Je comprends bien ce que tu veux dire...
Le truc, c'est que c'est vraiment dangereux pour les gens d'aller sur ce terrain là. La psychologie, je veux dire. On pourrait très bien ouvrir des pots de pus que certains ne soupçonnaient même pas. On pourrait très bien faire faire des prises de conscience très, très pas cool aux gens. On pourrait en traumatiser certains, etc.
Déjà, après 3 jours dans un stress relativement léger, le vernis se craquèle bien. Regarde après 5 jours de vie sauvage comment certains rastas cools voulaient me défoncer la gueule pour une connerie

T'étais là, tu t'en rappelles non ?
Avec la fatigue qui s'accumule, l'ennui, le temps de penser, l'inconfort, les frictions... bah en fait on a un très joli terreau pour que les psychoses de tous s'expriment dans leur plus grande splendeur. Après 3 jours, le vernis de certains se craquèle bien, déjà. Après 5 jours, on voit bien qu'une personne sur cinq n'a tout bonnement pas la robustesse ni les capacités d'adaptation nécessaires pour tenir le choc psychologiquement. Après deux semaines, un premier tri a été bien fait, déjà... et après un mois tu parles à ton poisson en le mangeant, tout seul dans ton coin sous la pluie

Jusqu'où peut-on aller ? Jusqu'où DOIT on aller ? A quoi ça sert ?
Personnellement, je me contente de donner des techniques bien concrètes aux gens. Des solutions, qu'ils mettent en pratique avec succès. L'idée, c'est d'entraîner les gens à poser les actes pour survivre, et non pas à serrer les dents en attendant de mourir à petit feu. Et du coup bah s'ils posent les gestes qui vont bien, ca n'est plus une situation de survie. C'est juste... du camping sauvage

Une situation de survie c'est quoi ?
C'est quand un des étages de la règle des trois est directement menacé. Si je deviens con, si je manque d'O2, si j'arrive pas à réguler ma température, si je ne trouve rien à boire... ou quand un des 4 moyens d'assurer ma survie est menacé. Si je perds ma vision, ma dextérité manuelle, ma mobilité ou ma conscience...
L'entraînement à la survie, c'est d'abord assurer ça, et ça peut se faire en un temps très court. On peut pousser le vice en enlevant en tout ou en partie des moyens aux gens. Vas-y, survis là où t'es sans avoir le droit de bouger les jambes. Ou toi, tu fais ton stage les yeux bandés.
Mais bon... un moment donné, faut être capable de se contenter de bien assurer les bases. Et si elles sont bien, vraiment bien assurées... put**n mais y'a plus de psychologie à faire, à part la gestion de l'ennui... donc bon...

Et pis en plus, la gestion de l'ennui les gens font ça dans le train en repartant <rire>
Bref... je suis toujours pas convaincu de l'utilité concrète d'en chier plus fort ou plus longtemps. A part peut-être pour se donner confiance, mais bon... c'est l'inverse qui risque de se produire.
Ciao

David