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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: /  (Lu 8364 fois)

27 juin 2012 à 11:04:33
Lu 8364 fois

angelinoto


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« Modifié: 10 octobre 2013 à 13:44:18 par angelinoto »

27 juin 2012 à 11:17:31
Réponse #1

Chris-C


une attitude calme.... puis retourner au dernier point connu.

Bien sûr ce qui fera la différence ce sera:
-Ta préparation
-tes connaissances
-ton état de forme


a+

27 juin 2012 à 11:23:56
Réponse #2

Pouçot


Comme le dit fort à propos Plumok, avant toute chose, il s'agirait de conserver son calme. Je te conseille la lecture du document joint => L'effet chimpanzé

« Si la personne ne s'épuise pas complètement ou ne se blesse pas pendant une phase de panique pure et simple, elle pourra éventuellement retrouver ses esprits et décider d'un plan d'action quelconque. »
— William G. Syrotuck

Quant au reste, cela ne s'improvise pas et reposera sur ta connaissance du milieu, tes compétences physiques et psychologiques et dans une moindre mesure; tes outils (boussole dans ton cas)

27 juin 2012 à 11:38:08
Réponse #3

Géo


Salut!

Ce post sur "La psychologie de l'homme (presque) égaré" devrait t'aider :

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,357.0.html

27 juin 2012 à 12:23:08
Réponse #4

Kilbith


Vaste programme...

Mais tu peux commencer avec cette vidéo de Michel Blomgren (sous titre anglais dispo) bien connue sur le forum depuis longtemps :

http://www.youtube.com/watch?v=N1YzJ2cdjso&feature=results_video&playnext=1&list=PL7BFDF23C8E9645C1
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

27 juin 2012 à 17:20:01
Réponse #5

Nirgoule


La prévention, la préparation.

Préparer sa sortie en recherchant sur la carte les points remarquables : pylône ; étang, rivière, bâtiment, ruine, colline, montagne, route, croisement de route ou chemin, calvaire, château d’eau, mur. Tout ce qui figure sur la légende d’une carte IGN !
Les repérer au fur et à mesure de ta rando ce qui te permettra de très vite savoir où tu es en revenant sur tes pas.

Eventuellement effectuer une reconnaissance.

Le must : suivre sa progression sur la carte, ne faire que cela, se dédier corps et âme à l’orientation et ne pas réfléchir à autre chose. A chaque fois que je perds le fil de ma route c’est que j’ai perdu ma concentration, un troupeau de vache, une discussion sur le matos, une blague, et hop on ne sait plus précisément où l’on se trouve ! Ne pas continuer une foi vraiment perdu.

S’exercer à l’orientation : utilisation d’une carte, d’une boussole, d’un GPS s’il y a lieu. Certains GSM permettent une triangulation et identifient ta position.

Balisage du chemin par des traces, repères, points lumineux.

Vigilance si le coin ne t'est pas connu, se retourner souvent pour, comme l'a dit Plumok, revenir au dernier point de passage connu donc en arrière.

Sinon suivre une direction droite et attendre la jonction avec une route, la suivre et retrouver une borne kilométrique avec distance et n° de route.

Sinon trouver une rivière, la suivre elle t’amènera à un village ou une ville !!
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

27 juin 2012 à 18:36:00
Réponse #6

Galileo


S.T.O.P. Sit -Think - Observe - Plan
S assoir : Permet de se calmer et de récupérer.
Penser : a ce qu on va faire et a ce qui t a amener a te perdre
Oberserver : Regarde autour de toi pour voir si tu as un point de repère connu et s'il se fait tard, un coin ou tu pourras monter un abri et faire ton feu
Planifier : permet de positiver en préparant ton plan de "Sauvetage" , comment va tu te réorienter (si tu peux), vas tu essayer de rejoindre la "civilisation" ou attendre qu on te retrouve, .....

et surtout faut penser a gérer son temps monter un abri confortable ca se fait pas en 10min et c est un gro problème en survie la gestion efficace de son temps.
« Modifié: 29 juin 2012 à 18:01:06 par Galileo »
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

28 juin 2012 à 09:18:22
Réponse #7

aurochs


Tout est dit... d'abord du calme, du calme et encore du calme...

Ensuite tenter de trouver un ou plusieurs points remarquables... Saud si l'on est en pleine forêt ou rien ne ressemble plus qu'un arbre à un autre arbre, il y en a pas mal en France.

Enfin, si on ne se repère pas par un point remarquable, partir à la boussole en ligne droite, jusqu'à ce qu'on trouve une route, une rivière, un ruisseau...

Pour finir, je dirais que la préparation est essentielle. En plus, si on possède un GPS, apprendre à reporter les coordonnées qu'il donne sur la carte.

Aurochs

28 juin 2012 à 10:46:49
Réponse #8

Brice


Dans le livre "Vivre et Survivre dans la nature" "Le guide de vie et survie en forêt" (que je recommande même si c'est clairement tourné canada) , les auteurs expliquent une méthode qui mérite intérêt pour retrouver un chemin que l'on a perdu. Elle même tiré dur livre d'André-François Bourbeau le Surviethon

Avec le livre sous les yeux en résumant :

- Ca part déjà du principe d’admettre le plus tôt possible qu'on s'est égaré.
- marquer l'emplacement ou l'on se trouve. Ça sera notre point de repère, on va dire le point A
- marcher x temps ou nombre de pas dans une direction (s'assurer de pouvoir revenir en A)
- si on ne retombe pas sur le sentier revenir au point A.
- faire la même chose dans les 3 autres directions. (Utilité de la boussole)
- recommencer en augmentant la distance.
- Si ça ne donne rien, revenir au point A et songer à bivouaquer.



Enfin, je ne résiste pas à reprendre un truc que David avait expliqué : "Qu'est ce que être perdu" ?
Et si je n'ai pas trop déformé  :-[ je crois que la réponse est un truc du genre : "Quand on ne sais pas ou on est et qu'on ne sais pas comment aller où on veut"
« Modifié: 01 juillet 2012 à 14:24:30 par Brice »
I vo mé savé k'davé

30 juin 2012 à 15:39:10
Réponse #9

Kilbith


Citer
Ca part déjà du principe d’admettre le plus tôt possible qu'on s'est égaré.
Yes! encore une fois ce n'est pas le matos le facteur n°1, c'est bien ce que l'on a entre les deux oreilles :

Le piège abscon ici...http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=255&Itemid=107




on marche, on marche, tant que l'on n'admet pas que l'on s'est perdu on ne fait qu'empirer la situation. Paradoxalement, les "investissements" effectués (heures de marches supplémentaires) justifient que l'on hésite à revenir sur la décision. Le piège abscon serait parfait si marcher ne demandait pas d'effort (mais si on est "chef" alors le piège abscon parfait est presque constitué).
« Modifié: 30 juin 2012 à 19:22:34 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

30 juin 2012 à 19:16:23
Réponse #10

AD


Juste pour le détail : On n'est pas "perdu" quand on ne sait plus où aller ... on est perdu quand on ne sait plus où on est !  ;D

Partant de là, garder son calme et revenir sur ses pas jusqu'à ce qu'on se retrouve à un endroit d'où on sait se repérer est une bonne option.
A tout prix éviter de continuer en stressant, on risque de finir encore plus paumé, voir blessé.

30 juin 2012 à 23:00:42
Réponse #11

Ulf


Bonjour,
quelle attitude adopter quand on est perdu en pleine nature ?

Ca dépend de ce que tu appelles "pleine nature": la forêt de fontaineblau, un glacier de haute montagne ou le canadian shield ?

Si tu pouvais reformuler ta question en précisant:

- ton matériel d'orientation
- ton matériel de "survie" (pas tant tes hameçons que ton matériel qui te permet de gérer la déshydratation et l'hypothermie)
- ce que tu entends par "pleine nature" = combien de jours/heures de marche pour rejoindre la "civilisation", quelles difficultés particulières (terrain abrupt, zone immense, nuits glaciales, orages, brouillard etc.).

J'essaye de te dire par là qu'il n'y a pas UNE  bonne réponse mais qu'un début de solution commence par comprendre où est le danger... Je veux dire, se perdre, en soi, c'est pas grave. Ce qui peut être dangereux c'est par exemple de ne pas rentrer avant la nuit en Hiver parce qu’on s'est perdu et qu'on a rien de chaud/qu'on ne sait pas se bricoler un abri pour passer une nuit par température négative... Ou bien de se paumer en plein cagnard alors que tu es parti avec une petite bouteille d'eau de 50cl...

01 juillet 2012 à 15:29:48
Réponse #12

guillaume


Juste pour le détail : On n'est pas "perdu" quand on ne sait plus où aller ... on est perdu quand on ne sait plus où on est !  ;D

Tant qu'on est dans les détails : on peut ne pas connaitre sa position précise mais savoir comment faire pour aller d'un point A à un point B.

Typiquement c'est le cas en randonnée, du moins pour ma part : je ne sais pas exactement où je suis (i.e. au mètre près) mais je sais qu'en suivant cette direction/ce chemin je vais arriver au col/refuge/what else.

D'où la définition d'être perdu : ne pas savoir comment faire pour aller d'un point à A à un point B ;).

a+

01 juillet 2012 à 15:36:09
Réponse #13

Brice


Tant qu'a être dans les détails, je vais reprendre ce que j'ai dit plus haut : "Quand on ne sais pas ou on est et qu'on ne sais pas comment aller où on veut"

Je suis dans mon salon, je ne sais pas comment aller à ce bar ou j'ai rendez-vous. Je ne sais donc pas comment aller d'un point A vers un point B, mais est ce que je suis perdu ?

I vo mé savé k'davé

01 juillet 2012 à 15:41:37
Réponse #14

azur


Tant qu'on est dans les détails : on peut ne pas connaitre sa position précise mais savoir comment faire pour aller d'un point A à un point B.
C'est pourtant ce vers quoi tendent les orienteurs qui doivent précisément savoir où il vont, mais également où ils sont. Un orienteur qui ne sait pas où il est (à l'instant T) est déjà un orienteur perdu.
Ceci dit, cela demande du travail et des compétences techniques qui ne sont pas du niveau du débutant et surtout, qui ne sont pas utile à tout le monde.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

02 juillet 2012 à 09:59:54
Réponse #15

François


C'est pourtant ce vers quoi tendent les orienteurs qui doivent précisément savoir où il vont, mais également où ils sont. Un orienteur qui ne sait pas où il est (à l'instant T) est déjà un orienteur perdu.
C'est une vision très cartésienne de la navigation, typiquement française disent les autres :)
En pratique, ce que les britanniques appelle "navigation défensive" est souvent à la fois moins couteuse et plus efficace.
Par exemple : "si je marche globalement vers le sud, je finirai par tomber sur la route qui va de X à Y, et en la suivant vers la droite j'arriverai tôt ou tard à Y"
ou : "je reste rive droite de la rivière, entre la rivière et la crête, jusqu'à la lisière du bois, puis ..."
C'est moins couteux, parce qu'on ne perd pas de temps et d'énergie à se positionner exactement. C'est souvent plus efficace parce que cela incite à profiter de toutes les opportunités qu'offre le terrain (et à éviter ses dangers).

Il n'y a qu'en cas de visibilité très réduite, et/ou en absence de point de repère fiable, que devient indispensable la navigation "algébrique" : position du but - position actuelle = distance et cap à suivre au degrés près.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

02 juillet 2012 à 10:31:03
Réponse #16

Ulf


C'est une vision très cartésienne de la navigation, typiquement française disent les autres :)
En pratique, ce que les britanniques appelle "navigation défensive" est souvent à la fois moins couteuse et plus efficace.
Par exemple : "si je marche globalement vers le sud, je finirai par tomber sur la route qui va de X à Y, et en la suivant vers la droite j'arriverai tôt ou tard à Y"
ou : "je reste rive droite de la rivière, entre la rivière et la crête, jusqu'à la lisière du bois, puis ..."
C'est moins couteux, parce qu'on ne perd pas de temps et d'énergie à se positionner exactement. C'est souvent plus efficace parce que cela incite à profiter de toutes les opportunités qu'offre le terrain (et à éviter ses dangers).

Il n'y a qu'en cas de visibilité très réduite, et/ou en absence de point de repère fiable, que devient indispensable la navigation "algébrique" : position du but - position actuelle = distance et cap à suivre au degrés près.

Oui, on m'a appris sous la forme d'orientation sur des obstacles butoirs.

L'idée c'est de coller ses "waypoints" sur des obstacles trop gros pour être ratés.

Citer
Par exemple : "si je marche globalement vers le sud, je finirai par tomber sur la route qui va de X à Y, et en la suivant vers la droite j'arriverai tôt ou tard à Y"
ou : "je reste rive droite de la rivière, entre la rivière et la crête, jusqu'à la lisière du bois, puis ..."

ça quoi =)

J'utilise peu les relevés au degré près. En cas de merdouille, je dégaine le GPS (qui est toujours allumé afin d'enregistrer le tracé, mais ça c'est pour géolocaliser les photos =).

02 juillet 2012 à 11:50:11
Réponse #17

guillaume


C'est pourtant ce vers quoi tendent les orienteurs qui doivent précisément savoir où il vont, mais également où ils sont. Un orienteur qui ne sait pas où il est (à l'instant T) est déjà un orienteur perdu.
Ceci dit, cela demande du travail et des compétences techniques qui ne sont pas du niveau du débutant et surtout, qui ne sont pas utile à tout le monde.

Yep je sais, ça bouscule un peu certains coincés du bulbe de la boussole quand j'explique ça dans un certain milieu... ;)

François a très bien explicité la façon de procéder : de gros repères généraux en gros repères généraux. Et si jamais j'ai besoin d'avoir une position précise (typiquement pour trouver la source à quelques centaines de mètres) : il ne faut que quelques minutes pour la trouver en sortant la boussole (je suis sur tel chemin -fictif ou non- et le pic rocheux est à tant de degrés : je croise 2 (ou 3) lignes).

a+

02 juillet 2012 à 11:57:11
Réponse #18

Kilbith


Yep je sais, ça bouscule un peu certains coincés du bulbe de la boussole quand j'explique ça dans un certain milieu... ;)

François a très bien explicité la façon de procéder : de gros repères généraux en gros repères généraux. Et si jamais j'ai besoin d'avoir une position précise (typiquement pour trouver la source à quelques centaines de mètres) : il ne faut que quelques minutes pour la trouver en sortant la boussole (je suis sur tel chemin -fictif ou non- et le pic rocheux est à tant de degrés : je croise 2 (ou 3) lignes).

a+


AMHA : Il faut penser aux finalités (comme toujours).

* D'un coté tu as le "randonneur" qui cherche à atteindre le point B en partant du point A. Connaitre sa position exacte à l'instant "t" importe peu. Soit parce qu'il a le temps, soit parce qu'il évolue dans des zone peu ou pas cartographié (sylve profonde...). L'objectif c'est d'arriver dans un temps raisonnable au point B.

* De l'autre tu as le militaire. Et la France a une vielle tradition militaire de conscription et partant de l'orientation (ex : il y a 30 ans on parlait de "cartes d'état major" pour les cartes de randonnées). Or le militaire a lui le besoin de suivre un cheminement exact et de savoir précisément où il est car :

- Il doit par exemple éviter les champs de mines ou de s'exposer au tir ennemi et américains amis.
- Il doit pouvoir commander un feu précis (artilleur, observateur, officier demandant un appui feu...)
- Il doit pouvoir demander un EVASAN précise.
....
 
Savoir précisément déterminer, en tout temps, une positon "exacte" est donc une compétence importante pour un militaire. Pas vraiment le cas pour un civil. Le cheminement par des points clefs (col, passage rocheux, point d'eau, guets) n'étant important qu'en terrain difficile (montagne principalement ou desert). Entre temps on peut se "balader" d'autant plus qu'on est la pour ça.

Donc les "formés dans la tradition mili" mettront toujours l'accent sur le besoin impérieux de toujours savoir où l'on est. Les autres  moins.

 ;)
« Modifié: 02 juillet 2012 à 12:15:22 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

02 juillet 2012 à 16:25:49
Réponse #19

Nirgoule


et même pour le randonneur, il peut avoir une approche très militaire, tout dépend du terrain et du chemin.
 
Si l’on coupe à travers champs, que l’on évolue dans une forêt aux multiples sentiers, où il n’y aucun point de repère, et bien on suit précisément sa trace sur la carte.

On s’assure de la bonne direction générale avec la boussole. On rapproche le tracé de la carte avec celui du paysage : il faut que les informations concordent. Tout en restant très pragmatique, il n'y a pas tout sur une carte et une carte représente le terrain à un instant T. Un bois peut avoir poussé ou disparu.
 
En montagne où les petites montagnes cachent les grandes, où les points de repère sont multiples, il m’arrive de suivre la même logique de point par point. Et en cas de brouillard surtout on s’aide de l’altimètre, de la carte, l’œil sur la courbe de niveau on suit son cap pour ne pas manquer un col, un passage, éviter une falaise.

Par contre Si l’on marche sur une piste bien tracée, un sentier évident, il importe moins de faire le point souvent. Mais on reste aux aguets. Au moindre doute, on vérifie sa position. Il n’est pas rare de passer un point de repère et louper un changement de direction.

Le débutant sera plus prudent et vérifiera plus souvent que les personnes expérimentées. Encore que, après une assez longue période de vie urbaine, on ait besoin de se ré acclimater à l’orientation.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

02 juillet 2012 à 19:44:33
Réponse #20

azur


C'est une vision très cartésienne de la navigation, typiquement française disent les autres :)
En pratique, ce que les britanniques appelle "navigation défensive" est souvent à la fois moins couteuse et plus efficace.
Par exemple : "si je marche globalement vers le sud, je finirai par tomber sur la route qui va de X à Y, et en la suivant vers la droite j'arriverai tôt ou tard à Y"
ou : "je reste rive droite de la rivière, entre la rivière et la crête, jusqu'à la lisière du bois, puis ..."
C'est moins couteux, parce qu'on ne perd pas de temps et d'énergie à se positionner exactement. C'est souvent plus efficace parce que cela incite à profiter de toutes les opportunités qu'offre le terrain (et à éviter ses dangers).
Les orienteurs "débutants" (jusqu'à assez haut niveau, même) fonctionnent surtout avec le principe "point d'attaque + ligne d'arrêt":
- un repère particulier du terrain très facilement identifiable vers lequel on se déplace rapidement sans perdre de temps (et donc d'énergie) à finasser sur l'itinéraire. A partir de ce point d'attaque, proche du but, on reprend une navigation fine
- une ligne particulière du terrain située après le point à atteindre, qui permettra à l'orienteur de savoir qu'il a dépassé le but sans le voir.
Ce n'est qu'avec l'expérience (acquise après de longues séances d'entrainement) qu'un orienteur est capable d'analyser la carte, définir puis retenir un itinéraire précis et savoir à chaque instant où il se trouve.  ::)

Citer
Il n'y a qu'en cas de visibilité très réduite, et/ou en absence de point de repère fiable, que devient indispensable la navigation "algébrique" : position du but - position actuelle = distance et cap à suivre au degrés près.
Je pense que nous sommes tous d'accord sur le principe: il faut optimiser le rapport précision/énergie dépensée sans mettre en jeu la sécurité
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

02 juillet 2012 à 20:09:51
Réponse #21

François


Cà m'étonnai aussi que l'armée de terre française ne pratique pas la navigation défensive, même sous une forme simplifiée. A la base, çà quand même été mis au point par des militaires pour des militaires.

Je ne connais pas trop les besoins en orientation des randonneurs français, mais j'imagine que ce seraient plutôt les cueilleurs de champignons ou les chasseurs qui seraient intéressés par la technique (çà consiste en gros à se sentir libre de se progresser en tenant compte des nécessités du terrain, ou de la chasse, à l'intérieur de limites qu'on s'est donné)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

02 juillet 2012 à 20:24:21
Réponse #22

azur


Cà m'étonnai aussi que l'armée de terre française ne pratique pas la navigation défensive, même sous une forme simplifiée. A la base, çà quand même été mis au point par des militaires pour des militaires.
Les techniques dont je parle concernent les orienteurs au sens "pratiquants de la CO (course d'orientation)" qui sont, pour beaucoup, des civils sans lien avec l'armée.
Ceci dit, les militaires mettent en œuvre des principes similaires, considérant que ce serait un peu bête de réinventer la poudre!

Après, à chaque milieu son type d'orientation: autant il est aisé de se déplacer avec une simple carte sur le territoire métropolitain compte tenu de leur précision et du terrain relativement compartimenté (j'ai moi-même longtemps pratiqué la CO sans utiliser de boussole), autant certains terrains particuliers (montagne, désert, jungle) requièrent des techniques particulières, encore que même en jungle, on arrive à utiliser la navigation "défensive" comme tu l'appelles (layonnage des CRAJ en Guyane qui utilisent les courbes de niveau, ou bien navigations sur plusieurs axes parallèles) pour augmenter significativement la vitesse de progression en ne perdant que peu de précision.

Citer
Je ne connais pas trop les besoins en orientation des randonneurs français, mais j'imagine que ce seraient plutôt les cueilleurs de champignons ou les chasseurs qui seraient intéressés par la technique (çà consiste en gros à se sentir libre de se progresser en tenant compte des nécessités du terrain, ou de la chasse, à l'intérieur de limites qu'on s'est donné)
Hors des terrains difficiles (forêts étendues, montagnes, marécages) et de quelques activités particulières (CO), le randonneur français a peu de chance de se perdre vraiment s'il sait mettre en œuvre quelques principes simples, tels que l'orientation défensive, car les zones dépourvues d'habitations ou de moyens de communications sur plus de 10km sont tout de même rares.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

08 juillet 2012 à 13:49:59
Réponse #23

aurochs


D'abord, aucune planimétrie d'une quelconque carte ne doit être considérée comme fiable. Ainsi, tous les ans, les forestiers tracent des pistes ds les massifs boisés... ou bien, telle bâtisse a été détruite... ou bien une nouvelle route a été tracée.

La seule chose qui ne change pas sur une carte - du moins à l'échelle humaine - c'est le nivellement - le relief -

Donc pour connaître sa position et le cap à suivre, il faut s'appuyer sur le nivellement.

Ceci conduit à deux notions : la main courante et la limite de bond (ou de tronçon)

La main courante, c'est la ligne que l'on doit suivre. Tel thalweg... telle crête... Ou des lignes incontestables de la planimétrie : voie ferrée (rare qu'elles bougent... ligne à haute tension....

Cette main courante suit une direction... à calculer sur la carte.

Le changement de direction, c'est la limite de bond (ou de tronçon) Là, il faut recalculer le cap. La limite de bond, ce peut être une rivière, une route incontestable, une crête...

Entre chaque limite de bond, on calcule la distance que l'on convertit grosso-modo en temps (ex : 4 km/h  sur un bon chemin)

Enfin, on examine les points remarquables (ex : château d'eau, église, formes du relief...)

Cette étude PREALABLE de l'itinéraire permet d'établir une feuille de route sous forme d'un tableau à plusieurs colonne :

Bond ou tronçon N°...
Orientation générale en degrés
Distance en mètre
Temps de marche estimé
Main courante
Limite de bond
Points caractéristique sur le bond

Avec ce genre de feuille de route, il est pratiquement inutile de sortir la carte (C bien la nuit ou quand il pleut) Il suffit simplement d'avoir une montre et une boussole...

Quant à connaître sa position exacte, la seule méthode c'est la triangulation. Et encore ! puisque nos boussoles ou compas à main engendrent une erreur de + ou - 5°. Donc, sauf coup de pot, les droites ne se regroupent pas en un point mais forme un triangle que l'on appelle chapeau d'incertitude, (au milieu duquel on se trouve)

Je vous invite à regarder un extrait du film "à la poursuite d'Octobre rouge" pendant lequel le navigateur suit cette méthode pour franchir les canyons de la route rouge N° 1 ! Ses camarades en ont froid dans le dos Brrrr !

J'ai moi même pratiqué cette méthode et l'ait faite pratiquer par des jeunes de niveau seulement moyen... Et ça marche

Aurochs

 

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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