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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Evitement ou réaction ?  (Lu 7789 fois)

15 avril 2006 à 10:45:37
Lu 7789 fois

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

J'ai abordé plusieurs fois la nécessité de l'évitement en matière de risque lié à la violence et en même temps de la nécessité d'acquérir une culture du refus de l'inacceptable et ce, au quotidien.

Vous me direz qu'il y a là une contradiction flagrante et pourtant pas forcément.

Le récent post de Guillaume, m'a fait réfléchir quant aux risques aussi induits par une attitude d'acceptation.

Je m'explique, éviter absolument l'affrontement dans un cadre ponctuel pour une situation qui ne se reproduira pas est souhaitable et doit être recherché, mais subir au quotidien des attitudes et propos inacceptables n'est en aucun cas admissible et, au final, même contre productif et dangereux.

Guillaume nous a expliqué qu'il a accepté de prendre des coups pour ne pas envenimer la situation. Or, il y à une règle en matière de violence c'est que celle-ci une fois acceptée va générer d'autres violences qui sont souvent exponentielles en matière de gravité (voir notamment les violences conjugales). De plus, si on se laisse cogner on envoie un message non verbal de soumission au reste de la meute et normalement chacun prend sa place (dominant, dominé) au sein de celle-ci. Or au sein des meutes mammifères évoluées (il parait) il y à une variable qui n'existe que peu dans le règne animal, soit les tendances sadiques, le plaisir de faire mal. Cette tendance va se trouver catalysée par la passivité et l'acceptation.

Enfin, on ne peut (et ne doit) jamais considérer des coups comme sans gravités parce qu'on ne connaît jamais les dommages physiologiques et psychologiques qu'il vont générer (un seul coup de poing peut tuer ou  handicaper gravement).

Dans mes premières expériences de confrontation à la violence dans les cours d'école, j'ai retenu ceci : à chaque fois que j'ai trouvé le courage de m'opposer physiquement à une situation inacceptable, mon quotidien s'en est trouvé amélioré et à chaque fois que j'ai trouvé des accommodements avec ma conscience pour ne pas voir ou faire semblant de, la situation s'est aggravée. Depuis, pour moi c'est clair, je fais tout pour ne pas chercher, pour désamorcer, pour concilier et trouver des solutions alternatives, mais si l'autre ne veut rien savoir et veut porter atteinte à mon intégrité physique tant pis pour lui, même si je fais en sorte de me contenter (si possible) d'une mise hors d'état de nuire avec une forte conscience de l'impératif de réversibilité des dommages.

J'ai toujours à l'esprit l'histoire de l'invasion de la Pologne par Hitler et du non respect par la France et l'Angleterre du traité de défense signé. Ce fut dans un souci d'évitement, pourtant cela n'empêcha pas ces deux pays de se trouver plongés quand même dans la guerre, l'ennemi étant devenu plus fort encore. Idem, pour le fameux pacte germano/soviétique.

Je crois beaucoup à la dissuasion comme élément équilibrant de la paix, malheureusement compte tenu de la nature humaine.

15 avril 2006 à 11:01:59
Réponse #1

Ancien forum



Posté par guillaume

Citation de: Patrick 3 C link=1145090737/0#0 date=1145090737

Guillaume nous a expliqué qu'il a accepté de prendre des coups pour ne pas envenimer la situation. Or, il y à une règle en matière de violence c'est que celle-ci une fois acceptée va générer d'autres violences qui sont souvent exponentielles en matière de gravité (voir notamment les violences conjugales). De plus, si on se laisse cogner on envoie un message non verbal de soumission au reste de la meute et normalement chacun prend sa place (dominant, dominé) au sein de celle-ci. Or au sein des meutes mammifères évoluées (il parait) il y à une variable qui n'existe que peu dans le règne animal, soit les tendances sadiques, le plaisir de faire mal. Cette tendance va se trouver catalysée par la passivité et l'acceptation.
Oula! Attention!
Il avait déjà voulu me frapper et le l'avais contrer. Or là il m'a asséné un coup par derrière (donc imparable.
Il était tellement énervé que le 1er truc à faire était de le calmer, or si j'avais essayé de le neutraliser, il se serait encore plus énervé, ce que je ne voulais soutout pas!
Je t'assure que si j'avais vu le coup venir, ça ne se sera pas passé comme ça.
Enfin les coup que je lui ais laissé me donner n'était pas vraiment des coups mais plutôt des bousculades, etc...

Citer
Enfin, on ne peut (et ne doit) jamais considérer des coups comme sans gravités parce qu'on ne connaît jamais les dommages physiologiques et psychologiques qu'il vont générer (un seul coup de poing peut tuer ou  handicaper gravement).
Je sais très bien que c'est grave et qu'il aurait pû me faire mal et si j'avais pû faire autrement, j'aurais fait autrement.


Encore une fois, il était tellement énervé que je voulais le calmer (donc pas taper pour agraver) tant qu'il n'était pas menaçant pour moi.
Si il l'était devenu, j'aurais tout fait pour le neutraliser et par tous les moyens (dissuasion, force...).

a+

15 avril 2006 à 16:37:27
Réponse #2

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

Citation de: guillaume link=1145090737/0#1 date=1145091719
Encore une fois, il était tellement énervé que je voulais le calmer (donc pas taper pour agraver) tant qu'il n'était pas menaçant pour moi.
Si il l'était devenu, j'aurais tout fait pour le neutraliser et par tous les moyens (dissuasion, force...).
Nous sommes donc alors d'accord  :) (même si ce n'est pas grave de ne pas l'être, d'ailleurs car c'est un échange).

16 avril 2006 à 01:46:19
Réponse #3

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut :)

Je dois dire que je trouve tout ça très intéressant.  Comme j'avais trouvé intéressante aussi, Patrick, tes propos sur "toutes ces petites lâchetés" qu'on se permet trop souvent au quotidien, face au patron, à sa femme, à ses gosses, peu importe à qui...  Ça m'avait bien fait gamberger.

Perso, je suis plutôt grande gueule et "dominant" de nature et j'ai plutôt des efforts à faire pour ne pas aggresser les gens.  Dans la cour d'école, la loi c'était moi ;D --mais bon...  le principe s'applique aussi bien à moi, parce qu'il m'arrive malgré tout souvent de choisir la facilité et de préférer plier plutôt que de devoir engager un combat qui n'en vaut peut-être pas la peine...

C'est là que c'est difficile, je trouve.  Parce qu'évidemment il existe des situations où il vaut mieux une petite lâcheté...  ou plutôt une attitude "diplomatique", qui est un choix délibéré (un peu comme la repli stratégique n'est pas identique à la fuite).

Je pense qu'un truc qui est très, très, très important pour ne pas devenir une victime, et pour être en mesure d'agir dans une situation chaude, c'est de déterminer précisément son "périmètre de sécurité".  La zone dans laquelle on refuse que quelqu'un mette le pied.  Dans une confrontation qui escalade, il y a toujours cette foutue "zone grise" où on sent la m*rde et où on sait qu'elle n'est pas loin (dixit Perrin), mais où l'aggresseur n'a pas encore clairement dépassé les bornes en nous forçant à nous défendre.  À un moment, c'est à nous de trancher, de décider précisément où est la limite à ne pas franchir.  Cette limite, évidemment, est quelque chose de personnel...  mais je pense qu'il est très bon de connaître cette zone "sensible".  De tracer clairement sa frontière, et de la défendre, coûte que coûte.  Si on ne fait pas ça, on subit, et c'est l'aggresseur qui mène le bal.

J'ai souvent eu à faire à des gens qui sentaient très bien les "zones grises" des gens, comme ça.  Un patron, notamment, qui avait tendance à humilier certains employés qui, apparemment, avaient l'habitude d'attendre le truc absolument intolérable avant de réagir.  Ben le mec leur faisait subir tout sauf ça...  humiliations, chantage, pression...  et les autres fermaient leur gueule et enduraient.  Peur de la confrontation.  Peur de devoir prendre l'initiative...  Des victimes.

Moi, je savais clairement ce que j'étais prêt à faire et à ne pas faire, et ce que je choisissais d'accepter de subir... et pas.  Juste le fait de savoir ça avec précision avait quelque chose de rassurant.  C'était déjà prévu dans ma tête : s'il va jusque LÀ, c'est une déclaration de guerre, et ça va lui péter à la gueule.  

Ben le gars était tellement gentil avec moi que c'en était presque gênant...  Il sentait que j'étais prêt à lui tenir tête...  parce que dans les faits c'était vrai.  J'étais prêt à aller jusqu'au bout.  Il n'avait pas de zone grise à exploiter.  C'était clairement blanc jusque là, et noir plus loin...  et il est toujours resté dans le blanc.  Ces mecs là savent qu'il vaut mieux ne pas mettre le pied dans la zone noire pour ne pas déclencher une réaction violente chez les gens.  Ils cherchent des proies, pas la baston.

Psychologie de bottine, vous me direz...  mais ça marche pour moi.

Ciao ;)

David

16 avril 2006 à 14:01:27
Réponse #4

Ancien forum



Posté par gurkhan

Citation de: DavidManise link=1145090737/0#3 date=1145144779
Salut :)


Perso, je suis plutôt grande gueule et "dominant" de nature et j'ai plutôt des efforts à faire pour ne pas aggresser les gens.  Dans la cour d'école, la loi c'était moi ;D --mais bon...  le principe s'applique aussi bien à moi, parce qu'il m'arrive malgré tout souvent de choisir la facilité et de préférer plier plutôt que de devoir engager un combat qui n'en vaut peut-être pas la peine...


David

pas étonnant vu ton gabarit  ;)  
moi j'ai toujours été le plus petit à l'école ou au collége et en plus fils de flic alors autant dire que je n'avais pas une vie facile jusqu'au jour ou j'ai décidé que ça suffisait , du coup aprés avoir pété le nez du caid de la cour de récré j'ai eu droit au respect.
depuis ma ligne de conduite est toujours la même il faut me chercher longtemps pour me trouver mais une fois que c'est fait la personne s'expose à une violence sans limite. de plus comme j'ai pas mal de sang froid je n'ai pas souvent de probléme car les gens se posent souvent la question "ce n'est pas une force de la nature mais il est sur de lui , qu'est ce que cela cache ?".

16 avril 2006 à 14:11:54
Réponse #5

Ancien forum



Posté par guillaume

Citation de: gurkhan link=1145090737/0#4 date=1145188887

pas étonnant vu ton gabarit  ;)  
moi j'ai toujours été le plus petit à l'école ou au collége et en plus fils de flic alors autant dire que je n'avais pas une vie facile jusqu'au jour ou j'ai décidé que ça suffisait , du coup aprés avoir pété le nez du caid de la cour de récré j'ai eu droit au respect.
depuis ma ligne de conduite est toujours la même il faut me chercher longtemps pour me trouver mais une fois que c'est fait la personne s'expose à une violence sans limite. de plus comme j'ai pas mal de sang froid je n'ai pas souvent de probléme car les gens se posent souvent la question "ce n'est pas une force de la nature mais il est sur de lui , qu'est ce que cela cache ?".
Ca vas te paraitre bizzard, mais je suis exactement comme toi!
a+

16 avril 2006 à 17:03:17
Réponse #6

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: gurkhan link=1145090737/0#4 date=1145188887
pas étonnant vu ton gabarit  ;)  
moi j'ai toujours été le plus petit à l'école ou au collége et en plus fils de flic alors autant dire que je n'avais pas une vie facile jusqu'au jour ou j'ai décidé que ça suffisait , du coup aprés avoir pété le nez du caid de la cour de récré j'ai eu droit au respect.
depuis ma ligne de conduite est toujours la même il faut me chercher longtemps pour me trouver mais une fois que c'est fait la personne s'expose à une violence sans limite. de plus comme j'ai pas mal de sang froid je n'ai pas souvent de probléme car les gens se posent souvent la question "ce n'est pas une force de la nature mais il est sur de lui , qu'est ce que cela cache ?".

Eh oui Gurkhan :)  C'est vrai que même si t'es pas hyper balaise, toute ta personne transpire la confiance et on sent qu'il vaut mieux ne pas te marcher sur les pieds.  Ça transparait dans ton "langage non verbal", tes attitudes physiques, ton regard.  Je dis pas ça pour te flatter, c'est juste un fait.  

Au Québec, on dit qu'un gros "doorman" (videur) ça fait peur, mais qu'un petit doorman, ça fait réfléchir ;)

Ciao ;)

David

16 avril 2006 à 20:13:38
Réponse #7

Ancien forum



Posté par gurkhan

merci David , tu vas me faire rougir  ;)  je racontais à jean pierre notre rencontre et le fait qu'avec mon pseudo beaucoup de gens s'attendent à un grand gaillard du fait de l'assonnance de mon pseudo avec le kurghan d'highlander 1.

17 avril 2006 à 00:15:39
Réponse #8

Ancien forum



Posté par DavidManise

LOL -- Ouais, moi j'imaginais un frigo blond de deux mètres sur deux avec de la ferraille partout sur son cuir, des grosses bottes et une épée démontable ;D

Ceci dit faut pas rougir...  prend le compliment et met-le sur mon compte.  Comme ça le jour où je te casserai les c*u!lles tu me pardonneras plus facilement ::)

Ciao ;)

David

17 avril 2006 à 00:17:44
Réponse #9

Ancien forum



Posté par survivalfred

Bon, Gurkhan et David, quand vous aurez fini de vous faire des bisous, prévenez-nous  ;D ;D

OK, je connais le chemin  ;)

Fred

17 avril 2006 à 00:35:06
Réponse #10

Ancien forum



Posté par DavidManise

::)

Ça y est il est jaloux ;D

Reviens, Fred...  je vais te faire des bisous aussi si tu veux !

 :-* :-* :-*

;D

David

17 avril 2006 à 08:45:49
Réponse #11

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

Citation de: DavidManise link=1145090737/0#3 date=1145144779
Salut :)
Je pense qu'un truc qui est très, très, très important pour ne pas devenir une victime, et pour être en mesure d'agir dans une situation chaude, c'est de déterminer précisément son "périmètre de sécurité".  La zone dans laquelle on refuse que quelqu'un mette le pied.  Dans une confrontation qui escalade, il y a toujours cette foutue "zone grise" où on sent la m*rde et où on sait qu'elle n'est pas loin (dixit Perrin), mais où l'aggresseur n'a pas encore clairement dépassé les bornes en nous forçant à nous défendre.  À un moment, c'est à nous de trancher, de décider précisément où est la limite à ne pas franchir.  Cette limite, évidemment, est quelque chose de personnel...  mais je pense qu'il est très bon de connaître cette zone "sensible".  De tracer clairement sa frontière, et de la défendre, coûte que coûte.  Si on ne fait pas ça, on subit, et c'est l'aggresseur qui mène le bal.
C'est tellement vrai ! Mais cela tu ne l'obtiens qu'à la suite d'une assez longue construction et après avoir fait tes expériences.

Tu as plutôt en l'espèce tempérée une propension à rentrer dans le lard alors qu'au départ on partait plutôt sur un attitude d'évitement systématique.

17 avril 2006 à 08:47:29
Réponse #12

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

Citation de: survivalfred link=1145090737/0#9 date=1145225864
Bon, Gurkhan et David, quand vous aurez fini de vous faire des bisous, prévenez-nous  ;D ;D

OK, je connais le chemin  ;)

Fred
Je vais peut-être annuler la chambre d'hôtel à Die, pour toi non Christophe ?  :)

17 avril 2006 à 15:57:00
Réponse #13

Ancien forum



Posté par gurkhan

Citation de: Patrick 3 C link=1145090737/0#12 date=1145256449
Je vais peut-être annuler la chambre d'hôtel à Die, pour toi non Christophe ?  :)

sois pas jaloux mon pat , tu sais bien que moi en ce qui concerne la gente masculine c'est l'évitement  :)

20 avril 2006 à 13:15:18
Réponse #14

Ancien forum



Posté par Lem

Citation de: gurkhan link=1145090737/0#13 date=1145282220

sois pas jaloux mon pat , tu sais bien que moi en ce qui concerne la gente masculine c'est l'évitement  :)

Tu disais pas ça au dernier stage... hein petite cochonne??  ;D ;D

20 avril 2006 à 19:12:35
Réponse #15

Ancien forum



Posté par gurkhan

Citation de: Lem link=1145090737/0#14 date=1145531718

Tu disais pas ça au dernier stage... hein petite cochonne??  ;D ;D

Eric tu sais que tu es trop fort pour moi à mains nues :-/ mais moi ma spécialité c'est le tir en rafale de 3 à 300m  ;)

20 avril 2006 à 23:42:23
Réponse #16

Ancien forum



Posté par Lem

;D Evidemment, c'est un argument...

Bon, allez à demain...

20 avril 2006 à 23:46:19
Réponse #17

Ancien forum



Posté par gurkhan

bon voyage et à demain  :)

17 mai 2006 à 19:36:00
Réponse #18

Ancien forum



Posté par JOHN

Principe de l'effacement

Dans notre art (Ninjutsu), le principe de l'effacement est trés important, et ominiprésent (garde effacée "profilée" / attaque quasi masquée indecelable..)

Explication : s'effacer, c'est ne pas laisser de prise à l'adversité. (nous ne parlons donc pas d'effacement lache envers ses responsabilités / d'ailleur, une doctrine de notre art dit également : "l'art ne doit servir qu'à se protéger, protéger sa famille, protéger les gens de biens et la Nature.")

Ce principe s'applique avant le combat, pendant le combat et aprés le combat.

1-Avant le combat (gagner sans combattre, la Voie de la stratégie, de la dissuasion...) :

Cette étape consiste à planifier, présentir voir éviter le danger.
Exemple : éviter de sortir avec une jeune femme en mini jupe dans un coin de ruelle noire à 00h00, dans un quartier malfâmé. S'effacer consiste ici à ne pas aller chercher le danger.

2-Pendant le combat (s'esquiver / ne pas laisser de possibilité à l'adversaire)

3-Aprés le combat (prévenir une éventuelle riposte et demeurer vigilant/ s'effacer rapidement)

sujet à déveloper?

JOHN







17 mai 2006 à 20:36:14
Réponse #19

Ancien forum



Posté par riketz

Et en cas d'aide a personne en danger. Comment est ce que tu applique ce concept?

18 mai 2006 à 11:13:00
Réponse #20

Ancien forum



Posté par le_baron

Eh les gars, comme dit le grand heron cendre, faut pas confondre  psychologie et s....ie..
L'étape suivante: quand l'evitement devient impossible ,  quoi toi faire surtout si tu n'es pas seul? Combien sont capables (consciemment) d'aller au bout de la violence?
Pour les grands costauds cela semble aller de soi mais pour les individus "plus fragiles", ce n'est pas evident.


18 mai 2006 à 12:30:30
Réponse #21

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut :)

Baron : je pense que ça doit dépendre des grands costauds ;)  

Perso, j'ai eu la "chance" de devoir assez vite apprendre à faire des choix et à accepter d'aller très loin dans la violence pour survivre quand il le faut.  Mais avant d'être passé par là, même si j'avais le bon tempérament, j'ai souvent eu ce petit moment d'hésitation, ce petit truc qui fait retenir un peu les coups, et qui permet à l'autre en face de prendre l'avantage...  Quand on est plus fort et plus baleze, on porte depuis l'enfance la responsabilité qui va avec, et on nous enseigne très vite que "c'est pas gentil de profiter de sa force pour faire mal aux plus petits"...  

À force, ça crée des inhibitions.  Ces inhibitions là sont importantes à avoir.  Les gros chiens ne mordent presque jamais les petits.  C'est utile pour la vie en société.  Mais de ces inhibitions, il faut aussi savoir s'en départir quand il s'agit de survivre à une aggression.  Et là, faut dire la vérité, la plupart des "non-apaches" ont du mal à s'y résoudre.  Les gens des classes moyennes à supérieures sont tellement "drillés" à éviter les conflits directs et à pourrir les gens par derrière verbalement (ou juridiquement) que quand il s'agit de sauver ses miches à court terme et très concrètement, ben on ne sait même plus comment faire.

Une fois qu'on a compris que dans certaines situations il n'y a plus de règles et que ça n'est plus la cour de récré ni les bastons entre cousins/frangins/copains mais bien que ça devient réel, ben le chemin mental a parcourir entre "je calme le jeu" et "je lui arrache la gueule pour survivre" devient plus court.  Le tout est de réussir à raccourcir ce chemin là avant que ça ne soit lui qui nous raccourcisse ;)

En ce sens, l'entraînement en situation et même de simples discussions sur le "on/off" peuvent aider.  Rien ne remplace l'expérience, la vraie, mais l'entraînement en situation et la scénarisation peuvent tout de même permettre d'acquérir une expérience assez utile sans les risques énormes de l'expérience réelle, pleine et entière.

Ciao ;)

David

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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