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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: il reste toujours des solutions jusqu'à ce qu'on abandonne  (Lu 2639 fois)

17 octobre 2012 à 16:02:41
Lu 2639 fois

b@s


à lire ici : http://www.davidmanise.com/never-never-never-never-quit/#more-387

non pas que je veuille faire l'éxegèse de saint david,  ;#, mais ce texte m'interroge et m'interpelle (à neige)

le mauvais caractère est à la mode. si, si, je vous jure : faites le test autour de vous : tout le monde va vous dire en gros, qu'l faut pas les faire chier, que si ça continue, faudra que ça cesse, que la révolution, c'est pour demain ... vivant au quotidien dans une salle des profs, je peux témoigner que certains sont (à tort ou à raison, là nest pas le débat) en réaction permanente...

pour ma part, j'essaie au quotidien de réserver mes colères et mes stops définitifs à des choses qui en valent la peine ... parce qu'être en permanence en révolution, ça m'avait détraqué la santé... vraiment.

du peu que je connais le manitou, il m'a effectivement l'air assez bourru  ;# ... et j'aime bien ce genre de gars(ou de nanas) ... mon maitre d'arts martiaux, c'est le même style : 100 kilos de sociopathe pur, à la fois adorable et psychopate. Gros avantage : tu sais toujours où tu en es : y'a pas de demi mesure. inconvénient : comme la nitroglycérine, c'est parfois un peu taquin... >:(

je n'ai aucun mal à croire qu'avoir ce caractère, ça aide à survivre. mais je pense aux pauvres de nous qui ne l'ont pas. ou qui ne le gèrent pas. je crois aussi qu'on peut changer, que nous ne sommes pas juste le produit de gamètes qui nous transmettent tout et qu'on n'y peut rien ...(je précise, ce n'est pas ce qui est dit dans le texte de David, c'est juste un truc que j'entends parfois)

à contrario, j'ai vu des gars ne rien lacher à en devenir ridicules voire dangereux ( notamment un copain qui n'a pas compris au bout de 5 ans que, non, sa nana ne lui pardonnerait pas, et que aller la voir alors qu'elle est mariée avec un môme c'est du harcèlement)


berf, j'attends vos avis, car c'est bien connu, on est plus intelligents à plusieurs (cr inside ;))

17 octobre 2012 à 17:29:27
Réponse #1

Chris-C


tu veux savoir quoi? combien y'a de personnes avec un caractère à chier sur le forum  ;#

17 octobre 2012 à 17:48:51
Réponse #2

b@s


tu veux savoir quoi? combien y'a de personnes avec un caractère à chier sur le forum  ;#

bon, ça fait 2 pénibles  :lol:

non, en fait à la lecture j'ai eu l'impression que c'était un peu "dur" pour ceux qui justement ne sont pas des gros cons sociopathes et fiers de l'être ( :lol: évidemment )

en gros, cette attitude dont parle à juste titre David comme LE point fondamental, on peut aussi apprendre à la dévelloper, pour, in fine prolonger des vies ...

je n'attends évidemment pas de recettes miracles, je n'attends rien de spécial, d'ailleurs. par contre je pense qu'il y a matière à partager sur ce thème aussi, pour une fois en plus ce n'est ni du knife porn, ni de la branlette, ni une énième pièce de matos qui va dormir dans un sac ...

walaaaa !   ;#

17 octobre 2012 à 17:59:23
Réponse #3

Chris-C


je vois ce que tu veux dire.

Effectivement le maitre zen pourrait se sentir mis à l'écart, alors que je le pense pas...

bon la je viens d'apprendre une bonne nouvelle, faut que j'aille fêter ça, pas le temps de poster un truc correct.....

a+

17 octobre 2012 à 19:15:57
Réponse #4

jacqueline


Après avoir lu le texte du lien, j'ai pensé qu 'on était mal barrés dans notre société pour se révolter.

Citer
le mauvais caractère est à la mode. si, si, je vous jure : faites le test autour de vous : tout le monde va vous dire en gros, qu'l faut pas les faire chier, que si ça continue, faudra que ça cesse, que la révolution, c'est pour demain ... vivant au quotidien dans une salle des profs, je peux témoigner que certains sont (à tort ou à raison, là nest pas le débat) en réaction permanente...

 C 'est pas le même genre de mauvais caractère décrit dans le texte. Ces gens là transposent en paroles, devant leurs collègues  leur impuissance à agir. Un rien les fait rentrer dans la niche.

J 'ai vécu un conflit de deux ans au boulot, avec des affrontements sévères avec le guignol de directeur démolisseur qu 'on avait nommé  pour conduire  la fermeture de notre agence, avec mutation à la clé de tout le personnel. Un vrai taré ce type ! Un ambitieux, arriviste, pervers. Il m'a fait pleurer une fois, je me suis juré que c'était la dernière. Lui il avait toutes  ses preuves à faire, en technique c'était une bille, en management un débutant et il avait la trouille du grand chef , pas moi. Au contraire j'attendais qu 'il me convoque pour m'expliquer.

Sortie du boulot , j’oubliais tout ça jusqu'au lendemain matin.

Au final j 'ai évité ce que je ne voulais pas  et obtenu  ce que je voulais, mais j'étais prête à aller jusqu 'au bout ( cad chercher un job ailleurs ) et j'ai jamais varié mon discours. Les collègues ont suivi et se sont fait berner  avec les promesses de promotion.
 
Je suis tombée sur un patron qui n'aimait pas les gens qui rampaient devant lui, convaincu qu'ils lui mentaient. Il préférait les gens qui avaient du caractère et n'avaient pas peur de lui.    
  

Citer
à contrario, j'ai vu des gars ne rien lacher à en devenir ridicules voire dangereux ( notamment un copain qui n'a pas compris au bout de 5 ans que, non, sa nana ne lui pardonnerait pas, et que aller la voir alors qu'elle est mariée avec un môme c'est du harcèlement)

 Ca non plus c'est pas du caractère qui permet de survivre , c'est juste de l'orgueil mal placé , presque du masochisme, même pas la fierté de dire "je peux vivre sans toi". J 'ai connu un type comme ça,  qui de temps en temps allait se faire mal à rôder sous les fenêtres de son ex.

J'ai bien aimé cette remarque d'un psy : le gens n'ont sur vous que le pouvoir qu 'on veut bien leur accorder. On peut l'étendre aux épreuves de la vie.  

17 octobre 2012 à 19:21:22
Réponse #5

DavidManise


@Jacqueline : MERCI.  

C'est bien ça le caractère de m*rde dont je parle.  Celui qui, aussi, se transforme en actes.  Celui qui assume.  Celui qui gère son truc et s'en sort concrètement.

Ca veut pas forcément dire avoir une grande gueule et faire plein de vagues...  et on a tous nos petits moments de faiblesse où on se fait bien entuber comme des cons...  mais bon. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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17 octobre 2012 à 20:00:32
Réponse #6

b@s


@jacqueline : tu éclaires bien le hiatus qui me turlupinait ... effectivement, beaucoup des rebelles que je vois sont des rebelles de salon, d'autres ont été brisés par la vie, le système, whatever ...

rebelle, ce n'est pour moi ni une force, ni une faiblesse, c'est juste un moment, où on décide plus ou moins consciemment, que non, et m*rde, NON, ça ne se passera pas comme ça ... finalement c'est un état que chacun peut atteindre, enfin, je pense ...


17 octobre 2012 à 20:01:44
Réponse #7

DavidManise


Je pense aussi.

On ne nait pas rebelle...  on le devient.  Et on peut apprendre ça sur le tard hein, c'est valable aussi.  Peut-être même plus.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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17 octobre 2012 à 20:29:00
Réponse #8

Gros Calou


tu veux savoir quoi? combien y'a de personnes avec un caractère à chier sur le forum  ;#

Moi  ;)

18 octobre 2012 à 00:37:42
Réponse #9

Poussin6367


Bonsoir,

Je viens de tomber sur ce post, ça me plait bien, ça me fait penser à un texte que j'ai lu il y a quelques mois, je crois que c'était sur un Skyblog d'ailleurs ...
L'auteur disait que c'était à la mode de tout critiquer, à la Dr House : Tout le monde ment / je suis un con mais j'en ai rien à foutre je suis comme ça / La vie cette sale race ...
ou bien à la mode banlieue nord : Wesh trankil parl b1 la wEsH jvè tniké.

A l'époque je m'étais dit : Ouais ... bof ... l'Enfer c'est les Autres quoi ...

Et cette après midi j'ai pris un train de banlieue, le transilien Paris-Provins, ou une femme apparemment sous effet a commencer à pousser des cris quand un contrôleur lui a demandé son billet. Il y avait des insultes, des cris : nous nagions donc mes chers en plein délire.
Après 10mn environ, les contrôleurs ont prévenu la police et ont laissé couler, préférant se faire insulter un peu que des re-déclencher une crise et de finir par prendre un mauvais coup.
C'était sans compter sur les Quidams moyens qui avaient de la rancoeur à évacuer et qui se sont mêlés du problème. Blaireau 1, s'est donc lever pour aller de ses muscles de con faire taire la jeune femme, prétextant ne jamais se laisser emmerder, avoir peur de rien, être un gros kekos, un commando basket quoi ... Arrivé sur place il prend la tension en insultant la jeune femme, qui sans se démonter lui a lancé une tirade assassine pendant les 5 minutes restantes vers le terminus et cela à coup d'insultes, de remarques sur son physique, sur sa façon de parler, sur sa façon de s'habiller.

Blaireau 1 a fini par s'asseoir et la fermer, ce qui pour un kéké est quand même la honte suprême surtout devant une camée cachéxique d'au moins 1m60 ...

Au final cette loooooooooooongue histoire me permet de dire que c'est très probablement un réflexe de survie, si ce n'est physique, du moins psychologique ou mentale : sans verbiage, il faut qu'il y ait une expression pour trouver sa place dans la société et ne pas disparaître et ce genre de personne s'exprime par l'agressivité pour exister.

A ne pourtant pas confondre pourtant j'imagine avec les gens qui sont misanthropes, à plus ou moindre importance, qui ont souvent déjà verbalisé ce phénomène et qui sont capable de l'expliquer : Je crois qu'il ne faut pas confondre les loups et les mutins de Panurge, pour rebondir sur ce que tu dis Jacqueline.

Pour finir je voudrais citer un proverbe Zen qui dit : "Celui qui ne sait pas s'énerver est un sot, celui qui ne s'énerve pas est un sage."
La différence est ténue mais elle permet de bien voir je trouve la différence entre les commandos-basket et les gens plus sereins ( ceux qui ont un caractère à chier mais qu'on aime quand même ^^ )

Tschuess

18 octobre 2012 à 10:24:52
Réponse #10

Pouçot


On ne nait pas rebelle...  on le devient.

On le redevient.

« [...] là encore, tu te faisais une trop haute idée des hommes, car ce sont des esclaves, bien qu'ils aient été créés rebelles. »

Le Grand Inquisiteur, Les Frères Karamazov.
Fedor Dostoïevski

S'assumer humainement, comprendre qu'à notre époque, l'amour même est subversif, c'est être rebelle.
Je crois.
La majorité des hommes préfère le bonheur (fut-il illusoire), même au prix de l'aliénation à ceux qui leur procurent cette félicité.
« Modifié: 18 octobre 2012 à 10:39:40 par Pouçot »

19 octobre 2012 à 09:48:32
Réponse #11

camoléon


Salut,

Je pense que ce « mordant » nous est transmis en partie dans les gênes, en partie dans l'éducation et le milieu extérieur se charge de le développer.

On parle ici de vécu et c'est là, je suis désolé, que je dois vous parler de ma triste vie (sortez les mouchoirs, allez vous cherchez un thermos de café...) :lol: ;) :

Dans l'article, et dans le dernier stage que j'ai suivis avec David, notre Manitou nous parlait de sa maman, celle qui s'accroche à la vie et qui fout des claques aux golgoths camionneurs :

Ce n'était pas sans me rappeler ma grand-mère paternelle qui, à 70 ans et plus, cassait encore des guitares sur la tête des Krishna en gueulant « laveur de cerveaux, je vais t'en coller de l'amour, moi ! » :love:

Mes grands-parents et mes parents, ont commencé à travailler comme des adultes dés l'âge de 8ans,et comme tout ceux de leurs générations, ont connus la(les) guerre(s), les privations, les horreurs de l'exode, des déportations, les bidons-villes de l'époque . Enfin bref, de vrais survivants et de vrais teigneux, mais aussi des gens qui croyaient malgré tout dans l'être humains et à l'entre-aide. Quand la vie est difficile il qu'il serait facile de tout lâcher, (ou une fois, dans une situation de m*rde dans la nature) je pense à tout ceux qui m'aiment et qui ont besoins de moi. Je pense aussi à mes grands-parents et j'ai honte de m'apitoyer sur mon sort et je me remémore tout ce qu'ils ont vécus et fait pour que je sois vivant aujourd'hui.Je pense aussi à tout ceux qui rigoleraient bien et à qui ça feraient plaisir en me voyant dans la m*rde et je me dis que, tant que je suis vivant, je suis l’antithèse de leur connerie et de leur monde de m*rde.

Mode mouchoir et je racontemalive OFF, ouf !      ;# ;)
« Modifié: 19 octobre 2012 à 13:06:18 par camoléon »
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

19 octobre 2012 à 12:00:37
Réponse #12

modl


Tout celà me rappelle le proverbe familial :
"Quitte à passer pour un con, autant l'être : ça ne change rien dans l'esprit des autres, mais tu le vis toi beaucoup mieux..."  ;#
Et je le vis aussi dans une salle des profs régulièrement...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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