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Auteur Sujet: Le wind chill factor, c’est un peu surfait …  (Lu 7770 fois)

24 septembre 2012 à 18:28:40
Lu 7770 fois

Bison


Je sais …
La prudence voudrait que l’on prenne ce facteur sérieusement en considération.

Mais je viens de vérifier ce que je soupçonnais depuis quelque temps :  le « remède » n’est pas de s’habiller plus chaudement, mais bien, tout simplement de se protéger du vent.

Le contexte :  2.500-2.600 m fin août, lors de la période « froide » qui a suivi la canicule. Température en statique légèrement négative, humidité relative élevée :  la base des nuages frôlait la crête
Vent « grave » de 70 à 90 km/h en approchant des crêtes pour une température théoriquement ressentie de l’ordre de -15.
Je vous laisse apprécier …



On voit se dessiner un grand « rouleau » là à l’horizon, indicateur de la violence du vent.
Au sol, non ce n’est pas de la neige.
Ce n’est pas non plus de la gelée nocture (rosée givrée).
C’est du givrage « dynamique » .
Quelques heures plus tôt, les nuages étaient plus bas et leurs micro gouttelettes en surfusion venaient s’écraser sur les brindilles et se solidifier immédiatement en cristaux protubérents. Les ailes d’avion se couvrent de givre de la même manière lorsque l’on traverse des nuages vers les – 5°C.



Plus visible encore sur une structure métallique trainant au col de Mortiers :



Certains de ces cristaux étaient hérissés face au vent sur une longueur de plus de 5 cm.
Bref, il y avait un sacré vent, de l’humidité, et une température légèrement négative.

Moi, j’étais en tenue d’été, ou presque …  :D

Comme tenue de base :
 - Juste un T-shirt ML Pata relativement chaud (synthétique à la mode il y a 5 ans) porté en sous-vêtement  sous ma chemise habituelle « baroudeur » D4 (une chemise en synthétique, assez épaisse, déjà un peu coupe-vent, déjà traitée déperlance).
 - Des pantalons légers de ville, des botinnes légères et des chaussettes d'été.
 
En surcouches :  
 - un imper léger premier prix avec capuche, que j’utilise essentiellement contre le vent ou en statique.
 - Des surpantalons tout premier prix (3€ ?) en une matière aussi légère que fragile. Le vent était tel que cette matière peu solide claquait au vent et partait en lambeaux …
 - Des gants légers en fine polaire (plutôt des sous-gants que des gants)
 - Deux « tours de cou » : un autour du cou en cache nez, l’autre pour couvrir mon crâne dégarni et mes oreilles. Le tout serré sous une casquette, elle-même serrée par la capuche de l'imper.

Je n’ai pas eu froid sur moi …
Juste le bout du nez rouge, et les bronches irritées par l’inhalation en abondance de cet air froid. (J’aurais été mieux avec un masque …)

Coût, encombrement et poids de cet équipement :  peanuts. Je transporte normalement un tour de cou et ces petits gants dans ma bananne ; la pelure de pantalon, le second tour de cou et l’imper léger sont en fond de sac. Quelle que soit la météo …
 
Je ne dis pas que je n’ai rien de plus « sérieux » suivant la saison, mais ce minimum, je l’ai toujours – et il est diablement efficace !

La leçon que j’en retire :  pas vraiment besoin de s’habiller plus chaudement par grand vent :  juste bien se protéger de ce vent, juste bien protéger la tête et le visage.

Je reste convaincu qu’une température calculée comme ressentie de -15 pour cause de grand vent est bien plus facilement gérable qu’une vraie température de – 15.
A moins 15, j’aurais eu les mains et les pieds gelés et ce n’est pas ce que je portais sur moi qui m’aurait protégé d’une grave hypothermie …

Je pense aussi que si j’avais porté deux épaisseurs « thermique » en plus, mais rien pour couper le vent, et bien ce vent m’aurais tranpercé jusqu’à l’os.

S’habiller plus chaudement ? Non.
S’habiller plus « hermétiqement », OUI.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

24 septembre 2012 à 18:54:34
Réponse #1

azur


De ce que j'ai pu apprendre au boulot sur l'effet wind-schill, on nous parlait de "température absolue", autrement dit réelle, et "température ressentie" obtenue par le fameux tableau.
Il nous était bien précisé qu'effectivement, cette température ressentie pourrait générer des effets de gelure sur une partie du corps non-protégée ou engendrer une hypothermie en cas d'exposition trop longue au vent.

Comme tu en as fait l'expérience, il suffit effectivement de s'abriter pour annuler presque totalement l'effet wind-schill.
Pour ce qui est du visage, ça explique pourquoi les masques en néoprène sont si efficace: aussi fin soient-ils, ils sont totalement coupe-vent et il n'y a pas de contact direct entre la couche exposée et la couche contre la peau (le néoprène ne s’écrase quasiment pas)

Il n'y a pas besoin d'aller chercher plus loin le succès de la stowaway (et consort) qui permet de combattre le vent pour un poids totalement dérisoire!

En revanche, sans protection, le "froid ressentit" a le même impact que la même température absolue: j'ai vu des camarades avoir les pommettes gelées par température positive, à cause d'un déficit de protection.
De plus, en montagne, comme tes photos le montrent bien, l'air peut être très humide, ce qui constitue encore un facteur aggravant en ralentissement le réchauffement.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

24 septembre 2012 à 18:57:41
Réponse #2

Mishkin


Bonjour,

voila un fil qui ,je trouve ,vient efficacement completer celui-ci : "Du pouvoir refroidissant de l'air"

à+

Mishkin

24 septembre 2012 à 19:54:48
Réponse #3

Bison


Ouaip, j'avais pensé à écrire "à la suite".

Mais ici, il y a un aspect "vécu" - et illustré - plus prononcé que dans l'autre article.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

24 septembre 2012 à 20:00:08
Réponse #4

Karto


Salut :)

Je ne vois pas en quoi le wind-chill serait surfait, dès lors qu'il quantifie des équivalences dans les échanges d'énergie par convection libre et convection forcée à différents régimes. C'est peut-être ton imagination du -15°C qui est surfaite ;)

Ce qui n'enlève rien à la nécessité d'un coupe-vent, le déplacement d'air dans un isolant n'a rien à voir avec le facteur de refroidissement éolien.

25 septembre 2012 à 09:06:21
Réponse #5

Bison


Nan, c'est juste que chaque fois que l'on parle de refroidissement éolien, on dit :  habillez-vous chaudement.

Ce qui n'est pas la solution.

Je trouve que les termes "température ressentie", ou "température équivalente" ou "refroidissement" éolien sont assez abusifs pour le grand public.

À limite, j'imagine des personnes appliquer cette précaution au sac de couchage dans une tente, ou dans une cabanne, voire au chauffage dans les bureaux.

J'ai entendu un accompagnateur en montagne me dire que la température de la neige au sol tombait par ce fameux wind chill factor.

Ces termes ont certes une signification scientifiquement précise au niveau physiologique. Mais la plupart des gens - et des médias - n'ont pas la culture scientifique  pour comprendre à quel point cette signification précise implique une interprêtation précise et restreinte. Et une solution précise ... Les gens se trouvent victimes d'un abus de langage.

Une température calculée comme "ressentie" (mon oeil!) de -15 par grand vent n'est pas du tout équivalente - à une température réelle de l'air de -15.

Avec mon équipement de plein été, je risquais au maximum un bout de nez gelé, mais pas du tout une hypothermie centrale.

PS - je sais ce que c'est, un vent au sol de "35 knots gusty 50" ...  ;#



Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

25 septembre 2012 à 09:34:54
Réponse #6

Karto


J'ai entendu un accompagnateur en montagne me dire que la température de la neige au sol tombait par ce fameux wind chill factor.

Bah il a raison : la preuve, y'a du givre sur tes photos !


... :closedeyes:


Non tu as raison, je ne réalisais pas que l'idée de refroidissement éolien pouvait être mécomprise à ce point. C'est un peu effrayant.
Peut-être est-ce l'occasion de rappeler de quoi il s'agit ? Et de là, laisser les gens en déduire qu'avec "5°C, ressenti -10°C", le bout de leur nez ne gèlera jamais...

25 septembre 2012 à 09:43:17
Réponse #7

mrfroggy


Déja ressentit a l atelier aussi.. quand dehors il fait froid, a l atelier il fait pire ,car le vent s engouffre.

Surtout a Lannion, en face de l Aéroport(zone sans brise vent )..
Et avec la combinaison, plus futal et pull, on a toujours froid.

Le boss a fini par nous acheter des coupe-vents tout simples,( mais aux couleurs de la boutique  ;#). Et on a tout de suite été mieux.
Le "principe animal",(  les bestioles a sang chaud qui vivent dans les régions tres froides), c est couche de graisse sous la peau, mais surtout poils "gras", donc effet coupe vent si je ne m abuse ?
je simplifie, parce qu un animal n est pas comparable en thermes de résistance, mais on a souvent les solutions dans la nature..
Si je dis des conneries, n hésitez pas  :)
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

25 septembre 2012 à 10:53:38
Réponse #8

caillou



Un lien pour bien comprendre le refroidissement éolien + quelques conseils toujours bon à rappeler contre le froid.

http://www.ec.gc.ca/meteo-weather/default.asp?lang=Fr&n=5FBF816A-1#wc6

De façon plus intuitive, nous utilisons des ventilateurs pour refroidir le corps sans faire baisser la température de la pièce.

il a peut être une analogie à faire avec la température ressenti au soleil et à l'ombre.




25 septembre 2012 à 11:54:57
Réponse #9

Karto


De façon plus intuitive, nous utilisons des ventilateurs pour refroidir le corps sans faire baisser la température de la pièce.

Pas tout à fait pareil : le ventilateur accélère l'évaporation, même si la température de la pièce est trop élevée pour permettre un refroidissement par convection.

25 septembre 2012 à 13:33:08
Réponse #10

Loriot


Euh non je pense que l'exemple du ventilateur est pertinent. Le vent évapore également la transpiration qui en s'évaporant te refroidis, en plus d'emporter également la couche d'air tempérée qui se trouve à la surface de la peau,
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

25 septembre 2012 à 13:48:54
Réponse #11

Karto


Salut Loriot !!  ;)

Le vent évapore également la transpiration qui en s'évaporant te refroidis

Tant que t'es mouillé, oui.
Mais l'hypothermique dans des fringues sèches mais insuffisantes, lui, ça fait longtemps qu'il ne transpire plus. Pourtant le windchill joue un max sur lui.
La mesure d'une évaporation forcée relève des mesures wet bulb et dry bulb (thermomètre sec et thermomètre enveloppé d'un truc humide standardisé), pas du wind-chill.

C'est pas parce qu'un truc te refroidit en faisant du vent qu'il s'appelle wind-chill. Sinon l'humour de mon manager aussi je peux dire que c'est du wind-chill.


en plus d'emporter également la couche d'air tempérée qui se trouve à la surface de la peau,

De la peau ?  ;) Oui, pour les mecs qui font du yoga à poil avec leur loche déjà collée contre la glace vive.
Sinon, convection forcée autour des fringues coupe-vent.

Déplacer la couche d'air sous les fringues autour de la peau c'est pas du wind-chill non-plus, c'est juste le mec qui a oublié de mettre son coupe-vent.


(édité orthographe / syntaxe)
« Modifié: 25 septembre 2012 à 19:17:57 par Karto »

26 septembre 2012 à 10:07:56
Réponse #12

Bison


À la réflexion ...

Faut toujours réfléchir, même après l'action, même après la rédaction d'un message ... ;)

J'ai dit deux choses qui étaient vraies mais qui m'ont étonnée, en y réfléchissant.
Je ne voudrais pas que ce soit mal interprêté ...

A. J'ai dit qu'au niveau des gants, j'avais de pelures de rien du tout, par une température ambiante réelle sub zéro.

Oui mais ...
1. Mes mains étaient refermées en permanence ou presque sur les poignées de mes bâtons.
2. Il faisait "humide", mais pas mouillé.
3. J'étais quand même en phase "effort" et mes bras et poignets travaillaient ...

Cela aurait été autre chose à +1° ou +2° sous de la pluie battante ou de la neige fondante ...

B. J'ai dit que je n'ai pas eu froid aux pieds, malgré bottines légères et chaussettes d'été.

Oui mais ...
1. Malgré les apparences, le sol lui-même n'était pas gelé - et certzainement pas à-15!
2. Mes botinnes n'étaient pas mouillées, ni de l'intérieur ni de l'extérieur ...

On était fin août, pas fin mars.

Bref, le message que je voulais faire passer, finalement est celui-ci :

Ni la température ambiante, ni la tempréature "corrigée" du facteur vent ne représentent à elles seules toute la vérité :
 - ni au niveau du refroidissement corporel ...
 - ni au niveau de l'habillement adéquat.

Le contexte dans lequel on affronte une température ambiante basse et un vent fort mérite bien d'être considéré d'un oeil critique, tout autant que les températures officiellement annoncées.


Ce n'est pas parce que je raconte avoir affronté du "-15 ressenti" en montagne avec un équipement riquiqui que je ne pourrais pas me trouver mal en point dans du "-5 ressenti" dans de la neige fondante et un sol glacé d'une fin de l'hiver dans nos ardennes ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

26 septembre 2012 à 15:05:12
Réponse #13

François


Je trouve que la température "windchill" décrit bien l'effet d'un vent froid sur la peau nue ou sur un habillement inadapté. Le défaut est que cela laisse croire qu'il faut et qu'il suffit de s'habiller comme s'il faisait plus froid. Alors que l'un et l'autre sont faux, ce n'est ni nécessaire ni suffisant. Quand il fait froid, il faut se protéger contre le froid, quand il y a du vent il faut se protéger contre le vent, et ce ne sont pas les mêmes techniques ni les mêmes habits.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

26 septembre 2012 à 15:15:19
Réponse #14

Bison


Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

26 septembre 2012 à 15:20:20
Réponse #15

Kilbith


Citer
Ni la température ambiante, ni la température "corrigée" du facteur vent ne représentent à elles seules toute la vérité :
 - ni au niveau du refroidissement corporel ...
 - ni au niveau de l'habillement adéquat.
+1

(l'humidité, la fatigue, la nourriture dispo, le niveau d'hydratation, l'exposition aux éléments et surtout le niveau d'activité comptent énormément).

Citer
Le contexte dans lequel on affronte une température ambiante basse et un vent fort mérite bien d'être considéré d'un oeil critique, tout autant que les températures officiellement annoncées.
+1

Citer
Ce n'est pas parce que je raconte avoir affronté du "-15 ressenti" en montagne avec un équipement riquiqui que je ne pourrais pas me trouver mal en point dans du "-5 ressenti" dans de la neige fondante et un sol glacé d'une fin de l'hiver dans nos ardennes ...
Et encore plus avec une cheville au "Père Lachaise" assis sur le sol en attendant les secours.


Un point qui me parait important dans un contexte "haute montagne" :

Souvent en montagne on a avec soi une couche isolante en duvet  (ou synthétique) en fond de sac "au cas ou". C'est normal car c'est léger, compact et extrêmement isolant :cela peut sauver la situation bien m*rdique (genre jambe cassée). C'est vraiment un bon reflexe d'emporter une doudoune.

Sauf que par grand vent, surtout si la coquille externe est souple et légère, le duvet très pur sera compressé par la force du vent. On perdra donc une grande partie de l'isolation surtout sur le coté exposé au vent. C'est valable pour le sac de couchage. Il faut en avoir conscience (résultat d'une mauvaise expérience de bivouac par grand vent dans un sac léger en duvet).
« Modifié: 26 septembre 2012 à 16:33:14 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

26 septembre 2012 à 20:34:29
Réponse #16

Meow



Mais je viens de vérifier ce que je soupçonnais depuis quelque temps :  le « remède » n’est pas de s’habiller plus chaudement, mais bien, tout simplement de se protéger du vent.

S’habiller plus chaudement ? Non.
S’habiller plus « hermétiqement », OUI.


C'est amusant parce que ce constat me semblait tellement évident que je n'avais jamais remarqué que l'on conseillait autre chose ici.

L'expérience je l'ai faite beaucoup plus simplement (il y a très longtemps) le jour où je me suis rendu compte que le vent qui traversait mon pull ou ma polaire me glaçait les os. Je me suis dit que comme pour la pluie il suffisait que je mette un vêtement qui coupe uniquement les effets du vent : le coupe vent.
Expérience que j'ai vécu encore la semaine dernière par le biais de mes comparses de rando qui ajoutaient couches chaudes sur couches chaudes dès que le vent se levait pour finalement crever de chaleur et d'humidité.

Autre expérience, celle du 'ventre froid' résultant de sorties vélo pendant lesquels le vent plaque le coupe vent contre la peau et le glace terriblement. Seule une hardshell peut faire ou un sous-vêtement plus épais sans forcément être plus chaud pourrait faire l'affaire...
DON'T PANIC !

26 septembre 2012 à 20:52:16
Réponse #17

Karto


Autre expérience, celle du 'ventre froid' résultant de sorties vélo pendant lesquels le vent plaque le coupe vent contre la peau et le glace terriblement. Seule une hardshell peut faire ou un sous-vêtement plus épais sans forcément être plus chaud pourrait faire l'affaire...

Brynje.

26 septembre 2012 à 22:11:30
Réponse #18

dan11


+1

(l'humidité, la fatigue, la nourriture dispo, le niveau d'hydratation, l'exposition aux éléments et surtout le niveau d'activité comptent énormément).
+1
Et encore plus avec une cheville au "Père Lachaise" assis sur le sol en attendant les secours.


Un point qui me parait important dans un contexte "haute montagne" :

Souvent en montagne on a avec soi une couche isolante en duvet  (ou synthétique) en fond de sac "au cas ou". C'est normal car c'est léger, compact et extrêmement isolant :cela peut sauver la situation bien m*rdique (genre jambe cassée). C'est vraiment un bon reflexe d'emporter une doudoune.

Sauf que par grand vent, surtout si la coquille externe est souple et légère, le duvet très pur sera compressé par la force du vent. On perdra donc une grande partie de l'isolation surtout sur le coté exposé au vent. C'est valable pour le sac de couchage. Il faut en avoir conscience (résultat d'une mauvaise expérience de bivouac par grand vent dans un sac léger en duvet).

lu Kilbith

Tafdak, pour les duvets purs du genre 800 / 850 / 860 voire 900 CUIN (98/2)....
comme quoi...le duvet n'est pas tjrs la meilleure solution tout bien pesé
non seulement tu y perds en densité un 700 étant plus dense qu'un 900 et un fort vent a vite fait
de remettre les pendules à l'heure, le 900 retourne à sa vrai densité !
on l'appele aussi communément aux US "false lofty down"
Si tu rajoutes les problèmes d'humidité, t'es plutôt mal avec ce genre d'isolant

Depuis quelques temps, TNF utilise du Climashield Neo dans son Himalayan Parka pour la partie dos
meilleure gestion de l'humidité et de la pression du sac à dos, ou du vent en l'absence du sac...
J'attends de voir à quand les manches et la partie avant ;# du coup le duvet ne servirait plus ^-^

Je connais bien ce taquin de vent en montagne, et j'avoue ne même plus me poser la question avec
ma veste en climashield (doublée supplex pour la coquille), elle respire très bien et
ne bronche pas avec un 80 km/h de vent
l'isolant perd 1/4 au max, d'épaisseur

pour les inconditionnels  MUL, on peut aussi se customier une veste type Cuben Climashield,
le cuben est étanche à l'eau et au vent,
ca évite d'emmener un pare vapeur interne (VBL) et une surveste étanche (softshell)
c'est relativement facile à concevoir et plus léger qu'un équivalent duvet

 ;)

You can fool one people one time
You cannot fool all of the people all of the time

27 septembre 2012 à 03:35:45
Réponse #19

floproteus


Pour ma petite expérience personnelle :

J'ai pas mal randonné en hiver et j'étais toujours assez peu habillé (t-shirt + pull assez léger + polaire légère).
Lorsque je grimpais un peu et que le vent se mettais à souffler, il me suffisais de mettre mon poncho et d'un seul coup la différence était énorme !

Il m'est même arrivé, un jour de désespoir coincé dans un mettre de neige, de m'enfoncer dans une congère afin de me réchauffer un peu pour repartir plus hardiment !
<<<  cliquez ici ;) !

27 septembre 2012 à 15:38:45
Réponse #20

Bison


J'aimerais me faire une idée sur la compression due au vent.

Je peux calculer la pression ... environ 2 hectopascals pour un vent de 72 km/h vers les 2000 m. Soit 2 grammes par cm².

(pression dynamique = 1/2 rho v²; rho vaut environ 1 en moyenne montagne)

Mais je ne connais pas la pression à laquelle le loft est mesuré. (Pression exercée par le piston sur le duvet emprisonné dans le cylindre = poids du piston divisé par sa surface).

Si je devais donner un ordre de grandeur, d'après des fragments d'information glanées sur le net, je dirais de l'ordre du gramme par cm².
(Dans cette hypothèse, et en supposant que le duvet se comporte comme un ressort, un vent de 72 km/h (20 m/sec) en altitude réduirait vraisemblabnlement le loft effectif d'un facteur deux là ou la pression du vent est maximale.)

Mais bon, ça, c'est en statique pur ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 septembre 2012 à 21:56:43
Réponse #21

dan11


J'aimerais me faire une idée sur la compression due au vent.

Je peux calculer la pression ... environ 2 hectopascals pour un vent de 72 km/h vers les 2000 m. Soit 2 grammes par cm².

(pression dynamique = 1/2 rho v²; rho vaut environ 1 en moyenne montagne)

Mais je ne connais pas la pression à laquelle le loft est mesuré. (Pression exercée par le piston sur le duvet emprisonné dans le cylindre = poids du piston divisé par sa surface).

Si je devais donner un ordre de grandeur, d'après des fragments d'information glanées sur le net, je dirais de l'ordre du gramme par cm².
(Dans cette hypothèse, et en supposant que le duvet se comporte comme un ressort, un vent de 72 km/h (20 m/sec) en altitude réduirait vraisemblabnlement le loft effectif d'un facteur deux là ou la pression du vent est maximale.)

Mais bon, ça, c'est en statique pur ...

lu

idée interessante et à creuser, en effet tu es sur la bonne voie ;D

il faut prendre aussi la qualité du COMPARTIMENTAGE (ou box en anglais ou Baffles)

Plus il y en a, mieux c'est,
inconvénient :même en organza ca rajoute du poids !!!!
les meilleurs offrent une construction type " welded" = soudés

mais malgré tout le duvet à quand même tendance à foutre le camp (glisser)
à l'arrière du compartiment, (à l'opposé du sens du vent),
surtout dans les manches, il se fait littérallement la malle !!!
bref, tu te retrouves avec le tissu coquille (shell) et l'intérieur (lining) qui peuvent rentrer en contact
= > CA CRAINT !!  :o
LOFT = 0 !

Faudra prendre en compte dans ton équation ::)
You can fool one people one time
You cannot fool all of the people all of the time

27 septembre 2012 à 23:04:35
Réponse #22

Bison


Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

30 septembre 2012 à 08:39:50
Réponse #23

HUMAIN-Méhari


Il est tout à fait possible de ne pas jeter telle pôlaire solide mais trop perméable au vent : il faut la doubler par l'extérieur, d'un tissu serré.
Evidemment, sauf à ajouter du mou, vous allez perdre l'élasticité de la pôlaire.
J'ai fait la manip avec un tissu élastique contenant du spandex et camouflé tigre ; résultat correct, nettement trop lourd, pas assez coupe-vent, manip (démontage et remontage) exagérément longue.
A l'avenir, choisir le tissu externe pour sa légèreté, et prévoyant ce qu'il faut de mou pour ne pas trop brider vos mouvements. Le tissu à recommander alors est le nylon à parachutes. Source à English Seadog, sur la Baie co.uk, prix modéré. Et simplifiez vous la vie en ne démontant pas le vêtement d'origine. il suffira de coudre la doublure externe au niveau du zip, quelques points au col et aux poignets, et basta ! N'oubliez pas d'ajouter le capuchon qui manquait d'origine, faites-le juste avec ce nylon à parachutes.

Vous aurez gagné que la neige ; ni même la bruine, n'atteindront plus la pôlaire.

30 septembre 2012 à 09:10:13
Réponse #24

Bison


En gros, on aura fait une "Softshell", et c'est une solution que certains apprécient beaucoup.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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