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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Distillation d'eau de mer ,production d'eau douce.  (Lu 14140 fois)

26 juin 2012 à 23:43:42
Lu 14140 fois

Mishkin


Bonjour,

J'ai un peu hésité à poster dans les tutos mais c'est plus une expérience qu'autre chose.
Si la modération juge que mon choix n'est pas bon ,un petit message et je modifie.

Voici une expérience/réalisation que je voulais faire depuis longtemps : un alambic ,dans le but de produire de l’eau douce par distillation .J’ai pas trop chiadé ,c’est un vil proto pour de rire.
Halte au feu d’entrée : hors de question de faire du gnolo avec ,ça m’intéresse pas (j’aime que la bière en plus).

Quand j’ai débarqué ici j’en avais parlé dans ma présentation .Quand j’étais gamin j’écoutais attentivement les adultes raconter des histoires sur ce dispositif qui a sauvé la vie de plusieurs navigateurs ,ceux construits dans l’urgence et la détresse étaient bien plus frustes ,un simple tuyau de gaz enfoncé sur la prise de la soupape en guise de condenseur .
J’ai pu lire après recherche que ce système était très énergivore ,en effet j’ai point chronométré mais je pense que j’ai bouffé pas mal de gaz .Dans mon biotope où le bois abonde ce ne serait pas vraiment un problème .
Etant plombier je n’ai pas eu de mal à réunir le matos nécessaire à l’expérience.
En voici la liste :

 Fournitures :
-Environ 3.5 mètres de tube cuivre recuit diamètre 16
-1 mètre de tube cuivre écroui diamètre 16
-8 cm de tube laiton fileté en 15x21
-2 écrous plats en 15x21
-2 rondelles larges diamètre intérieur 22
-1 joint caoutchouc large diamètre intérieur 22
-2 coudes à souder femelle-femelle à 90° diamètre 16
-2 raccord union douille à souder en 16-15x21
-1 raccord droit male à souder en 16-15x21
-2 joints fibre rouge en 15x21
-1 cocotte minute de récup

Outils :
-2 petites clés à molette ,les miennes font 10" et 8"
-1 pince multiprise
-1 scie à métaux
-1 coupe-tube
-1 foret métal diamètre 6
-1 scie cloche diamètre 22
-1 visseuse (perceuse ,chignole ,archet …)
-1 lampe à souder ,décapant S39 ,rouleau d’étain (on les voit pas j’ai oublié de les mettre sur la photo)

Mon objectif était de faire tenir tout le condenseur dans la cocotte fermée et idéalement que la cocotte puisse continuer à servir en tant que telle. Sur la photo on voit que j’ai laissé le tube écroui entier mais j’avais l’intention de le couper en tronçon rentrant dans la cocotte.

J’ai mis en forme le tube recuit sur un tuyau PVC diamètre 200 ,puis j’ai percé le couvercle de la cocotte ,mis en place le passe-coque et assemblé le condenseur sur le couvercle. J’ai ajusté l’ensemble à convenance  puis j’ai soudé direct tel quel en appliquant le décapant et l’étain  juste en surface (ça c’est pas du boulot  mais rinafout‘ c‘est une expérience …).

Donc nanti d’un litre d’eau de l’océan Atlantique ,je mets le gourbi sur le tripatte ,dés le début de l’ébullition beaucoup de vapeur non condensée sort ,j’en déduit que la surface d’échange est trop petite ,que le condenseur n’est pas assez long ,mais l’eau coule goutte à goutte et sans à coups.
Au bout d’un certain temps la vapeur et les gouttes ne sortent plus ,ça doit être fini ,j’ouvre.
Au fond de la cocotte ,il y a un croute de sel blanc éclatant ,l’équivalent de 2 cuillères à soupe.
Dans le saladier ,environ un verre de table.

J’ai gouté à peine une cuillere à café de l’eau ,elle est douce.
Le sel est … salé.

Je suis un peu déçu du ratio 1 litre=1 verre mais ça peut s’améliorer sans tomber dans l’usine à gaz
Voila ,Gorane a fait mumuse ,la cocotte est pérave ,je l’ai mise à tremper pour tenter de la ravoir …

à+

Mishkin

26 juin 2012 à 23:44:34
Réponse #1

Mishkin



27 juin 2012 à 00:06:08
Réponse #2

mad


Intéressant  :up:

Mais je pense que tu aurais un bien meilleur rendement en refroidissant le serpentin (à l'eau de mer en situation réelle, à l'eau du robinet pour tes manips) : là, une bonne partie de la vapeur sort sous forme de vapeur et ne va pas dans ton verre, ce qui ne serait pas le cas si tu accélérais la condensation.

27 juin 2012 à 00:25:27
Réponse #3

Mishkin


Salut Mad,

Pour te dire la vérité ,j'ai également en tete un condenseur coaxial à circulation produite par une pompe à pied de type rafiots/camping-cars (et en plus j'ai les matériaux).
Et pourquoi pas un mix des deux : condenseur à air d'abord puis condenseur à eau pour augmenter la condensation.
Effectivement ,en déportant le condenseur du dessus de la cocotte on pourrait le refroidir en y versant de l'eau dessus
Le raccord que j'ai mis juste avant la barre d'écroui en fin du serpentin me permet de rajouter quelques spires ,j'imagine meme en former plus petit qui se logerait à l'intérieur du premier.
Par contre je tiens à conserver si possible un format rangeable à l'intérieur de la cocotte .

à+

Mishkin

27 juin 2012 à 06:20:56
Réponse #4

François


Salut Mihkin,
Bel appareil :)

AMHA, si tu as un condenseur à eau, vu la différence d'efficacité celui à air ne sert plus à rien. Inutile d'avoir les deux.

Une solution intermédiaire serai de mettre un chiffon humide autour du condenseur, et de l'arroser régulièrement. Idéalement, le tissu ou le feutre devrai entourer chaque spire individuellement, pour ne pas perdre de la surface d'échange.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

27 juin 2012 à 06:25:28
Réponse #5

François


Je rajouterai aussi un pare-chaleur sous la spirale de cuivre, pour éviter qu'elle soit réchauffée par les gaz de combustion. (plus important, probablement, sur un feu de bois que sur un réchaud)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

27 juin 2012 à 06:32:38
Réponse #6

Raiderscout


Une solution intermédiaire serai de mettre un chiffon humide autour du condenseur, et de l'arroser régulièrement. Idéalement, le tissu ou le feutre devrai entourer chaque spire individuellement, pour ne pas perdre de la surface d'échange.

TAFDAK cette solution combiné avec le refroidissement eoline peremttrait une plus grande récupération de vapeur sous forme de goutelette. Le PB reste le rapport Energie/Temps necessaire pour produire de l'eau douce à partir de l'eau de mer.

Ton système est très interessant en milieu littoral ou le bois abonde  :up:. Et en utilisant un système ou le serpentin s'enroulerait autour de la bouteille de gaz déportée, cette dernière se refroidissant en délivrant le gaz vers le bruleur, pour refroidir le cuivre et produire plus de goutelettes ?

Super Tuto  :doubleup:

Christophe
"Be Prepared !"

27 juin 2012 à 09:55:51
Réponse #7

François


Encore une suggestion. Décidément le sujet m'inspire :)

    Inverser la position du tuyau droit : le mettre entre la cocotte et la spirale.

Cela permettrait de déporter le condenseur à l'écart de la cocotte. Et de le faire tremper dans une boite à eau de la bonne taille pour rentrer elle aussi dans la cocotte pour le transport.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

27 juin 2012 à 10:25:24
Réponse #8

Malbranaxe


Salutation !

la récupération d'un radiateur de frigo permet de faire un condenseur efficace qui peut également faire office de chauffage quand le système fonctionne !  avec ce type de condenseur toutes les vapeur sont condensées ( mes tests on duré pourtant plusieurs heures !!! )
le tout est d'en trouver un en alu ou cuivre et pas en fer qui rouille au premier passage

l'inconvénient de ce système réussir à bien nettoyer le tuyau  ( aussi on ne peut pas le ranger dans la cocotte ...)

29 juin 2012 à 21:08:08
Réponse #9

Mishkin


Bonjour ,

Merci à tous hommes de vos suggestions ,la prochaine version n’en sera que mieux !
Je viens de décider de la ligne de conduite de mon machin : KISS ,utilisation effortless ,rendement optimisé en fonction des deux premières conditions ,rangement entièrement dans la cocotte ,cocotte utilisable dans sa fonction première.
Edit : et quand je penserais avoir pondu le bordel ultime ,je m'amuserais à faire la démarche inverse ,c'est à dire le meme engin mais rien qu'avec du "trouvé par terre"

@ Ascanio
La manière dont j’ai cintré le condenseur .

D’abord dérouler la couronne ,
poser une extrémité sur une surface plate ,la maintenir avec la main ou le pied et faire rouler la couronne jusqu’à dresser la longueur désirée.

Pour la mise en forme
Utiliser un objet rond ayant un rayon suffisant qui permette d’enrouler le cuivre dessus sans qu’il ne se plie ou ne s’aplatisse (sur la photo ,du PVC diam 160 avec du cuivre de 14) .
Approcher la partie dressée de la couronne en positionnant ses mains à peu prés là où j’ai mis les flèches rouges et appliquer une traction sur l’extrémité et sur le coté couronne  ,et en même temps appliquer une force sur le tube permettant le cintrage .
Je cintre un tronçon de 2 ou 3 cm puis je relâche la traction pour faire avancer l’extrémité (flèche courbe rouge) et dérouler la couronne puis je remet en tension ,cintrage et on recommence ,à petits coups de 2 ou 3 cm jusqu’à obtention de ce qu’on veut .

Temps de réalisation 10 mn
Il me reste à le recouper à dimensions et à y souder les raccords (un union douille 14-15x21 et un raccord droit en 14-15x21 male)

Comme vous pouvez voir le deuxième condenseur s’imbriquera dans le premier et la condition de rangement dans la cocotte est respectée .Suivant le résultat obtenu et si je me demmerde bien j’envisage d’en faire un troisième en 12 qui se rangerait lui aussi à l’intérieur du second.

Dans une optique « pas d’outils » ,je compte remplacer les raccords union douille par des collets battus équipés d’écrous à ergots de raccords d’arrosage afin de permettre d’assembler le gourbi à la main sans la moindre pince ou clé .

Pour obturer la prise de vapeur ,j’ai prévu un bouchon fileté en 15x21 femelle et ainsi pour pouvoir cuisiner avec la cocotte .

J’ai réussi à la ravoir en laissant tremper because la croutasse de sel qui restait de la première utilisation

On est pas obligé de souder les pièces ,on peut aussi bien utiliser des raccords mécaniques à olive par exemple
voire des raccords encliquetables sans outils (tant que ça résiste à 100°C) ,c’est juste un poil plus cher .

à+

Mishkin
« Modifié: 30 juin 2012 à 20:48:15 par Mishkin »

29 juin 2012 à 23:00:27
Réponse #10

Ghjallone


deux idées me viennent pour augmenter le rendement:
- utiliser un tuyau plus fin, permettrait d'avoir une plus grande surface de contact entre la vapeur et le cuivre.
-tu pourrais refroidir le serpentin en le faisant tremper dans un simple baquet, non percé: le serpentin sort de la cocote, et est placé sur le coté. tu l'enroules vers le bas, et une fois que tu l'as enroulé sur la hauteur voulue, tu fais ressortir le tuyau au dessus du baquet, vers ton récipient.
pour le rangement, tu peut utiliser des raccords vissés? ou bien un simple emboitement, tant qu'il n'y a pas trop de pression...
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

30 juin 2012 à 14:05:09
Réponse #11

Mishkin


Bonjour,

Avec plaisir homme ,si tu veux savoir autre chose n’hésite surtout pas .

Ghjallone ,tu veux dire un tuyau avec des parois plus fines ?
 Effectivement le transfert thermique des calories de la vapeur vers le milieu de refroidissement augmenterait je pense .
Mais à ma connaissance le cuivre recuit en couronne d’usage courant en France n’existe qu’en épaisseur de 1mm .Et de surcroit un tube à paroi plus fine serait bien plus chiant à cintrer ,plus sujet à l’ovalisation et l‘écrasement lors du cintrage.

Concernant le refroidissement dans l’eau ,que me suggèrent  Ghjallone et François j’y pense évidemment mais un détail de fonctionnement me dérange .Je vais tenter d’expliquer.

Avant de commettre mon proto j’ai planché un moment sur le sens d’enroulement des spires et le sens de circulation de la vapeur .Le sens que j’ai choisi permet au fil de condensat de rester  dans le bas de la section du tube tandis que la vapeur circule dans le haut du tube . De cette manière la gueule du condenseur ,l’ensemble du serpentin et la cocotte minute sont tous libres de circulation ,rien ne peut provoquer en aucun endroit une montée en pression ,juste une augmentation de la vitesse de circulation à la rigueur .Preuve en est que ,lors de mon premier essai, à aucun moment la soupape de la cocotte ne s’est mise en marche .

Si j’avais enroulé les spires dans l’autre sens la vapeur serait montée naturellement dans le condenseur (comme dans une cheminée) mais je pense que la vitesse de circulation n’aurait pas permis à la vapeur de se condenser suffisamment sur les parois du tube .
Maintenant si ,à la gueule du condenseur, on remonte brusquement ,les condensats vont stagner et s’accumuler dans la partie basse du condenseur jusqu’à ce que la colonne de vapeur acquière une pression suffisante (générée par l’expansion et l’accumulation de vapeur due à l’ébullition dans la cuve de la cocotte) pour pousser le tronçon de liquide qui s’est formé.

Le phénomène ,même si le rendement va surement augmenter ,va générer un fonctionnement par à-coups et surement balancer des jets d’eau brulante ailleurs que dans le récipient .
Sans compter que la pression nécessaire à pousser le tronçon de liquide va peut-être faire ouvrir la soupape et faire perdre de la vapeur .Il se peut même que la force soit plus grande que la résistance de la soupape et que le liquide ne soit jamais poussé et que la soupape reste irrémédiablement ouverte
On peut imaginer un dispositif tampon en sortie de condenseur pour « écrêter le signal » et un dispositif de soupape réglable mais ça ne serait plus très KISS ou réalisable par n’importe qui .
Et personnellement je préfère éviter les montées en pression et les risques de Pandanlagueule .

Ceci étant dit la modif pour tester ce mode de condensation est ultra simple et rapide à réaliser ,je vais tout de même la tenter rien que pour confirmer ou infirmer ma théorie .

Je m’excuse pour ces longues tartines un peu relous mais je vois pas comment faire mieux pour le moment

à+

Mishkin

30 juin 2012 à 14:23:07
Réponse #12

Ghjallone


oui effectivement, je me suis mal exprimé .
l'eau va sûrement s'accumuler au fond du serpentin, mais la pression ne montera pas bien haut: il faut une colonne d'eau de 10 metres pour atteindre une pression d'un bar, donc avec 30 cm, la pression ne montera qu'à 0,03bars (à moins qu'il y ait tant de vapeur générée que la pression monte meme sans obstruction dans le tuyau?

mais je pense que ca pourrait encore augmenter le rendement: si tu diminues la puissance du feu, pour diminuer la pression, la vapeur passera d'autant plus de temps dans le serpentin et une plus forte proportion condensera.

pour les projections, je vois 3 possibilités:
-un bout de tuyau souple qui plonge dans le récipient
-tu perces le récipient sur le coté pour y passer le tuyau, et tu poses un couvercle qui n'est pas étanche
-tu courbes le tuyau vers le bas pour plonger dans le récipient.

j'ai un ami qui a un restaurant,il utilise la machine à café pour avoir un gros volume d'eau chaude quand il lave le sol. pour amener l'eau à ébullition, il plonge le bec à vapeur (qu'on utilise pour faire de la mousse de lait) dans l'eau. il n'y a aucune projection, et pas de bulles de vapeur qui remontent: toute la vapeur se condense dans l'eau même.
ca peut etre une piste à creuser, non?
un flexible qui descend dans le fond de ton récipient à eau douce.
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

06 septembre 2012 à 23:00:51
Réponse #13

Mishkin


Salut,

Aujourd'hui essai du montage avec le petit condenseur supplémentaire.
Effectivement ,le ratio a augmenté mais c'est pas encore ça ,environ un bon tiers du poelon d'eau salée que j'ai versé dans la cocotte est revenu dessalé (environ 40% contre 15 lors du premier essai).
Pendant quelques instants ,j'ai tenté d'ameliorer l'échange de chaleur en refroidissant le deuxieme condenseur avec un pulverisateur de ménage ,c'est efficace .De goutte à goute ,le débit passe rapidement à filet continu .Mais ce n'est plus effortless ...
Prochain essai : le deuxieme condenseur sera immergé dans un baquet avec de l'eau .
L'engin bien rangé dans sa cocotte.
Deux photos du gourbi en place.

à+

Mishkin

06 septembre 2012 à 23:19:49
Réponse #14

fenris


c'est un alambic ni plus ni moins non? ou je me trompe ?
a nos chevaux, a nos femmes, a nos enclumes et a ceux qui les battent.....et par saint Georges vive la cavalerie!

07 septembre 2012 à 09:45:50
Réponse #15

VieuxMora


Belle réalisation !
Et pourquoi pas un seul condenseur serpentin à distance de la cocotte ? (le premier reste dans la colonne de chaleur du réchaud).

Mes deux gouttes  ;)

07 septembre 2012 à 12:26:42
Réponse #16

Loriot


Une idée me viens comme ça, je la partage. (sympa hein!)
Sur les scooter il existe de tout petit radiateur de refroidissement. Il devrait entrer dans ta cocotte. Et comme il y a pleins d'ailettes de refroidissement.
Voilà.
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

07 septembre 2012 à 12:56:11
Réponse #17

Moleson


Je ne comprends pas vraiment non plus l'utilité de 2 serpentins, dont le but est de refroidir la vapeur.

Mais j'ai fais un système de contre-courant pour refroidir très rapidement un liquide. C'est dans la production de bière artisanale je dois pouvoir refroidir très vite, 1-2 min de 100-->15 C° 20l pour éviter le développement de levures ou de bactéries indésirables.

L'idée est le système du contre-courant. Le liquide/vapeur à refroidir circule dans un serpentin en cuivre, autour de ce serpentin circule le liquide de refroidissement dans le sens inverse du flux à refroidir.
Le résultat est la sortie du liquide à refroidir à la température du liquide de refroidissement que l'on injecte à cet endroit.




Un petit schéma. Le liquide à refroidir ainsi que le serpentin en cuivre sont en rouge, le système de contrecourant en noir.

Il faut un tuyau de cuivre recuit.

Ce tuyau doit juste pouvoir s'insérer dans un T asymétrique. Le diamètre d'un des côtés du T doit juste accepter le tuyau de cuivre recuit et coulisser. L'autre côté est plus grand  et accepte un tuyau plus grand (dans lequel le tuyau du liquide à refroidir à de la place), ce tuyau doit avoir un diamètre qui permet de la glisser dans un tuyau d'arrosage.

Heureusement c'est facile à trouver dans les magasins ad-hoc.

Une fois que l'on a monté un côté on peut le braiser.

Puis glisser le tuyau du liquide à refroidir (la longueur dépend du delta de T° que l'on doit obtenir, du débit du liquide de refroidissement, du débit du liquide à refroidir, dans mon cas c'est 8m, pour une projet alambic on peut certainement prendre plus court) dans le tuyau d'arrosage (prévoir de l'eau savonnée pour que sa glisse).
Important le faire avec un tuyau rectiligne, autrement c'est impossible.

Puis faire le serpentin avec et fabriquer de l'autre côté exactement la même construction en T. Après on ne peut plus démonter le refroidisseur.

Le résultat final:





On voit le détail du montage du T.
Et le montage au complet, j'ai dessus une pompe que je fais tourner avec une perceuse pour pomper le liquide chaud.

Ça marche du tonnerre.



PS: S'il te viendrais à l'idée de mettre autre chose dans ton alambic que de l'eau de mer. Pense au problème de la distillation de l'alcool et que ce qui sort en premier est du méthanol qui à des propriétés assez intéressantes, comme rendre aveugle.

http://www.fairesagnole.eu/page1/page11/tetequeue.html

07 septembre 2012 à 13:11:16
Réponse #18

Mad Max


Belles réalisations, bel exercice de style (un jour viendra, espérons le plus tard possible, où l'on aura plus besoin d'eau que d'énergie) mais : rendement énergétique ? Prix de revient du mètre cube ?
UNPACT Member
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07 septembre 2012 à 17:05:56
Réponse #19

AC


rendement énergétique ? Prix de revient du mètre cube ?

Questions intéressantes, mais il faut noter qu'on peut se passer de l'ébullition à 100°C. Tant qu'on entretient une différence de température entre la cocotte et le serpentin refroidi, il y a distillation (bon, en fait il y a probablement un seuil dépendant de la concentration en sel, mais je ne sais pas faire les calculs).

Le paramètre crucial est alors plutôt le débit (litres d'eau douce par jour). On doit pouvoir fonctionner en circuit fermé et sous vide pour accélérer considérablement le processus (il y aura alors seulement de la vapeur d'eau à faible pression dans le tube, et pas d'air pour la ralentir).

Pas besoin d'un vrai alambic puisqu'a priori il n'y a pas de polluants plus volatils que l'eau à extraire.

http://stovetopstill.com/ (sans serpentin)
http://www.youtube.com/watch?v=aGHDmmQ97hU ("The optional vacuum is created by the use a hand pump before riding the device to increase efficiency")
http://en.wikipedia.org/wiki/Low-temperature_thermal_desalination
« Modifié: 08 septembre 2012 à 22:10:59 par AC »

07 septembre 2012 à 19:40:56
Réponse #20

AC


Compléments sur l'efficacité énergétique:

On trouve ces ordres de grandeur sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dessalement, http://en.wikipedia.org/wiki/Multi-stage_flash_distillation et http://www.adu-res.org/pdf/Loughborough.pdf
  • Minimum théorique pour dessaler de l'eau de mer contenant 35 g/l de sel: 0,563 kWh/m3
  • Distillation par dépression: 2 à 3 kWh/m3
  • Osmose inverse: 2 à 4 kWh/m3
  • Distillation flash multi-étage: 10 à 30 kWh/m3

Pour comparaison, un distillateur trivial qui chauffe l'eau de 20°C à 100°C, la vaporise à pression ordinaire, puis condense la vapeur sans chercher à récupérer la chaleur, doit consommer 4180*(100-20)+2250000 = 2,6 MJ/kg = 720 kWh/m3. Avec l'énergie contenue dans une cartouche de butane perçable de 190 g (environ 2,6 kWh), on peut donc dessaler de cette façon au plus 4 litres d'eau de mer, contre plus de 1000 litres avec les meilleurs procédés ci-dessus.

Edit: Ce n'est a priori pas très fair-play de comparer nos bricolages avec des usines de dessalement, alors considérons un petit dessalinisateur électrique à osmose inverse pour voilier: 5,6 L/h avec 48 W, soit 9 kWh/m3. Même en tenant compte du fait qu'un kWh thermique n'est pas interchangeable avec un kWh électrique, c'est considérablement plus efficace que le distillateur à alambic.

(sauf erreurs de calcul imputables à la fatigue du vendredi soir)
« Modifié: 09 septembre 2012 à 01:28:17 par AC »

22 février 2015 à 02:11:57
Réponse #21

Mishkin


Salut,

En attendant la modif qui permettra de déporter le serpentin de la zone de chaleur du réchaud j'ai trouvé une autre utilisation à mon engin.
J'utilise une petite pompe à vide de frigoriste que je branche sur la prise de pression ménagée sur le couvercle.
Je m'en suis servi pour faire le vide dans des bocaux de conserve.
Juste je mets 3 bocaux (le Parfait petits) fermés dans la cocotte, je branche le vide, je poireaute un poil de plus que le temps d'une clope et ayé les bocaux sont sous vide et il faut la pince multiple pour tirer sur le joint.
Je n'ai essayé qu'avec des chanterelles séchées* mais le résultat est là.
Selon la loi de Gay-Lussac, il y a d'autres possibilités, comme par exemple faire évaporer l'eau d'un produit fragile à température ambiante.

*oui chuis un ouf je conserve mes girolles ET séchées ET sous vide

à+

Mishkin

22 février 2015 à 05:11:02
Réponse #22

François


La cocotte-minute, c'est vraiment l'outil polyvalent, LE truc à avoir chez soi  :doubleup:
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

22 février 2015 à 05:30:21
Réponse #23

François


La remontée de ce fil me rappelle que j'ai commis un proto de dessalinisateur portable, il y a quelque temps :







Il est constitué de deux tubes concentriques,  la vapeur passe (et condense) dans le tuyau intérieur, l'eau de refroidissement (salée ou "sale") passe entre les deux tuyaux, à contre-courant de la vapeur. Cette eau froide vient d'une poche à eau dont la pipette est branchée du coté froid du montage, et sort par débordement du coté chaud.

Résultat : 500 ml d'eau évaporée dans la bouilloire ont produit 420 ml d'eau distillée en 20 mn environ (le reste s'est perdu en fuites de vapeur), et environ 4 litres d'eau "salée" à 60° qui avait servi au refroidissement.

Poids du dispositif : 191 g + poids du réchaud, de la bouilloire, de la poche à eau et de sa pipette.

A titre indicatif, j'avais utilisé pour ce proto :
- un tube d'alu de 1 m, de diamètre extérieur 10 mm, d'épaisseur 1 mm
- un tube d'acier fin, morceau d'un manche à balais métallique tordu
- une valve de chambre à air de vélo + deux rondelles de 8
- deux bouchons de liège
- un morceau de papier alu ménager (étanchéité couvercle bouilloire), un peu de ruban de caoutchouc auto-vulcanisant (étanchéité bouilloire-tube), un peu de ductape, un peu de ficelle
- un flacon de liquide vaisselle coupé, pour simuler la poche à eau.

Pour un système utilisable dans le monde réel, il faudrait que les tubes soient en alu, inox ou titane.

Je n'ai pas mesuré le rendement énergie/quantité d'eau distillée, le projet étant de faire ça sur un feu de bois.

(montage déjà présenté sur RL, http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=333490#p333490, mais pas ici je crois)
« Modifié: 22 février 2015 à 05:53:37 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

28 février 2015 à 11:15:52
Réponse #24

Mishkin


Salut,

Bel engin François  :up: ça rentre parfaitement dans mon idée de faire avec du "trouvé par terre".
En effet je crois que la cocotte c'est le gros récipient par excellence
+ 1 pour la bande auto-vulcanisante, plein d'utilisations.

Je disais donc :
-"Selon la loi de Gay-Lussac, il y a d'autres possibilités, comme par exemple faire évaporer l'eau d'un produit fragile à température ambiante."

Comme par exemple virer l'eau ou l'humidité dans un objet à recoins difficiles d'accés et qui ne supporterait pas la montée en température.
En faisant des recherches sur des godasses de grand froid, j'ai trouvé les bunny boots avec leur valve caractéristique.
Dans la FAQ d'un site je trouve une question : My boots have water inside the lining, how can I get it out?. Les mecs répondent qu'ils savent juste pas comment faire pour ça*.
Il suffit de mettre la godasse, valve ouverte (sinon la grolle éclaterait), dans la cocotte-minute et regarder la pompe à vide tourner (un certain temps, fonction de la quantité d'eau à extraire).
Et surement encore d'autres utilisations. Juste garder ça en tete : https://www.youtube.com/watch?v=Jse6Elxt4XA, un volume fermé peut se dilater jusqu'à destruction.

*je leur ai fait un mail pour leur expliquer la chose et que si ils sont contents alors qu'ils m'envoient une réduc  :D

à+

Mishkin

 


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