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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: stress et vie courante  (Lu 6795 fois)

04 juin 2006 à 17:22:53
Lu 6795 fois

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Pour faire suite au super exposé de Survivalfred,
et parce que ça me bouffe que certaines personnes manifestement dans leur tort repartent sûr de leur bon droit...
Ca peut se voir comme un caprice... cependant ce genre de problématique me fait toujours penser à "chute libre" avec M. Douglas.

"Par contre, si le passage à l'action n'a pas lieu, les risques de souffrir de stress augmentent considérablement. C'est alors qu'on peut parler d'une gestion inadéquate de la pression. Une seule expérience ne suffit pas à engendrer un stress chronique: il faut une répétition fréquente de cette pression mal gérée".

moi c'est ça qui me fait tilt.
Journée classique:
lever et direction le boulot (peu importe ce dernier):
- transports en commun: pas efficaces, laisser passer 2 rames pour pouvoir y monter avec son sac de sport et laisser les gens pénétrés sa bulle de sécurité;
-en vélo: en moyenne 5 accidents évités par trajet tant avec les piétons qu'avec les voitures et avec les services municipaux; il s'agit dans tous les cas de palier le manque de vigilance des gens qui sont "dans leur tunel";
-en voiture: la plan de circulation de Paris est une aberration totale... pas la peine d'en dire plus.
...
au boulot: j'ai du bol j'ai un boss en or, mais
-étant entre autre habilité à recevoir du public, je ne peux en revanche les virer manu militari, et ça c'est très frustrant... et j'ai aucun exutoire sur le moment et pourtant je peux vous dire qu'il faudrait tellement je sens que ça me bouffe de l'intérieur.
---
Le soir: deux possibilités: soit je vais à l'entrainement et ça fait du bien mais ça remplace pas le moment où je sentais que j'aurais du me défouler, ou je rentre chez moi et dans ce cas, voir la rubrique lever.

Comment vous faites pour gérer cette accumulation?
Très franchement je me sens parfois prêt à péter un câble bien comme il faut, parce que y'en a marre de devoir faire attention aux conneries des autres et à simplement passer son chemin.

Je précise: je me doutes bien que personne n'est parfait, et je ne vise pas "les gens", mais comment pallier cette impossibilité d'exprimer ses instincts rituels... parce que au final, c'est pas humain de prendre sur soi indéfiniment.
...
euh je suis pas sûr d'avoir été très clair.

04 juin 2006 à 18:15:40
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Maximil

Tu as le hurlement primaire (cf bigard) pas si idiot que çà.
La question n'est peut être pas tant celle du comment se défouler que plutôt que faire pour que cela ne m'enerve pas.
Concernant les conneries en voiture ou quand je suis à vélo: je gueule, mais alors très fort. Ca défoule mais ca casse la voix.
Sinon, concernant les gens qui me gonflent, je leur fait un grand sourire qui veut dire:" je ne vous manque d'aucun respect mais je vous emmerde franchement, c*nnard". On ne peut rien vous reprocher, mais ca fait un bien... mais un bien  ;D
Concernant le métro et autres... les joies de la vie citadine. Là je ne vois pas.
En fait, il n'y a pas grand chose qui me stresse dans la vie courante: pourquoi cela te fait-il peur (puisque stress) ou t'enerve à ce point ?

Sinon, mes 3 meilleurs palliatifs: le sport, la musique et l'Amour. Donc en ce moment, je fais beaucoup de sport et j'écoute et fait pas mal de musique  ::) ;D

04 juin 2006 à 18:35:29
Réponse #2

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Voui le hurlement primaire, j'ai déjà testé, et c'est vrai que ça marche!!
En fait tout ça m'énerve quant à la multitude; c'est vrai qu'en vacances, sans délais à tenir, je crois que mes congeneres et moi-même provoquons et acculumons moins de contrariété.
Et ce qui me gave vraiment, c'est d'être à ce point privé des moyens d'expression... génétique.
Le seul truc qui me défoule vraiment c'est de cogner... euh sur un sac, ça me suffit amplement... seulement j'en ai jamais quand je devrais en avoir besoin.
Le travail sur soi, la sophro, le yoga, le tai chi... ça me fait du bien... quand je suis déjà calme. Autrement dit, avec mon tempérament, ça me sert pas à grand chose.
...
Moi aussi un bon paliatif c'est le sport... et encore mieux le sport en musique. Cela dit, je ne pratique ce dernier que plusieurs heures après les petits litiges et autres conflits. Quand je dis que ça me bouffe de l'intérieur, c'est que j'en ressens une quasi douleur, et faudrait que ça sorte à ce moment. Et c'est ça qui m'a fait penser au post de Survivalfred: accumulation sans passage à l'action. Même si on se défoule plus tard, le stress a fait son oeuvre à l'intérieur.
...
Mais s'agit-il d'une peur? Ce qui est sûr c'est ça m'énerve, et je ne sais pas si j'ai peur de ma réaction, du fait que je ne peux pas réagir selon ma génétique, de la personne que j'ai en face...
A bien y réfléchir, je ne suis pas sûr que ce soit lié à la peur... c'est plutôt la sensation d'être étouffé par des règles que je tente de respecter tous les jours (au moins celle de pas faire chier mon prochain) alors que d'autres s'en foutent royalement en sachant qu'ils ne risquent pas grand chose voire rien...
En fait ça me stresse parce que je me trouve lâche de ne pas donner une bonne leçon au "frustrator" du moment...

04 juin 2006 à 21:05:21
Réponse #3

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: bison_solitaire link=1149434573/0#2 date=1149438929
En fait ça me stresse parce que je me trouve lâche de ne pas donner une bonne leçon au "frustrator" du moment...

C'est pas lâche...  bien au contraire !!!   :o

Ça demande une force morale énorme de ne pas se laisser aller à jouer le même jeu que ces gens là.  Eux, ils pourrissent la vie de la ville.  Ils tirent l'ambiance vers le bas.  Toi, tu prends sur toi pour la tirer vers le haut, et c'est tout à ton honneur.

Moi je dis respect !!!

Gueuler et être désagréable, c'est une forme de manipulation.  Les gens qui font ça, ils cherchent un résultat, très souvent...  Comme les gamins capricieux.

En attendant, je sais comment on peut se sentir...  j'ai fait pas mal de boulots où je devais prendre sur moi et réprimer l'envie qui grandissait en moi de leur arracher le coeur pour leur montrer avant qu'il ne s'arrête de battre ;)  J'ai jamais trouvé de solution miracle à part :

1) ne pas prendre tout ça trop perso (facile à dire, je sais)...  c'est un jeu de manipulation plus que des attaques directes à ma personne...
2) les frustrer et ne pas coopérer avec eux, ou alors au STRICT MINIMUM obligatoire...  
3) me défouler d'une manière ou d'une autre pour faire sortir la rage de mon corps...
4) une fois défoulé et le calme retrouvé, cultiver en moi cette petite bulle de sérénité inaccessible...  Médiation ou n'importe...  
5) prendre l'air et m'aménager des périodes "less-stress" où je vis 2-3 jours d'affilée sans éprouver de colère intense...  ça recharge les batteries...

Voilà...  c'est mes petits trucs perso, mais tout le monde est différent...

Ciao ;)

David

04 juin 2006 à 21:12:08
Réponse #4

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Je te remercie David, ça me console ce que tu dis là.
En fait je crois que je n'ai pas encore trouvé le moyen de me sentir bien de ne pas m'être lâché, mais c'est peut-être parce que je ne réfléchissais qu'à un seul moyen à la fois et non pas à les employer successivement comme tu le fais... Faut que je vois ça.
Merci  :)

04 juin 2006 à 21:18:08
Réponse #5

Ancien forum



Posté par DavidManise

Bah...  De rien Bison, et tant mieux si ça peut sauver la vie à un c*nnard un jour <rire> ;)

Je pense que c'est normal de ne pas se sentir bien après que quelqu'un nous ait gonflé et qu'on n'aie pas pu lui éclater la gueule, ou même l'engueuler aussi pour se défouler.  Moi je ne me suis jamais senti bien dans ce genre de situation en tout cas.  Le fait est là : ça gonfle et on s'use les dents à force de ronger son frein...  

Allez sois fort ;)  De toute manière si on butait tous les connards de la terre, y resterait plus grand monde à faire évoluer ;)

David

04 juin 2006 à 21:22:19
Réponse #6

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

OK, je vais tâcher encore et toujours de résister à l'appel de côté obscur de la force  ;D

04 juin 2006 à 23:19:55
Réponse #7

Ancien forum



Posté par survivalfred

Salut,

Voilà, on entre en plein dans le domaine de ce qu'on appelle le stresse chronique qui peut à la longue déboucher vers de la fatigue chronique, des troubles psychosomatiques, de la dépression, du burn out ...

La y'a des tonnes de solutions, mais à chacun la sienne : sport, humour, sexe, nature ... pour canaliser la pression et évacuer le stress.

Y'a aussi  la possibilité, si il est identifié et précis, de virer l'élément stresseur primaire. Exemple, le boulot de PDG vous rend malade à cause du stress chronique, vous virez tout et vous partez dans le périgord élever des canards   8-)

Y'a aussi les méthodes de relaxation, tu penses très fort à un endroit où tu te sens bien, sans stress et en sécurité et tu tente de retrouver cette sensation où que tu sois, avoir une sorte de refuge intérieur, ça marche.

Bref, il faut trouver SON truc afin que cela ne devienne pas une source de frustration et de perpétuelle angoisse ...

@ suivre

Fred
 

05 juin 2006 à 01:05:38
Réponse #8

Ancien forum



Posté par Maximil

Une autre idée de ce que je faisais à une époque:

La première fois que j'ai eu un cardiofréquencemètre, j'ai joué avec pour le tester: le plus haut possible (hors limite, donc plus de 220) et la plus bas possible (25). J'avais trouvé un truc excellent pour diminuer le rythme cardiaque: le pouvoir du rêve: Je m'imaginais, allongé sur de l'herbe légèrement en pente, donnant sur la mer avec une petite plage demicirculaire de sable fin, un petit souffle chaud, un beau soleil et des éoliennes géantes derrières moi (me demandez pas pourquoi, c'était comme çà). Je me sentais tellement bien dans un tel environnement, qu'en me l'imaginant, je me suis aperçu que ma respiration ralentissait tout en se faisant plus profonde, et que mon rythme cardiaque baissait en quelques dizaines de secondes aux alentours de 30-35. Puis remontait à 55 (normal) quand j'arrêtais d'y penser fort. Pour avoir fait l'exercice un certain nombre de fois, il suffisait que je pense à cette scène là quand il fallait que je me calme pour que le corps réagisse de plus en plus vite à cette idée et qu'effectivement je me calmais (oui, c'est le contraire du premier post que j'ai fait l'autre jour  :)).

Essaye cela, peut être cela te permettra-t-il de décompresser plus facilement quand tu sens que tu es trop enervé et que tu n'as pas vraiment d'autres solutions.

05 juin 2006 à 01:26:07
Réponse #9

Ancien forum



Posté par ken

Bison, y aussi une autre solution, c'est de changer d'air, partir de la grisaille parisienne...(mutation, changement de boulot).  ;)

05 juin 2006 à 07:31:41
Réponse #10

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

Perso, j'ai un truc qui marche bien, mais c'est en rapport avec mon caractère.

En dehors du clan, cercle de mes proches, je n'attends rien de bon et même me prépare chaque jour au cortège d'emmerdes: problèmes avec mes agents, ma hiérarchie, les intrants externes, etc...

Ce qui fait que paradoxalement il est rare que je n'ai pas quelques bonnes surprises et contacts enrichissants dans la journée et, au pire, si ça se passe mal c'était du prévu.

Au milieu de tout ça des oasis de détente que je sais fonctionner sur moi, pour casser un éventuel cercle vicieux.

Et des éléments d'évacuation symbolique de l'agressivité comme la SD, le Tir rapide (avec armes, hein !) ou encore certaines formes de musculation.

05 juin 2006 à 10:16:38
Réponse #11

Ancien forum



Posté par CHRIS FALCON

Bonjour Patrick,

Ton système d'auto-protection mentale me semble en effet certainement adapté à ton caractère et probablement ton mode de vie global.

En ce qui me concerne je garde à l'esprit cette maxime : "on est toujours trahi par les siens" d'ou effet de surprise, sentiment d'injustice, perte d'estime de soi (en tout cas avant analyse) et augmentation du stress.

En d'autre terme : Ne rien attendre de l'extérieur du cercle, ni de l'intérieur et surtout accepter les membres du cercle comme ils sont avec leurs faiblesses et leurs lacunes, et après les avoir identifiées, ne plus les juger sur ça.  8-)

05 juin 2006 à 12:03:43
Réponse #12

Ancien forum



Posté par Maximil

Citation de: CHRIS FALCON link=1149434573/0#11 date=1149495398
"on est toujours trahi par les siens"
Ca serait pas plutôt : "On est toujours trahi que par les siens" ?  ::) Ca fait déjà un peu moins noir et moins parano ;) :)

05 juin 2006 à 12:25:39
Réponse #13

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Merci pour toutes les réponses  :)
C'est vrai que desfois je me sens clairement en burn out: on tient sur les nerfs, ces derniers étant à fleur de peau, on a des plaques blanches sur les articulations, on emploie un mot à la place d'un autre...
Cela dit...
Effectivement un changement, une mutation est quelque chose que nous envisageons, surtout qu'on est deux... enfin bientôt trois  :D. Donc c'est plus aussi simple de changer, forcément.
Et malgré tous ces points négatifs j'aime bien ce que je fais (ce que d'ailleurs je ne pourrais pas faire hors de Paris, et oui, c'est quelque chose d'assez spécifique), et comme je l'ai déjà dit j'ai un boss et des collègues en or. Je crains fort de ne plus jamais connaitre ça. Enfin sur ce point wait and see.
...
En tous cas faudra que j'essaie ce truc du cardio.
Et pour la méthode de Patrick, je la fait de temps en temps, mais à terme, chez moi elle me fait broyer du noir... Elle ne doit donc pas trop me correspondre, à moins que ce ne soit aussi une question de maturité.
...
Ce qui est sûr c'est que des gens en burn out, y'en a plein: y'a ceux qui le savent, ceux qui ne savent pas et qui ne se posent même pas la question... Mais je les comprends lorsqu'ils pètent un câble, je cautionne pas, j'excuse pas, mais qu'est ce que j'aurais fait à leur place?
La bonne vieille goute qui fait déborder le vase.

05 juin 2006 à 18:14:11
Réponse #14

Ancien forum



Posté par ken

Citer
Effectivement un changement, une mutation est quelque chose que nous envisageons, surtout qu'on est deux... enfin bientôt trois  :D. Donc c'est plus aussi simple de changer, forcément.

je ne sais pas quel est ton métier, mais y a toujours des possibilités.
Mes parents sont partis à la Réunion en 90 avec 2 gosses, 3 malles et 1 voiture, et seul mon père avait un boulot assuré (prof), ma mère en à trouvé un 3 jours après son arrivée.... ;) Et pour les gosses, crois moi, ils s'adaptent plus rapidement que les parents  ;D

Bonne chance pour la suite en tout cas  ;)

07 juin 2006 à 22:17:22
Réponse #15

Ancien forum



Posté par Corin

Une chose est sûre, le truc à éviter dans ces situations ce sont tous les moyens de substitution à commencer par l'alcool.

J'ai un boulot bien hard et je confirme que le sport est un excellent décompresseur. J'ai un patron de 56 ans. Il est hyper tonique. J'ai découvert qu'en période de stress, il pouvait aller courir et nager deux fois par jour. A son rythme, bien sûr, mais deux fois par jour.

Pour aller plus loin, je ne crois pas aux décisions brutales en matière de job (déménagement, mutation, démission, claquage de beignet du "frustrator"...).
En revanche, si ça n'est plus bon, il faut programmer ta sortie à moyen terme (6 mois - 1 an). Tu fais le bilan de ce que tu veux et de ce que tu peux faire et en avant.
Contrairement à ce que l'on croit, les gens qui changent de job le font avant tout parce que ça ne va pas dans leur job du moment et non pas parce qu'ils en ont fait le tour, sont des cadors et peuvent monter d'un cran dans la hiérarchie. La colère maîtrisée donne une énergie souvent insoupçonnée.

Bon courage. ;)

A+

PS: qu'est-ce que je peux gueuler au bureau! [size=10](ça soulage mais c'est pas très bon pour l'image ou la promotion).[/size]

07 juin 2006 à 22:27:44
Réponse #16

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Entrainement bi-quotidien, ça aussi j'ai fait un temps... mais y'a quand grosse fatique accumulée et à l'arrivée blessure de fatigue.
Je suis de ton avis Corin pour ce qui est des changements sur un coup de tête. De ce côté là je suis plutôt "attente de voir les opportunités" (difficile de les provoquer). Et effectivement, à moyen terme on pense à aller prendre l'air ailleurs en France.
...
Mais sinon, le claquage de beignet du frustator, non, franchement tu me déconseilles? Nan parce que vu comme ça, ça pourrait presque être une spécialité culinaire, donc référence à l'appétit et quand l'appétit va, tout va  ;D ;D ;D

13 juin 2006 à 11:52:00
Réponse #17

Ancien forum



Posté par French Kiss

Un autre truc pour decompresser quand il y a urgence (enfin pour moi ca a deja marche en situation), c'est de faire une suite de serie decroissante de respiration ventrale, pour cela, tu fais une serie de 12 respirations, puis 11, puis 10... jusqu'a la derniere serie de 1 respiration. Il faut trouver le temps de  prendre 5 minutes pour le faire, mais apres ca repart ;)

13 juin 2006 à 12:11:47
Réponse #18

Ancien forum



Posté par Corin

Citation de: French Kiss link=1149434573/15#19 date=1150192320
Un autre truc pour decompresser quand il y a urgence (enfin pour moi ca a deja marche en situation), c'est de faire une suite de serie decroissante de respiration ventrale, pour cela, tu fais une serie de 12 respirations, puis 11, puis 10... jusqu'a la derniere serie de 1 respiration. Il faut trouver le temps de  prendre 5 minutes pour le faire, mais apres ca repart ;)
La sophrologie, ça marche très bien. La prévisualisation mentale, ça permet de prévoir les situations agressives et de savoir garder son calme.

Faudra que j'en parle au chauffeur-livreur de mauvaise foi qui a voulu qu'on se batte ce matin parce qu'il ne supportait pas qu'on lui fasse remarquer que stationner sur l'unique voie de circulation au droit d'une place de parking vide dans laquelle pouvait rentrer sa camionette était particulièrement muffle. Surtout à l'endroit de l'automobiliste qui lui avait cédé le passage alors qu'il avait la priorité. >:(

J'ai cru que j'avais débuté le stage Perrin avec 5 jours d'avance. ;)

J'ai gardé mon self-control. Il était trop gras et voulait se battre en se présentant de face. Ca s'est terminé avec les passants qui se sont joints à moi pour lui virer l'engueulade qu'il méritait. ;)

A+

28 juillet 2006 à 11:53:18
Réponse #19

Ancien forum



Posté par jeff

Hé l'eau!

Salut bison! Tu as dit précédemment que tu bossais dans le public et que c'est celui-ci qui te faisait bien c***r et non pas ta hiérarchie. Dans un autre post j'explique que je fais aussi un boulot avec du public et j'ai réussi à appliquer une autre technique, non pas pour diminuer le stress mais carrément pour éviter qu'il ne se présente.

ATTENTION: c'est un peu spéciale  :-[ et je pense que bons nombres d'entre vous ne seront pas d'accord avec cette méthode. Vous admettrez qu'il existe des gens qu'on ne peut pas qualifier de "flèches", je pense notamment, comme vous, aux c*****ds de base. Souvent lorsqu'on refuse quelque chose à ce "public" le ton monte trés vite. Ma technique: FOUTAGE DE GUEULE ;). Faire comprendre à la personne qu'elle n'est vraiment pas intelligente d'utiliser ce genre de procédés, en effet, "capricieux" pour obtenir quelque chose. Bien lui faire comprendre qu'on a aucune estime pour elle QUAND elle réagit comme ça, alors qu'on la respecterai si elle gardait son calme. En gros: se foutre de sa tronche avec le plus grand cinisme MAIS toujours en restant le plus courtois possible, sans crier, même limite avec le sourire et sur le ton de la plaisanterie.

La violence engendre la violence et par expérience j'ai déjà remarqué que cette technique mettait la personne dans une situation où elle nous voit comme un parent ou un prof et où elle sent qu'on la voit comme un petit enfant. Dans 85% des cas où j'ai utilisé cette technique, je ne me suis jamais énervé (car c'est de base un bon exutoire) et la personne se rend compte au bout d'un moment de son attitude grossière et déplacée et j'en ai déjà vu qui étaient mort de honte devant moi. En général ça calme tout de suite mais il faut toujours garder à l'esprit qu'il faille rester poli et courtois en toute circonstances (ça c'est mon boulot qui l'exige)!

Voilou, évidemment ça marche pas à tous les coups et cela dépend de sa propre humeur aussi. A voir aussi si tu peux te permettre ça dans ton boulot.

Glop glop!

29 juillet 2006 à 01:18:13
Réponse #20

Ancien forum



Posté par bofbofbof

Citation de: survivalfred link=1149434573/0#7 date=1149455995
Salut,

Voilà, on entre en plein dans le domaine de ce qu'on appelle le stresse chronique qui peut à la longue déboucher vers de la fatigue chronique, des troubles psychosomatiques, de la dépression, du burn out ...

La y'a des tonnes de solutions, mais à chacun la sienne : sport, humour, sexe, nature ... pour canaliser la pression et évacuer le stress.

C'est vraiment étonnant comme ce fil de discussion m'interpelle par rapport au messages que j'ai écrit à propos ma lâcheté réelle ou supposée, ma frustration, le rapport du tout avec le stress... Comme si l'accumulation permanente de contrariétés finissait par me faire croire que je ne vis plus que dans une envie de meurtre et que comme je ne peux pas la satisfaire c'est donc que je suis lâche (c'est résumé par rapport à ce que j'ai écrit dans l'autre fil mais y a de ça) !
La fatigue chronique je connais bien, elle m'est justement tombée dessus à une époque où je m'engueulais au boulot très régulièrement avec une supérieure vicelarde au possible - et ne m'a plus quitté depuis même si j'ai changé de job.





30 juillet 2006 à 23:28:03
Réponse #21

Ancien forum



Posté par jeff

Merci!!!  :D

En réalité j'ai aussi un petit secret  ;) j'avais lu je ne sais plus où que lorsqu'on s'exprime à un adulte comme si l'on s'adressait à un enfant de douze ans, le cerveau de la personne réagit automatiquement comme celui d'un enfant de douze ans (même sans le remarquer). J'ai tenté l'expérience et dans la plupart des cas... C'EST VRAI. Bien sûr la personne ne va pas vous répondre comme un enfant de douze ans ;D mais son système de réflexion aprés quelques minutes de discussion va diminuer. A l'inverse, lorsque vous parler à quelqu'un avec des termes trés techniques, voir scientifiques, vous obligerez son cerveau à faire un effort supplémentaire pour la conpréhension, de fil en aiguille, une fois l'esprit adapté à cette communication, la personne va elle-même, sans s'en rendre compte, utiliser des termes plus techniques et plus compliqués que d'habitude.

C'est aussi un petit truc qui m'a déjà bien dépanné parfois. :)

31 juillet 2006 à 08:24:06
Réponse #22

Ancien forum



Posté par Bikeman

Citation de: jeff link=1149434573/15#24 date=1154294883
Merci!!!  :D

En réalité j'ai aussi un petit secret  ;) j'avais lu je ne sais plus où que lorsqu'on s'exprime à un adulte comme si l'on s'adressait à un enfant de douze ans, le cerveau de la personne réagit automatiquement comme celui d'un enfant de douze ans (même sans le remarquer). J'ai tenté l'expérience et dans la plupart des cas... C'EST VRAI. Bien sûr la personne ne va pas vous répondre comme un enfant de douze ans ;D mais son système de réflexion aprés quelques minutes de discussion va diminuer. A l'inverse, lorsque vous parler à quelqu'un avec des termes trés techniques, voir scientifiques, vous obligerez son cerveau à faire un effort supplémentaire pour la conpréhension, de fil en aiguille, une fois l'esprit adapté à cette communication, la personne va elle-même, sans s'en rendre compte, utiliser des termes plus techniques et plus compliqués que d'habitude.

C'est aussi un petit truc qui m'a déjà bien dépanné parfois. :)

Est-ce que tu pourrais nous donner un exemple s'il te plaît ? Ca a effectivement l'air très intéressant mais j'ai du mal à voir concrètement comment faire  :-[.
Merci!

01 août 2006 à 10:37:45
Réponse #23

Ancien forum



Posté par jeff

Citer
Est-ce que tu pourrais nous donner un exemple s'il te plaît ? Ca a effectivement l'air très intéressant mais j'ai du mal à voir concrètement comment faire  .
Merci!

Ok alors euh..... :-/

Bon j'vais donner un exemple via mon boulot. Je travail avec une gamme trés large de public et il m'arrive souvent de devoir utiliser des termes administratifs trés techniques ( :-[ voilà c'est dit  ;D). Le but premier du jeu est que ces gens me comprennent (pas évident quand on tombe sur une personne un peu "limité" ou qui ne comprend pas bien le français). A ce moment-là, j'utilise la technique "douze ans"! J'explique: en règle général quand quelqu'un demande quelque chose et qu'on ne peut pas lui donner, la tension monte déjà. Si en plus la personne ne comprend pas pourquoi on ne peut pas lui donner = CLASH!

ATTENTION: il s'agit pas de parler de façon "bêbête" à la personne (ça l'énervera encore plus) mais utiliser des mots plus simples qu'elle comprendra, changer le ton de la voix (prendre un ton plus mélodieux et aigu, voire une voix quasi féminine. Cela captera plus l'attention de la personne et la calmera). Le corps peut beaucoup jouer aussi: un joli sourire peut aider tout comme le fait de pencher la tête sur le côté plus souvent (des tas de situations vocales et corporelles qui ont pour effets de calmer la personne. En tout cas j'ai jamais eu de problèmes jusqu'à maintenant.)  :)

Dans l'autre sens: il y'a quelques années nous étions tout un groupe de potes (avant que la vis nous sépare :-/ ;)). Au début il y'en avait toujours un qui faisait le gamin, continuellement, ça en devenait vraiment lourd surtout que nous avions tendance à lui parler de la même façon (folle adolescance :D) Une aprèm nous avons décider de parler language soutenu, technique... enfin on s'est dis qu'il ne pigera pas un broque de ce qu'on racontera. Imagine nos têtes quand on s'est aperçu que non seulement il devenait sérieux mais qu'en plus il était trés intelligent  ;D ;D ;D. A-t-il essayé de nous tester, il ne l'a jamais dit! ;). Cela est valable aussi pour les jeunes enfants qui apprennent à parler. Si les parents lui parlent continuellement en babillages et onomatopées l'enfant mettre beaucoup plus de temps à apprendre à parler que si les parents lui parlent comme si'il s'agissait d'un adulte.

Voilà, j'éspère que ce que je viens d'écrire est compréhensible  :P c'est que j'ai un peu du mal à écrire les idées parfois  ::) (mémoire Red Fisch! ;D)

Glop!

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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