été étouffées dans l'oeuf (ça, c'est la raison du côté mondial de sa perspective), mais le modèle économique (et social, sinon c'est bancal) basé sur les ressources est une application pratique du malthusianisme.

Certes, c'est poussé à l'extrême, là (c'est pour ça que le monde en question semble si gris, je suppose), mais c'est pour enfoncer le clou (et aussi un peu critiquer en passant les modes extrêmes. Elle est bien, Mme Le Guin). ;)

Edit :
Un autre facteur à prendre en compte : le modèle Zeitgeist se place dans un monde encore florissant (quoi qu'on en dise). Celui du roman en question, pas vraiment (sans aller jusqu'au cauchemar de Soleil Vert, il s'agit d'un monde à reconstruire).

j'suis d'accord avec toi , même si il a fallu que j'utilise p'ti  Robert pour comprendre  ;)
« Modifié: 13 juillet 2013 à 04:01:14 par Jérôme A »
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //