- Dans le cas où le temps virerait au mauvais, nous avons aussi chacun un poncho avec boutons-pression, permettant de le transformer en sursac imperméable.
Ça ne marche juste pas, cette utilisation du poncho imitation-mili.
D'abord pour l'imperméabilité, qui va faire condenser, ils te l'ont déjà dit.
Ensuite parce que la largeur nécessaire n'y est pas. Au plus cela te fera une largeur à plat de 74 à 75 cm, trop étroit pour vos sac de couchages, vos épaules et vos bras.
Pas si évident avec les fournitures pour civils, cette question du bivy : ils sont systématiquement trop étroits, afin de pouvoir coqueriquer un poids mini sur la balance. J'ai déjà dû en élargir trois.
Les bivies militaires d'occasion en Gore-Tex ne sont même pas plus chers, mais pèsent plus ou moins un kilogramme selon l'architecture. Les français sont étroits aussi. Les britanniques sont les plus simplifiés et les plus légers (860 g environ), de simples chaussettes avec cordon, les allemands les plus finis, obsessionnellement finis, et plus lourds. Mais le service final est en conséquence : ça tient le coup, et ça abrite plein de choses, dont ton matelas sous le duvet. Thermiquement, un bivy militaire apporte environ trois degrés, davantage si tu disposes des vêtements de route entre bivy et sdc.
Si tu as approvisionné un tissu imper pour le fond, un tissu déperlant pour le haut, et si tu sais coudre, alors tailler et coudre un bivy demeure une des tâches les plus abordables.
Autre critique envers les ponchos en hiver : ils sont de médiocres coupe-vent, donc n'aident pas assez à conserver ta chaleur, tout en offrant une trop grande prise au vent, juste pour te renverser. On ne progresse pas à skis dans le maudit mauvais temps avec un poncho. Mais avec une pélerine à bosse si, à condition que son col soit assez élargi pour les vêtements d'hiver, et ses manches itou. Là les fournitures D4 sont généralement consternantes ; leurs designers semblent n'avoir aucune culture du mauvais temps. Si le tissu est sain et solide, on peut faire de la chirurgie pour refaire cela selon le cahier des charges hivernal. Je donnerai le détail d'un tel chantier.
A savoir aussi : Expe fait une promo qui vaut le coup jusque cette semaine, sur les capes à bosse Ferrino. Bien conçues, sauf que la bosse est plus étroite qu'un matelas roulé sur le haut du sac à dos.
Aucune cape à bosse ne possède l'équivalent des oeillets aux coins des ponchos mili, et cela en restreint la polyvalence. Solution : coudre cinq ou six boucles textiles, assez discrètes ou dissimulées de l'extérieur pour ne pas être crochées par la végétation, afin d'y glisser des lignes ou des sardines. Du coup avec deux capes à bosse et une dizaine de sardines, vous reconstituez l'équivalent fonctionnel d'un
bothy-bag pour les haltes pluvieuses ou venteuses ; vous vous reposez assis sans être saignés par le vent ou imprégnés par la pluie. Attention à la résistance mécanique sous bourrasque : ce n'est pas conçu pour ça.
On peut retailler un poncho D4 Solognac pour en faire une cape à bosse avec de courtes manches, mais c'est beaucoup de travail. Son tissu est correct après siliconage complet comme l'a déjà expliqué Bison, et le capuchon est d'une largeur correcte, ce qui est à signaler. Sinon D4 commence à vendre des capes à bosse dites
rain-cut améliorées. Vérifier les largeurs de manches et de cou et capuchon. Cette semaine, Ferrino chez Expe est moins cher, et mieux.