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Auteur Sujet: Article (en français) sur le harcèlement chez les enfants  (Lu 4341 fois)

29 juin 2013 à 09:47:18
Lu 4341 fois

sharky




J'aime bien les approches novatrices des conférences TED, voici une de leur contributrice qui présente un regard un peu différent sur le bullying et qui se marie volontiers avec les constats de terrain que je peux faire.

L'article:

http://www.huffingtonpost.fr/emmanuelle-piquet/harcelement-scolaire_b_3516137.html
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 juin 2013 à 09:59:56
Réponse #1

sharky


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 juin 2013 à 14:24:02
Réponse #2

Leif



29 juin 2013 à 19:06:15
Réponse #3

dkjm


Je trouve ça très intéressant mais je me demande concrètement ce que peux apporter un adulte à un enfant dont il sait qu'il est victime de Harcellement ? (je n'ai pas vu de réponse réelle dans les deux articles, c'est dommage)

29 juin 2013 à 19:37:37
Réponse #4

Zecrow


Je trouve ça très intéressant mais je me demande concrètement ce que peux apporter un adulte à un enfant dont il sait qu'il est victime de Harcellement ? (je n'ai pas vu de réponse réelle dans les deux articles, c'est dommage)
Suggestions :
- En parler avec l'enfant, recueillir son vécu, lui faire comprendre qu'il n'y est pour rien, pourquoi les harceleurs font ça, pourquoi le reste de la classe accepte voire encourage ces actes.
- Rencontrer le responsable d'établissement scolaire (principal de collège à 90% je pense), pas tant dans un but de sanction mais pour qu'une action soit entreprise afin que la classe réalise le côté pervers de la situation. Un tortionnaire scolaire n'existe plus sans la complicité plus ou moins passive de son "public".
- En dernier recours et s'agissant de mon enfant, j'aurais une tendance à être moins diplomate et à céder à l'impulsion d'aller "discuter" ;# avec de chef de la bande de harceleurs et/ou ses parents. Mais ce n'est peut-être pas le mieux...  ::)
« Modifié: 30 juin 2013 à 06:21:40 par Zecrow »
« Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d'apprécier avec moins. »
Dan Millman

J'y travaille ! :-)

29 juin 2013 à 20:01:50
Réponse #5

sharky


Suggestions :
- En parler avec l'enfant, recueillir son vécu, lui faire comprendre qu'il n'y est pour rien,

Au contraire, il faut l'aider à comprendre pourquoi c'est LUI qui est victime. Quelle est sa faille? Qu'est ce qui fait qu'il se retrouve dans cette situation de victime et de soumission?
Manque de confiance, timidité, mal être, anxiété...C'est aussi et surtout la dessus que les adultes peuvent aider les enfants à évoluer.
De plus en plus d'écoles mettent en place des programmes pour développer les compétences psychosociales des enfants parce que c'est çà qui pêche .
Les compétences psychosociales pour ceux qui suivent pas: http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr/upload/%5B31%5D%5B14%5D%5B1167%5D%5B2010-01-11%5D%5B15-08-03%5D%5B2E82%5D.pdf
On retombe sur des concepts de bon sens qui rejoignent ceux de la protection perso.

Je ne dédouane pas les harceleurs.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 juin 2013 à 22:07:45
Réponse #6

Phil67


Au contraire, il faut l'aider à comprendre pourquoi c'est LUI qui est victime. Quelle est sa faille? Qu'est ce qui fait qu'il se retrouve dans cette situation de victime et de soumission?
Manque de confiance, timidité, mal être, anxiété...C'est aussi et surtout la dessus que les adultes peuvent aider les enfants à évoluer.
...
On retombe sur des concepts de bon sens qui rejoignent ceux de la protection perso.
C'est AMHA plus compliqué avec un enfant qui n'a pas la même maturité qu'un adulte, d'autant plus qu'il s'agit d'une agression "continue" (avec une pression quotidienne inévitable) et non pas ponctuelle comme dans les approches de protection personnelle.

De plus, contrairement à un adulte, l'enfant reste dépendant d'un contexte familial qui n'est pas toujours favorable.

Ça exige donc un travail d'accompagnement pouvant être long pour éviter à l'enfant de risquer de retourner le "pourquoi moi" contre lui-même ("c'est comme ça... je ne mérite pas mieux... ").

Les 2 approches sont complémentaires, mais il me semble prioritaire de commencer par casser la dynamique installée du côté "tortionnaire" et "public" (ne serait-ce que pour leur propre intérêt, sinon ils récidiveront sur un autre) avant de mettre en place un accompagnement suivi...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

29 juin 2013 à 22:25:14
Réponse #7

sharky


C'est AMHA plus compliqué avec un enfant qui n'a pas la même maturité qu'un adulte, d'autant plus qu'il s'agit d'une agression "continue" (avec une pression quotidienne inévitable) et non pas ponctuelle comme dans les approches de protection personnelle.

C'est justement parce qu'ils n'ont pas la même maturité que les adultes qu'il faut insister sur les compétences psychosociales.
Et surtout chez les enfants qui n'ont pas un milieu familial qui les porte.

Bien sûr qu'il faut stopper la dynamique du harceleur, çà n'empêche pas un travail avec le harcelé. Parce que c'est pas le dernier c*nnard qu'il va trouver sur son chemin.

Mais là on mélange le rôle et les missions de plusieurs entités: l'établissement scolaire, les adultes qui y travaillent, ton rôle de parent et de parent d'élève. Chacun intervient à son niveau de compétence
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 juin 2013 à 23:27:37
Réponse #8

Phil67


C'est justement parce qu'ils n'ont pas la même maturité que les adultes qu'il faut insister sur les compétences psychosociales.
Et surtout chez les enfants qui n'ont pas un milieu familial qui les porte.
Je vois çà plus comme un travail préventif (mais indispensable) pour éviter l'enfermement dans le cercle vicieux du harcèlement.

C'est le parallèle avec la "protection personnelle" qui me gène. On n'est pas vraiment dans le contexte d'une agression classique ponctuelle. Ça ressemblerait plus à une situation de violence conjugale répétitive. Or dans ce cas la priorité absolue reste la mise à l'écart (même temporaire) du (de la) conjoint(e) violent(e) avant de commencer un travail d'accompagnement de la victime.


Citer
Mais là on mélange le rôle et les missions de plusieurs entités: l'établissement scolaire, les adultes qui y travaillent, ton rôle de parent et de parent d'élève. Chacun intervient à son niveau de compétence
Dans l'idéal, mais malheureusement tout le monde n'assume pas toujours ses responsabilités au point d'arriver à des situations aberrantes où la victime est amenée à changer d'école pour avoir la paix (sans soucis ultérieurs dans la nouvelle école) alors que le harceleur va continuer à pourrir la vie d'une autre victime (et la sienne au passage).


Quelques pistes officielles sur le web : Agir contre le harcèlement à l'école .gouv.fr


On connait globalement les risques pour la victime mais on sous-estime ceux pour l'agresseur et son public (pour lire la page complète : http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/quest-ce-que-le-harcelement/les-consequences-du-harcelement/) :
Citer
3/ LES RISQUES POUR LE HARCELEUR

Contrairement aux idées reçues, harceleurs et harcelés partagent un certain nombre de points communs sur le plan de la vulnérabilité psychique.
Si les signes de leur mal-être sont masqués par les actes violents qu’ils commettent pour « réparer » leurs blessures intimes, les harceleurs souffrent de failles narcissiques profondes. Il faut donc repenser la façon de répondre à leurs comportements violents, en conjuguant les sanctions avec un accompagnement éducatif voire psychologique adapté.

À COURT TERME
Manque d’empathie...
Rapport  à la violence...
Répétition...

À MOYEN TERME
Marginalisation...
Échec scolaire...

À LONG TERME
Vie sociale précaire...
Délinquance...
Troubles sociaux...
Dépression...


4/ LES RISQUES POUR LES TÉMOINS
Attitudes violentes...
Sentiment d’insécurité...
Changer de rôle en passant à l'acte...
Sentiment de culpabilité...


Le rôle de parent consiste donc également à s'assurer que tous les encadrants fassent leur travail éducatif en ne démissionnant pas face à leurs responsabilités...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

30 juin 2013 à 00:01:19
Réponse #9

sharky


Je vois çà plus comme un travail préventif (mais indispensable) pour éviter l'enfermement dans le cercle vicieux du harcèlement.

C'est le parallèle avec la "protection personnelle" qui me gène. On n'est pas vraiment dans le contexte d'une agression classique ponctuelle. Ça ressemblerait plus à une situation de violence conjugale répétitive. Or dans ce cas la priorité absolue reste la mise à l'écart (même temporaire) du (de la) conjoint(e) violent(e) avant de commencer un travail d'accompagnement de la victime.


La protection personnelle, c'est analyser les risques auxquels toi et tes proches sont exposés et adapter son fonctionnement en fonction.
Et pas seulement dans un contexte d'agression classique comme tu dis.
Donc, je maintiens que celà relève de la protection perso, adapté pour les enfants certes mais de la protection perso. Je sais bien que ce n'est pas très courant en France mais il suffit de checker ce qui se fait au Québec ou en Suisse (cherche Patouch' dans le moteur) pour voir que c'est un axe de prévention très développé

Comme je dis plus haut, tout dépend à quel niveau tu te situes. En tant que parent, je n'ai strictement rien à branler de la situation du gamin qui vient faire chier mon gamin, rien à foutre des risques pour sa santé psychique. J'ai juste envie de le bouffer tout cru.
En tant que travailleur social, çà m'interroge, je le vois comme un gamin en souffrance et dont la famille a besoin d'un accompagnement éducatif.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

06 septembre 2013 à 17:18:05
Réponse #10

sharky


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

08 septembre 2013 à 12:27:27
Réponse #11

Leif






les adultes ne doivent jamais lacher du regard

20 septembre 2013 à 21:28:59
Réponse #12

sharky




Dans la continuité du fil et parce qu'avoir confiance en soi et de l'estime de soi pour un enfant est important dans ce monde de brut (et de prédateurs),
Un article tout con mais rempli de signal pour les parents:

http://lafabriqueabonheursblog.com/2012/10/17/3-trucs-pour-favoriser-lestime-de-soi-chez-lenfant/
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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