Outre l'aspect nutritif de la chose, nombre de chasseurs assument leur plaisir de la traque et/ou de la mise à mort. C'est de ça que j'aimerais qu'on parle. Est ce moral de tuer un animal sans que cela soit nécessaire à la survie ? Mieux, est ce moral d'y trouver du plaisir ?
Mon point de vue:
Moi, petit Stéphen, j'aimerais bien pister, traquer, dépecer, découper, équarir, tanner, et apprendre à conserver le produit de ma chasse. J'ai fait pour du gibier à plume. Et j'en ai éprouvé du plaisir.
> moralité (nom féminin) Rapport d'une action aux principes de la moralité.• Réflexion morale.• Caractère moral d'une personne.• Principes moraux d'une personne.• Sens moral d'un récit, d'une fable, etc.• Composition dramatique du Moyen Age.
> morale (nom féminin) Ensemble des règles qui doivent diriger l'activité libre de l'homme.• Traité de morale.• Leçon de morale, précepte.Fonctions de la chasse: Wikipédia (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse)
1. A l'origine, la chasse permet un apport de nourriture et de produits divers comme les peaux, les cornes, les os, les défenses.
2. Avec la révolution néolithique et l'avènement de l'élevage, l'importance de la chasse pour la subsistance a perdu en importance. La chasse s'est peu à peu transformée en activité de loisir, retrouvant sa fonction originelle dans les périodes de disette.
3. Plus récemment a pu se développer une fonction écologique de régulation des populations animales essentiellement dans les régions fortement anthropisées où les grands prédateurs se font rares.
La chasse (et certains types de chasse en particulier) fait l'objet de nombreuses critiques (à tort ou à raison) de la part d'associations de protection des animaux.
. la souffrance de l'animal agonisant, par contraste avec la mort rapide de l'animal d'élevage.
. les périodes de chasse.
. les jours de chasse.
. les zones de chasse (différent sur la réserve naturelle du Platier d'Oye par exemple).
. les espèces chassables (chasse à l'ortolan par exemple).
. les lâchers d'espèces d'élevage, qui font dégénérer les comportements des espèces sauvages (par exemple le faisan).
. le nourrissage des espèces sauvages (alimentation de mangeoire à maïs pour que . les sangliers restent plus ou moins aux mêmes endroits).
. les classes d'âge chassables.
. l'évaluation des quantités d'animaux chassables.
. la pertinence de l'usage de la chasse en dehors de la régulation en zone de friction avec l'homme.
. le comportement des chasseurs durant la chasse, comme le ramassage des cartouches usagées.
. les critères de délivrance du permis de chasse.
. l'utilisation du plomb, très polluant pour les plans d'eau notamment. (Interdiction d'utiliser les cartouches à plomb depuis cette année dans les zones humides)
. le danger que font courir les chasseurs aux autres personnes.
. la banalisation des armes à feu.
Etc...
Selon moi, le vrai problème
moral ne se situe pas dans le plaisir de tuer à la chasse (animal ou humain, qu'importe). Le vrai problème
moral il est là : 7 milliards d'êtres humains sur la Terre. Et le chiffre est exponentiel.
L'espèce humaine n'a d'autre choix que de gérer en toute conscience les ressources du biotope mondial qui assurent sa survie. Il en va de sa responsabilité collective. La responsabilité collective est la somme des responsabilités individuelles. « Le patrimoine est l'héritage du passé, dont nous profitons aujourd'hui et que nous transmettons aux générations à venir. »
(Extrait de la convention de 1972. établie par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
La Convention sur la diversité biologique (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_la_diversit%C3%A9_biologique) est un traité international qui fut adopté lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. La Convention a trois buts principaux :
1. la conservation de la diversité biologique (ou biodiversité) ;
2. une utilisation durable de ses éléments ; et
3. un partage juste et équitable des bénéfices des ressources génétiques. Autrement dit, son objectif est de développper des stratégies nationales pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique. Il est considéré comme le document clé concernant le développement durable.
Il fut ouvert aux signatures le 5 juin 1992 et entra en effet le 29 décembre 1993.
Le principe de précaution est un principe philosophique que les chartes ou conventions internationales, nationales intégraient plus ou moins dans leurs textes. Il est officiellement entériné dans la convention de Rio en 1992. Bien qu'il n'y ait pas de définition universellement admise du principe de précaution, il est néanmoins loisible d'énoncer que ce principe concerne des mesures à prendre lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des
dommages graves et irréversibles à la santé ou à l’environnement.
La disparition des espèces animales et végétales est un processus naturel qui fait partie de l'évolution. Certaines ont disparues à l'état sauvage. D'autres ont été exterminées
directement (par la chasse) ou
indirectement (pollution, démographie humaine, destruction de l'habitat naturel, importation, ou introduction d'espèces étrangères, ou invasives) par l'homme.
Liste des espèces animales disparues: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_animales_disparuesListe des espèces végétales disparues: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_v%C3%A9g%C3%A9tales_disparuesEspèces en péril :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A8ce_en_p%C3%A9rilJ'appelle "tête de noeud" toute personne qui agit surtout par instinct primaire, pour satisfaire uniquement ses besoins ou sesoulsions de base (et comment le lui reprocher? C'est le niveau naturel/culturel qu'elle a atteint à un moment donné de son existence). Le comportement de cet homme simple dépend cependant de celui des hommes qui se trouve autour de lui. "Tête de noeud" : certe c'est péjoratif, et volontairement provocateur!
Je suis souvent une "tête de noeud".
Heureusement qu'il existe autour de moi des êtres humains à la conscience plus large pour me le rappeler.
Stéphen.