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Auteur Sujet: De la Conserve  (Lu 19341 fois)

15 mai 2013 à 21:27:59
Lu 19341 fois

nosferatu


Bonjour à tous,
Pour ma première contribution je vous ponds un petit article sur la conserve. Les modo si ça a déjà été fait merci de le supprimer.

En premier lieu, il est important de distinguer la pasteurisation de la stérilisation (ou appertisation).
La pasteurisation se déroule à des températures inférieures à 100°c. Toutes les bactéries ne sont pas détruites ce qui implique des dates de péremption relativement courtes et une conservation au frais.
La stérilisation se déroule à plus de 100°c, le plus souvent à la température de 115°c ou de 120°c. Son but est de détruire les bactéries ainsi que les activités enzymatiques. Pour y arriver, il faut l’utilisation de contenants étanches et un barème de stérilisation adéquat.

Les contenants

Ceux-ci sont multiples : conserves métalliques, bocaux en verre, barquettes, poches sous vide composées d’un « complexe », pots plastiques (eux aussi composés de complexes)… etc.

La conserve est en fer blanc, recouverte de vernis à l’intérieur et à l’extérieur. De plusieurs formats différents, elle est le contenant le plus répandu et le plus solide. Cependant, son épaisseur tend à diminuer depuis plusieurs années par souci d’économie pour les fabriquants (ce qui pose problème pour les réglages des sertisseuses : réglages à reprendre, problème de mandrin car un diamètre 100mm devient tout à coup légèrement plus petit, etc..).
Les bocaux sont eux aussi de toutes tailles et de toutes formes. Il y a le bocal de marque «« Le Parfait » avec son couvercle articulé et son joint orange que l’on peut changer, les bocaux Twist-Off type bocal à cornichon fermé avec une capsule/couvercle qui se visse, et encore le Familia Wiss ou l’Eurocap qui tend à disparaitre ou fait l’objet de petites productions.
Les « complexes » qui sont soit des barquettes operculées soit des poches (sous-vide, Doypack) ou encore des bricks. Ils sont composés de plusieurs types de plastiques ou de plastiques et d’aluminium. Les plastiques ont tous des propriétés propres et leur association fait que le contenant est étanche (grâce à leur action barrière).

La fermeture du contenant


La conserve
L’opération de fermeture d’une conserve s’appelle le sertissage. Elle est effectuée à l’aide d’une sertisseuse composée d’un plateau sur lequel repose la boîte, d’un mandrin qui va appuyer sur le couvercle sur la boîte, d’une molette de 1ère passe et d’une molette de 2ème passe. Lorsque l’on serti une boîte, celle-ci est comprimée entre le plateau et le mandrin. Elle tourne sur elle-même pendant que la molette de 1ère passe enroule le rebord du couvercle autour du rebord de la boîte et que dans un deuxième temps la molette de 2ème passe écrase le tout sur la boîte. Cette opération est très importante car c’est elle qui permet ou non l’étanchéité. Un contrôle du serti par décorticage est nécessaire avant chaque fabrication, ou en cours de fabrication lorsque les cadences sont importantes. Un bon ou mauvais serti est déterminé par la « croisure ». Cette valeur est variable suivant le format de boîte. Attention, une bonne croisure peut parfois donner un mauvais serti : c’est un calcul et il suffit qu’une mesure en compense une autre pour que le résultat final soit bon. Un contrôle visuel est indispensable.


 
Le bocal
Le bocal de type « «Le Parfait » est fermé par dégazage : l’air s’échappe du pot pendant la cuisson et le vide se créé pendant le refroidissement.
Le bocal avec fermeture Twist-Off est fermé par capsulage. La capsuleuse visse la capsule sur le bocal tout en injectant la vapeur afin de créer le vide. Bien sûr si le produit emboité est chaud, le vide sera plus important. Un contrôle de fermeture est effectué : contrôle du serrage et contrôle de la dépression (on considère que -0.3b est un minimum).

La stérilisation

La stérilisation dépend de plusieurs paramètres qui ont tous une influence sur la stabilité du produit.
L’hygiène est le plus évident. Un manquement à ce niveau là ce traduit par plus de bactéries sur le produit (par rapport à la quantité qu’il devrait y avoir en condition optimum de propreté) donc un produit non stable si le barème n’est pas adapté en conséquence.
La qualité et la fraicheur de la matière première est importante elle aussi. Comme précédement, une matière première abimée, c’est un gros développement bactérien donc un barème à ajuster (en plus de propriétés organoleptiques pas terribles…).
Le pH du produit est de loin le critère le plus important. En effet, les bactéries et les spores bactériennes résistent plus à la chaleur à pH neutre que dans un milieu acide. Il faudra donc un temps d’exposition plus long à 7 de pH qu’à 4 de pH.
Qu’est-ce qu’un barème ? C’est le temps durant lequel il faut exposer le produit à une température donnée pour atteindre la valeur stérilisatrice préconisée. La valeur stérilisatrice (vs) est une durée exprimée en minutes qui permet la destruction d’une certaine quantité d’organismes dont la thermorésistance est connue. Pour les produits non-acides, le micro-organisme retenu est le clostridium botulinum car c’est le plus thermorésistant des agents pathogènes. Dans la pratique, un produit déjà cuit n’a pas la même vs qu’un produit cru et un pâté n’a pas la même vs qu’un foie-gras.
Un barème doit tenir compte du contenant utilisé : la chaleur ne pénètre pas de la même façon le métal, le verre ou le plastique. Il tient compte aussi de la température initiale du produit, de la température initiale de l’autoclave (gros stérilisateur), du type d’autoclave et du format du contenant (plus ce que l’on a vu plus haut sur l’hygiène, la matière première, le pH, le type de produit). En dernier lieu, un barème doit tenir compte du produit lui-même et de ces critères organoleptiques : pas de sous-cuisson et pas de sur-cuisson.

Conclusion
En ce qui concerne les conserves maison, il est rare qu’un professionnel vous donne un barème. On peut considérer qu’un barème ne concerne qu’un format de contenant, pour un produit donné, à une température donnée, pour un autoclave précis. Un barème valable chez un conserveur n’est pas forcément valable chez le concurrent de la ville à côté.
Quelques conseils :
_ Hygiène, de l’hygiène, et encore plus d’hygiène.
_ Réutilisez les bocaux «Le Parfait » mais changez les joints à chaque fabrication.
_ Réutilisez les bocaux à cornichons et leurs couvercles, mais par pitié jetez vos capsules au bout d’un moment. Professionnellement un bocal que l’on ouvre, même avant cuisson, ne sera pas refermé avec la même capsule. Le joint est marqué donc foutu. Il est donc courant qu’à la maison on entende : « je ne comprend pas,  ça fait deux fois que je ferme ce bocal mais il cloque toujours ». Et oui ma bonne dame, le couvercle a déjà 4 cuissons dans la vue et le joint est plus que mort….Mais bon on s’acharne…
_Une astuce : sur la capsuleuse on préchauffe les couvercles à la vapeur. Ça prépare le joint. Essayez !
_Une capsule cloquée : on jette le produit !!! Le vide n’est pas fait, le produit est foutu.
_On ne touche pas aux boïtes encore chaudes. C’est très mauvais pour le serti.
_La boîte est « bombée » : POUBELLE.
_Stockez les conserves/bocaux dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, et à température stable.
_Contrôlez toujours l’odeur et l’aspect à l’ouverture de vos conserves.
Distinguez bien DLC (Date Limite de Consommation) et DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) pour éviter les gaspillages. Et enfin oui j’ai déjà mangé des conserves de plus de 10 ans (elles étaient même rouillées) mais c’était des boîtes de notre entreprise donc des process connus et avec beaucoup de recul (entreprise familiale). Mais je ne peux pas vous dire de faire pareil. C’est à chacun de voir suivant ce que vous avez devant vous : DLC ou DLUO, stérilisé ou pas, bombée ou pas, rouillé ou pas, avec des chocs sur le serti ou pas, fait maison ou industriel… D’ailleurs un professionnel, normalement, ne vous répondra que pour ses produits.
Voilà j’en ai fini avec mon petit résumé sur la conserve. Je reste volontairement vague pour deux raisons : la première est de ne pas vouloir endormir  les lecteurs avec des parties techniques remplies de logarithmes et autres formules mathématiques agréables, la deuxième est que je préfère vous laissez poser vos questions ce qui permettra de ne cibler que ce qui est vraiment utile.

16 mai 2013 à 11:05:13
Réponse #1

Hérisson


Bonjour,

Merci pour cette explication que je trouve plutôt clair sur le fonctionnement de mes conserves.
Je me suis tenté une fois ou deux à mettre dans des bocaux "le parfait" des légumes que nous avions préparer genre ratatouille pour les garder plus longtemps.

Ma question est personnellement, pour faire de façon optimal mes propres beaucoup, qu'est ce que tu me conseillerait ?

16 mai 2013 à 12:11:16
Réponse #2

moss


merci pour les infos.

pour une petite production, des bocaux leparfait dans une cocotte minute conviennent bien.

par contre, c'est vraiment dommage de ne pas trouver en france d'autoclave (http://www.ptitchef.com/recettes/c-est-quoi-un-autoclave-comment-le-choisir-et-combien-a-a-coa-te-fid-9930).

je trouve ça très pratique à l'utilisation
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

16 mai 2013 à 17:14:32
Réponse #3

gmaz87


bonjour,
Il existe un modèle d'autoclave fabriqué en France, au départ a usage ménager puis ensuite vers la stérilisation médicale.
http://www.autothermos.fr/fr/autothermos.html
Faut juste avoir 3 bras pour accepter d'en céder un en achetant le bouzin  ;#, autrement on parvient parfois à en trouver d'occase sur les sites d'annonces, bien vérifier la qualité du joint et la présence du sifflet qui sert en fait à régler la pression donc la T° interne, encore que la boite qui les fabrique distribue aussi les pièces détachées, mais leurs prix sont à la hauteur du reste.. :'(
Avec ces engins on dépasse le point critique pour la stérilisation des viandes.
Ceci dit, le must demeure le matos US, tant en prix qu'en capacité de bocaux, les canes comme disent les cousins du Québec. ;)
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

16 mai 2013 à 17:18:48
Réponse #4

Kilbith


@ nosferatu.

J'aurais trois questions :

Citer
La stérilisation se déroule à plus de 100°c, le plus souvent à la température de 115°c ou de 120°c. Son but est de détruire les bactéries ainsi que les activités enzymatiques. Pour y arriver, il faut l’utilisation de contenants étanches et un barème de stérilisation adéquat.

Ne peut-on pas pallier à l'absence d'autoclave en augmentant (énormément) le temps passé à 100°C ?

Citer
_Stockez les conserves/bocaux dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, et à température stable.
Quelles sont les hypothèses retenues pour la DLC ?
En d'autres termes si on stocke à une température constante de 15°C (cave par exemple) : peut-on espérer une grosse augmentation de la DLC en considérant que ce soit dans un endroit sec?
Si oui, de quel ordre?

Enfin : Pourrais-tu nous dire quelques mots sur la Tyndallisation (?). Procédé ancien consistant à chauffer une première fois à plus de 60°C. Laisser reposer pour que le formes résistantes se développent. Chauffer une seconde fois. Repos. troisième chauffe?

wiki sur la tyndallisation : http://en.wikipedia.org/wiki/Tyndallization

« Modifié: 16 mai 2013 à 17:24:06 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 mai 2013 à 17:34:32
Réponse #5

moss


il vaut mieux éviter les mirro (pas mal de soucis de fuite), les presto sont bien (mais plus chères)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

16 mai 2013 à 19:22:03
Réponse #6

nosferatu


En premier lieu désolé Guillaume, je ne sais pas pourquoi je me suis trompé de section. L'émotion du premier post peut être.

Alors dans l'ordre:

@ Hérisson
- élimine les légumes abîmés ou trop mûrs
- désinfecte tes bocaux et autres ustensiles
- n'ai pas peur de te laver les mains souvent (mieux vaut trop que pas assez)
- lave tes légumes, brosse les, relave les: il ne faut pas laisser le moindre grain de terre
- le principe de la ratatouille est bien car tu emboites un produit déjà cuit. Par contre ne laisse pas refroidir: tu cuits, tu mets en bocal, tu stérilises
- rien n'est acquis: si tu réussis une fabrication, il faut la reproduire dans les mêmes conditions. Un ingrédient nouveau, un temps qui devient trop long et tu peux tout louper.

@ gmaz87
+1 ça se rapproche un peu du matos pro (mais j'ai dit un peu hein..)

@ Kilbith

- Bien vu pour l'augmentation du temps. En général, les particuliers utilisent un barème de 3h00 pour cuire leurs pâtés (attention ce barème n'est qu'une indication) là ou moi à 115°c je suis à 1h45 en gros. Ce qui pêche le plus souvent c'est le manque d'adaptibilité des gens.
Pour la petite histoire, en début de semaine, un client vient me trouver avec deux boites à la main. L'une est ouvert avec un aspect peu ragoûtant et une odeur de.... comment dire... rat crevé   :o... et l'autre est bombée. "Je vous ai pris de la chair l'année dernière ainsi que des boites, vous me les avez serti et aujourd'hui (un an après) j'en ai de bombée. d'où vient le problème ?" Aprés décorticage du serti et vue en coupe, ceux-lui ci est nickel: normal si la boite est bombée, c'est que le serti est bon et fait son travail (mais bon c'est un client alors on fait). Petite discussion sur sa façon de faire et là surprise j'aperçois un morceaux noir dans la boite. C'est une truffe!!! En fait, le problème c'est elle. elle a été acheté sur le marché, mal nettoyé (malgrés de l'eau et un brossage) et le barème est resté le même. Il aurait été nécessaire d'augmenter le temps de stérilisation (et de mieux préparer ces truffes).
- Les conditions de stockage sont importantes pour l'intégrité du contenant. Tu augmentes donc la DLUO a ce niveau là. Pour le produit lui-même, pour moi, celà ne change rien: soit ton produit est stérile et donc ne bougera pas à 10°c comme à 35°C, soit ton produit ne l'est pas et une basse température ne fera que ralentir le développement bactérien. Après d'un point de vu organoleptique, certaines fabrications ne sont plus bonnes au-delà du temps préconisé et d'autres, au contraire se bonifient avec le temps.
- La tyndallisation: je ne connais pas.

Une astuce: si vous n'êtes pas sûr de vos bocaux/boites, stockez les dans une pièces chaude (attention j'ai pas dit de les monter à 50°C et +). En cas de loupé, la chaleur fera bomber vos boites plus rapidement.

 

16 mai 2013 à 20:10:10
Réponse #7

gmaz87


@nosferatu
En te lisant, je comprends que tu fais de la conserve en tant que pro.
Tu vends de la chair (à pâté je suppose) et ensuite après préparation final et emboitage par tes clients, ils reviennent faire sertir leurs boites?
ça suppose une relative proximité car quid de l'altération suite au transport de la préparation finale?
Je ne sais pas ou tu habites mais dans mon coin, enfin plutôt en Corrèze, il y a une démarche similaire lors des foires au gras, les gens achètent du foie gras, de la chair et confectionnent eux mêmes leurs pâtés qui sont ensuite sertis sur place.
Tu travailles selon cette logique? et donc avec un autoclave pro et pas un stérilisateur de ménage.
Merci
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

16 mai 2013 à 20:37:14
Réponse #8

nosferatu


C'est exact, je suis pro et depuis le temps que je "pille" le forum de ses bonnes idées, il est normal que je participe en répondant à quelques questions. Je fourni soit la matière première, soit les boites ou les deux. Les gens reviennent pour le sertissage car c'est compris avec les boites. La chair sort de mes frigos à une température de 3°c. Ce genre d'activité est surtout hivernale et ceux sont des personnes du coin donc pas de problème. Par contre je ne suis pas chez eux. Si les boites restent 3h sur la table du salon, ou si en revenant pour sertir ils s'arrêtent 2h chez un pote boire l'apéro, tant pis pour eux (et on retombe sur le possible allongement du temps de stérilisation...)
Et mes autoclaves ne ressemblent en rien au faitout mais plus à des super cocotte minute  :D

17 mai 2013 à 17:55:04
Réponse #9

LaMouette


Merci pour ce post

Si cette info peut être utile...
Il y a un revendeur Presto en France, ce qui diminue énormément les frais de port :
http://www.conserve-autoclave-et-botulisme.com/category.php?id_category=2
J'ai acheté l'autoclave de 21,8 litre qui m'a coûté 205 € port compris.

17 mai 2013 à 21:38:40
Réponse #10

moss


tu l'as déjà utilisé ? si non, tu verras que c'est vraiment pratique de pouvoir régler la pression pour les aliments délicats
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

17 mai 2013 à 21:46:30
Réponse #11

nosferatu


C'est surtout que ça apporte beaucoup plus de sécurité et un réel gain de temps donc des économies.

17 mai 2013 à 21:48:53
Réponse #12

moss


en quoi c'est plus sûr ? à cause de la différence de pression ? personnellement je n'ai jamais entendu parler de cocotte ayant explosé. quant au prix de revient, pour un particulier et vu le coup des bocaux et des joints, ce n'est pas le gaz qui me revient le plus cher.
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

17 mai 2013 à 22:50:02
Réponse #13

nosferatu


Plus de sécurité dans le sens où tu cuits à des températures que je dirais plus adaptées aux produits peu acides. Quant aux économies, elles sont là. . . Ces engins permettent des temps plus court donc oui, une économie de gaz. Les bocaux, tu les réutilises et tu ne changes que les joints : une dépense raisonnable. Et les légumes viennent du jardin. . .

18 mai 2013 à 05:58:32
Réponse #14

gmaz87


en quoi c'est plus sûr ? à cause de la différence de pression ? personnellement je n'ai jamais entendu parler de cocotte ayant explosé. quant au prix de revient, pour un particulier et vu le coup des bocaux et des joints, ce n'est pas le gaz qui me revient le plus cher.

bonjour,
Pour le botulisme, la cuisson à haute t° détruit les germes. Ceci étant, des quantités de gens continuent à faire des conserves à T° plus basse, soit avec des auto cuiseurs soit avec des stérilisateurs de ménage et les cas d'intoxication restent marginaux.
Pas du prosélytisme pour la méthode tradi, mais juste un constat.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

18 mai 2013 à 11:53:20
Réponse #15

LaMouette


tu l'as déjà utilisé ? si non, tu verras que c'est vraiment pratique de pouvoir régler la pression pour les aliments délicats
Pas encore, mon achat est très récent, mais ça ne saurait tarder.

09 avril 2014 à 12:02:14
Réponse #16

LaMouette


Un déterrage de post pour dire que je suis enchantée de mon autoclave Presto dont je me sers beaucoup.
Des bocaux de potage, pot-au-feu, compote garnissent mes étagères et c'est loin d'être fini.

10 avril 2014 à 20:40:15
Réponse #17

nosferatu


alors dis moi à quelle température tu montes, quelle pression? les réglages sont ils faciles? Je veux des détails!!!!

11 avril 2014 à 10:13:19
Réponse #18

LaMouette


Je ne saurais dire la température puisque mon autoclave n'a pas de thermomètre mais seulement un manomètre.
Quant à la pression, j'ai suivi bêtement le mode d'emploi en maintenant la pression de 12 lb recommandée pour une altitude de 2001 à 4000 pieds (j'habite à une altitude de 200 m).
La première fois j'ai eu quelques difficultés à trouver le bon réglage du gaz pour maintenir une pression constante mais j'ai vite pris le coup. Toutefois, par précaution je surveille de près la pression en restant assise à côté avec un bouquin pendant tout le temps.
Voilà le mode d'emploi en français : http://www.conserve-autoclave-et-botulisme.com/docs/manuel-fr-presto.pdf

11 avril 2014 à 23:09:46
Réponse #19

VieuxMora


Bonsoir

12lb ou Psi correspondent à peu prés à une surpression de 0,8 bars / à la pression athmosphérique, et la température correspondante est de l'ordre de 116 à 118°C


Quant à l'altitude de 200m, cela correspond à 600 ft  (pieds) environ.

Donc tu peux prendre les valeurs de pression et de temps prévues pour les altitudes inférieures à 1000ft.

La relation entre la pression de la vapeur d'eau et sa température se trouve sur la figure suivante.

Pour 100 KPa c'est à dire 1 atmosphère l'eau bout à 100°

Les 12 lb correspondent à la ligne 180 kpa.


 
« Modifié: 11 avril 2014 à 23:15:49 par VieuxMora »

 


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