Je ne suis pas un militant CPNT ... mais certains de leurs communiqués ne sont pas complètement vide de sens. Je me permets donc de publier ici (dans son intégralité) un billet d'humeur qui reflète assez bien mon sentiment ainsi que mes points de vue :
http://www.cpnt.asso.fr/chasse/divers/chasse-div02.php"Discrimination antichasse : ça suffit !
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un média, un journal, une action associative locale ou autres ne donne qu’un aspect partial antichasse. Un citoyen lambda, qui a comme loisir la chasse, provoque un accident ? Aussitôt, c’est le déchaînement contre « un chasseur » et c’est toute la communauté de la chasse, voire CPNT, qui encaisse… Pourtant, quand un ouvrier ou un chef d’entreprise cause le même incident, on ne charge pas de responsabilité morale le PCF, les syndicats, l’UMP ou le MEDEF et les médias ne titrent pas « un salarié…» ou « un patron… » !
Dans une société comme la nôtre où l’information circule à tout va et en temps réel, cette dérive partisane et partiale est plus qu’inquiétante car elle touche aux mentalités, notamment à celles des générations futures.
Qu’une association écologiste intervienne en milieu scolaire et tout le monde trouve ça normal (d’ailleurs, le gouvernement a imposé les cours d’écologie – quel traitement pour la chasse ou la pêche ? – dans son Plan de Développement Durable) mais qu’un chasseur, une Fédération ou une association fasse de même et tout le monde monte au créneau en dénonçant cette action et en accusant les chasseurs de prosélytisme : il faut se faire à l’idée, le chasseur est pour ces gens-là un sous citoyen, un paria qu’il faut repousser au plus profond des bois (sans fusil, bien sûr !).
Ce dénigrement perpétuel de la chasse et des chasseurs est même devenu le fond de commerce de certaines associations sous couvert de protection de la nature.
Il n’est pourtant pas inutile de rappeler que les actes de capture (chasse, piégeage, pêche) ont accompagné le genre humain depuis son existence et que la chasse comme la pêche ou le piégeage sont des activités légales : il est clair qu‘en s’opposant à ces pratiques, on s’oppose à la loi qui les autorise. Quand on voit qu’en parallèle ces mêmes associations peuvent, sous la complaisance béate de ceux qui nous dénoncent, appeler à la désobéissance civile ou à la destruction de biens d’autrui (voir avec les OGM), on peut se poser des questions sur le rôle des pouvoirs publics.
Or si de très rares associations agissent ainsi, à visage découvert, telles le R.O.C (Rassemblement des Opposants à la Chasse) d’autres associations (L.P.O, A.S.P.A.S, F.N.E,…) avancent masquées.
Que l’on s’oppose à la chasse par philosophie et que l’on agisse avec ses fonds propres relève de libertés auxquelles nous ne sommes pas forcément opposés. C’est la démocratie mais à quel titre et sur quelle justification baser leur attitude quand, au nom d’une conception autoproclamée de la société, ces associations combattent systématiquement tout ce qui ne leur ressemble pas ou tous ceux qui pratiquent une activité qu’ils n’aiment pas. Il n’y a aucune tolérance de leur part et leur vision contemplative de la nature devient l’expression d’un totalitarisme idéologique qui rappelle de biens tristes souvenirs (souvenons-nous d’ailleurs que les premières lois de protection environnementale, de bien-être animal ou autres ont été adoptées par … le IIIe Reich et les nazis !). Que l’on sache, nous chasseurs, ne demandons pas et ne militons pas pour rendre obligatoire l’exercice de notre passion ou voulons l’interdiction d’une activité au motif qu’on ne la pratique pas !
On peut se révolter également quand on constate que nombre d’associations, dites de protection de la nature, reçoivent des aides financières colossales de la part de la collectivité publique (donc en partie par les chasseurs contre leur gré) et qu’une partie considérable de ces sommes d’argent public (donc du contribuable) est utilisée pour combattre la chasse, y compris dans des lieux publics. Ceci relève d’une démarche abusive à laquelle un terme doit être mis.
C’est encore plus grave lorsque des aides démesurées parviennent aux associations hostiles à la chasse par l’intermédiaire de l’Etat. Plusieurs articles de presse ont mis en lumière des abus dans ce domaine et un récent rapport de la Cour des Comptes (voir CPNT-Infos N° 63 d’octobre 2004) accrédite ces faits, notamment le caractère non fondé des subventions allouées ou la non utilisation des sommes qui sont simplement placées en banque et donc détournées de leur objet.
A ces côtés matériels, donc visibles, s’ajoute le militantisme de certaines personnes en situation de favoriser leur philosophie d’intolérance. Par exemple, des journalistes et des enseignants qui profitent de leur situation professionnelle pour faire de l’activisme écologiste et dévaloriser inlassablement cette activité légale qu’est la chasse auprès de leur « public ». Ceci favorise forcément des conflits d’idées, fondées sur des bases tronquées ou partiales entraînant des troubles entre jeunes enfants et parents chasseurs, entre ruraux et urbains, et alimentant inlassablement une discrimination envers eux.
Certaines attaquent sont odieuses, viles, dictées par de la haine. Ce sont des milliers de messages (pétitions, photos, pressions de toutes sortes,…), profitant de la méconnaissance de leur auditoire et en ne leur disant pas tout et surtout pas la totalité des données, qui défilent sans cesse sur Internet.
D’autres attaques sont plus subtiles : de nombreux articles de presse, dépêches télé ou radio ou spots publicitaires attaquent la chasse sournoisement mais font leur effet dans une société de consommation informative et audio-visuelle où les médias, véritable pouvoir, deviennent la référence et « l’Evangile ». L’exemple d’un enfant de 16 ans, qui a perdu le contrôle de son booster et qui est allé percuter de plein fouet, non pas la voiture d’un simple automobiliste, mais celle d’un « automobiliste qui se rendait à la chasse ». Or, on ne le préciserait jamais pour un automobiliste qui se rendrait à une toute autre activité et on ne voit jamais un titre du genre (et c’est normal !) « Un accident de la route provoqué par un basketteur ». Ou encore l’exemple d’un grand quotidien qui parlait du dopage aux jeux olympiques d’Athènes et titrait sur une double page « Le garde chasse à la main sur les braconniers ». Tous ces jeux de mots et ces amalgames sont utilisés aussi pour discriminer les chasseurs.
Souvenons nous de ce drame, en Haute Garonne, où un jeune homme n’avait sauvé sa vie qu‘en tirant (à quelques centimètres) sur une ourse furieuse, véritablement décidée à le mettre en pièces. Malgré le rapport de gendarmerie précis et édifiant relevant clairement que c’était un cas de légitime défense, que c’était une question de vie ou de mort car « c’était le chasseur ou l’animal », malgré une circulaire interne de l’ONCFS qui donne consigne aux gardes de « tirer pour tuer » en cas d’attaques d’ours, la manière des médias de rendre compte de cet accident s’était avérée parfois délirante et en ne donnant qu’une interprétation des faits. Une véritable hystérie s’était emparée des milieux « protectionnistes » qui, à les écouter, aurait préféré la mort d’un être humain à celle d’un ours. « Les ours sont plus rares que les chasseurs » affirmait-on dans certaines sphères parisiennes : c’est vrai mais il ne faut quand même pas exagérer dans la démagogie et la sensiblerie des gens victimes du syndrome Bambi.
Plus récemment, avec la mort regrettable de la dernière ourse de souche pyrénéenne française (il en existe malgré tout encore une bonne centaine de l’autre côté des Pyrénées), les mêmes agitateurs se sont empressés d’organiser des manifestations et les ont optimisées en manipulant des urbains qu’ils faisaient venir d’ailleurs ou de très jeunes enfants qui scandaient : « chasseurs assassins ! Préservons la montagne ! ». Les chasseurs étaient condamnés dans leur ensemble d’office, sans aucune autre forme de procès ni présomption d’innocence ; on en revient aux anathèmes et aux opprobres collectifs comme à de sinistres périodes de l’histoire.
Pourtant, on ne voit jamais défiler ou manifester tous ces énergumènes et ces donneurs de leçons, quand il s’agit de défendre et sauver les populations des montagnes, victimes de l’abandon de l’Etat et des services publics, victimes d’une chute de l’activité économique ou de la déprise agricole ou quand il n’y a pas moyen d’obtenir de l’Etat des crédits pour sécuriser les routes de montagne alors qu’elles tuent toutes les semaines des automobilistes ! Nous sommes malheureusement dans une société où pour obtenir compassion, engagement et préoccupation de la part de ces « biens penseurs » parisianistes, il vaut mieux être animal qu’humain surtout rural.
Toutes ces attaques sont pernicieuses et elles alimentent sans cesse une discrimination qui débouche immanquablement sur des actes de violence contre des chasseurs. L’exemple du drame de Vertreuil dans le Médoc, où l’agressivité d’un anti-chasse a débouché sur la mort d’un chasseur et le traumatisme de son jeune enfant présent sur les lieux, ou encore celui d’un habitant de la commune de Martillac, en Gironde, qui avait tiré une balle de carabine en direction d’un groupe de chasseurs qui passait pourtant à distance réglementaire de son domicile un dimanche après-midi, ne constituent que des exemples parmi d’autres.
Pourtant, « curieusement », ces drames n’ont pas fait l’objet d’un battage médiatique ou associatif comme lorsque c’est l’inverse qui se produit. Là, silence radio sur toute la ligne !
Par contre, lors du drame de Nanterre il y a quelques années où un déséquilibré avait massacré à l’arme à feu une dizaine d’élus, la couverture médiatique mettait l’accent sur « l’anormalité » des ventes d’armes, notamment de chasse, en France mais aucun journaliste n’avait monté en épingle le fait que ce fou tueur avait été militant carté chez les verts ! Idem quand, dans les années 90, un élu vert au Conseil régional du Nord-Pas de Calais, membre d’associations pour la non-violence, avait massacré à coups de couteau un concurrent amoureux ! Pourtant, quel déchaînement y aurait-il eu s’il s’était agi d’un chasseur, de surcroît membre de CPNT !
Ce ne sont pas les exemples qui manquent et malheureusement le côté répétitif du dénigrement de la chasse et des chasseurs par certaines associations qui sont structurées pour agir de la sorte, le harcèlement qu’elles exercent, relèvent d’une discrimination qui non seulement affecte 1 200 000 chasseurs mais aussi leurs familles.
C’est pourquoi, dans un premier temps, il paraît urgent d’interrompre toute aide publique, même indirecte, aux associations qui travaillent contre la chasse, c’est à dire contre la loi qui l’autorise puisqu’elle est une activité légale : qu’elles se débrouillent pour trouver des fonds auprès de leurs membres ou soutiens privés. C’est ce qu’on attend du gouvernement et du ministre de l’écologie mais il faut bien reconnaître qu’on en est loin puisque celui-ci a récemment (voir CPNT Infos N° 63 d’octobre 2004) déclaré qu’il rouvrait les pompes à fric pour ces associations vampirisant partialement l’argent du contribuable.
Ensuite, le côté discriminatoire des actes ou des campagnes anti-chasse peut être freiné grâce à une législation adaptée, basée sur la tolérance et la défense des activités légales, ou par une vigilance et un contrôle des pouvoirs publics, notamment du CSA quand il s’agit des médias.
Là aussi, il s’agit peut-être d’un vœu pieux car il suffit de constater la discrimination de la part de l’Etat qui, dans les campagnes électorales, distribue des temps d’antenne modulable faisant qu’on ne voit à la télé que les « gros » partis et quasiment jamais CPNT, par exemple. Sans parler de ces médias qui nous abreuvent d’émissions animées par Bougrain-Dubourg, Hulot et consorts, à des heures de grande écoute, qui en profitent pour faire de la propagande écologiste extrême (tout en fermant les yeux sur leurs sponsors ultra polluants dans leurs activités mais l’argent n’a pas d’odeur…).
A l’heure actuelle où la lutte, justifiée, contre les discriminations est érigée en priorité du gouvernement, il ne faudrait pas qu’il nous oublie car nous en sommes victimes sans que ça n’émeuve grand monde, la chasse n’est pas dans l’air du temps... C’est pourquoi des actions visant à attirer l’attention des pouvoirs publics, notamment le Médiateur de la République, ont été engagées notamment par nos amis de CPNT Gironde qui ont enclenché une procédure. Il serait bon également que le monde de la chasse française, notamment ses institutions nationales s’engagent aussi sur cette voie : c’est aussi un moyen de communication pour améliorer l’image de la chasse tout en visant l’apaisement entre chasseurs et non chasseurs. La Démocratie y aurait aussi beaucoup à gagner…"