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Auteur Sujet: La chasse "loisir", le bien, le mal etc ...  (Lu 20891 fois)

17 octobre 2006 à 16:02:07
Lu 20891 fois

Vrorsh


Amis chasseurs et non chasseurs, voici un thread pour exprimer ce qu'on pense de la chasse "loisir" (la chasse de survie me paraissant difficilement discutable sur le plan éthique).

En ce qui me concerne, je vous avoue que je suis un peu dans le doute.

Mon point de vue :

- D'un point de vue "gestion", il est important de réguler les populations animales pour qu'elles puissent cohabiter avec l'activité humaine (étant donné que les humains ont détruit les prédateurs naturels dans nos contrées).

- D'un point de vue "survie" et "relations avec la nature", je trouve qu'il est tout de même important de sauvegarder le savoir faire lié à la chasse, au dépeçage d'animaux, tanage des peaux, découpage et conservation de la viande  etc etc etc ...

- N'étant pas végétarien, je consomme donc de la viande. Si j'avais bien faim, je serai bien entendu capable de tuer une bestiole mais en suis capable alors que d'autres le font pour moi ? En gros, ai je le "courage" de tuer ma viande moi même (ce qui devrait être le cas si j'assumais ma consommation de viande). Réponse : je ne sais pas (et ça me perturbe un peu du coup)

- Outre l'aspect nutritif de la chose, nombre de chasseurs assument leur plaisir de la traque et/ou de la mise à mort. C'est de ça que j'aimerais qu'on parle. Est ce moral de tuer un animal sans que cela soit nécessaire à la survie ? Mieux, est ce moral d'y trouver du plaisir ?
Je vous avoue qu'un post sur archasse me fait beaucoup cogiter sur le sujet. Bien entendu ce sont uniquement des chasseurs qui discutent entre eux mais les opinions sont extrêmement variées et étayées.
Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais tellement apprécié les chasseurs loisirs. Je passe sur les caricatures que sont certains chasseurs (ceux là sont ne sont pas des chasseurs cons mais des cons tout court). Ce qui m'embêtait surtout, c'est le plaisir de la mise à mort ... Mais après tout nous sommes omnivores. Certes nous pouvons par choix ne consommer que des végétaux et pas du tout de viande (et je respecte totalement le végétarisme) mais après tout la nature ne nous a t elle pas fait prédateur et proie ?

Voilà ... Si vous avez des réflexions sur le sujet, ça m'intéresse énormément.

Bien entendu, sur un autre forum, ce genre de posts aurait pu être éminemment polémique. Ici, il me semble que nous sommes entre gens suffisamment raisonnables pour qu'on puisse exposer tranquillement des points de vue, s'écouter et se comprendre même si les idées divergent (verge  ::) ). Bref, les idées risquent de ne pas être les mêmes pour tous. Tolérance et écoute ... Sinon certains vous obligeront à vous faire des bisous contre cotre gré  ;D

17 octobre 2006 à 16:13:34
Réponse #1

Maximil


Ce qui me gêne, c'est d'associer les mot "chasse" et "loisir".
Il y a la chasse "survie", la chasse "utile". A mon avis, toutes les autres formes de chasse sont à proscrire (plaisir, sportive, loisir etc.).
J'aimerais bien chasser avec quelqu'un qui sait correctement dépecer et préparer un animal. Mais chasser sans en tirer aucun plaisir, avec respect. Je maintiens à penser que toute personne n'étant pas capable de tuer elle-même un animal et de le manger ne devrait pas manger de la viande.
D'un point de vue "gestion", je pense qu'il faut AUTANT réguler les animaux que réimplanter les prédateurs que l'on a supprimé. Or c'est rarement le cas :(
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

17 octobre 2006 à 16:25:19
Réponse #2

Vrorsh


Ce qui me gêne, c'est d'associer les mot "chasse" et "loisir".
Il y a la chasse "survie", la chasse "utile". A mon avis, toutes les autres formes de chasse sont à proscrire (plaisir, sportive, loisir etc.).
J'aimerais bien chasser avec quelqu'un qui sait correctement dépecer et préparer un animal. Mais chasser sans en tirer aucun plaisir, avec respect. Je maintiens à penser que toute personne n'étant pas capable de tuer elle-même un animal et de le manger ne devrait pas manger de la viande.
D'un point de vue "gestion", je pense qu'il faut AUTANT réguler les animaux que réimplanter les prédateurs que l'on a supprimé. Or c'est rarement le cas :(


Ah un point de vue très intéressant !

Questions pour faire avancer le débat :

- Etant donnée la relative facilité de se procurer de la viande "préparée" dans nos contrées, si la chasse loisir n'existait pas y aurait il encore quelqu'un qui connaisse les techniques qui vont bien ?

- Dans nos contrées toujours, la chasse "survie" ou "utile" existe t elle encore ?

- Réimplanter les prédateurs j'adhère mais l'opinion publique y consentira t elle ? Sans parler des éleveurs ?

- Etant omnivores, nous sommes dotés comme des prédateurs (ex nos canines). Cette dotation n'inclut elle pas un instinct naturel qui nous fait ressentir du plaisir à la prédation ?

17 octobre 2006 à 16:41:56
Réponse #3

Maximil


- Etant donnée la relative facilité de se procurer de la viande "préparée" dans nos contrées, si la chasse loisir n'existait pas y aurait il encore quelqu'un qui connaisse les techniques qui vont bien ?
- Dans nos contrées toujours, la chasse "survie" ou "utile" existe t elle encore ?
- Réimplanter les prédateurs j'adhère mais l'opinion publique y consentira t elle ? Sans parler des éleveurs ?
- Etant omnivores, nous sommes dotés comme des prédateurs (ex nos canines). Cette dotation n'inclut elle pas un instinct naturel qui nous fait ressentir du plaisir à la prédation ?
- Oui, un certain nombre de chasseurs (rares je pense) chassent encore dans cet état d'esprit.
- La chasse "utile" sert hélas d'autant plus que l'on extermine d'une façon ou d'une autre les animaux. La chasse "survie" en soi ne sert à rien dans l'immédiat. Mais dans un futur proche, ce sont peut être ceux qui ont chassés "survie" qui apprendront à d'autres la chasse "utile"
- Qui peut prouver qu'un animal (à part le chat avec la souris) prend du plaisir à la prédation ? Les canines proviennent du besoin de manger de la chair, pas l'inverse.

J'aurais alors d'autres questions:
- Faudrait-il obliger les gens qui achètent de la viande à visiter un abattoir industriel du début (avec caressage de l'animal et tout et tout) à la fin ?
- Faudrait-il n'autoriser la chasse qu'avec deux cartouches: une pour tuer un animal, l'autre en sécurité au cas où l'on n'ait que blessé celui-ci et donc pour l'achever rapidement ?
- Ne faudrait-il pas que chaque chasseur sache préparer lui-même la viande qu'il tue et non la confier à des bouchers spécialisés ?

Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
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Patines de chaussures de Maximil

17 octobre 2006 à 16:50:40
Réponse #4

corwyn


Pour paraphraser Maximil, dans nos contrées civilisées, je ne conçoit pas d'autre chasse que la chasse utile (et la chasse survie évidemment).

Pour répondre à tes questions :
oui les professionnels de la chasse utile et de la transformation animal/viande ainsi que les passionnés de vie primitive connaitraient les techniques utiles.

La chasse utile existe encore bel et bien pour limiter notamment les hardes de sangliers, la prolifération des renards, des pies, des cervidés,etc.

On touche un point délicatr avec la réintroduction des prédateurs... y a du pour, il y a du contre mais il n'y a aucune AMHA attitude qui soit valable globalement. Il s'agit d'un débat local!

Nous sommes omnivores et donc pas carnivores! Il ne faut pas confondre la capacité à manger de tout avec la nécessité à manger quelque chose. Je crois d'ailleurs que nous avons été plus charognards que prédateurs (à l'époque ou les instinct se sont figés!).


P.S. J'ai mon brevet de mangeur de steak même si je ne tue pas toutes les vaches que je mange!
La pauvreté des moyens engendre la richesse du résultat.
-------------------------------------------------------
Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.

17 octobre 2006 à 16:56:40
Réponse #5

huskbarthai



- D'un point de vue "survie" et "relations avec la nature", je trouve qu'il est tout de même important de sauvegarder le savoir faire lié à la chasse, au dépeçage d'animaux, tanage des peaux, découpage et conservation de la viande  etc etc etc ...


là j'adhére sans réserves...
dans le meme ordre d'idée; un autre point de mes lacunes, (sur lequel il faudra rapidement que je bosse) c'est tout betement la "tenue" d'un potager... mon papa s'occupe encore tous les jours de son jardin et moi comme un grand c..nard élevé en cité hlm  :-[, suis bien incapable de faire pousser la moindre plante... et ça ça n'énerve aussi...
a plus,eric
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


17 octobre 2006 à 17:19:05
Réponse #6

Hatari


Nous sommes tous "l'espèce humaine" des prédateurs car nous avons les yeux de face (comme les animaux prédateurs: loups, chiens, chats, lions etc...) à l'inverse des herbivores qui ont les yeux de côtés pour la simple et unique raison de pouvoir évaluer la profondeur de champ, la distance qui nous sépare d'un objet.
La nature de l'homme est ainsi faite : il est né prédateur-chasseur et on porte dans nos gènes les instincts de base de son espèce, ignorer cette chose c'est mal se connaître.
Du besoin de la chasse : Depuis la nuit des temps l'homme a toujours chassé/pêché pour sa propre survie, s'il ne l'avait pas fait, je ne serai pas là en train de débattre du sujet.
Le clivage citadins-ruraux est passé de la franche incompréhension à la franche hostilité, et ce par manque d'informations, un véritable mur s'est dressé. Les écologistes (que je respecte) vivent séparés de la nature par ce confortable et sécurisant mur et se heurtent aux vrais ruraux qui, eux connaissent la nature parce qu'ils la vivent et la pratiquent.
Au nom du risque ZERO, le pouvoir politique limite de plus en plus nos droits de détenir et de faire usage de nos armes.
On veut, délibérément, nous empêcher de vivre une passion que nos aïeux, avant nous pratiquaient depuis l'homme préhistorique. Mais la vie avec le risque ZERO n'existe pas, VIVRE, est déjà un très grand défi et sur toute une existence quels ne sont pas les aléas et difficultés que l'homme doit affronter ???
Ceci dit, la chasse replace l'être humain dans son premier élément : la NATURE.
Je ne parle pas de la balade dominicale, mais bien de l'être humain face à la nature avec tous ses pièges.
Pour avoir beaucoup chassé en Afrique et côtoyer les populations locales, il y a quelque chose qui vous prend dans les tripes à chaque fois que je pose mon pied sur cette terre qui conserve "encore" un vrai caractère originel.
Malheureusement je ne retrouve plus en Europe cette sensation qui est devenue trop aseptisée. Au contraire, nos sociétés castratrices des vraies valeurs essaient de mettrent au ban  les derniers chasseurs et leurs armes ; or, en enlevant aux hommes leurs armes, on leur retire une grosse part de leur liberté, de leur possibilité de se défendre, et pas seulement de chasser.
La vraie trahison est de suivre le monde tel qu'il est et d'employer l'esprit à le justifier.

17 octobre 2006 à 17:27:07
Réponse #7

Vrorsh


Huskbarthaï >> Absolument.

Cormwyn et Maximil >> La chasse "utile" n'est elle pas pratiquée par les chasseurs loisirs ?

Corwyn >> Les "professionnels de la chasse utile" ? C'est quoi donc ça ??

D'autre part, je ne crois pas que nos ancêtres aient été des grands charognards (même s'ils ont dû largement pratiquer quand l'occasion se présentait). D'ailleurs certains primates de nos proches cousins ne rechignent pas à manger de la viande fraîche quand l'envie leur en prend.

Et je ne suis pas persuadé que notre instinct soit "figé". Au contraire, je pense que de nouvelles choses s'y inscrivent petit à petit.

Maximil >> Je vois pas bien où tu veux en venir avec les deux cartouches ?

Visiter des abattoirs : Oui ce serait une idée. De deux choses l'une, soit le rapport à la mort de la population changerait, soit la cuisine végétarienne connaîtrait un essort phénoménal  :D

Question encore : ne peut on mêler chasse loisir et chasse survie ?
Exemple concret : je chasse (sans en avoir la nécessité puisqu'il y a de la viande chez mon boucher si j'en ai besoin) mais je ne consomme comme viande que la produit de ma chasse.

Pour ce qui est du plaisir de chasser, il me semble que l'excitation de la chasse est manifeste chez beaucoup d'animaux (enfin chez les mammifères. Chez les autres "branches", c'est plus difficile à déceler).
C'est d'ailleurs assez logique. Le mot d'ordre d'un individu d'une espèce c'est "Continuer à vivre pour perpétuer l'espèce". Manger, dormir, se reproduire. Il serait donc assez logique que ces activités procurent du plaisir pour nous inciter à les pratiquer.
Du moins les sensations ressenties lors de l'acte de chasse pourraient elles nous procurer ce plaisir. Un peu comme le plaisir qu'on peut ressentir avec les sensations qu'on peut avoir en sautant d'un avion (en parfait état de marche hein sinon le plaisir est moindre  ;D ).

Vous voyez ce que je veux dire ? Un peu comme le fait de bien manger provoque du plaisir. C'est une façon pour notre corps de nous féliciter pour l'avoir bien nourri.

C'est là que se concentrent l'essentiel de mes questions en fait. Y a t il une notion de bien ou de mal à ressentir dans le fait de tuer un animal d'une espèce différente ? C'est mon grand dilemne du moment  ^-^
(NB : le fait de ressentir ou pas du plaisir dans l'acte de chasse ne signifie absolument pas qu'il faut plomber tout ce qui bouge dans une frête. La notion de plaisir de chasse si elle existe ne gomme absolument pas la notion de préservation de l'environnement).
« Modifié: 17 octobre 2006 à 17:33:10 par Vrorsh »

17 octobre 2006 à 17:31:19
Réponse #8

corwyn


Hélas je ne crois pas que ces savoirs faire fassent partie de l'éducation du chasseur.

Le dépecage, la découpe et la conservation, oui (à eu près pour bon nombre)
Mais en ce qui concerne le tannage? Je ne connais aucun chasseur (loisirs ou utile) qui sache tanner lui même son cuir (ils doivent exister, je ne connais pas tous les chasseurs de France et de Navarre). et encore moins utiliser les nerfs, tendons, boyeaux et os tout simplement parce qu'il n'en ont pas la nécessité.

Hatari : Je ne suis pas d'accord avec toi! La vision tridimentionnelle n'est pas l'apanage des prédateurs!
Nous avons une vision tridimentionnelle parce que nous tétions arboricoles et qu'à ce type d'environnement la 3d est essentielle pour ne pas se ch*er la gue*le de son arbre. Regarde la majorité des primates dont nous descendont... ils sont végétariens.
Nous sommes une espèce omnivore, opportuniste. Nous n'avons jamais eu la capacité physique d'être des prédateurs. Mais nous avons la capacité intellectuelle de l'être.
Avec nos moyens physique, nous sommes végétariens, insectivores et charognards, avec notre intellect nous sommes devenus (j'insiste sur le devenu) des chasseurs (j'insite sur chasseur) mais pas des prédateurs au sens carnivore du terme.

Tu le dis toi même c'est l'arme qui fait de toi un chasseur capable de tuer et de se défendre...
« Modifié: 17 octobre 2006 à 17:37:32 par corwyn »
La pauvreté des moyens engendre la richesse du résultat.
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Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.

17 octobre 2006 à 17:35:40
Réponse #9

Vrorsh


or, en enlevant aux hommes leurs armes, on leur retire une grosse part de leur liberté, de leur possibilité de se défendre, et pas seulement de chasser.

Houla ... Je ne suis pas modérateur mais si ça ne t'ennuie pas, je préfèrerais que ce genre de discussions se produisent dans un autre thread (qui s'annonce beeeeeaaaucoup plus chaud que celui sur la chasse mais auquel je participerai aussi avec plaisir).
« Modifié: 17 octobre 2006 à 17:37:16 par Vrorsh »

17 octobre 2006 à 17:36:39
Réponse #10

corwyn


Huskbarthaï >> Absolument.

Cormwyn et Maximil >> La chasse "utile" n'est elle pas pratiquée par les chasseurs loisirs ?

Oui ça s'appelle joindre l'utile à l'agréable

Corwyn >> Les "professionnels de la chasse utile" ? C'est quoi donc ça ??

Gardes-chasse, gardes-forestier, agents des eaux et fôrets, biologistes, etc.
La pauvreté des moyens engendre la richesse du résultat.
-------------------------------------------------------
Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.

17 octobre 2006 à 17:37:35
Réponse #11

kazar


Outre l'aspect nutritif de la chose, nombre de chasseurs assument leur plaisir de la traque et/ou de la mise à mort. C'est de ça que j'aimerais qu'on parle. Est ce moral de tuer un animal sans que cela soit nécessaire à la survie ? Mieux, est ce moral d'y trouver du plaisir ?


Mon point de vue:

Moi, petit Stéphen, j'aimerais bien pister, traquer, dépecer, découper, équarir, tanner, et apprendre à conserver le produit de ma chasse. J'ai fait pour du gibier à plume. Et j'en ai éprouvé du plaisir.

> moralité (nom féminin) Rapport d'une action aux principes de la moralité.• Réflexion morale.• Caractère moral d'une personne.• Principes moraux d'une personne.• Sens moral d'un récit, d'une fable, etc.• Composition dramatique du Moyen Age.

> morale (nom féminin) Ensemble des règles qui doivent diriger l'activité libre de l'homme.• Traité de morale.• Leçon de morale, précepte.



Fonctions de la chasse: Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse)

1. A l'origine, la chasse permet un apport de nourriture et de produits divers comme les peaux, les cornes, les os, les défenses.

2. Avec la révolution néolithique et l'avènement de l'élevage, l'importance de la chasse pour la subsistance a perdu en importance. La chasse s'est peu à peu transformée en activité de loisir, retrouvant sa fonction originelle dans les périodes de disette.

3. Plus récemment a pu se développer une fonction écologique de régulation des populations animales essentiellement dans les régions fortement anthropisées où les grands prédateurs se font rares.

La chasse (et certains types de chasse en particulier) fait l'objet de nombreuses critiques (à tort ou à raison) de la part d'associations de protection des animaux.

. la souffrance de l'animal agonisant, par contraste avec la mort rapide de l'animal d'élevage.
. les périodes de chasse.
. les jours de chasse.
. les zones de chasse (différent sur la réserve naturelle du Platier d'Oye par exemple).
. les espèces chassables (chasse à l'ortolan par exemple).
. les lâchers d'espèces d'élevage, qui font dégénérer les comportements des espèces sauvages (par exemple le faisan).
. le nourrissage des espèces sauvages (alimentation de mangeoire à maïs pour que . les sangliers restent plus ou moins aux mêmes endroits).
. les classes d'âge chassables.
. l'évaluation des quantités d'animaux chassables.
. la pertinence de l'usage de la chasse en dehors de la régulation en zone de friction avec l'homme.
. le comportement des chasseurs durant la chasse, comme le ramassage des cartouches usagées.
. les critères de délivrance du permis de chasse.
. l'utilisation du plomb, très polluant pour les plans d'eau notamment. (Interdiction d'utiliser les cartouches à plomb depuis cette année dans les zones humides)
. le danger que font courir les chasseurs aux autres personnes.
. la banalisation des armes à feu.

Etc...



Selon moi, le vrai problème moral ne se situe pas dans le plaisir de tuer à la chasse (animal ou humain, qu'importe). Le vrai problème moral il est là : 7 milliards d'êtres humains sur la Terre. Et le chiffre est exponentiel.

L'espèce humaine n'a d'autre choix que de gérer en toute conscience les ressources du biotope mondial qui assurent sa survie. Il en va de sa responsabilité collective. La responsabilité collective est la somme des responsabilités individuelles.
« Le patrimoine est l'héritage du passé, dont nous profitons aujourd'hui et que nous transmettons aux générations à venir. »
(Extrait de la convention de 1972. établie par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).


La Convention sur la diversité biologique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_la_diversit%C3%A9_biologique) est un traité international qui fut adopté lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. La Convention a trois buts principaux :

1. la conservation de la diversité biologique (ou biodiversité) ;
2. une utilisation durable de ses éléments ; et
3. un partage juste et équitable des bénéfices des ressources génétiques.

Autrement dit, son objectif est de développper des stratégies nationales pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique. Il est considéré comme le document clé concernant le développement durable.

Il fut ouvert aux signatures le 5 juin 1992 et entra en effet le 29 décembre 1993.


Le principe de précaution est un principe philosophique que les chartes ou conventions internationales, nationales intégraient plus ou moins dans leurs textes. Il est officiellement entériné dans la convention de Rio en 1992. Bien qu'il n'y ait pas de définition universellement admise du principe de précaution, il est néanmoins loisible d'énoncer que ce principe concerne des mesures à prendre lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l’environnement.

La disparition des espèces animales et végétales est un processus naturel qui fait partie de l'évolution. Certaines ont disparues à l'état sauvage. D'autres ont été exterminées directement (par la chasse) ou indirectement (pollution, démographie humaine, destruction de l'habitat naturel, importation, ou introduction d'espèces étrangères, ou invasives) par l'homme.
 

Liste des espèces animales disparues: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_animales_disparues

Liste des espèces végétales disparues: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_v%C3%A9g%C3%A9tales_disparues

Espèces en péril : http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A8ce_en_p%C3%A9ril



J'appelle "tête de noeud" toute personne qui agit surtout par instinct primaire, pour satisfaire uniquement ses besoins ou sesoulsions de base (et comment le lui reprocher? C'est le niveau naturel/culturel qu'elle a atteint à un moment donné de son existence). Le comportement de cet homme simple dépend cependant de celui des hommes qui se trouve autour de lui. "Tête de noeud" : certe c'est péjoratif, et volontairement provocateur!
Je suis souvent une "tête de noeud".
Heureusement qu'il existe autour de moi des êtres humains à la conscience plus large pour me le rappeler.

Stéphen.

17 octobre 2006 à 17:40:24
Réponse #12

Maximil


Cormwyn et Maximil >> La chasse "utile" n'est elle pas pratiquée par les chasseurs loisirs ?
A défaut de connaître des chasseurs professionnels (garde forestier ?), il n'y a donc que des chasseurs "loisirs". On ne parle pas des chasseurs mais de la chasse.

Citer
Maximil >> Je vois pas bien où tu veux en venir avec les deux cartouches ?
Le chasseur qui part ainsi à la chasse aura tout mon respect, contrairement à celui qui part tuer ce qu'il trouvera, en filera aux copains s'il en a plus etc... Si on accepte de chasser avec xx cartouches, et un fusil double-coup, pourquoi pas y aller directement avec une mitrailleuse: le but est le même: tuer l'animal sans lui laisser aucune chance. Je pense qu'une cartouche et pas plus, tu rates, tant pis, tu ne boufferas pas de viande ce soir. Ca t'apprendra à mieux viser, ou plus t'approcher.


Citer
Question encore : ne peut on mêler chasse loisir et chasse survie ?
Exemple concret : je chasse (sans en avoir la nécessité puisqu'il y a de la viande chez mon boucher si j'en ai besoin) mais je ne consomme comme viande que la produit de ma chasse.
Ce n'est ni de la chasse loisir (si on n'y prend aucun plaisir), ni de la chasse survie (puisqu'on peut aller manger chez le boucher): c'est de la chasse utile: je chasse, je tue, je mange point barre.

Citer
Pour ce qui est du plaisir de chasser, il me semble que l'excitation de la chasse est manifeste chez beaucoup d'animaux
Je pense qu'il serait bon de définir le plaisir, la satisfaction d'un besoin assouvi, et l'excitation.
L'adrénaline aide à l'excitation, mais est-ce pour autant que les grands prédateurs en retirent du plaisir ?
Je pense que le champ sémantique est important ici


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17 octobre 2006 à 17:48:49
Réponse #13

Vincent S


Je suis bien d'accord que la chasse peut etre utile c'est à dire la limitation des animaux classés nuisibles (sanglier, renard, pie, etournaux...) mais je pense que rare sont les chasseurs qui vont a la chase seulement pour sont utilité sans prendre du plaisir (pas lors du tir et de la mise a mort, que certain ne font que tres rarement mais lors de la traque, pistage etc..). Donc la limite entre chasse utile et chasse plaisir est pas si evident.
En France je pense que c'est un loisir avant tout.Peut etre existe il encore des chasseurs vivant de cela? (?piegeurs?)

Ensuite je ne suis pas contre la chasse loin de la, mais comment justifié la chasse par la diminution de la population de certaine especes notamment le sanglier, si on l'engraisse avec des champs de mais enclaver dans la foret et planter contre la foret, a tel point qu'on ne voit plus de fouille de sanglier aux glands sous les chenes?


Pour ce qui est des predateurs, je suis pour leur reintroduction, et leur reintroduction pose certain probleme, notament pour l'elevage et la chasse où l'on voit bien que le probleme de l'exitence dela chasse ne tient pas qu'a sa fonctionde regulation. Je connais deux cas, celui de mon village où le lynx reviens et par d'une chasse en alsace (par un oncle), dans les deux cas la population de chevreuil diminue a cause des lynx et chasseurs (ceux ci diminue leur cotas) mais on voit apparaitre une certaine tension entre les lynx et les chasseurs car ceux ci n'ont plus (moins) de gibier.

Par contre Corwyn, je ne pense pas que la reintroduction ne puisse etre gerer que localement: les predateurs notamment lynx et loup,( voir ours) se deplace sur de grande distance et a plus ou moins long terme ils colonisent tous ce qu'ils peuvent, du moins les regions qui sont propices a leur develloppement. Il suffit de voir les cartes de deplacement des loups en France sur les 10 dernieres années. Donc il faut quelque chose de plus globale.


Concernant la visite des abatoirs, ca montre bien l'eloignement de notre civilisation par rapport à la nature:Deja à la limite toucher de la viande crue ou une patate pas laver sa ecoeure la plupart des gens :s (Au sein du forum je ne pense pas etant tous assez proche de la nature), voir une bete morte ou pire voir une vache se faire tué et saigné j'imagine la reaction de la plupart des personnes:"oh, c'est horrible". En ville, je pense pour la tres grande majorite c'est inpensable de tuer ce que l'on mange, mais à la campagne cela represente qd meme je pense la majorité. Je vois juste chez moi où mon pere eleve des lapins, je suis le seul qui peut le faire avec lui, mon frere il ne peut pas, ma soeur encore moins, bienqu'ils  defassent les poissons, la mise à mort est une etape pas evidente a franchir, que se soit a la main ou au fusil.


17 octobre 2006 à 17:54:12
Réponse #14

Maximil


Kazar: tu es limite HS, on parle de la chasse, pas du nombre de personnes sur Terre. Ouvre un nouveau thread si tu veux parler de çà. Si tu trouves que nous sommes trop nombreux sur Terre, je vais être provocateur, mais ne te reproduit pas...  ;D
Parceque l'élevage industriel a deconnecté le rapport entre les capacités de subsistance offerte par la nature et la population humaine totale, celle-ci grimpe de façon trop importante. Je ne m'en fais pas un problème moral, la nature saura résoudre ce problème elle-même.

MA définition de la chasse est: action de tuer un animal pour se nourrir.
Pour faire un parallèlle, on peut devoir tabasser quelqu'un pour se défendre (survie, besoin d'integrité physique), mais si on y prend plaisir, cela devient un sport (quand l'autre est d'accord) ou du sadisme (quand l'autre n'est pas d'accord).
Vous voyez tout de suite dans quelle catégorie je classe la chasse "loisir"...

Vincent S.: la chasse ne peut pas "être utile": elle est le fondement même de notre survie (hors végétaliens).la limite entre chasse utile et chasse plaisir est des plus évidentes ! La personne qui prend son fusil parcequ'il en a envie chasse plaisir. La personne qui prend son fusil parcequ'elle a faim (ou en a besoin vital) chasse utile.

Cela me dégoute que certains puissent manger de la viande mais ne puissent pas se rappeler ce que c'était avant et l'étape de mise à mort par laquelle l'animal est passé. Je pense que devenir adulte et responsable, c'est aussi savoir que ce que l'on mange a vécu et a été tué pour nous. C'est pour cela que je déteste le gachis sur la viande.

« Modifié: 17 octobre 2006 à 17:56:05 par Maximil »
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17 octobre 2006 à 18:02:26
Réponse #15

Vincent S


Maximil-> A ce moment, il n'existe plus de chasse utile dans le monde occidental.
Mais il existe une autre utilité de la chasse, la limitation de population pour eviter la destruction de biens appartenant a l'homme ou construit par lui  (champs de mais, berge de canal).
C'est sur que le chasseur y prend du plaisir, mais l'action de chasse est utile .

17 octobre 2006 à 18:06:31
Réponse #16

Maximil


Ah bon ? Dans le monde occidental, plus personne n'a faim ? C'est un fait totalement nouveau !!!
Citer
Mais il existe une autre utilité de la chasse, la limitation de population pour eviter la destruction de biens appartenant a l'homme ou construit par lui  (champs de mais, berge de canal).
Je la tolère, mais n'oublions pas que la multiplication de cette population provient déjà de l'intervention de l'homme. Si on supprime à la fois le problème et les conséquences, cela ne reviendrait pas à une éradication en règle ?
Bon nous sommes trop nombreux sur terre: pourquoi ne préconises-tu pas la chasse humaine utile ? ::)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

17 octobre 2006 à 18:10:18
Réponse #17

Vincent S


En ce moment je vois plutot la chasse comme un regulation necessaire en attendant le retour des grands predateurs. Et pourquoi pas apres une chasse tres limitée pour entretenir le savoir.
Je suis loin d'etre un pro chasseur mais je suis pas pour leur erradication massive dès demain.

17 octobre 2006 à 18:15:19
Réponse #18

DavidManise


Pffffff.....

Je sens que ce fil va vite me saoûler :branleur:

Je pense qu'on a tort de dissocier entièrement la chasse "plaisir" de la chasse "utile".  Je peux vous dire que pour avoir chassé "pour survivre" déjà une fois ou deux, le plaisir de tuer était clair et net, et lié à mon estomac.  Je peux vous dire aussi que les fois où j'ai chassé sans y être contraint et forcé, même si j'y ai pris un peu de plaisir, ça a AUSSI été utile dans la mesure où j'ai mangé cette viande, que je l'ai donnée autour de moi, que je n'ai rien gaspillé, etc.

Et OUI il existe une excitation et un plaisir à prendre un flingue et à tuer une bestiole.  Et il existe EN MÊME TEMPS une culpabilité et une prise de conscience de la vie en tant que valeur absolue.  Nous avons les deux en nous.  Inutile de nier l'un des deux aspects...  sauf pour se conforter dans l'existence de l'autre. 

Arrêtez de tout voir en noir et blanc, sans déconner, ça gonfle...

Aussi, et là je m'adresse aux purs et durs anti-chasse : arrêter de croire que vous êtes au-dessus de la mêlée et que vous n'êtes pas menés par ces instincts primaires que vous décriez (je ne parle pas pour toi, là, kazar, je parle en absolu).  J'emmène assez de pacifistes baba-cool super sympa en stage pour savoir qu'après 4-5 jours de plantes vertes ils sont les premiers à devenir les pires viandards primaires et aggressifs de la planète...  comme toute personne en manque de protéines animales.

Ne niez pas vos instincts primaires.  Ils sont les garants de votre survie comme de celle de l'espèce.  Le tout, c'est que ces instincts doivent être contrôlés et canalisés la plupart du temps.  Je pense qu'en fréquentant ces instincts dits "primaires" mais que moi j'appelle "de survie" de près et régulièrement, on apprend à les connaître et donc à les gérer dans la vie de tous les jours.

Si on veut savoir si une activité est "bien" ou "mal", le seul critère valable, de mon point de vue, est de voir quels effets a cette activité sur la vie.  La vie au sens large, au sens de survie de l'écosystème, de survie de l'espèce humaine, et de survie de l'individu.

Ce qui favorise la vie, c'est bien.

Ce qui nuit à la vie, c'est mal.

Et le long terme est plus important que le court terme.

La chasse, évidemment, signifie de prendre la vie d'un animal, mais quels sont les effets à long terme de cela sur l'écosystème ?  Pas énormes tant que les espèces restent fortes.  En comparaison, de déboiser 20 hectares pour faire un lotissement, c'est bien pire...

Bref, il faut voir les choses de manière globale. 

Personnellement, j'ai du mal avec la notion de "chasse plaisir"...  il y a quelque chose qui me dérange, j'avoue, dans le fait de chasser pour le sport...  mais c'est plus l'attitude en apparence complètement irrespectueuses de certains chasseurs face à "la vie" qui me dérange.  Un chasseur qui prend son sport au sérieux et qui, à côté, pose des actes concrets pour préserver les forêts et sauvegarder l'environnement a droit à mon plus profond respect, parce que je crois qu'il a un impact moins négatif sur "la vie" que pas mal d'anti-chasse primaires.

Bref, arrêtez voir cinq minutes de vous branler le cerveau pour en faire sortir des problèmes artificiels.  Regardez les faits dans le détail.  Regardez les faits d'un point de vue global.  Analysez sobrement et calmement.  Après, vous tirerez les conclusions que vous voudrez.  Au moins, les conclusions on a le droit de les tirer sans permis, jusqu'à preuve du contraire ;)

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

17 octobre 2006 à 18:17:47
Réponse #19

kazar


Maximil : je suis au contraire en plein dans le sujet. Mon propos est simplement macroscopique.

Le bien et le mal de la chasse "loisir" est selon moi un problème moral qui est à replacer dans un un problème moral plus grand. C'est cet enjeu plus grand qui lui donne tout son sens.

Stéphen.

17 octobre 2006 à 18:22:17
Réponse #20

Kilbith


Je vais être un petit peu HS, mais c'est pas certain  :

Certains affirment non sans arguments : "Le plaisir masculin est le seul UTILE à l'espèce.."

Vous en concluez quoi ?  :'( :'( :'(


 :popcorn:
« Modifié: 17 octobre 2006 à 20:27:10 par Kilbith »

17 octobre 2006 à 18:27:16
Réponse #21

Maximil


Killbith, tu es complètement HS...

David: as-tu chassé une fois dans ta vie pour le plaisir de chasser et non pour la satisfaction du besoin de manger ? Voilà ce qui fait la différence pour moi.

Si il fallait déporter le problème ailleurs: je le poserai ainsi: vous rendez-vous compte que la societés dans laquelle nous vivons (notamment en France mais pas seulement) préfèrera vous voir mourir (de faim) plutôt que de vous autoriser à chasser pour survivre. Oui il y en a qui n'ont pas les moyens d'acheter de la viande, du poisson et des oeufs au supermarché, ni des fruits et légumes dans celui-ci. Et là, ceux-là, on leur propose parfois un repas s'ils sont à la rue mais rien s'ils payent à peine leur loyer et qu'il ne reste rien à la fin du mois.
Alors qu'une balle et un fusil ou bien un collet leur permettrait de manger à leur faim et d'avoir chaud !
Voilà ce qui peut me révolter à un autre niveau lié à la chasse.
« Modifié: 17 octobre 2006 à 18:33:08 par Maximil »
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

17 octobre 2006 à 18:51:52
Réponse #22

Baptiste


Regarde la majorité des primates dont nous descendont.


Juste une précision : nous ne descendons pas des Primates actuellement présents sur Terre. Nous avons, en effet, un lien de parenté avec eux par le biais d'un ancètre commun (qui peut varié suivant les espèces, et dont la dicotomie est plus ou moins récente).

Pour le reste :  :popcorn:
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

17 octobre 2006 à 18:52:27
Réponse #23

Diesel


Que la mante religieuse a bien raison Did ??.  ;D

Citation de: Manitou
Ne niez pas vos instincts primaires.  Ils sont les garants de votre survie comme de celle de l'espèce.
Pour illustrer toute la complexité de l'être humain je choisis le moustique. ;D
Madame moustique vient te chatouiller les oreilles, que fais-tu ? tu lu colles une baffe, bien content de l'avoir tué. >:D
Pas de remords et même sans doute la satisfaction d'avoir retrouvé la paix.  :up:
L'homme est comme ça, cette réaction est naturelle.
Nous pourrions tuer sans pitié ce qui nous dérange sans les barrières que notre enseignement, notre éducation, etc ... nous inculquent. Ce n'est qu'une question de moral.
Il n'y a que notre bien-être qui nous importe en fin de compte. ::)
La différence entre nous et un tueur psychopathe, c'est que nous nous avons concience que c'est bien ou mal. Ce n'est pas grand chose.

Si quelqu'un refuse de tuer par principe pour se sauver lui même d'une situation extrème, il est en opposition total avec son instinct de conservation.
Nous sommes des prédateurs, certains sont plus ou moins conscient de la chose mais nous sommes tous des tueurs en puissance.
Il suffit de bien peu de chose pour passer d'une extrème à l'autre.
La plus grande erreur est de ne pas accepter ce que nous sommes. Ce qui ne nous oblige pas à se laisser aller à la barbarie hein !  :o

Fin de la parenthèse.

Pour revenir au sujet, moi ce n'est pas la chasse qui me dérange, ce sont les chasseurs. ;D


17 octobre 2006 à 19:31:05
Réponse #24

Hatari


Hatari : Je ne suis pas d'accord avec toi! La vision tridimentionnelle n'est pas l'apanage des prédateurs!
Nous avons une vision tridimentionnelle parce que nous tétions arboricoles et qu'à ce type d'environnement la 3d est essentielle pour ne pas se ch*er la gue*le de son arbre. Regarde la majorité des primates dont nous descendont... ils sont végétariens.


Désolé mais les primates sont de véritables prédateurs.
J'ai vu des groupes de cynocéphales (babouins) dévorer des nichées de jeunes antilopes à un point tel que des villageois faisaient appels aux autorités locales pour limiter les populations de "singes" .De plus des enfants avaient été attaqués et retrouvés morts et atrocement mutilés par ces bandes de primates.
Le cynocéphale possède la dentition la plus importante au prorata de son corps, ces canines sont impressionnantes, même une panthère n'engage pas volontiers un combat ou l'issue n'est pas toujours en sa faveur.
Si nous avons pu évoluer au niveau intellectuel c'est grâce à l'apport carné riche en protéines qui a permit à notre cerveau de gagner en volume mais certainement pas en avalant des herbes ou des fruits !!!!
Je ne crois pas que tu aies une bonne vision de ce que ces animaux peuvent faire sur le terrain, moi je l'ai vécu bien souvent, là-bas.

Je terminerai simplement en disant que la chasse n'est pas un sport mais un art noble à part entière!
Le lieu et la place manquent pour comprendre ces choses, il faut beaucoup de pratique "in situ" pour apprécier les vraies valeurs de la chasse.

« Modifié: 17 octobre 2006 à 19:37:51 par Hatari »
La vraie trahison est de suivre le monde tel qu'il est et d'employer l'esprit à le justifier.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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