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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: De la façon actuelle dont on choisit ces fringues,et son matos en général...  (Lu 6954 fois)

28 mai 2013 à 15:15:25
Lu 6954 fois

lambda


Salut à vous. :)

En flanant ici, il y a juste 2 min, je suis tombé sur ce sujet:

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,62980.msg489377/topicseen.html#msg489377

Ca aurait pu en être un autre...

Et en corrélation avec une discussion que j'ai eu récemment avec Didier et Vincent, j'en viens à partager avec vous 2 ou 3 idées:

- On parle d'acquérir le matériel le plus adapté possible à nos usages, avec un ratio prix/qualité le plus avantageux possible, soit...

Mais en background permanent, surtout très visible au niveau des fringues et discussions qui en découlent, sac à dos aussi, textile en général:

- On a tendance à vouloir le truc "indestructible" en plus de faire le café et une turlutte :) , qui bougera pas avec le temps

d'ou des discussion techniques poussées, intéressantes sur la resistance e tel ou tel tissu rip-stop ou autre, synthé/coton/G1000, etc... c'est vrai.

Loin de mettre en doute la pertinence de ces discussions, cela me donne malgré tout l'impression de voir apparaitre une espèce de stress, peur, de ne pas avoir Ze vêtement "nuclear proof" partout tout le temps...
Bref le doute d'avoir fait le mauvais achat, d'ou parfois des discussions durant des dizaines de posts là dessus. voir de voir rejeter un produit vestimentaire offrant un bon compromis vis à vis du cahier des charges qu'on s'impose, parce qu'il est un peu "fragile" dans certaines situations...

Je me dis, dans le cas d'un achat nécessitant un vêtement vraiment mécaniquement résistant, qu'il serait finalement plus réaliste de se dire, que un jour ou l'autre, si on utilise vraiment son matos régulièrement dans une gamme d'activité qui colle à celui ci, de toute façon, un ou des trucs vont péter: coutures, boutons, accros en tout genre, ca va rapper, se détendre, prendre des trous de feu,.... etc... Bref sa vie sa vie de fringues/matos utiles...

Et de continuer sur cette gamme réaliste en se disant que si un truc se dégrade sur nos fringues, et bien c'est normal, et que le fait de réparer lesdites fringues devrait être aussi une attitude et compétence normale d'utilisateur responsable et autonome:

Bref, se dire que de toute façon, en tant que véritable utilisateur, il faudra maintenir et un jour ou l'autre réparer, c'est inévitable,.... ne serait ce pas une façon plus rationnelle et moins "stressogène" de se simplifier la vie finalement?

Ce qui me fait d'ailleurs grandement apprécié l'apparition de la rubrique des "couseux anonymes"  :doubleup: :love: , d'une vraie utilité pour le sûr à mes yeux...

A titre perso, le choix d'achat (extrêmement rare pour moi) d'une fringue pour l'outdoor doit toujours s'accompagner par la considération suivante: pourrais je, le moment venu, réparer cette fringue sur le terrain ou au moins chez moi au retour de virée, avec mes propres moyens si possible low tech: aiguille, fil, dès à coudre, couteau... Cela reste aussi important que tous les autres aspects de mon cahier des charges à ce mment là...

J'arrive pas exactement à mettre ici par écrit mon ressenti là dessus  :-[ , mais j'espère avoir été à peu près lisible et offert une piste de reflexion là dessus.

à+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 mai 2013 à 15:32:43
Réponse #1

Karto


Yo Stéph :)

D'ac avec toi sur les conclusions (le matos s'entretien et se répare), mais pas d'ac avec toi sur ton observation (recherche du bomb-proof à tout prix). Simplement recherche de matos adapté. Là le Draven veut un pantalon de travail. Réparation ou pas, le tissu s'use, et à un moment donné devient irréparable. Sur un truc qui va encaisser mécaniquement, je pense que la recherche d'un bon ratio durabilité / prix trouve sa source dans un raisonnement rationnel, et non dans une anxiété déplacée sur le matos.

Chaque réparation a un coût, que tu chiffres en termes de matériau, de main d'oeuvre mais aussi de service perdu (lost time incident). Un LTI en rando-loisir est rarement un problème. Dans d'autres contextes, c'est parfois moins vrai.

Le R de PERLE, c'est Rustique. Perso j'y regroupe :
- la résistance / durabilité
- la réparabilité avec des moyens simples

C'est un critère parmis les cinq, auquel on peut donner plus ou moins de poids selon le contexte.

Là par exemple j'ai commandé un sac à dos pour mon usage sur les stages CEETS, suite à un dégagement de la zone du stage il y a dix jours, où j'ai porté en gros deux fois et demi la quantité de matos que je porte normalement, au moment même où la fermeture éclair de mon sac à dos refusait éperduement de fonctionner et où tout-à-coup une bretelle ne tenait plus sans pour avoir spécialement prévenu avant qu'elle allait me faire un sale coup (Murphy inside). Pour le coup, ce sac que je viens de commander pour cet usage, je l'ai choisi en mettant effectivement le critère de solidité à un rang très élevé et j'ai pris un des trucs les plus indestructibles que j'ai pu trouver, pour ne pas me retrouver avec un matériel essentiel qui me claque entre les pattes à l'instant même où j'en ai le plus besoin, et où je suis coresponsable de 14 personnes.
Le raisonnement n'étant pas exclusif, ça ne m'a pas empêché de réparer le sac-à-dos défaillant durant la semaine, et de l'utiliser pour encadrer un autre groupe le week-end suivant.

Pareil sur les plateformes dont l'image m'a servi à illustrer le propos sur les synthétiques solides et très respirants sans pour autant être chers, en contrepoint au préjugé selon lequel les frocs en synthé seraient soit sueux soit des trucs de loisir qui servent dix jours par an. T'as pas le temps qu'un froc défaille au point de t'exposer le slibard à l'air marin quand la minute-machine coûte 300 dollars.

Voilà donc trois cas où un accent mis sur le R de PERLE ne me paraît pas relever de l'irrationnel.

Alors dis moi plutôt, quand vous causiez de ça tous les trois (en Laponie je suppose), quelle a été votre source d'inspiration ? Une sensation générale, ou des trucs en particulier ?
« Modifié: 29 mai 2013 à 10:03:28 par Karto »

28 mai 2013 à 15:37:37
Réponse #2

Karto


PS : une autre propriété qui me paraît très appréciable et qu'on n'évoque presque jamais ici, c'est ce que les anglophones appellent "to fail gracefully". Un machin qui certes s'use ou tombe en panne, mais prévient progressivement.



Contre-exemple : la courroie de distribution de ta bagnole. Pas de signe avant-coureur, et tout à coup une panne qui détruit le moteur.


28 mai 2013 à 15:42:45
Réponse #3

Kilbith


Citer
Et de continuer sur cette gamme réaliste en se disant que si un truc se dégrade sur nos fringues, et bien c'est normal, et que le fait de réparer lesdites fringues devrait être aussi une attitude et compétence normale d'utilisateur responsable et autonome:

Bref, se dire que de toute façon, en tant que véritable utilisateur, il faudra maintenir et un jour ou l'autre réparer, c'est inévitable,.... ne serait ce pas une façon plus rationnelle et moins "stressogène" de se simplifier la vie finalement?

Citer
J'arrive pas exactement à mettre ici par écrit mon ressenti là dessus  :-[ , mais j'espère avoir été à peu près lisible et offert une piste de reflexion là dessus.


+1  :)

Le truc c'est que lorsqu'on utilise du matériel : il s'use. Et si on l'utilise sur plusieurs jours, il s'use très vite.

C'est vrai pour les chaussures, les couteaux, les haches, les raquettes, les réchauds, les vêtements. Surtout les vêtements (donc aussi chaussure) parce qu'on les utilisent des heures durant et qu'une de leur fonction c'est précisément de nous protéger mécaniquement.

La plupart d'entre nous (dont votre humble serviteur) avons une utilisation de type "Week End Warrior". Ce qui fait qu'au final on peut se contenter de vêtements fragiles puisqu'on va les mettre une trentaine de fois grand maximum dans l'année. En plus on ne met pas les mêmes en hiver, en été, en montagne, en plaine. Si un habit se déchire et n'est pas réparable, ou devient socialement inacceptable (il a un trou !)...ben on le change.

Peu d'entre nous semblent utiliser les vêtements comme Lambda : plusieurs jours, dans des conditions difficiles. Il ne cherche pas le truc parfait, il cherche à l'utiliser parfaitement. Nuance.

Et pour ça, il faut du temps. Il faut garder longtemps ses vêtements, accepter de les entretenir, apprécier la patine, les adapter à ses besoins, accepter de les réparer. Plutôt que d'être soigneux à l'accès, il préfère soigner ses vêtements.  ;#

Le genre de truc que Stéphane ne dira jamais :
- mon pantalon est déchiré il est foutu.
- je ne vais pas m'assoir par terre, mon pantalon risque de se déchirer.
- on reste sur le chemin, ma doudoune risque de se déchirer dans les bois.
- attends je retire ma veste : elle va se salir si je porte du bois ou taquine le feu
- j'ai un meilleur couteau chez moi, mais il est trop bien pour que je l'utilise sur le terrain. (celle là : il meurt).  ;# ;# ;#

Encore une fois : je n'ai jamais vu un traqueur avec du goretex. Et même chez les chasseurs postés, c'est rare. Mais c'est vrai que dans ce milieu les valeurs sont souvent inversées : un chasseur avec une veste "neuve" fait sourire. Certains laissent leur nouvelle veste "vieillir" avant de s'exposer.

 ;)
« Modifié: 28 mai 2013 à 15:50:54 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 mai 2013 à 15:47:27
Réponse #4

Karto


Did, si ta réponse est celle à apporter à la réflexion de Stéph, alors c'est que j'ai dû très mal interpréter le message initial. Ou qu'un lien m'échappe, une fois de plus. :)

28 mai 2013 à 15:48:51
Réponse #5

mirmidon


On a tendance à vouloir le truc "indestructible" en plus de faire le café et une turlutte :) , qui bougera pas avec le temps
c'est quoi ? :-\ quelle objet
je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

28 mai 2013 à 15:54:53
Réponse #6

Kilbith


Did, si ta réponse est celle à apporter à la réflexion de Stéph, alors c'est que j'ai dû très mal interpréter le message initial. Ou qu'un lien m'échappe, une fois de plus. :)

Je ne répondais pas, j'essayais d’illustrer ses propos. Toi tu as donné une réponse.  :closedeyes:

On aurait pu aussi invoquer la situation des militaires pour qui "ce qu'il y a de mieux est juste assez bien". Le "mieux" étant mieux que ce que possède l'adversaire.

AMHA, la réflexion de Lambda s'inscrit dans un contexte différent : celui de longue randonnées, de longs voyages ou d'une certaine pratique de la "vie sauvage". Je précisais donc le contexte qui me semblait être celui de sa réflexion.  :)

Sa veste ne "respire pas assez" ?  Il se contente de ralentir. ;)

Pour faire écho au post sur le pantalon :
Je partage ton avis, tu le sais, selon lequel le synthétique peut être plus résistant que le coton à poids égal. Le coton a plein de défaut. Mais il a un gros avantage sur le synthétique :
- d'une part, le coton ne peut pas "sous performer", alors que le synthétique c'est la loterie. C'est parfois excellent parfois nul. Le coton c'est moyen.
- d'autre part le coton c'est facile à réparer et surtout à entretenir. Il suffit de le coudre ou de le faire bouillir pour éliminer les tâches, les odeurs, les bactéries. Super low tech : juste une gamelle, du feu, du savon et on laisse mijoter. A défaut de savon on utilise la cendre du feu.  Une veste synthétique qui a trempé dans la tripe, le gasoil et le sang....pas facile de la "récupérer" sans détergent et système assurant une basse température. 

Un lien vers le post vers des Meindl Perfekt utilisées intensément par un copain : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,3886.msg416931.html#msg416931
« Modifié: 28 mai 2013 à 16:07:08 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 mai 2013 à 15:56:51
Réponse #7

lambda


Oui Mathias, :)

Je comprends bien la nécessité rationnelle d'avoir le truc le plus solide possible, rien à redire là dessus, surtout avec les exemples circonstanciés que tu indiques ici.
Moi aussi, dans le simple cadre de mes activités et hobbys, je tends vers ça, et pourtant sans avoir les mêmes responsabilités et conséquences de mauvais choix matos qui en découle pour du pro et de l'encadrement de groupe.

Mais le truc, c'est que je trouve bon de ne pas faire la "moitié du chemin" en se disant:
- je veux un matériel aussi top que possible.
mais en complétant ce chemin par ce genre d'idée:
- je veux un matériel aussi top que possible, mais avec la condition sine qua non que je puisse les réparer avec des moyens simples (je reprends cette formulation de ton post).

Mon sentiment, dans le cadre du forum, vient d'une impression générale ou la notion de réparabilité lors d'un choix de matos, ne me semble pas souvent mise en avant...
Ce sentiment est peut-être infondé, et sans doute que c'est finalement quelque chose de si implicite pour tout un chacun qu'il n'est paut être pas besoin d'en parler.... je ne sais pas....

Pour te répondre sur l'origine de ce bout de discussion, en fait, c'est un mix ayant les ingrédients suivants:
- le fait de voir passer des retours matos ou l'utilisateur conclut sur la solidité à toute épreuve d'une pièce d'équipement sans forcément l'avoir utilisé à ce moment là jusqu'au fond de ces capacités, et/ou sur un laps de temps trop court pour être représentatif, et d'être satisfait de cela....
- sur le fait de lire des réactions étonnées lors d'un retour matos ou celui-ci a été endommagé, poussé dans ces retranchements ou au delà, ou simplement parce que l'utilisateur en mentionne un usage régulier et sur un long laps de temps.
- ou encore un  utilisateur disant utiliser intensément et régulièrement un matériel donné, en condition "engagée", et par lîllustration dudit matos en photo, quelque chose cloche, c'est trop "clean", "patine-less", même en tenant compte d'un entretien supposée régulier...

Typiquement aux antipodes de cela, je pense à ton matos et les photos de ci de là l'illustrant ou encore celui de Guillaume. 

J'avoue que la faiblesse de mon argumentation (entre autre) est que je n'ai pas d'exemple bien précis en tête à fournir noir sur blanc ici, mais c'est plutôt un sentiment ayant pur origine une succession de remarque piquée de ça et là dans le forum, mais suffisament fréquentes et marquantes pour me/nous avoir poussé à y penser entre la corvée de bois et le kawa autour du feu... :)

:)

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 mai 2013 à 16:03:08
Réponse #8

lambda


Salut Didier,

Merci pour tes illustrations et la précision du contexte de mes dires..... j'éais en train de gribouiller mon dernier post quand vous avez fait développer la sauce.... :)

Ca fait parti des drôles de sujets pas facile à mettre en forme et étayer, pour moi....  :-[

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 mai 2013 à 16:05:48
Réponse #9

Bomby


On a tendance à vouloir le truc "indestructible" en plus de faire le café et une turlutte :) , qui bougera pas avec le temps
c'est quoi ? :-\ quelle objet

Si j'ai bien compris ta question, mirmidon, elle est en susbtance celle-ci : qu'est-ce qu'une "turlutte" ?

Pour y répondre, je te propose les différentes acceptions du terme telles que proposées par wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Turlutte.

Citer
Turlutte peut désigner :

    en français québécois, une chanson entraînante
    en français de France, une fellation
    dans le jargon de la pêche : une turlutte est un ustensile de pêche en mer, formé d'un morceau de plomb entouré d'hameçons
    instrument de musique
.

Et, dans le cadre de la bienséance qui convient naturellement au lieu d'échanges constructifs qu'est ce forum, nous ferons semblant de croire qu'en postant plus haut Lambda avait en tête le jargon de la pêche ou un air québecois particulièrement entraînant.

Cordialement,

Bomby


PS : mirmidon, si tu ne connaissais pas ce terme, tu as bien fait de poser la question. Il n'y a rien de plus idiot que de se taire par crainte du ridicule alors que devant nous est évoqué un terme ou une expression qu'on ne comprend pas... Et pourtant, ce n'est pas si rare...

28 mai 2013 à 16:06:07
Réponse #10

lambda


Didier, n'hésite pas à continuer à corriger et préciser mes dires, si nécessaire, par rapport à cette converstaion qu'on eu là haut....  :-[ :)
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 mai 2013 à 16:11:49
Réponse #11

Kilbith


Didier, n'hésite pas à continuer à corriger et préciser mes dires, si nécessaire, par rapport à cette converstaion qu'on eu là haut....  :-[ :)

le truc qui me revient en tête :
- J'étais en train de scier du bois avec ma Fiskars. Je relève ma scie et là, malencontreusement car tu étais derrière moi dans mon angle mort, j'accroche ta manche de Barbour et fais un accroc. J'étais un peu  :-[
- Ta réaction spontanée : C'est vrai que ça mord bien ces petites fiskars! Va falloir que je recouse ça tout à l'heure.

CQFD  :closedeyes:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 mai 2013 à 16:15:38
Réponse #12

Karto


Ouaip, merci à tous les deux d'avoir contextualisé le truc. La malentendu venait de l'utilisation, pour exemple, d'un post où un mec cherchait un pantalon d'atelier, donc rien à voir du tout avec la vie sur le terrain.

Là c'est clair, et je ne suis que trop d'accord avec toi, lambda, sur tous les points ! :)

Juste pour le fun ce soir je posterai une photo de mon étui de couteau, je pense qu'elle vaudra mille autres mots. ;) (nan mais en fait c'est pas intéressant...)
« Modifié: 28 mai 2013 à 16:22:35 par Karto »

28 mai 2013 à 16:22:31
Réponse #13

lambda


le truc qui me revient en tête :
- J'étais en train de scier du bois avec ma Fiskars. Je relève ma scie et là, malencontreusement car tu étais derrière moi dans mon angle mort, j'accroche ta manche de Barbour et fais un accroc. J'étais un peu  :-[
- Ta réaction spontanée : C'est vrai que ça mord bien ces petites fiskars! Va falloir que je recouse ça tout à l'heure.

CQFD  :closedeyes:

 :D  :D tout les pretextes sont bons pour retourner ronronner au coin du poele.....  ;#

Oui Mathias, au temps pour moi, j'aurai du prendre un peu plus de temps pour estimer la pertinence de mon choix d'exemple.... réaction instinctive sur ce truc qui me trottait dans la tête depuis un moment en fait...

à+,
Lambda



"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 mai 2013 à 17:21:29
Réponse #14

moudugenou


Mon sentiment, dans le cadre du forum, vient d'une impression générale ou la notion de réparabilité lors d'un choix de matos, ne me semble pas souvent mise en avant...
Ce sentiment est peut-être infondé, et sans doute que c'est finalement quelque chose de si implicite pour tout un chacun qu'il n'est paut être pas besoin d'en parler.... je ne sais pas....
Personnellement, je trouve qu'au contraire l'aspect réparation/entretien est assez présent, tout du moins sur les fils consacrés aux objets les plus... populaires (?) consensuels (?) dans un cadre d'usage longue durée (et quelqu'en soit le motif (rando longue durée ou impossibilité de réparer/remplacer).
Par exemple, le fil sur les Perfekt parle longuement de leur entretien (d'ailleurs mon opinion est peut-être biaisée du fait que c'est le premier fil que j'aie lu ici), celui sur les vêtements Woolpower dérivent de leur simple caractéristique vers la meilleure façons de leur redonner leur forme (et donc leur isolation), ...

C'est vrai que certains fils (pour le coup je pense à ceux concernant les sacs à dos et leurs coutures, ou les sacs de couchage et leur perte de loft) donnent l'impression qu'on y pointe surtout les faiblesses du matos. C'est juste de l'info (ou une tentative d'en être...), sur des sujets où il n'y a justement pas trop de solution évidente. Chacun parle de son truc, c'est foutraque et pas sûr que ça aide beaucoup, en définitive.

(enfin, même si je suis curieux de voir la gueule d'un Wiggy's)

28 mai 2013 à 17:54:31
Réponse #15

gmaz87


Salut,
Est ce que ce n'est pas aussi une "évolution" du comportement à l'égard des fringues?

Un peu dans l'air du temps ou la bonne fringue c'est la BELLE fringue, donc celle qui n'est pas rapiécée, recousue, mais bien avec un aspect flatteur?

Je crois que ces disons 5O dernières années le rapport aux vêtements a changé dans notre société et si avant il était courant de voir des mômes avec pièces aux genoux, des chandails déformés à force d'avoir été détricoté puis re tricotés ou simplement être passés de mains en mains en parcourant la fratrie voir le cousinage maintenant c'est quasi inexistant.

J'ai en mémoire la photo N&B postée par je ne sais qui (DId?) sur le fil du coton huilé ou l'on voit un groupe d'hommes dont clairement les fringues sont des "instruments de travail", bien adaptés à leurs corps, usés, éprouvés, mais ça c'était avant.

Un autre aspect c'est le savoir faire, rapiécer, coudre, bricoler ses fringues c'est sans doute aussi un savoir qui se perd doucement, coudre un bouton c'est simple, mais qui le fait? et qui sait comment arrêter proprement le fil pour éviter qu'il ne se barre de nouveau.

Va falloir faire des stages niveau 1,2,3 de couture les mecs, je crois que Guillaume a du flairer le coup puisqu'il semble s'y être mis  ;D

Pour ma part, je ne suis pas très objectif sur ce sujet, j'ai un goût quasi monomaniaque pour les fringues de fabrication anciennes   ;# (because la qualité des tissus et de la confection) et les tissus plutôt d'origine naturelle même si je ne conteste pas les bienfaits des dérivés du pétrole pour certains usage.

Ah oui, dernier truc, ma femme m'a fait lire il y a peu un blog de couturière qui parlait du vêtement et de son usage avant l'époque moderne, en gros sous l'Ancien Régime, les fringues vivaient plusieurs vies, passaient de mains en main, étaient retaillées, décousues, teintées, figuraient dans les inventaires de décès et ce qui m'a le plus frappé, la vente d'une redingote d'occasion, c'était l'équivalent de plusieurs mois de loyers.

Je pense donc également que le "faible" prix des vêtements modernes fait que la plupart gens les considèrent comme du consommable,donc aucun intérêt de savoir les remettre en état.

a+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

28 mai 2013 à 18:13:48
Réponse #16

Kilbith


Par le passé (50 ans) chez nous un homme standard avait :
Trois costumes, un neuf pour le Dimanche, un usagé pour le travail, un vieux pour le jardin (ou randonner).
Trois chemises, une ou deux cravates, une paire de bretelles.
Parfois un pull pour l'hiver et les riches un manteau de laine.
Un important lot de sous vêtements blancs et des chaussette noires.
un chapeau, des gants, un parapluie
Une ou deux paires de chaussures selon le principe des costumes.
On a fait le tour.

Dans les familles standard, les matelas de laine et les couvertures de laine étaient souvent une grande partie du patrimoine. Une simple paillasse et une couverture pour les pauvres. Le trousseau (nappes, draps, torchons, mouchoirs) tenait lieu de dote pour les gens aisés. Pour la layette la famille était mise à contribution.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 mai 2013 à 04:11:25
Réponse #17

gmaz87


bonjour,
Pour revenir sur ce que disait Lambda, pouvoir réparer soi même ses vêtements sur le terrain ( à la maison c'est un peu différent) c'est aussi être attentif à certains détails.
Par exemple les fermetures à glissières, si elles lâchent dehors c'est quasi impossible à réparer, il faut les changer et une fermeture HS en plein hiver ça devient vite un gros problème.
Il faudrait donc soit les proscrire, soit prendre un vêtement avec un double système: glissière + boutons.
Une question Lambda: toi qui vas souvent et sur de longues périodes dans des coins vraiment inhabités est ce que tu as composé une trousse de couture réparation plus étendue que la trousse classique, du style des alènes en plus d'aiguilles, du fil plus épais etc... bref un kit qui va couvrir le plus tes éventuels besoins tant pour les fringues que pour le matos.
En ce moment je confectionne un blouson, je découvre qu'en fait au delà de ce que cela apporte en savoir faire, c'est aussi une bonne méthode pour comprendre les grands principes de la construction d'un vêtement et par suite un plus pour éventuellement les réparer.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

29 mai 2013 à 08:45:01
Réponse #18

bpc


de toute façon, il y a aussi sur le forum une expression de la société de consomation:

recherche de la nouveauté, du mieux, frustration, consumérisme, insatisfaction.....


pourquoi se le cacher, on baigne tous dans cet environnement !

29 mai 2013 à 09:41:57
Réponse #19

Oim


Concernant les fermetures éclair :
Il m'est arrivé un incident assez désagréable qui a débouché sur la découverte d'un truc intéressant.

J'étais en Espagne pour un séjour de plongée et l'on m'avait prété un combinaison (je n'en avais pas à l'époque)
Première plongée, j'enfile la combi, je tire sur la fermeture dorsale pour la fermer, ça résiste, je force, elle casse!
Enfin le fermoir casse.
Donc durant 5 jours plongées avec une combi ouverte dans le dos, moins bien pour l'isolation!
J'étais embêté car cette combi m'avait été prêtée et je ne voulais pas la rendre abimée.
Changer une fermeture éclair sur une combi néoprène n'est pas une mince affaire, du coup j'ai cherché une solution.

Et j'ai trouvé ça : http://www.idees-neuves.fr/zlideon/page3.html  ( que j'ai acheté là d'ailleurs)
C'est un fermoir de rechange qui se monte sans avoir à découdre la fermeture.
J'ai pu réparé la combi en 5 minutes et la rendre, fonctionnelle, à celui qui me l'avait prété.
Depuis j'en ai toujours un dans mon sac de plongée au cas où ça se reproduirait.
(Ne sert que si le fermoir est cassé pas si des dents ont sautées.)

Si ça peut servir à quelqu'un....
 8) im
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

29 mai 2013 à 10:54:25
Réponse #20

Kilbith


Par exemple les fermetures à glissières, si elles lâchent dehors c'est quasi impossible à réparer, il faut les changer et une fermeture HS en plein hiver ça devient vite un gros problème.
Cela dépend aussi du montage de la fermeture éclair. Sur les vestes classiques US elles sont juste plaquées/cousues, c'est facile à changer. Le plus souvent, pour des raisons esthétique ou confort, elles sont souvent "prises dans la couture" : quasi irremplaçable, encore plus si la veste possède une doublure. Un point à vérifier lors d'un achat.

Les nouveaux zips étanches sont pratiques et permettent d'alléger les vestes imper/respi. Mais en cas de problème la veste est complétement inutile alors que qu'avec un rabat et des pressions/velcros/boutons elle resterait fonctionnelle.

« Modifié: 29 mai 2013 à 12:05:41 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 mai 2013 à 12:30:48
Réponse #21

Moleson


Salut,
Est ce que ce n'est pas aussi une "évolution" du comportement à l'égard des fringues?

Un peu dans l'air du temps ou la bonne fringue c'est la BELLE fringue, donc celle qui n'est pas rapiécée, recousue, mais bien avec un aspect flatteur?

Je crois que ces disons 5O dernières années le rapport aux vêtements a changé dans notre société et si avant il était courant de voir des mômes avec pièces aux genoux, des chandails déformés à force d'avoir été détricoté puis re tricotés ou simplement être passés de mains en mains en parcourant la fratrie voir le cousinage maintenant c'est quasi inexistant.

Il y a un peu de ça.

Un exemple tout frais sorti du four.

Il s'agit d'Oleg Volk, certain savent qui c'est, c'est un photographe US, spécialisé dans la niche de la photographie d'armes.
Il vient humer l'air de la Suisse et passe une première journée avec un temps variant entre le soleil, la pluie froide et ignoble, la neige et la grêle.


Au bout de la journée il est rincé, frigorifié et a beaucoup de peine à utiliser sa motricité fine.

Le matos, une casquette en coton, une veste en goretex ou simili avec un doublage sensé être chaud, des pompes type trekking. Le résultat ne c'est pas fait attendre.

Le lendemain, pour éviter qu'il nous claque entre les doigt, je lui fais enfiler ma veste Barbour d'hiver (un truc hautement génial, bombproof à tout et chaud qui a vécu. Je lui fait mettre un truc informe en laine sur la tête.
Résultat il va survivre sans trop de problèmes.
 
 

Alors c'est vrai que le côté "Gucci Tactical" il en prend pour son grade et qu'il y a une certaine similarité avec un nain de jardin.

Et ce qui est remarquable est sa remarque:
The outfit looks goofy but was very comfortable and practical.
http://networkedblogs.com/LCrjP

Et ça traduit quand même assez bien une vision actuelle de l'habillement.

Personnellement je suis devenu un inconditionnel de ces vieux machins remis au goût du jour, plus ou moins indestructible, réparable et surtout vraiment confortable.

D'ailleurs pour les pompes de tout les jours j'ai passé à des souliers fabriqué comme des souliers de montagne avec du cuir épais et une semelle cousue. Sauf que le design est acceptable et la semelle en cuir. Après 3 semaines j'ai des chaussons avec la prise de la forme du pied dans la semelle. Durée de vie prévue >10 ans et réparable.

Moléson

29 mai 2013 à 13:10:23
Réponse #22

Karto


Yep, encore que là on glisse vers une observation encore différente, qui me frappe depuis longtemps et qui m'a carrément taraudé quand j'étais moi-même vendeur : une bonne partie des objets modernes sont faits pour être vendus autant et sinon plus que pour être utilisés.

29 mai 2013 à 13:28:11
Réponse #23

gmaz87


une bonne partie des objets modernes sont faits pour être vendus autant et sinon plus que pour être utilisés.

CDFD...., ou alors utilisés jusqu'à la prochaine collection, c.a.d dans les trois mois qui suivent...
C'est un peu outré comme argument, je le concède mais c'est sans doute vrai pour des tas de gens, il n'y a qu'à regarder les quantités de fringues neuves bradées sur les sites de revente, en fait c'est l'acte d'achat/possession qui importe en premier, l'aspect utilitaire, l'emploi ne venant que loin derrière.
Pourtant, au vu des conditions économiques actuelles, la réflexion devrait plus porter sur la durabilité et le ré emploi possible (ou recyclage) que sur le côté fashion.
Une anecdote qui illustre bien ce que dit Karto, ma fille avait vu une fringue en boutique, pas assez d'argent pour l'acheter sur le coup mais elle y retourne deux semaines plus tard: "ah non, plus en magasin, nos "collections" tournent chaque semaine.........
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

29 mai 2013 à 13:29:50
Réponse #24

Kilbith


Yep, encore que là on glisse vers une observation encore différente, qui me frappe depuis longtemps et qui m'a carrément taraudé quand j'étais moi-même vendeur : une bonne partie des objets modernes sont faits pour être vendus autant et sinon plus que pour être utilisés.

C'est tout a fait cohérent avec la psychologie de la motivation (appliquée à la décision d'achat) exposée par A. Maslow. On est motivé pour répondre à nos besoins. Un besoin satisfait ne nous motive plus.



Comme, au niveau des fringues, les besoins physio et de protection sont dans nos contrées satisfaits 99% du temps. Ils ne motivent plus le chaland lors de l'acte d'achat. Il reste le besoin d'appartenance/relation sociale (porter l'uniforme de sa tribu), le besoin d'estime de soi (avoir la fringue qui va me valoriser au sein de la tribu) voir, pour certains, il faut que les habits correspondent à un imaginaire.

Si la motivation n'était pas entretenue par le biais d'équipement qui correspondent aux besoins hiérarchisés par Maslow : on ne serait plus motivé pour acheter. On aurait un chandail, un pantalon, une chemise, deux slips...et la France aurait encore plus de chômeurs.

Le but du vendeur c'est de satisfaire le besoin du chaland ce qui lui permet de satisfaire ses propres besoins. Il arrive parfois à certain(e)s d'acheter une paire de chaussure trop petite ou totalement inconfortable mais "tellement top".

Évidemment dans mon exemple, le besoin se situe assez haut dans la pyramide, à moins que ce soit très bas:



 ;)

(Belle illustration Moleson.)
« Modifié: 29 mai 2013 à 14:13:30 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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