Voilà, j'aimerais vous faire part d'une rencontre qui ne m'a pas laissé indifférent, il y a quelques jours.
Je faisais un tour en vélo, histoire de m'aérer, de me défouler, bref: je suivait aléatoirement les chemins qui s'offraient à moi, préférant ceux qui m'étaient inconnus à ceux dont j'avais connaissance.
Soudain, je (re)passe à côté d'un pré où broutent des chevaux ( je précise au passage qu'ils étaient merveilleusement bien traités, ça fait plaisir de voir des animaux, à défaut d'être sauvages, ainsi ) et là je me dis "

t'es même pas fichu de reconnaître un chemin où t'es passé ya une heure! ". Soit, je fait demi-tour et vais poser mon vélo au bord du chemin, puis m'approche de la clôture derrière laquelle un cheval broute sereinement.
Je m'approche encore, lui proposant de venir sentir la main d'un parfait inconnu. Il lève la tête et commence à me humer. Soudain, une sensation m'envahit, je ne saurais dire si c'était l'allure élégante du cheval, sa grande taille, ou bien son regard remplit de sagesse, mais je me suis senti.. ridicule.
Je ne pourrais pas décrire ce sentiment, mais je pense que pas mal de personnes sur ce forum ont dû ressentir cette sorte de "révélation", comme si elles prenaient soudainement conscience de la place de l'Homme dans ce bas monde. Ce moment m'a emplit d'humilité face à cet animal, comme s'il représentait la "Pacha Mama", rien que son regard me faisait sentir le .. "dépit" (je trouve pas vraiment le mot exact

) que peut ressentir Mère nature envers l'Homme ( pour imager, pardonnez ma maladresse pour le coup ). C'est un peu comme si j'avais réussi à recréer un lien entre ma personne en tant qu'humain "civilisé", et le monde sauvage.
Jusque là, ce cheval refusait que je pose ma main sur lui. Puis j'ai commencé à lui parler (oui oui, des gens qui seraient passés par là auraient pu me prendre pour un fou

), alors il s'est laissé faire, cinq, peut être dix minutes se sont écoulées ainsi. Me disant qu'il avait peut-être mieux à faire que de côtoyer un simple humain semi-fou , j'ai enfourché mon vélo, l'ai regardé quelques secondes, puis ai continué ma petite balade, mais pas dans la même état que lorsque je l'ai entamée.
Enfin bref, ce fut troublant. D'autant plus que cela nourri mes réflexions (entamées grâce à vous) par rapport aux manières dont nous menons nos vies, le fait que malheureusement l'Homme perd de sa nature à mesure qu'il s'éloigne de la..nature. Je pensais déjà un peu comme ça avant, mais cet "incident" m'a conforté un peu plus dans cette idée.
Fin d'un récit dont le contexte peu vous paraître anodin, mais que voulez vous, la vie nous réserve bien des surprises non?

En espérant avoir été clair,
Zoreille
PS: Je ne prend pas de substances psychotropes ( le thé/café ça compte pas hein?

)