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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: De la façon actuelle dont on choisit ces fringues,et son matos en général...  (Lu 6941 fois)

29 mai 2013 à 16:59:30
Réponse #25

AC


PS : une autre propriété qui me paraît très appréciable et qu'on n'évoque presque jamais ici, c'est ce que les anglophones appellent "to fail gracefully".

Je relance cette piste de réflexion qui montrait qu'il est légitime de vouloir éviter le "mauvais achat" pour certaines catégories de matériels:

Les objets qui ne s'usent pas de façon visible ou mesurable et qui cassent d'un seul coup sans prévenir. Exemples:
  • La courroie de distribution (CF Karto).
  • Les fermetures à glissière (déjà mentionnées par Gérard): Depuis que j'ai découvert les YKK surdimensionnées de maxpé, je rêve d'avoir les mêmes sur tous mes vêtements.
  • La métallurgie des outils coupants: Voir bâtonnage pas sans risque.
  • Les filtres à eau: Les filtres mécaniques se bouchent progressivement, mais d'autres procédés (filtres imprégnés argent ou iode, résines absorbantes) cessent d'agir sans prévenir.
Solutions: Emporter un backup neuf. Maintenance préventive. Gérer scrupuleusement les inventaires et renouveler le matos avant d'atteindre la durée de vie nominale.


Les objets qui ne servent qu'une fois: On doit faire confiance aux procédures d'assurance-qualité du fabricant. On espère que l'exemplaire qu'on emporte aura les mêmes performances que celui qu'on a testé avant de partir (ou deux ans plus tôt, ou jamais). Exemples:
  • Les ceintures de sécurité, les airbags.
  • Les bombes anti-crevaison.
  • Probablement certains équipements d'assurage en montagne, qu'on ne peut pas tester à pleine charge sans les affaiblir.
  • Les fusées de détresse.
  • Les allumettes.
  • La plupart des extincteurs.
  • Les cyalumes.
  • Les couvertures de survie et ponchos jetables: Impossible de les remettre dans l'emballage après inspection.
  • Les gants chirurgicaux: Voir Anecdote sur les gants de trousse de secours.
  • Les préservatifs.
  • Tout ce qui est sous emballage stérile.
  • Les boissons et aliments sous emballage scellé.
  • Les médicaments, les pastilles de purification d'eau.
Solutions: Emporter un backup de lot de fabrication ou marque différente. Stocker du surplus et tester périodiquement des échantillons pour déterminer quand les exemplaires en circulation ne sont plus fiables. Ou faire tourner les stocks régulièrement, quand c'est possible financièrement.


Il y a aussi des objets dont on pourrait facilement détecter l'usure, si on savait qu'ils se dégradent sournoisement. Exemples:
  • Les textiles imprégnés polyuréthane: Voir Danger Potentiel : Durabilité des imper/respi.
  • Le duct tape: Toutes les marques ne se valent pas, j'ai retrouvé un vieux rouleau (rebobiné) dont la colle était complètement séchée.
  • Les piles: Tout le monde ne sait pas que les alcalines ne durent que quelques années (et probablement moins dans une voiture garée au soleil), et que les lithium font mieux.


D'autres idées ?
« Modifié: 30 mai 2013 à 13:14:47 par AC »

29 mai 2013 à 18:51:47
Réponse #26

Personne


HS on:
Citer
...et la France aurait encore plus de chômeurs.
Le consumerisme pour la Croissance pour le plein emploi? C'est pile ce qu'il faut pour s'entrainer à survivre dans une crise économique.
HS off.

Quand on réalise qu'on est mieux équipé avec ce qu'on a dans nos placards que les aventuriers, trappeurs, ethnographes et alpinistes d'il n'y a pas si longtemps, on se sent un peu bête à rêver devant du matos qui coute 3 chiffres :-[

La fièvre matos ça s'attrape vite :closedeyes:
On croit nécessaire d'avoir du matos "au top", sans définir ses REELS besoins.
On achète du matos overkill et même contre performant, le goretex parait indispensable alors qu'il est utile et pratique dans certaines conditions uniquement... après c'est le ventile  ::) et puis une gorka quand pense redevenir raisonnable ;#
Une revue matos du forum avec des photos et hop on veut le même.
On arrive à un point ou lors d'une ballade on apprécie plus son matos que la végétation  :-\
Tout ça alors qu'on sait qu'on ne serait pas limité dans nos activités par une liste surplus/D4. On porterait plus lourd et surtout on aurait des moins jolies fesses.

Personnellement j'essaye de définir mes activités REELLES, mes REELS besoins et j'essaye d'être conscient de l'inutilité de mes envies.

30 mai 2013 à 10:58:19
Réponse #27

lambda



Une question Lambda: toi qui vas souvent et sur de longues périodes dans des coins vraiment inhabités est ce que tu as composé une trousse de couture réparation plus étendue que la trousse classique, du style des alènes en plus d'aiguilles, du fil plus épais etc... bref un kit qui va couvrir le plus tes éventuels besoins tant pour les fringues que pour le matos.


Salut! :)

"étendu" je ne sais pas, mais oui, quelque soit le type de rando, j'ai toujours avec moi un kit couture: jeu d'aiguilles différentes, alène, fil de lin poissé de quelque mètres, un peu de fil de pêche genre dynema ou de fil dentaire, une pince étau pour tirer l'aiguille quand c'est dur, du duct tape qu j'applique sur une grosse déchirure de par et d'autre du tissu et dont je cous les bords...
J'estime que ce kit a un niveau d' importance aussi élevé que par exemple, une hache, un couteau de camp, et il m'arrive souvent, sur plusieurs jours ou la nécessité de feu n'est pas là, de sortir bien plus le kit couture avec un petit couteau qu'une grande lame ou autre item de même acabit.

L'action même de réparer sur le terrain à quelque chose de psychologiquement réconforant en ce sens qu'au moment de recoudre, ca veut dire que j'ai assuré l'essentiel pour passer la nuit, ou un bout de journée en attendant la prochaine étape: je me pose pour faire mes trucs.... un peu une reconstitution minimaliste mais essentielle du foyer... on fait des trucs importants en prenant son temps, mais pas urgents sur le moment... et les travaux de réparations couturères ou autres font partie de cela pour moi....

enfin c'est juste une petite parenthèse sur le côté psy lié à cette activité de couture/réparation, pour moi...

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

30 mai 2013 à 12:44:23
Réponse #28

Auto


A ce propos, un tarp non rip-stop qui se déchire ça se répare bien avec une couture recouverte de duck-tape? J'avoue que je me pose la question, en cas de déchirure/accident de coupe.

30 mai 2013 à 14:32:05
Réponse #29

Karto


Oui.
Un rip-stop aussi.

Et dans un cas comme dans l'autre, si tu y arrives tu peux te démerder pour percer un petit trou rond à chaque extrémité de la coupure (par exemple avec un tison), qui évitera l'agrandissement de la fente. Ou, comme alternative ou en complément, faire un couture à chaque extrémité avec ces points de renforts en V dont j'ai oublié le nom...

Le rip-stop, ça sert juste à ralentir la propagation des fentes sur un matériau fin. Mais ça n'est pas magique. ;)

30 mai 2013 à 14:37:46
Réponse #30

Auto


Super merci :up:
M'en vais rajouter un bout de duck-tape alors.

30 mai 2013 à 14:38:57
Réponse #31

Karto


Le scotch c'est que pour un peu plus d'étanchéité hein. Aucune tenue mécanique dans ce cas de figure. Et puis teste le truc en live sous tension pour voir s'il craque ou si la fente recommence à s'agrandir.

30 mai 2013 à 15:09:18
Réponse #32

Auto


Donc la couture s'impose tout de même. Seulement, sur des tissus aussi fin que ceux d'un tarp (j'utilise personnellement un tarp D4), ça doit vachement fragiliser le tissu la couture non?
Sur un tarp en coton à la rigueur je n'aurais aucune crainte, mais sur du polyamide.. A moins d'arrêter au briquet toute la déchirure, puis de superposer, puis de recoudre?
Pour le coup ça met en valeur le fait de choisir son matos suivant la faciliter qu'on peut avoir à le réparer.

30 mai 2013 à 15:18:55
Réponse #33

Karto


C'est pas un accroc en L ? Auquel cas tu auras exactement les mêmes problèmes avec un gros bidule en coton qu'avec le polyester fin de la bâche Décathlon :

- surfiler assez bien pour éviter l'effilochage du coin convexe une fois sous tension
- coudre proprement
- gérer les extrémités de la fente puis, comme pur luxe, l'étanchéité

Tiens nous au courant, c'est toujours intéressant d'avoir un feedback du monde réel. ;)

(Et à mon avis on tient là un sujet extractible par les modos.)

30 mai 2013 à 15:51:39
Réponse #34

Auto


Mince, on s'est mal compris. C'est pas encore arrivé, c'est en prévisionnel si je le déchire, je voulais savoir ce qu'il en était de la réparation sur le terrain. Mais si jamais ça arrive, je ne manquerais pas de faire un post dessus.

30 mai 2013 à 16:03:54
Réponse #35

jeanjacques


Sur enduit PU: couture en 8 pour relier les berges puis Seam-grip par dessus le tout.
Sur enduit silicone: couture en 8 puis Sil-net par dessus.

Le Seam-grip et le Sil-net assure, au delà de l'étanchéité, une plus grande solidité à la couture.


(Venant de ce fil: http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?id=18353)

La fin de la coupure ne pose normalement pas trop de problème car la couture qui rejoint les bords mange du tissu et enlève la tension à l'extrémité de la coupure.

On peut ajouter du duct-tape de qualité sur un enduit PU (le cas du D4) puis coudre par dessus. Cela va repartir la tension et éviter de trop tirer sur le trou et les coutures.

Sur du Silnylon et en l'absence de tape sur une toile PU, on peut commencer par la couture en 8 puis ajouter un renfort par dessus le trou qui dépasse de 2 à 3 cm et coudre ce renfort sur sa périphérie. On peut mettre ce renfort en double, un dessus, un dessous si l'endroit est fortement exposé à des tensions (sommet d'un abri ou hauban pleine toile par exemple).

Edit: pour l'idée du tison pour stopper un accroc, cela va beaucoup dépendre du support. Il y a pas mal de probabilité que l'on obtienne un morceau de plastique durci qui en se cassant va entrainer des départs de déchirures multiples (phénomène courant sur de la sangle).
« Modifié: 30 mai 2013 à 16:10:28 par jeanjacques »
Adhérent Unpact.

30 mai 2013 à 16:07:57
Réponse #36

Karto


Intéressant de voir ce qui a marché pour d'autres. Merci JJ :)
Je serai peut-être moins maniaque à ma prochaine réparation.
Ou pas...

30 mai 2013 à 17:09:58
Réponse #37

Auto


Qu'est-ce que tu appelles couture en 8?

Sinon ok pour le seamgrip. Un de ces jours, si je déchire mon vieux poncho j'essaierais de voir si on peut étancher une couture avec du brai de bouleau, si on a rien d'autre sous la main. 

05 juin 2013 à 00:01:18
Réponse #38

jeanjacques


Qu'est-ce que tu appelles couture en 8?

Tu sors d'un bord, tu rentres dans l'entaille, tu ressors sur l'autre coté et ainsi de suite. Cela fait un 8 avec l'axe du huit dans la coupure. Cela évite que les tissus ne se recouvrent (moins de tension de crée).
Adhérent Unpact.

05 juin 2013 à 01:51:40
Réponse #39

le pangolin


Juste un petit HS par rapport a la courroie de distribution:

Il existe des moteurs non-interferentiel chez Honda et chez Toyota lorsque la courroie lache le moteur ne casse pas (vous pouvez même continuez a rouler) par contre aprés changement de la courroie il faut re-regler les soupapes et les pistons + les vieilles Japonaises d'occasion sont super sur-coté. :down:

Aprés recherche certaines Françaises ont aussi un moteur non-interferentiel.

Et sur de rare moteur c'est pas une courroie mais une chaine (certaines 4L, 205)
« Modifié: 05 juin 2013 à 01:58:44 par le pangolin »
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

 


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