Sinon pour le choix de ton pseudo tu es vraiment sur, ou tu as pas passé une bonne journée ???
Aaaah, mon pseudo... la meilleure chose que le gamin de 14 ans que j'étais ait faite en découvrant internet : jamais eu la necessité de le faire suivre de mon numéro de département, age, année de naissance ou autre chiffre "qui pète", facile à retenir, rarement besoin de l'épeler... et la tête de mes interlocuteurs... ça n'a pas de prix.
Accessoirement, il véhicule une image en décalage avec ce qu'on attend d'un pseudonyme (exhaltation de l'ego) et par là une part d'auto-dérision... ce que je n'ai pas le moindre mal à assumer : )
...bien sûr, tout ça c'est de la pipologie analytique à posteriori. En réalité, comme le disait une connaissance : « Trouver un bon pseudonyme est très difficile, alors j'en ai choisis un mauvais. »
Sinon, Karto, j'ai relu les mails échangé avec Karine et je ne vois pas trop comment tu aurais réussi à te faire une autre image que celle d'un @#&$ de MUL qui essaye de mégoter sur le matos... C'est une astuce pour que je baisse ma garde, j'en suis sûr !
Avertissement : le passage qui suit est particulièrement chiant et/ou pompeux.
Vous êtes prévenuTiens, j'en profite pour détailler plus avant les motifs de ma curiosité à propos de la survie, telle que je la perçois... Aujourd'hui, j'ai eu du temps de cerveau disponible au boulot pour repenser à ce que j'avais écris hier :
Donc, à mes yeux la "survie" participe parfois de la décroissance non seulement (c'est l'idée la plus évidente) parce qu'elle enseigne comment faire "beaucoup" avec "peu" (les deux notions sont à relativiser) mais surtout parce qu'elle nous pousse à nous réintégrer dans le milieu naturel : nous n'y sommes plus des consommateurs de grand air de passage, mais des êtres y vivant, à un titre moins éloigné qu'on voudrait le croire des autres animaux. En nous poussant à regarder ce qui est vraiment là, dans notre environnement direct, elle nous éloigne d'une consommation (d'objet bien sûr, mais aussi de loisir, de culture ou même de relations) où nous ne nous impliquons en réalité que très peu.
Cette idée trouve écho dans une idée extraite du texte "Notre besoin de consolation" de Stig Dagerman (et dont ma signature est également extraite) :
« Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. »
Les phrases précédentes, suivantes - le texte entier en fait - sont intéréssantes et (m')incitent à la réflexion, mais ici on peut comprendre une des raisons de cette séduction qu'à sur moi « la survie » : la reconquète de notre élément, et par là l'affranchissement (ou l'apperçu d'un affranchissement possible) d'un milieu dont « les formes, au moins en apparence, sont plus fortes que moi » et d'une oppression dont je suis la victime (en même temps que l'organisateur).
(Hey, oh, y'avait un avertissement !)
Allez, je vous laisse avec plus léger : des photos d'un ours sculpté/modelé en chocolat.