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Auteur Sujet: Elevages - Une catastrophe écologique  (Lu 5305 fois)

28 juin 2006 à 11:00:36
Lu 5305 fois

Ancien forum



Posté par Langouste

Salut tous,  :)

Je vous copie un article intéressant...

Bye
Olivier

-----------------------

Elevages
Une catastrophe écologique

Catastrophe ! Le monde mange de plus en plus de viande. L'élevage industriel émet des fleuves de polluants, fait disparaître des millions d'hectares de biodiversité, abrite des virus mortels et, surtout, accélère dangereusement la fièvre terrestre.

Frédéric Lewino

Pour sauver la planète, mangeons moins de viande ! L'élevage industriel qui se développe, surtout en Asie, entraîne un coût écologique de plus en plus insupportable. Ce qui amène plusieurs institutions, dont la Fao, à pousser un cri d'alarme.

On oublie que, pour fabriquer un poulet, un boeuf ou un mouton, il faut dépenser beaucoup d'énergie en chauffage, nourriture, transport, découpe de la viande, chaîne du froid... D'où un rejet important de gaz à effet de serre. Auxquels il faut ajouter le méthane émis par les ruminants. Pour le compte de l'Ademe, l'expert Jean-Marc Jancovici a chiffré la part du régime carnivore dans la fièvre terrestre. Stupéfiant ! Le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 kilomètres ! L'agneau de lait : 180 kilomètres ! Le boeuf : 70 kilomètres ! Le porc : 30 kilomètres ! Et encore Jancovici n'a-t-il pas comptabilisé les apports carbonés de l'emballage, du déplacement du consommateur et de la cuisson. A titre de comparaison, la production de 1 kilo de blé ou de pommes de terre équivaut tout juste à un créneau en voiture.

Pour ne rien arranger, le cheptel mondial augmente au moins aussi vite que le parc automobile. Selon le plus récent décompte de la FAO, la planète abrite désormais 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, 1 milliard de cochons et 1 milliard de canards. Auxquels il faut ajouter les nombreuses autres espèces consommées : dindes, chameaux, poissons, chiens... Le monde devient, en effet, de plus en plus carnivore. Depuis les années 50, la consommation mon-diale de viande a quintuplé. Et même si elle stagne en Occident depuis une vingtaine d'années, elle s'envole dorénavant dans tous les pays émergents. Les Chinois et les Indiens ne se contentent plus de leur bol de riz ou de lentilles. Entre 1991 et 2002, les Chinois ont quadruplé leur régime carné et les Indiens l'ont doublé. Selon la Fao, en 2030, le tiers-monde consommera près des deux tiers de la viande mondiale. Il ne fait que suivre notre exemple avec un siècle de retard.

Mais les méfaits écologiques des élevages intensifs ne s'arrêtent pas à la fièvre planétaire. Le mal est plus profond. A commencer par l'artificialisation de la nature. Voilà longtemps que les animaux ne sont plus nourris avec de l'herbe ou des déchets. L'élevage industriel réclame des quantités astronomiques d'aliments qui monopolisent 29 % de la surface terrestre sous forme de pâturage et de cultures fourragères. Ainsi, le soja est cultivé à 90 % pour assurer l'alimentation animale. En quelques années, rien qu'au Brésil, en Argentine, au Paraguay et en Bolivie, cette culture s'est emparée de 40 millions d'hectares, surtout pour alimenter les bovins européens et chinois. Or les écologistes accusent cette extension de se faire le plus souvent au détriment de milieux naturels de grand intérêt, comme la savane arborée brésilienne, le Chaco argentin, la forêt chiquitana bolivienne. Depuis quelques années, c'est même la forêt amazonienne qui recule devant de nouvelles variétés de soja appréciant le climat tropical. En mangeant donc de la viande bien française, nous participons indirectement à la perte de la biodiversité amazonienne. Si encore cette nouvelle industrie enrichissait les petits paysans. Même pas. « Le boom du soja remplace les agriculteurs par des investisseurs financiers. Ils engrangent des bénéfices allant jusqu'à 50 % par an. Demain, ils s'en iront vers d'autres produits plus rentables, laissant derrière eux une catastrophe écologique et sociale », dénonce, dans La Revue durable, Marc Hufty, enseignant-chercheur à l'Institut universitaire d'études du développement (IUED) de Genève. Par ailleurs, fabriquer de la viande avec du soja est un gâchis protéique, puisqu'il faut 18 kilos de protéines végétales pour fabriquer 1 kilo de boeuf ! La planète serait donc bien mieux nourrie avec un régime végétarien.

C'est aussi l'élevage qui explique le succès du maïs, ce boit-sans-soif qui vide les nappes phréatiques et rend exsangues les rivières, ce consommateur d'engrais et de pesticides qui pollue l'air, le sol et l'eau. La Bretagne, qui élève un cheptel faramineux de porcs et de volailles, en sait quelque chose. « Il faudrait produire moins de viande, mieux entretenir le territoire et gérer les cycles biologiques », dit Christian Mouchet, professeur d'économie rurale à l'Agrocampus de Rennes. Importation de soja, excédents de céréales. « Le résultat est une agriculture non durable qui puise dans les ressources naturelles de façon quasi minière, économiquement inefficace et créatrice de déséquilibres territoriaux », ajoute-t-il. Quelques éleveurs tentent de faire marche arrière.

C'est pourtant cette voie bretonne peu recommandable qu'empruntent les pays émergents asiatiques. Le rivage de la mer de Chine se couvre d'élevages industriels de porcs et de volailles. Mais il y a pire que cette pollution. Depuis quelques années, la Fao s'inquiète de la cohabitation des grands centres urbains avec ces élevages géants. Le mélange est détonant. Hier, en Europe, la maladie de la vache folle a fait craindre le pire. Aujourd'hui, c'est la grippe aviaire. Lorsqu'il mutera défavorablement, le H5N1 provoquera des millions de morts dans la population humaine. Lui ou un autre. Les virus et microbes pathogènes abrités par les animaux d'élevage sont légion. « En cultivant en grande quantité des protéines (poulets, moutons...) identiques, on crée une sorte de réacteur biologique. Si un virus est adapté à un des animaux, il sera aussi adapté à tous les autres. Et l'élevage sera décimé », explique François Renaud, directeur du laboratoire Génétique et évolution des maladies infectieuses (CNRS-IRD). Louise O. Fresco, sous-directrice générale de la FAO, complète : « La nature transfrontière de ces maladies et leur capacité potentielle à franchir les barrières des espèces et à toucher l'homme constituent des enjeux sérieux. » Et de se rassurer : « La science peut faciliter un développement de l'élevage durable, équitable et sans danger, en innovant dans une vaste palette de secteurs. » Certes, la science peut tout, mais l'homme reste un fou. Comptons sur lui pour ne pas renoncer facilement à son bifteck ou à son poulet aux champignons noirs. La santé de son estomac lui importe davantage que celle de la planète. A moins d'une épidémie faisant des millions de morts...

© le point 22/06/06 - N°1762 - Page 68 - 1006 mots

28 juin 2006 à 11:27:07
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Corwyn

Tiens un Troll!

28 juin 2006 à 11:38:24
Réponse #2

Ancien forum



Posté par Vrorsh

Citation de: Corwyn link=1151485237/0#1 date=1151486827
Tiens un Troll!

Pourquoi un troll ?  :o

Ca me paraît assez vrai tout ça.

28 juin 2006 à 11:49:23
Réponse #3

Ancien forum



Posté par Pierrot

Pas troll du tout..... Olivier n'est pas de ce genre, il est absolument certain que l'élevage intensif tel qu'on le pratique aujourd'hui est une vaste connerie de même d'ailleurs que l'agriculture intensive.
Et il est vrai aussi que l'on peut vivre sans viande ou du moins ( pour les réfractaires ) en en consommant beaucoup moins qu'aujourd'hui.

En plus avec de petits élevages et de petits producteurs on est sur de ne pas bouffer de la m*rde.

28 juin 2006 à 11:59:54
Réponse #4

Ancien forum



Posté par Demo

  Salut, j'ai beau chercher dans le forum, j'ai toujours pas compris ce qu'est un troll... :o quelqu'un pourrait m'éclairer?

   En tous cas, si c'est un terme négatif, je ne suis pas tout à fait d'accord. Bien que l'article me paraisse un peu beaucoup militant, d'abord, c'est pas une honte d'être militant, et puis ensuite, les faits sont là.

   OK on peut dire qu'il faudrait se battre contre d'autres choses avant de chercher des poux dans la tête à l'élevage animal, mais pour moi, c'est en tous cas une réalité que j'essaie de limiter au maximum. Je ne mange que très peu de viande et c'est justement pour ces raisons là.

   Sur la Bretagne, c'est tout à fait vrai. Cette région est en rupture écologique totale. C'est la région de France qui possède les eaux les plus polluées du territoire, tout ça à cause de l'élevage (et là c'est du concret et on peut le toucher du doigt, pour ceux qui sont comme Saint Thomas... ;))

      Bref, moi je reprends le message de l'article : arrêtons la viande, ou au moins arrêtons là de cette façon. A une époque, mes parents ont élevé des moutons (par plaisir disons, puisqu'ils sont fonctionnaires tous les deux). On a commencé avec un bélier et deux brebis et 2-3 ans plus tard, on avait une douzaine de moutons. Ils étaient nourris sur les champs tant que possible (on a quelques hectares autour) et l'hiver, avec le foin récolté. Ca fait environ 6 ans qu'on n'en a plus, mais il en reste encore des bonnes côtelettes d'agneau au congélo qui n'attendent que le barbecue.
      Je trouve ça déjà mieux que ce qui se fait actuellement, mais je me dis que 7 hectares pour disons 200 kilos de viande, c'est pas grand chose, puisque sur une trentaine de m² dans mon jardin bio, je fais pousser facile 20 kilos de légumes (donc il me faudrait 300 m² pour 200 kilos...Y'a pas photo... et vive les pommes de terre!! :D

      Allez à +.

              Benjamin. :)

28 juin 2006 à 12:00:23
Réponse #5

Ancien forum



Posté par survivalfred

Citation de: Corwyn link=1151485237/0#1 date=1151486827
Tiens un Troll!

Heuu, Langouste, un Troll, on aura tout entendu  ::)

Corwyn, dis bonjour à Olivier, bien plus ancien que toi en ces lieux  ;) ;D

Merci pour l'article Olivier, je crois que la consommation de viande évolue avec le pouvoir d'achat, le niveau de vie etc ... ce qui est extrêmement négatif c'est l'élevage, la consommation et le développement exponentiel de la viande industrielle, les gens veulent de la viande "formatée" et pas chère  ...  et puisqu'il y a demande, ben, il y a offre ... ça m'étonne qu'on ai pas encore inventé des poulets avec 4 pattes ou des cochons avec 8 jambons  ;)

@ +

Fred

28 juin 2006 à 12:04:27
Réponse #6

Ancien forum



Posté par Vrorsh

Demo >> La définition d'un troll sur Wikipedia

SurvivalFred >> On rit mais si on continue dans les OGM, ça finira comme ça. A moins que ça ne finisse tout court avant  ::)

28 juin 2006 à 12:36:58
Réponse #7

Ancien forum



Posté par Corwyn

Bon j'ai peut-être été un peu vite en ponctuant mon message!

Y a que j'ai horreur des positions tranchées et le titre me hérisse

"Elevages - Une catastrophe écologique"

Alors que toutes les formes d'élevages n'engendrent pas de catastrophes écologique, certaines ont même un rôle de préservation!

Passé cela c'est clair et évident que l'élevage intensif et industriel est polluant, dangereux pour la biodiversité et tout et tout, ce n'est même plus du débat ou de la polémique : c'est une constatation de bon sens!


Allez, je retire ce que j'ai dit. Ce n'est pas un troll: c'est de l'information et moi j'aime l'information.... et la nuance ;)

P.S. Fred, mon post n'était pas une critique envers Olivier.

28 juin 2006 à 12:42:13
Réponse #8

Ancien forum



Posté par Ksmh

En tout cas je trouve cet article très réaliste, très interessant. Pour ma part difficile d'être vegétarien mais je limite la viande au maximum, uniquement 2 ou 3 repas par semaine. Je compense par du soja, du quinoa très riche aussi en protéine.


28 juin 2006 à 16:02:07
Réponse #9

Ancien forum



Posté par Demo

  Sensibilisé à ces questions que Langouste a soulevées, je ne peux pas m'empêcher de joindre à mon tour un petit article qui concerne plus ou moins le même sujet.

   Après "ne mangeons plus de viande", voici "ne mangeons plus de poisson" (le problème ma paraît même encore plus grave car la pêche industrielle vide les océans de dizaines d'espèces sauvages! il ne s'agit plus de bêtes d'élevage... :( >:(



 Qui stoppera la folie de la pêche industrielle ?  
 L'Expansion 22/07/1999
 
LES RESSOURCES DES OCÉANS S'ÉPUISENT. DES ARMADAS DE CHALUTIERS PÊCHENT TOUJOURS PLUS PROFOND DES PRISES TROP JEUNES ET EN TROP GRAND NOMBRE. POUR INVERSER LA TENDANCE, IL FAUDRA INSTAURER DES QUOTAS ET DIMINUER LES FLOTTES. AUDIT D'UN DÉSASTRE.
 
 

Après des années de surexploitation, à la fin de la décennie 80, la population de lieus noirs en mer du Nord a commencé à diminuer dangereusement. En quête de diversification pour combler le déficit de prises, les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer se découvrent une nouvelle spécialité : la traque aux poissons de grands fonds. En lâchant leurs filets à plus de 1 000 mètres de profondeur, juste sur la cime des montagnes sous-marines, les chalutiers ont rapporté de nouvelles espèces encore jamais vues sur les étals des poissonniers. L'empereur ou hoplostète rouge fait partie de ces nouvelles cibles. Ses larges filets de chair blanche et ferme sont faciles à préparer. Quant aux consommateurs, ils se précipitent sur ce poisson délicieux en grillade.  
Rapidement, la concurrence flaire le bon gisement, et les chalutiers de Boulogne croisent sur ce segment les flottes de Lorient et de Concarneau, ainsi que des bateaux venus d'Islande, du Portugal ou d'Ecosse. Au milieu des années 90, les services de renseignements américains leur facilitent involontairement la tâche en mettant dans le domaine public les cartes détaillées des fonds sous-marins. Dès lors, la pêche en eau profonde devient un jeu d'enfant pour n'importe quel chalutier doté d'un équipement de positionnement par satellite (type GPS) et de chambres de congélation bien dimensionnées. Mais l'espérance de vie de l'empereur (une centaine d'années), sa maturité tardive et ses longs cycles de reproduction sont incompatibles avec ces progrès technologiques : en quelques années, 80 % des stocks ont été détruits, selon des chercheurs canadiens. L'avenir de l'empereur s'écrit désormais en noir.  
La sinistre histoire de l'hoplostète illustre la menace de la surexploitation des mers et des océans depuis la fin des années 70. Soles, morues, bars et autres baudroies, poissons de pleine eau, sont pêchés « trop fort » selon les experts. Comme les espèces d'eau profonde, tels l'empereur, le grenadier, le sabre noir ou le siki, particulièrement fragilisées par la pêche industrielle. Encore moins chanceux, la dorade rose et l'ange de mer, qu'on rencontrait auparavant en abondance au large des côtes du nord de l'Espagne et dans le golfe de Gascogne, ont aujourd'hui quasi disparu. Selon le WWF, le volume des prises a augmenté de 500 % entre 1950 et 1989. Le poisson représente aujourd'hui 16 % des protéines consommées dans le monde !  
Car si l'on pêche « trop fort », on pêche aussi « trop petit ». Malgré les nombreuses réglementations, concernant en particulier les tailles minimales acceptables des espèces commercialisées, les marins, soumis à la pression de la concurrence et à la raréfaction de la ressource, accu- mulent dans leurs filets de jeunes poissons, ces « juvéniles », comme les appellent les scientifiques, dont la disparition met en danger le renouvellement des espèces.  
  
Un banc d'empereurs. Ce poisson a été victime d'un véritable massacre organisé.  
« Pendant longtemps, on s'est imaginé que la mer, c'était grand, qu'on pouvait pêcher joyeusement et que la nature corrigerait nos erreurs, souligne André Forest, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Or les capacités de capture dépassent largement les capacités de renouvellement des stocks. » L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime à environ 30 % cette surcapacité.  
A l'origine de cette armada de chalutiers, ligneurs, fileyeurs et autres navires-usines, il y a le pic de la production mondiale de bateaux de pêche, vers la fin des années 70. « En France, par exemple, au nom du maintien de l'emploi, et parfois pour des raisons électorales, dans les chantiers navals et sur les zones littorales, on a abondamment subventionné la construction de bateaux », rappelle Loïc Antoine, directeur du département ressources halieutiques à l'Ifremer. Résultat : des flottes de pêche considérables se sont constituées sur toutes les mers du globe. La FAO estime que la flottille de pêche mondiale comptait « 3,8 millions d'embarcations en 1995, dont 1,2 million de navires de grosse capacité, la plupart opérant en Asie. Le nombre de bateaux de 100 tonnes et plus capables de pêcher en haute mer se situait en 1997 entre 43 000 et 45 000 unités ». Et pour rembourser leurs investissements, les pêcheurs n'ont d'autre solution que d'accroître leur effort de pêche, d'où la succession des crises de la pêche française qui, d'Hendaye à Dieppe et, bien sûr, de Guilvinec à Paimpol, ont enflammé les ports.  
Ce phénomène s'est aussi diffusé sur l'ensemble de la planète. Il y a trente ans, la pêche industrielle se cantonnait au nord des océans Atlantique et Pacifique. Ces bateaux se sont ensuite attaqués au centre et au sud, puis à l'océan Indien. L'Antarctique n'est désormais plus épargné. Les stocks de legine, un poisson des mers froides très apprécié au Japon, ont été pillés ces dernières années par des flottes de bateaux battant pavillon sud-américain. Comme les gisements de krill, ces minicrevettes indispensables au régime des cétacés, qui sont aussi une merveilleuse source de protéines.  
La FAO résume la situation catastrophique en trois chiffres :  
- 25 % des stocks planétaires sont aujourd'hui surexploités, principalement dans l'Atlantique et le Pacifique Nord. Dans ces zones, une réduction de l'effort de pêche est indispensable ;  
- 35 % des réserves sont exploités au maximum des capacités. Idéalement, il faudrait diminuer la pression dans ces zones ;  
- 40 % des stocks mondiaux continuent à produire un peu plus de poissons chaque année. Mais ce chiffre, apparemment encourageant, cache deux réalités moins réjouissantes.  
 



    Désolé c'est un peu long... mais c'est justement ce qui fait que nous ferons la différence : prendre le temps de s'informer, ne pas courir au plus pressé, mais envisager les choses d'un peu plus haut. Halte à l'immédiateté, à la folie du temps présent.
    Euh j'espère que je ne suis pas un troll là...  ;)

     Ciao.

        Benjamin. :)


    L'article n'est pas entier. Allez donc le consulter ici : http://www.lexpansion.com/art/6.0.125178.1.html

28 juin 2006 à 16:13:08
Réponse #10

Ancien forum



Posté par Langouste

Salut tous,   :)

Ca mange de la langouste d'élevage, les trolls ?  ;D

Je ne participe pas beaucoup en ce moment, mais quand je tombe sur un article ou que j'ai une info intéressant je l'envoie...  Pas de soucis Corwyn, tu as bien sûr le droit de ne pas aimer l'article. Il est évident qu'il y a un parti pris (tous les arguements vont dans le même sens, on ne parle pas des éventuels bienfaits de l'élevage industriel) et l'auteur semble écrire sous un pseudonyme. Mais l'article est documenté et Le Point est un journal sérieux, et c'est une bonne piste de réflexion. Aucune volonté de prosélytisme de ma part, je me suis enfilé un bon steaky steak à midi  ;)
Citer
et puisqu'il y a demande, ben, il y a offre
Oui ben justement à propos de l'économie, c'est encore un exemple où le prix n'intègre pas tous les coûts. Les effets négatifs sur l'environnement ou la société de la production du bout de bidoche (externalités négatives) ne sont pas payés par le consommateur, ils sont laissés à la charge des générations futures.  >:(

Olivier, Langoustroll sauvage  ;)




28 juin 2006 à 16:38:42
Réponse #11

Ancien forum



Posté par Langouste

Citer
 L'Expansion 22/07/1999  
Toi aussi tu lis des journaux écolos gauchistes !  ;D  ;D  ;D
J'ai une doc intéressante sur la surpêche, je vais esayer de retrouver ça.
tafdak avec toi, quand on tiens une info il faut la décortiquer, chercher plus loin, aller voir les sources citées, les contradicteurs etc. C'est intéressant de lire des journaux politiquement opposés, on retrouve les même infos de base mais traités bien différemment...  ::)

Pour revenir au sujet, il est évident que les ressources disponibles sont insuffisantes pour que 6 milliards d'humains vivent comme moi... L'économie doit prendre en compte la limitation des ressources globales.

Mais... c'est pas évident de changer ses comportements individuels. Quand tout est calme, ok, j'arrive à faire un peu de tri sélectif, acheter des trucs à l'épicerie bio, prendre le train au lieu de la voiture etc. Mais dès qu'on est un peu sous pression (boulot, déménagement, circonstances non ordinaires etc), c'est fini: bagnole, poubelles en vrac, on bouffe n'importe quoi... Retour fracassant dans le règne de l'immédiateté et des objectifs à court terme, on ruine en quelques jours les efforts faits pendant des mois.
Je ne sais pas si la voie du "chacun doit faire un petit effort volontaire" peut marcher...

Olivier  :)

28 juin 2006 à 18:30:33
Réponse #12

Ancien forum



Posté par verousse

Citation: "Mais... c'est pas évident de changer ses comportements individuels. Quand tout est calme, ok, j'arrive à faire un peu de tri sélectif, acheter des trucs à l'épicerie bio, prendre le train au lieu de la voiture etc. Mais dès qu'on est un peu sous pression (boulot, déménagement, circonstances non ordinaires etc), c'est fini: bagnole, poubelles en vrac, on bouffe n'importe quoi... Retour fracassant dans le règne de l'immédiateté et des objectifs à court terme, on ruine en quelques jours les efforts faits pendant des mois.
Je ne sais pas si la voie du "chacun doit faire un petit effort volontaire" peut marcher... "

Pour y arriver, il faut non seulement une volonté de fer, mais aussi un travail personnel en conscience.  Personnellement, je suis végétarienne depuis 3 mois.  Avant, j'étais quand même sensible aux trucs environnementalistes, mais tout me paraîssait prendre beaucoup trop d'efforts.  Recycler, composter, manger de la nourriture non transformée (ou le moins possible), économisr l'eau, acheter des produits bio, etc...  Je me disais, c'est bien beau, mais c'est tellement de travail!  Je n'étais pas prête à faire tout cela.

Et en travaillant sur moi-même, en me mettant à avoir une alimentation plus saine (aucune viande de mauvaise qualité, moins de sucres transformés possible, manger cru et on transformé le plus souvent possible, etc...), à bouger plus, et à calmer mon esprit (méditation, arts martiaux), j'ai comme par magie toute l'énergie nécessaire pour faire les petits gestes écolos nécessaires au quotidien.  Et en plus, ça me donne vraiment l'impression de faire un petit quelque chose pour préserver la planète, et la nature par conséquent, où j'aimerais tant pouvoir vivre sans avoir besoin de trucs "commerciaux".

Alors tout espoir n'est pas perdu, il suffit d'une petite poussée dans la bonne direction pour vaincre les forces d'inertie et faire ainsi tourner la roue dans le bon sens!

Véro
 

28 juin 2006 à 18:53:02
Réponse #13

Ancien forum



Posté par Demo

Citation de: Langouste link=1151485237/0#11 date=1151505522

Je ne sais pas si la voie du "chacun doit faire un petit effort volontaire" peut marcher...

   Moi non plus, mais on peut guère essayer autre chbose, du moins à notre niveau... :-?

Citer
Alors tout espoir n'est pas perdu, il suffit d'une petite poussée dans la bonne direction pour vaincre les forces d'inertie et faire ainsi tourner la roue dans le bon sens

   Une petite poussée et pas mal d'optimisme. Tu sembles en avoir à revendre. Au fait, bienvenue sur le forum Véro... ;)

30 juin 2006 à 09:05:43
Réponse #14

Ancien forum



Posté par Langouste

Citation de: verousse link=1151485237/0#12 date=1151512233
Pour y arriver, il faut non seulement une volonté de fer, mais aussi un travail personnel en conscience.  Personnellement, je suis végétarienne depuis 3 mois. [...] Alors tout espoir n'est pas perdu, il suffit d'une petite poussée dans la bonne direction pour vaincre les forces d'inertie et faire ainsi tourner la roue dans le bon sens!
Merci Véro, ça fait plaisir de voir que certain(e)s ont la patate !  :)

Citer
  Moi non plus, mais on peut guère essayer autre chbose, du moins à notre niveau... Hein
Le lobbying avec des assoc genre Greenpeace ça semble bien efficace. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'ils font, mais il faut reconnaître que ça fait avancer les choses...
Et il y a aussi la politique, je me suis forcé à prendre la carte d'un parti écolo ! :-/

Olivier  :)


30 juin 2006 à 13:22:41
Réponse #15

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

J'ai toujours pensé que l'écologie n'aurait jamais du se fourvoyer dans le système politique... surtout quand on y voit les clanpins... enfin c'est pas le sujet.
Ben écoute je suis admiratif: prendre une carte de parti politique quel qu'il soit parce qu'on y croit encore, quelque part c'est beau, et j'espère que tu ne seras pas déçu.

30 juin 2006 à 17:36:12
Réponse #16

Ancien forum



Posté par Demo

   Ah là Langouste, c'est vrai qu'on touche à un sujet sensible : celui de l'action écolo. Il s'agit de savoir comment agir  :-?

    Il y a tout un panel de solutions depuis la BA quotidienne aux écoguerriers en passant les assoc et les partis politiques...

    Qu'est ce qui t'a fait prendre ta carte dans ce parti écolo? Je veux dire est-ce que tu crois vraiment toi aux programmes qui sont véhiculés? Et puis on sait bien que les écolos ne passeront jamais. Ils font des tout petits scores aux élections, et sont obligés d'entrer en association avec d'autres pour avoir droit de cité.

    Maintenant, comme le disait je ne sais plus qui sur un autre post, un parti écolo est-il bien utile? Ne vaut-il pas mieux intégrer dans tout programme de tout parti la nécessaire dimension écologique? Enfin bon, là on rêve un peu, même si l'écologie est LE thème tendance (avec la sécurité bien sûr... Les gens n'ont-ils plus le sens de la mesure??? :-/)

      Mais bon, comme le dit Bison, "c'est pas le sujet" ;)

         @ +.     Benjamin :)

30 juin 2006 à 22:06:10
Réponse #17

Ancien forum



Posté par Langouste

Citer
[...]Ben écoute je suis admiratif[...]
:D Y a pas de quoi !
Citer
Qu'est ce qui t'a fait prendre ta carte dans ce parti écolo?
J'ai entendu par hasard leur candidate à la radio, j'ai trouvé son discours intéressant et par curiosité je suis allé lire leur site internet. J'ai tout lu, et comme je suis d'accord à 80%... Je me suis tâté un moment puis j'ai envoyé les sous. Je pensais que ne pas le faire aurait été bien bête, étant donné que ça correspondait groso modo à mes idées. Après, qu'ils passent ou pas, c'est un autre problème; au moins j'ajoute ma voix à un groupe et je l'aide à se faire entendre même en dehors des élections. Quand je serai déçu j'en partirai  ;) !
Franchement, je pense que c'est utile, si on se contente du "tous pourri", on leur laisse de fait le champ libre.

M'eeeeeenfin !  ::)

Olivier  :)
"Si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s'occupe de vous."

01 juillet 2006 à 21:10:22
Réponse #18

Ancien forum



Posté par Av

Je suis tout a fait d'accord sur le fait que l'élevage intensif en tant que fils d'éleveur bio et (normalement) futur agriculteur je pense que l'on peut toujours manger de la viande mais faites sur place ou au alentours.

Mais tant que ce n'est pas intensif ca va!

Av

 


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