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Auteur Sujet: Enfant maltraité ? Que faire ?  (Lu 5647 fois)

29 septembre 2012 à 19:55:34
Lu 5647 fois

Neibaf


Bonjour à tous,

J'espère être au bon endroit, sinon merci de m'indiquer ou poster et je modifierais

Je prends mon clavier après de longs mois d'absence (au clavier, pas sur le forum ;)) pour vous faire part d'une histoire qui m'est arrivé ce matin même. Je souhaiterais avoir plus d'informations sur la conduite à tenir à partir de maintenant

Je signale immédiatement que après être rentré chez moi, j'ai pris un papier pour écrire ce qui suit. Les faits seront les plus précis possible (sous réserve de protéger ma vie privée et j'ai omis à dessein certaines informations afin que vous soyez le plus objectifs possible. SI besoin et demande, je les rajouterais dans le texte en bleu) mais en revanche les dialogues peuvent ne pas être complet. Mes excuses pour cela.

Nous rentrions mon père et moi de notre entrainement à la course. Nous abordions la rue qui mène jusqu'à notre domicile. Sur le chemin, un jeune interpelle mon père avec les larmes aux yeux. "Est ce que vous pouvez m'aider mr ?"

Mon père lui demande ce qu'il se passe. Le jeune (mon père lui en donnait une douzaine et moi moins de 14) nous apprend qu'il a "fugué" car son "père le tapait". Mon père lui demande la raison. Le jeune nous répond que "c'est tout le temps, quand il a une mauvaise note...". Il n'a pas fini sa phrase et se retourne. Mon père lui propose de l'amener à la police. Le jeune nous répond pas l'affirmative puis une seconde après par la négative.
Mon père lui demande alors où il habite et lui propose de venir jusque chez nous le temps de décider de la conduite à tenir. Le jeune accepte.

Devant passer devant chez lui, nous faisons demi-tour pour prendre une rue adjacente.

Dans cette rue, le jeune continue de se retourner. Entre 30 secondes et une minute après notre demi-tour, il s'écrit: "C'est lui". nous nous retournons (mon père et moi) pour voir une voiture s'arrêter. Une femme en sort.

"Arrête, il t'a promis qu'il ne recommencerait pas". Le jeune semble désemparé et piétine.

Mon père demande à tout le monde de se calmer. A ce moment là, un homme sort de la voiture pour venir attraper le jeune par le cou et l'amener à sa voiture. Mon père demande une nouvelle fois à tous le monde de se calmer. L'homme nous dit de nous occuper de nos affaires, que nous n'avons rien à voir avec cette histoire. Le ton était plus qu'agressif et j'avoue avoir vu rouge (j'étais jusqu'à maintenant en retrait, 1 mètre derrière mon père, près à m'interposer en cas de violence de la part de l'homme [mon père a toujours eu un grand self contrôle et se conduit comme un être civilisé, je ne m’inquiétais pas de son comportement)

Je me suis donc avancé et ai répondu vertement (j'étais à mon tour agressif, pour la désescalade on repassera  :glare:) à l'homme que si justement maintenant ça nous concernait, et que ce n'était pas normal que son fils soit venu nous accoster en pleurant. Chose à quoi il m'a répété que ça ne nous concernait pas et il nous a demandé comment nous réagirions s'il se mêlait de notre vie privée

Il y a eu encore un échange dont je n'ai pas de souvenir, si ce n'est qu'il a eu lieu.

L'homme est ensuite retourné dans sa voiture. Je suis resté devant la voiture (lieu ou à eu l'échange depuis le début) le temps de prendre en photo sa plaque de voiture. Il est ensuite parti.

A partir du moment ou l'homme est sorti, sa femme n'a plus reparlé (je crois, sans en être sur qu'elle était retourné s'assoir dans la voiture).

En rentrant à notre domicile, nous avons vu ou se garait la voiture, nous avons donc son adresse.

Fin de l'histoire.

Voici maintenant mes questions:
"Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse"

29 septembre 2012 à 20:04:42
Réponse #1

Gros Calou


Sans attendre tes questions, allez voir la police, faite votre déclaration et ils prendront la relève, si il arrive quoi que ce soit, 1/ Le môme, il s'est passé quoi depuis 2/ vous serez témoins et non assistance, 3/ vous vous en mordrez les c*u!lles toute votre vie, si il arrive qq chose de sérieux. Peut-être que ce mec est fiché etc... Ne laissez rien au hazard, allez au commissariat et témoignez de quoi vous avez été témoins  ;)

29 septembre 2012 à 20:10:38
Réponse #2

Gros Calou


Vous avez vu un môme appeuré, la mère qui déclare "il recommencera plus" et un mec violent.
Faut y aller là. De plus vous êtes deux témoins, quand y a un doute, y a plus de doute  ;)

29 septembre 2012 à 20:14:45
Réponse #3

sharky


Ouep, police directement.
Si c est que des doutes, ça relève une évaluation sociale mais là non, direct commissariat ou courrier au procureur.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 septembre 2012 à 20:17:33
Réponse #4

azur


Pour avoir vécu une situation similaire avec un cas de femme battue, je confirme: direct police/gendarmerie qui prend le relais et juge des actions à mener.
Si, en plus, les forces de l'ordre peuvent intervenir sur une situation de flagrant délit (relativement facile à déceler par les voisins), la situation évolue rapidement.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

29 septembre 2012 à 20:20:38
Réponse #5

Merlin06


Police, compte-rendu comme tu nous l'as transmis avec les infos utiles adresse/plaque/description physique.  :up:
Ça permettra peut être de régler la situation pour le gamin et vous protègera sur le papier en cas de connerie envers vous de leur part.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

29 septembre 2012 à 20:25:37
Réponse #6

Gros Calou


Ne rien laisser au hasard du genre, bon ils vont se calmer etc.... Mon cul, le mec est violent, le môme s'est barré de chez lui pour cause hein ! Ca suffit, allez y et au trot  ;)

29 septembre 2012 à 20:26:43
Réponse #7

sharky



Si jamais, pour une raison ou une autre la Police n'était pas attentive à cette histoire:

Tout le monde a la possibilité d'appeler le 119 (Plateforme nationale) qui rebasculera les infos aux services sociaux du département pour évaluation.
On peut aussi appeler directement la CRIP (Cellule de Recueil d'Infos Préoccupantes) de son département (Conseil Général) pour signaler des faits.
Si tu me donnes le N° de ton département en MP, je te donne le n° de ta CRIP en retour.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 septembre 2012 à 20:44:04
Réponse #8

lulu62


le 119 rebascule l'info sur les services sociaux qui re transmettent au Procureur puis directement aux services de police ou de  gendarmerie pour enquête.
donc il ne faut pas hésiter,  c'est gratuit et anonyme ! et ça peut aider le jeune en question( suivi social, voire même placement dans cerains cas) .

29 septembre 2012 à 20:52:09
Réponse #9

sharky


le 119 rebascule l'info sur les services sociaux qui re transmettent au Procureur puis directement aux services de police ou de  gendarmerie pour enquête.
donc il ne faut pas hésiter,  c'est gratuit et anonyme ! et ça peut aider le jeune en question( suivi social, voire même placement dans cerains cas) .

Je pinaille un peu mais c'est ma partie ;D
Non, Lulu depuis la loi de 2007, toutes les infos ne sont pas transmises systématiquement au Proc.
La loi impose d'abord de travailler dans un cadre administratif (hors abus sexuel et violences graves) avec les familles et ENSUITE si l'adhésion de la famille n'a pu être obtenu, un signalement est transmis au Proc' qui soit envoi à la GN/PN pour enquête pénale, soit saisi le Juge des Enfants pour imposer aux parents une mesure d'assistance éducative soit les deux à la fois.
Aujourd'hui, c'est le Président du Conseil Général qui est le chef de file de la Protection de l'Enfance.
Je sais que tu es gendarme mais les situations qui vous voyez passer en caserne sont une infime partie de ce qu'on traite au quotidien.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 septembre 2012 à 20:54:13
Réponse #10

Gros Calou


Faites confiance à Sharky, c'est un pro qui est confronté à ces situations merdiques chaque jour  :down:

29 septembre 2012 à 21:57:40
Réponse #11

Gros Calou



29 septembre 2012 à 23:12:13
Réponse #12

Draven


Pas mieux que les autres, quand y'a un doute, y'a pas de doutes... Filez a la gendarmerie la plus proche et ils prendront le relais, ils ont les moyens d'agir et ils sont la pour ça !
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

30 septembre 2012 à 09:17:22
Réponse #13

Vitaly


Même avis que les autres... déclaration en gendarmerie !!

30 septembre 2012 à 11:14:58
Réponse #14

Outdoorsman


Je bosse aussi dans ce secteur.

Sharky a donné toutes les infos : Police + CRIP.

Fais-le, c'est important ; tu peux changer la vie d'un gamin
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

30 septembre 2012 à 16:29:31
Réponse #15

Mad Max


Je l'avais déjà relaté dans un autre post : la soeur d'un copain de mon fils a été tuée par son mari. Ses parents qui vivaient dans l'appartement mitoyen avait entendu la dispute mais n'étaitent pas intervenus parce que "tous les couples se disputent".
Ils n'ont pas fini de se le reprocher !
Faire un signalement n'est pas de la délation ni de l'ingérance. C'est le devoir de tout adulte vis à vis de tout enfant.
UNPACT Member
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23 novembre 2012 à 19:53:38
Réponse #16

Matko


Dans ces cas là : appellez le 119 . C'est le numéro de la CED (Cellule Enfance en Danger). Des professionnels sont à l'autre bout du fil, et rompus à ce genre de chose.
"mugei no munei" -pas d'art, pas de nom-

23 novembre 2012 à 20:03:00
Réponse #17

sharky


Dans ces cas là : appellez le 119 . C'est le numéro de la CED (Cellule Enfance en Danger). Des professionnels sont à l'autre bout du fil, et rompus à ce genre de chose.

Tu as lu ce que l'on a écrit plus haut? ;#

Petite précision:
Il y a beaucoup plus rapide que le SNATEM-119 ( et non CED). Tous les infos du SNATEM vont être basculés à la CRIP (voir sigle plus haut) du département où réside le mineur. Et çà peut prendre plusieurs semaines avec les *?!! de délais administratifs.
Vous ferez gagné beaucoup de temps à tout le monde (et surtout aux mômes) en balançant vos infos directement à la CRIP. Vous appelez le standard du Conseil Général où vous habitez et demandez à parler la CRIP. Et c'est réglé. :)
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

23 novembre 2012 à 20:09:33
Réponse #18

Matko


M*rde, pas bien lu. Je suis crevé. Désolé.
"mugei no munei" -pas d'art, pas de nom-

23 novembre 2012 à 22:12:23
Réponse #19

antoine du 33


j ai justement discuter avec une intervenante qui ma conseiller le 39 19 qui est un numero pour toute forme de violence


j espere pour aider en cas de besoin
Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît

23 novembre 2012 à 22:16:34
Réponse #20

sharky




Le 3919, c'est pour les violences conjugales. Cà reste une ligne d'écoute mais c'est déjà un début.
Rien ne vaut d'aller voir le travailleur social ou l'asso de proximité.
C'est le problème avec les plateformes nationales, les écoutants n'ont pas une connaissance fine des dispositifs sur chaque territoire.
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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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