Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, je ne sais pas vraiment où placer ce fil, veuillez bien m'en excusez et déplacer si besoin

Désolé aussi pour son titre pas vraiment équivoque, j'ai cruellement manqué d'inspiration.
Je souhaiterais aborder avec vous le sujet suivant : la literie, la couche, le matelas, bref, le plumard... en contexte dégradé, dans la verte ou au quotidien.
Je rappelle tout d'abord le fil concernant le sommeil :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,4707.0.htmlJe vais introduire la chose par de l'expérience personnelle :
Je me suis vite aperçu durant mes premières sorties en rando que j'étais incapable de dormir convenablement sans un vrai matelas. On s'habitue, ou plutôt on se fait une raison car il est difficile de s'habituer à des conditions qu'on ne retrouve que quelques fois par an.
Cela faisait donc quelques temps que trottait dans ma tête l'idée de m'habituer à dormir au quotidien à même le sol. Difficile de mettre cela en pratique : "dis, j'ai eu une super idée, et si on dormait par terre tous les deux"

Bon gré mal gré, la situation a changé il y a 5 mois et n'a pas évolué depuis. De plus, le chat a finit l'affaire en urinant sur le matelas (et la pisse de chat en rut c'est pas vraiment soporifique).
Depuis cinq mois donc, je dors sur une couverture pliée en deux et un drap. Une seconde couverture plus petite pliée plusieurs fois et placée sous l'autre me servant d'oreiller.
La première nuit n'a pas été bonne et je me suis levé avec un bon mal de hanche.
Le seconde je me suis réveillé en deux fois en croyant que quelqu'un me tripotait, alors que c'était mon propre bras que je ne sentais plus (le première fois j'ai eu très peur, la seconde, j'ai été très déçu).
Puis je me suis habitué à cette nouvelle couche, rapidement même.
Je peux même dire aujourd'hui que je dors mieux. Je me lève plus en forme, plus tonique.
Je subis beaucoup moins l'action de sortir de mon lit. Psychologiquement, il y a peut-être quelque chose dans l'action de se lever de son lit, et non pas d'en descendre.
Spirituellement, ça colle à mes principes de simplicité et de rusticité.
Cela n'enlève rien au plaisir d'une bonne grasse matinée puisque c'est véritablement confortable après plusieurs nuits.
Dans la semaine je suis allé dormir dehors et j'ai vraiment bien dormi. Je sais à présent que si je tombe sur un gros os, je pourrais dormir assez sereinement sur une surface dure, pour autant qu'elle soit plus ou moins plane, ce qui n'était pas le cas. Auparavant j'aurais sacrifié ma période de repos à la recherche d'un endroit plus propice.
Bref, cela pour introduire un possible échange.
_________
Je me serais bien renseigné directement auprès de lui, mais je vois très rarement le médecin (et qu'on m'en garde). Quel pourrait être l'impact de tel ou tel support, sur du très long terme? (je pense au dos notamment...)
Je cherche à savoir pourquoi notre civilisation occidentale s'est tournée vers des matelas épais de 20cm, alors que visiblement ce n'est pas nécessaire pour
mieux dormir. D'autant plus qu'il y a sujet à ronfler, c'est encombrant, compliqué à nettoyer, cher et lourd.
S'il y a des adeptes de couchage "rustique" au quotidien, ce serait bien qu'ils nous livrent leurs impressions, les changements qu'ils ont pu déceler.
Dans un contexte de survie à moyen terme, il semble intéressant de pouvoir dormir n'importe où n'importe comment. En tout cas il semble important de pouvoir choisir de dormir sur une surface différente d'un matelas classique dont on aurait été soudainement privé.
Par exemple : "Tiens là c'est pas top confort, mais j'y suis en sécurité, et je sais que je peux dormir là dessus"...
Voila, j'espère juste que ce sujet n'est pas trop soporifique, j'en vois déjà qui dorment au fond!
D'ailleurs, il est tard, je dois aller me coucher.

@+