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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: capacité a s'adapter  (Lu 3999 fois)

10 juillet 2013 à 12:12:39
Lu 3999 fois

macagnaman


Je voudrai soulever avec vous un débat.

Si l'on considère que la capacité à s'adapter à son environnement sont une des qualités premières de l'Homme, et au sens plus précis de ce forum le meilleur outil pour survire ou se sortir d'une situation dangereuse, naturelle ou humaine, les membres (éminents) de ce forum, ne devraient ils pas, du fait de leurs connaissances, de leur expérience, être des exemples d'adaptations parfaites à la société actuelle ?

Je pars du principe, que tout ce que je lis ici depuis quelques temps amène les membres à se projeter dans des situations, soit nouvelles pour eux, soit originales, soit considérées comme peu fréquentes mais réalistes, afin d'avoir les bons réflexes, les connaissances, les gestes qui sauvent, pour pouvoir justement dépasser, ne pas être surpris, ou être désarmé face à une situation hors du communs.

Je trouve également de nombreux fils, dont le thème tourne autour du "retour à la terre", c'est à dire en allant vite, retrouver des attitudes anciennes, des gestes anciens, des connaissances, un savoir faire, qui permet d'être à l'aise dans la nature, au delà du confort quotidien et moderne, puisqu'à la base, la nature n'est pas un espace hostile, mais notre espace de développement initial.

Donc, je retrouve bien une logique d'adaptation au milieu. En parlant soit d'un milieu naturel mais dont l'éloignement civilisationnel nous aurait fait oublier le fonctionnement de base, ou alors d'une situation par essence exceptionnelle face à laquelle notre comportement habituel n'est pas adapté, ou enfin de lieux urbains suffisamment dégradés pour que les conventions classiques du contrat social (politesse, savoir vivre, confiance, bon fonctionnement des services quotidiens, monopole légitime de la violence publique confié à une structure supra individuelle) ne sont pas remplis et amène donc l'individu à réagir pour assurer son intégrité.

Je pense, sans trop me tromper, résumer assez justement la grande majorité des sujets traités ici (si je me trompe dite le moi, cela fausserait mon raisonnement).

En conclusion de quoi, je me dis que vous souhaitez, par l'échange d'expérience, la formation, le dialogue, obtenir des informations pour améliorer votre capacité d'adaptation, à tous ces scénarii.

Et là j'arrive à ma question, vous sentez-vous parfaitement adapté à votre environnement quotidien ?
Vous y épanouissez vous le mieux du monde ?
Si oui, c'est cohérent avec la volonté d'améliorer sa capacité d'adaptation en allant au delà, si non pourquoi cherchez à s'adapter à des situations exceptionnelles avant d'avoir réussi à maîtriser les situations quotidiennes ?

Par ailleurs, évoluer librement ou avec aisance, dans la société actuelle, peut prendre diverses formes, et diverses voies (dons pas nécessairement les plus classiques, mais sans les oublier non plus), cependant, un trait commun devrait être, enfin il me semble à ce stade de mon raisonnement, un bien être quotidien, ou une aisance sociale avérée (aisance pécuniaire, ou purement sociale d'ailleurs, comme toute simplement être heureux en société, et/ou de bonne humeur).

Pensez-vous que je me trompe, ou pensez-vous, que la première de nos préoccupations  devrait bien d'être capable d'évoluer sereinement au quotidien, en maîtrisant les codes sociaux, et donc en performant socialement ?
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 12:51:32
Réponse #1

Ulf


Euh.

Lorsqu'on parle d'une espèce adaptée à un milieu, on désigne non pas le fait qu'un ou plusieurs membres de cette espèce y survivent, mais que cette espèce parvienne à s'y reproduire et maintenir une descendance. Chez l'homme, je ne suis pas sur que les couches sociales qui "performent" le plus soient aussi celles qui ont le plus de descendance. Dérapage contrôlé ;#

Déjà si tu remplaces "adapté à son environnement" par "exploiter son environnement", ça a plus de sens à mes oreilles.

Citer
Pensez-vous que je me trompe, ou pensez-vous, que la première de nos préoccupations  devrait bien d'être capable d'évoluer sereinement au quotidien, en maîtrisant les codes sociaux, et donc en performant socialement ?

Maitriser les codes sociaux n'implique pas "réussite sociale". Bien souvent, lorsqu'on comprend les racines simiesques de certains de nos comportements, ces derniers ont moins d'attrait / d'emprise sur nous. Et puis d'abord c'est quoi la "réussite sociale" ?

Donc là de but en blanc. Je comprend pas trop le sujet du débat.

10 juillet 2013 à 14:09:17
Réponse #2

macagnaman


j'entends "s'adapter" comme une des définitions de l'intelligence (au sens large), je suis confronté à une situation, je m'adapte à cette situation, soit en la résolvant (si c'est un défi ou un problème), soit en y survivant (si c'est un accident).

Hors la période moderne (ou effectivement on peut parler d'exploitation), on considère que l'humain est en espèce qui s'adapte, son histoire le démontre, son expansion géographique aussi. Après j'extrapolais en effet sur l'adaptation social, puisqu'au final nous sommes un animal social.
Quand à "réussite sociale", j'ai bien précisé que cela peut s'entendre de plusieurs manière. Soit en grimpant les échelons sociaux, soit en empruntant d'autres voies, comme par exemple en étant à l'aise à travers l'ensemble des couches sociales, ou en étant "sociable" tout simplement .

La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 14:22:16
Réponse #3

Karto


 :up: pour ce sujet.

Je ferai deux réponses laconiques et schizophrènes.

Première réponse.
Le personnage qui parle adore la mauvaise foi ironique. Il dit :
- Génial. Ca fait écho à mes théories comme quoi les survivalistes hardcore seraient une bande de loosers qui fantasment un cataclysme en croyant qu'il les laisserait prendre dans le monde suivant la place hiérarchique qu'ils n'ont pas su prendre dans ce monde ci.


Deuxième réponse.
Ce personnage là essaye de maintenir un recul le plus neutre possible.
- Ca dépend comment on mesure la réussite de l'adaptation. (en termes matheux, comment on définit la fonction d'adaptation). Cette mesure dépend de tellement de facteurs personnels tels que les convictions éthiques ou religieuses, la hiérarchie des Valeurs, les objectifs de vie importants ou non, le rapport aux émotions ou à l'intégration sociale, que personne ne saurait juger l'adaptation d'autrui, et seulement mal la comprendre, hors des cas extrêmes.

Bref...
Pour le journal intime ce n'est ni le lieu ni le public. ;)

10 juillet 2013 à 14:30:41
Réponse #4

florent.B


Si on s'écarte un tout petit peu de notre espèce :
Certains animaux sont naturellement adaptés à leur milieu, ce qui leur permet de survivre sur le long terme (En se reproduisant) sans avoir à s'adapter davantage. Un exemple que j'aime beaucoup : Les crocodiles. Dans leur milieu (Marigots), ce sont des prédateurs "parfaits", ce qui explique qu'ils n'ont que peu évolué ces derniers temps (Plus ou moins depuis l'époque des dinosaures, si je ne m'abuse...). Maintenant, une modification brutale de leur milieu naturel (Chasse pour le cuir, augmentation de la population humaine, diminution du nombre de marigots...) engendre leur disparition.
Et ce qui est vrai pour le crocodile l'est sans doute aussi pour les termites, les fourmis, et plein d'autres espèces qui étaient "parfaitement adaptées"

De mon point de vue, s'adapter à son environnement est une qualité primordiale chez toute espèce (ou même individu) qui veut vivre vieux. Mon grand-père avait coutume de dire "Adapte toi au monde, lui n'a pas le temps de s'adapter à toi". Je sais pas de qui il le tenait, mais je trouve que c'est très juste.

Du coup, oui, je souhaite "par l'échange d'expérience, la formation, le dialogue, obtenir des informations pour améliorer ma capacité d'adaptation"

Est ce que je me sens adapté à mon environnement quotidien ? Dans 99% des cas (En France, dans un milieu civilisé et courtois, avec de l'argent sur mon compte bancaire...), oui. Maintenant, mon environnement pourrait être amené à changer brutalement (Que ce soit de manière volontaire (Voyage/travail à l'étranger) ou involontaire (Guerre, crise économique, ou juste perte des revenus)), il est donc logique pour moi de chercher à m'adapter à ce qui m'arrivera sans doute un jour. (Probabilité que je finisse à la rue ou que j'aille dans un pays à risque non nulle)

Maintenant, ce que je ne comprends pas dans ton discours, c'est que tu mélange "être adapté" => Vivre vieux (Et pouvoir se reproduire/avoir une descendance qui aura le temps de se reproduire, selon une vision darwiniste), avoir une aisance sociale, et un bien-être quotidien.
Généralement, ces notions vont de pair, un individu pouvant veiller à son bien-être quotidien vivra plus vieux et en meilleure santé que celui qui aura des conditions de vie pourries. Mais si l'adaptation peut se mesurer objectivement (Espérance de vie, probabilité de survie face à telle situation...), le bien-être et la réussite sociale sont plus subjectifs, et ne sont pas liés. (Pour certains, il faudra avoir l'électricité, pour d'autres la télé, et enfin pour quelques uns, le fait de manger tous les jours est une marque de bien-être quotidien.)
Muere lentamente quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.
(Pablo Neruda)

10 juillet 2013 à 14:38:11
Réponse #5

macagnaman


:up: pour ce sujet.

Je ferai deux réponses laconiques et schizophrènes.

Première réponse.
Le personnage qui parle adore la mauvaise foi ironique. Il dit :
- Génial. Ca fait écho à mes théories comme quoi les survivalistes hardcore seraient une bande de loosers qui fantasment un cataclysme en croyant qu'il les laisserait prendre dans le monde suivant la place hiérarchique qu'ils n'ont pas su prendre dans ce monde ci.


Deuxième réponse.
Ce personnage là essaye de maintenir un recul le plus neutre possible.
- Ca dépend comment on mesure la réussite de l'adaptation. (en termes matheux, comment on définit la fonction d'adaptation). Cette mesure dépend de tellement de facteurs personnels tels que les convictions éthiques ou religieuses, la hiérarchie des Valeurs, les objectifs de vie importants ou non, le rapport aux émotions ou à l'intégration sociale, que personne ne saurait juger l'adaptation d'autrui, et seulement mal la comprendre, hors des cas extrêmes.

Bref...
Pour le journal intime ce n'est ni le lieu ni le public. ;)
j'ai mis du temps à être sur de ce que tu voulais dire (surtout à cause de la dernière phrase) et en fait après réflexion, j'aime bien tes deux réponses .
« Modifié: 10 juillet 2013 à 15:03:52 par macagnaman »
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 14:48:26
Réponse #6

macagnaman


Si on s'écarte un tout petit peu de notre espèce :
Certains animaux sont naturellement adaptés à leur milieu, ce qui leur permet de survivre sur le long terme (En se reproduisant) sans avoir à s'adapter davantage. Un exemple que j'aime beaucoup : Les crocodiles. Dans leur milieu (Marigots), ce sont des prédateurs "parfaits", ce qui explique qu'ils n'ont que peu évolué ces derniers temps (Plus ou moins depuis l'époque des dinosaures, si je ne m'abuse...). Maintenant, une modification brutale de leur milieu naturel (Chasse pour le cuir, augmentation de la population humaine, diminution du nombre de marigots...) engendre leur disparition.
Et ce qui est vrai pour le crocodile l'est sans doute aussi pour les termites, les fourmis, et plein d'autres espèces qui étaient "parfaitement adaptées"

De mon point de vue, s'adapter à son environnement est une qualité primordiale chez toute espèce (ou même individu) qui veut vivre vieux. Mon grand-père avait coutume de dire "Adapte toi au monde, lui n'a pas le temps de s'adapter à toi". Je sais pas de qui il le tenait, mais je trouve que c'est très juste.

Du coup, oui, je souhaite "par l'échange d'expérience, la formation, le dialogue, obtenir des informations pour améliorer ma capacité d'adaptation"

Est ce que je me sens adapté à mon environnement quotidien ? Dans 99% des cas (En France, dans un milieu civilisé et courtois, avec de l'argent sur mon compte bancaire...), oui. Maintenant, mon environnement pourrait être amené à changer brutalement (Que ce soit de manière volontaire (Voyage/travail à l'étranger) ou involontaire (Guerre, crise économique, ou juste perte des revenus)), il est donc logique pour moi de chercher à m'adapter à ce qui m'arrivera sans doute un jour. (Probabilité que je finisse à la rue ou que j'aille dans un pays à risque non nulle)

Maintenant, ce que je ne comprends pas dans ton discours, c'est que tu mélange "être adapté" => Vivre vieux (Et pouvoir se reproduire/avoir une descendance qui aura le temps de se reproduire, selon une vision darwiniste), avoir une aisance sociale, et un bien-être quotidien.
Généralement, ces notions vont de pair, un individu pouvant veiller à son bien-être quotidien vivra plus vieux et en meilleure santé que celui qui aura des conditions de vie pourries. Mais si l'adaptation peut se mesurer objectivement (Espérance de vie, probabilité de survie face à telle situation...), le bien-être et la réussite sociale sont plus subjectifs, et ne sont pas liés. (Pour certains, il faudra avoir l'électricité, pour d'autres la télé, et enfin pour quelques uns, le fait de manger tous les jours est une marque de bien-être quotidien.)

Sur la première partie de ta réponse, je suis sur la même longueur d'onde. Ce que disais ton grand père est très sensé.

Pour la fin, concernant la vison darwiniste et l'aisance sociale, en fait je pense que j'avais un approche moins darwiniste de l'adaptation, qu'une volonté de me demander si au final je ne considérai pas que pour dépasser un problème, il ne s'agit pas au fond que d'intelligence pratique et de capacité à agir de manière adaptée aux situations, et donc IN FINE s'adapter. Donc du coup c'est valable tout le temps, même et surtout au quotidien, or au quotidien nous évoluons dans un espace social. Donc un individu "aiguisé" qui s'adapte à une situation extrême, ou hors cadres, finalement ne devrait il pas être parfaitement adapté aussi pour évoluer dans l'espace normé ?

Mon idée c'est pas de balancer un truc hein, c'est de réfléchir avec des gens (enfin vous) sur ce que ça veut dire vraiment "survivre" ou être  en mesure de résoudre une situation potentiellement dangereuse, rare, non quotidienne etc etc. Pour voir si je m'égare complètement à votre sens, ou si sur certains points on peut essayer de théoriser tout ça. Je précise au cas où il y aurait un malentendu.
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 14:52:37
Réponse #7

Phil67


Excellentes questions qui mériteraient d'être approfondies...

En attendant je rebondis rapidement sur quelques points :

Et là j'arrive à ma question, vous sentez-vous parfaitement adapté à votre environnement quotidien ?
Vous y épanouissez vous le mieux du monde ?
Si oui, c'est cohérent avec la volonté d'améliorer sa capacité d'adaptation en allant au delà, si non pourquoi cherchez à s'adapter à des situations exceptionnelles avant d'avoir réussi à maîtriser les situations quotidiennes ?
Sans rentrer dans des détails n'ayant pas leur place ici : on peut être "adapté" à son environnement quotidien sans y être pour autant "épanoui".

Je pense même que la tendance est à encore plus d'"adaptation" (au sens formatage pour rentrer dans un moule social et économique) avec toujours moins d'"épanouissement" (par contraintes sociales et économiques et/ou décalage de plus en plus important entre les aspirations et valeurs personnelles et l'environnement quotidien).


Citer
Par ailleurs, évoluer librement ou avec aisance, dans la société actuelle, peut prendre diverses formes, et diverses voies (dons pas nécessairement les plus classiques, mais sans les oublier non plus), cependant, un trait commun devrait être, enfin il me semble à ce stade de mon raisonnement, un bien être quotidien, ou une aisance sociale avérée (aisance pécuniaire, ou purement sociale d'ailleurs, comme toute simplement être heureux en société, et/ou de bonne humeur).

Pensez-vous que je me trompe, ou pensez-vous, que la première de nos préoccupations  devrait bien d'être capable d'évoluer sereinement au quotidien, en maîtrisant les codes sociaux, et donc en performant socialement ?
Les plus performants socialement maîtrisant le mieux les codes ne sont pas forcément les plus épanouis. Ils sont tellement "performants" qu'ils arrivent à survivre au quotidien dans un milieu de requins, mais je doute de leur adaptation sortis de ce contexte...


soit en y survivant (si c'est un accident).
Ne pas oublier la survie psychique au quotidien ("swimming with sharks!" bis ;)) !


Donc on en vient à la définition du type de survie envisagé mais qui a en commun à chaque fois cette notion d'adaptabilité.

Or l'adaptation est une notion "statique" fortement liée au contexte contrairement à l'adaptabilité qui est "dynamique" et indépendante du contexte.

En faisant l'hypothèse (fort probable) d'évolutions assez radicales dans nos sociétés dans les prochaines décennies, un individu hautement adapté n'a pas forcément de capacités d'adaptations (et inversement).

Exemple caricatural : un major de promo d'école de commerce avec un bon relationnel sera hautement adapté à son contexte, mais pas forcément adaptable contrairement à un artisan multi-compétences...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 juillet 2013 à 14:57:29
Réponse #8

macagnaman


oui très bien vu, au final tu fais le même raisonnement que pour l'exemple des crocodiles.
C'est moins le fait d'être parfaitement adapté à un milieu que la capacité à conserver son adaptabilité, qui devrait nous intéresser, car dans le premier cas, une trop forte adaptation engendre une dépendance au milieu.


Donc si je reprends mon module de départ, moins que la position sociale, c'est la capacité a évoluer sereinement dans les strates sociales, et dans la société en générale, mais dans toute sa complexité, qui serait l'équivalent sociale de la capacité d'adaptation indispensable pour se sortir d'une situation plus rare comme un accident, une randonnée longue, un week-end en foret, ou toute situation hors normes au sens moderne.
« Modifié: 10 juillet 2013 à 15:24:00 par macagnaman »
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

12 juillet 2013 à 16:45:55
Réponse #9

Nihil


Question à propos du schmilblick...

Est-ce qu'on ne peut pas considérer que l'adaptabilité (le "généralisme") et l'adaptation (une forme de spécialisation) sont en fait deux données qui se combattent, voire qui sont diamétralement opposées ?

Je m'explique : Dans un environnement donné, le généraliste évolue... On va dire "correctement" pour être sympa. Mais il n'est pas forcément le plus performant. Par contre, comme dit et redit, on le change de milieu, il continue à évoluer correctement (en émettant des soupirs de lassitude parce qu'au final, pour lui, c'est un peu la même m***e, avec juste quelques paramètres différents, pas de quoi briser 3 pattes à un canard). Au final, il reste quoi qu'il arrive dans un univers un peu petit pour lui, vu qu'il ne peut pas utiliser à fond ses capacités mais bon, il "se démerde".

Dans un environnement donné, le spécialiste, lui, excelle. Y a pas d'oiseau qui peut rapporter plus de poisson d'un coup que le pélican, pas de chasseur terrestre plus rapide qu'un guépard, j'en passe et des meilleurs. Par contre, tu le changes d'environnement, il crève. Fous un guépard dans une forêt, sa vitesse de pointe ne lui sert à rien. Enlève le poisson, le pélican a l'air d'un abruti avec son bec qui ballotte (quoique... A Sidney, les pélicans ont commencé à trouver un moyen de faire face à la pénurie de poisson... Les pigeons regrettent, d'ailleurs). Bref, dans un environnement où l'excellence demande des compétences que le spécialiste n'a pas, la spécialisation... Tue (et là on peut faire une blague sur les chanteurs se prenant pour des électriciens).
C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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