Un concept devenu introuvable depuis longtemps, mais qui m'avait donné bien du service en son temps :
Un ciré léger ouatiné de chez Far'O (à Annecy), déjà en fin de série en 1968.
Particularité : le même tissu imper léger à l'intérieur, avec la ouate cousue, qu'à l'extérieur. A l'extérieur zéro couture aux épaules.
C'était fragile aux gadins en mopette sur le bitume. La ouate était peu performante selon les critères actuels, à grosses fibres raides. Mais le tout était performant.
Pour son poids, à 590 g avant toutes réparations, en taille L ou XL, c’était l’idéal dans ces randonnées actives : à la pause, tout trempé de sueur dans ce vent vif, vite la veste, et je ne me refroidissais pas dans le vif vent du Jotunheimen. Au bivouac, glissée dans le sursac sous le duvet, elle isolait bien du sol, voire de la neige. Elle était fragile et peu imperméable, mais je n'ai jamais pu retrouver aussi léger que celle-là.
De nos jours, à poids comparable, on trouve du non doublé, ou doublé filet, mais en tissu ripstop nettement plus robuste.
En 1998, j'ai commencé par être ébloui chez G*-Sp*rt par des anoraks verts, de leur marque Wannabee, qui sur presque tous les points surpassaient mon ancien Far'O : tissu plus épais, enduction plus épaisse, ouate plus épaisse, couleur plus discrète... Sauf un : en skis nordiques peu adaptés au hors-piste dans la montagne ennuagée, quand je me prends des gadins, la doublure est mouillée, car perméable. Le Far'O n'avait pas ce défaut. Les poignets élastiqués dans le tissu imper demeurent inconfortables et irritants ; c'était un premier prix.
De plus l'étroitesse de leurs cols ne leur permet pas d'être enfilés en surtout sur la veste de labeur. J'ai remanié en largeur un de ces cols pour permettre à la plus grande de devenir utilisable par dessus la doudoune, et c'est du boulot, et il faudra encore augmenter vers l'avant la profondeur du capuchon. J'ai aussi siliconé toute la partie basse de la doublure, celle qui peut recommencer à prendre de la neige. Combien ça pèse en XXL ? 840 g.
De nos jours, l'équivalent en service relai et coupe-vent de la veste Far'O, avec le même inconvénient de la couleur vive, mais un peu moins de poids, c'est la grande pélerine à bosse en tissu ripstop, de coupe aberrante de chez D4, mais remaniée à capuchon et bosse élargis, manches élargies. Et là, elle abrite bien mieux les couches thermiques que je mets en dessous, elle abrite même le capuchon de doudoune de montagne. Voilà maintenant une pièce de survie majeure.