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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Dormir, où et comment?  (Lu 22521 fois)

03 juin 2012 à 01:58:30
Lu 22521 fois

Kro


Bonjour à tous et à toutes,

Tout d'abord, je ne sais pas vraiment où placer ce fil, veuillez bien m'en excusez et déplacer si besoin ;)
Désolé aussi pour son titre pas vraiment équivoque, j'ai cruellement manqué d'inspiration.

Je souhaiterais aborder avec vous le sujet suivant : la literie, la couche, le matelas, bref, le plumard... en contexte dégradé, dans la verte ou au quotidien.
Je rappelle tout d'abord le fil concernant le sommeil : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,4707.0.html

Je vais introduire la chose par de l'expérience personnelle :
Je me suis vite aperçu durant mes premières sorties en rando que j'étais incapable de dormir convenablement sans un vrai matelas. On s'habitue, ou plutôt on se fait une raison car il est difficile de s'habituer à des conditions qu'on ne retrouve que quelques fois par an.
Cela faisait donc quelques temps que trottait dans ma tête l'idée de m'habituer à dormir au quotidien à même le sol. Difficile de mettre cela en pratique : "dis, j'ai eu une super idée, et si on dormait par terre tous les deux" :honte:
Bon gré mal gré, la situation a changé il y a 5 mois et n'a pas évolué depuis. De plus, le chat a finit l'affaire en urinant sur le matelas (et la pisse de chat en rut c'est pas vraiment soporifique).

Depuis cinq mois donc, je dors sur une couverture pliée en deux et un drap. Une seconde couverture plus petite pliée plusieurs fois et placée sous l'autre me servant d'oreiller.
La première nuit n'a pas été bonne et je me suis levé avec un bon mal de hanche.
Le seconde je me suis réveillé en deux fois en croyant que quelqu'un me tripotait, alors que c'était mon propre bras que je ne sentais plus (le première fois j'ai eu très peur, la seconde, j'ai été très déçu).
Puis je me suis habitué à cette nouvelle couche, rapidement même.

Je peux même dire aujourd'hui que je dors mieux. Je me lève plus en forme, plus tonique.
Je subis beaucoup moins l'action de sortir de mon lit. Psychologiquement, il y a peut-être quelque chose dans l'action de se lever de son lit, et non pas d'en descendre.
Spirituellement, ça colle à mes principes de simplicité et de rusticité.
Cela n'enlève rien au plaisir d'une bonne grasse matinée puisque c'est véritablement confortable après plusieurs nuits.

Dans la semaine je suis allé dormir dehors et j'ai vraiment bien dormi. Je sais à présent que si je tombe sur un gros os, je pourrais dormir assez sereinement sur une surface dure, pour autant qu'elle soit plus ou moins plane, ce qui n'était pas le cas. Auparavant j'aurais sacrifié ma période de repos à la recherche d'un endroit plus propice.

Bref, cela pour introduire un possible échange.

_________


Je me serais bien renseigné directement auprès de lui, mais je vois très rarement le médecin (et qu'on m'en garde). Quel pourrait être l'impact de tel ou tel support, sur du très long terme? (je pense au dos notamment...)

Je cherche à savoir pourquoi notre civilisation occidentale s'est tournée vers des matelas épais de 20cm, alors que visiblement ce n'est pas nécessaire pour mieux dormir. D'autant plus qu'il y a sujet à ronfler, c'est encombrant, compliqué à nettoyer, cher et lourd.

S'il y a des adeptes de couchage "rustique" au quotidien, ce serait bien qu'ils nous livrent leurs impressions, les changements qu'ils ont pu déceler.

Dans un contexte de survie à moyen terme, il semble intéressant de pouvoir dormir n'importe où n'importe comment. En tout cas il semble important de pouvoir choisir de dormir sur une surface différente d'un matelas classique dont on aurait été soudainement privé.
Par exemple : "Tiens là c'est pas top confort, mais j'y suis en sécurité, et je sais que je peux dormir là dessus"...


Voila, j'espère juste que ce sujet n'est pas trop soporifique, j'en vois déjà qui dorment au fond!
D'ailleurs, il est tard, je dois aller me coucher. ;D

@+
Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

03 juin 2012 à 09:17:42
Réponse #1

Watchmen


Salut , alors moi j'ai dormi par terre (couverture pliée en deux sous moi) pendant 12 ans , de mes 20 ans à mes 32 ans , je dormais super bien , pas de problème du tout , jamais mal au dos , depuis deux ans je suis avec ma femme , et j'ai du faire quelques concession sur ma vie de sauvage ;) , le lit en était une .

Ce qui à changé depuis : j'ai clairement plus de mal à dormir n'importe ou , on s'habitue vite à nos petit confort , qui des fois ne le sont pas temps que ça ....

03 juin 2012 à 09:40:42
Réponse #2

mrfroggy


Excellent sujet :)

J ai eu le même soucis que toi lors de mes premieres nuits en foret. :'(
Je nuis suis pas spécialement épais et je trouvais désagréable le contact du sol sur mes hanches....
Mais en insistant, il est vrai que maintenant c est un plaisir.

Je précise que je prends un peu de temps pour choisir l endroit ou je vais poser ma tente ou mon tarp, mais je ne fais pas de matelas naturel et n apporte qu un tapis de sol très fin.Ma pelle me permet (quand ce n est vraiment pas plat) de niveler le terrain..
Je précise quand meme qu en foret je dors maxi 3-4heures, il se passe un temps fou avant que je ne m endorme... surement le soucis des maisons moderne(la mienne est de 1869 ;#) dont l isolation phonique est assez poussée..du coup la foret qui n est pas du tout silencieuse la nuit doit me perturber..
Mais je me réveille au petit matin moins fatigué que lorsque je dors chez moi...(ça c est peut etre le bout de choux qui ne fait pas encore ses nuits :love:)
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

03 juin 2012 à 10:02:12
Réponse #3

guillaume


Autant je dors très bien dehors sur mon matelas de sol, autant dormir sur mon matelas dans une maison carrelée/parquée ou autre est un vrai calvaire...

a+

03 juin 2012 à 11:12:10
Réponse #4

Nathan-Brithless


je crois que c'est surtout mental ce truc
j'ai connus des mecs qui étaient incapable de dormir en avion et n'avaient aucun souci à roupiller dans le tape-cul d'un bahut mili.

perso, pourtant amateur de confort, je dors comme une souche dès que je me met en mode chacal moyen:roulé sur le sol, avec juste un pocho-liner
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

03 juin 2012 à 11:52:16
Réponse #5

VERDUG0


En Asie pas mal de gens pioncent sur une couverture pliee en deux (futon, au japon), comme indique plus haut.

C'est leur couchage de base, tout simplement.

Perso je recupere moins bien dans un matelas, et j'ai plus la flemme de me lever.

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

04 juin 2012 à 00:39:38
Réponse #6

VieuxMora


Sur sol dur: pour éviter de mal dormir sur le côté, trouver ou faire un creux dans le sol de quelques centimètre de profondeur et d'une dizaine de cm de diamètre, pour y placer l'os de la hanche.

 

06 juin 2012 à 07:15:37
Réponse #7

Malbranaxe


pour être fan de reconstitution :   rien de mieux que la paille !


juste veillé à ce qu'elle ne prenne pas la forme du corps si c'est pour plusieurs nuit ;)

en extérieur c'est le pied !

06 juin 2012 à 11:19:13
Réponse #8

Claude Ponthieu


Sur sol dur: pour éviter de mal dormir sur le côté, trouver ou faire un creux dans le sol de quelques centimètre de profondeur et d'une dizaine de cm de diamètre, pour y placer l'os de la hanche.

Mettre un vêtement en cercle et caler en son centre l’os de la hanche. ;)


En Asie pas mal de gens pioncent sur une couverture pliee en deux (futon, au japon), comme indique plus haut.

C'est leur couchage de base, tout simplement.

Généralement une simple natte…  :)


Depuis gamin je dors sur un sol dur, souvent sur un simple un tatami. Dans un lit normal je me lève très fatigué et mal partout…

En pleine nature je me fais parfois un genre de lit de camp non rembourré — avec des sacs alimentaires de 25 à 50 kg ou autres, bien tendus c’est confortable.

Dans la rue d’épais cartons d’emballage font très bien l’affaire, surtout pour l’isolation. 8)
Sinon j’utilise beaucoup le hamac quand les conditions le permettent ou impossible de faire autrement (jungle).
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

06 juin 2012 à 13:32:33
Réponse #9

ljl


dormir par terre je fais ca quand madame n est pas la; mais bon pas de probleme pour dormir en general.

06 juin 2012 à 13:46:20
Réponse #10

Gros Calou


Attention à creuser des trous partout au niveau des hanches, si il pleut vous êtes dans la m....  ;#

06 juin 2012 à 15:39:05
Réponse #11

Chris-C


Salut,

Citation de: Kro
Quel pourrait être l'impact de tel ou tel support, sur du très long terme? (je pense au dos notamment...)

la surface dur lorsque tu dors à plat dos, peut accentuer la cambrure de la colonne vertébrale au niveau lombaire.
Et donc à la longue écraser un peu les disques lombaires.
Tant que l'on a pas eu d'hernie ou ne sciatique on ne s'en rend pas compte.
La solution est de mettre un boudin sous les jambes, en travers,  entre le bassin et les genoux, là ou c'est confortable pour soi.
ça relève les jambes et aide à plaquer les lombaires sur le sol.

Quand j'ai eu mon hernie, très basse, sur les matelas je pouvais pas dormir à plat ventre. Comme je m'enfonçais dans le matelas, ça creuser le bas des reins et le lendemain au réveil  :'(



En combien de temps ton corps c'est habitué à dormir à la spartiate?

a+

06 juin 2012 à 15:47:33
Réponse #12

VieuxMora


Attention à creuser des trous partout au niveau des hanches, si il pleut vous êtes dans la m....  ;#
:lol:

07 juin 2012 à 09:33:28
Réponse #13

Mrod


Autant je dors très bien dehors sur mon matelas de sol, autant dormir sur mon matelas dans une maison carrelée/parquée ou autre est un vrai calvaire...

Je sais pas pourquoi ça m'étonne pas !

Mes premières nuits dehors dates d'il y a tellement longtemps que je ne m'en souviens plus. Peut être est-ce dû au grand nombre de bivouacs que je fait par ans mais même après plusieurs mois sans nuits dehors je dors quand même comme un bébé.

Pour ce qui est du "bruit" et de la luminosité, je dors presque toute l'année avec la fenêtre et les volets ouverts donc j'y suis habitué. En ce moment je me fais bercer par les rossignols  ::)
Je pense aussi qu'il y a un facteur psy, on dors bien dehors quand on s'y sent en sécurité. Jeune je n'arrivais jamais à bien dormir, voir pas à dormir du tout, quand j'étais chez quelqu'un d'autre (je dormais déjà très bien dehors) puis avec ma période de vagabondage ça a disparu.

J'ai dormi une dizaine d'années sur une couette pliée en deux à même le sol puis je suis passé au futon une paire d'année pour finir sur un bon vieux matelas en laine. Je préfère de loin le futon mais je l'avais laissé à une de mes ex et pour des raisons financières j'ai choisi le matelas laine (made in emmaus).
Hélas la vie maritale m'a fait revenir au matelas mousse. Heureusement ma douce à aussi des problèmes de dos alors nous avons un modèle très dense et "dur", pas si pire que ça.

De manière générale je me lève plus facilement quand je dors dehors. Ce qui m'ont déjà vu au réveil en camp peuvent imaginer ce que c'est chez moi (en gros faut pas me parler pendant une heure sauf pour me proposer un café!).

Dans la verte et étant donné que j'ai une hanche fragilisé, quand j'ai un matelas de rando fin je le replis afin d'avoir plusieurs épaisseurs sous les hanches. Du coup plus rien sous les jambes, ce qui n'est pas très dérangeant en saison clémente. En général je cale ma hanche dans une petite dépression du terrain.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

08 juin 2012 à 19:18:27
Réponse #14

Kro


Salut,

la surface dur lorsque tu dors à plat dos, peut accentuer la cambrure de la colonne vertébrale au niveau lombaire.
Et donc à la longue écraser un peu les disques lombaires.
Tant que l'on a pas eu d'hernie ou ne sciatique on ne s'en rend pas compte.
La solution est de mettre un boudin sous les jambes, en travers,  entre le bassin et les genoux, là ou c'est confortable pour soi.
ça relève les jambes et aide à plaquer les lombaires sur le sol.

Quand j'ai eu mon hernie, très basse, sur les matelas je pouvais pas dormir à plat ventre. Comme je m'enfonçais dans le matelas, ça creuser le bas des reins et le lendemain au réveil  :'(



En combien de temps ton corps c'est habitué à dormir à la spartiate?

a+

Je ne peux pas te donner quelque chose d’extrêmement précis étant donné que cela fait maintenant un petit bout de temps. Je dirai que j'ai commencé à dormir normalement (sans me réveiller en pleine nuit parce qu'un membre n'est plus irrigué par exemple) après une petite semaine. Cela dit, même si les premières nuits ne furent pas longues, je n'ai absolument pas ressenti de fatigue pendant la journée ou le soir.
Par contre durant les deux ou trois premières semaines, je me réveillais dans des positions improbables (à la perpendiculaire de mon lit, ou pied les pieds sur l'oreiller), parfois enrubalé comme un diable dans les couvertures... Ceci étant dû, je suppose, aux nombreux mouvements réalisés durant le sommeil, le corps cherchant à trouver la bonne position dans cette situation inhabituelle.
Après quelques temps, c'est bon, on arrête de gesticuler. ;#

J'essayerai le coup du boudin sous les cuisses, si ça peux me préserver des problèmes de dos à l'avenir et que c'est confortable. Le problème serait que je me retourne durant mon sommeil, là le dos prendra cher.
Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

12 juin 2012 à 19:50:29
Réponse #15

binoclard


Je me permets d'intervenir sur ce fil avec un léger "hors-sujet" par rapport à la teneur du post initial:

Je suis un fervent promoteur du hamac, et je pense sincèrement que pas mal de gens qui dorment moyennement bien –voire carrément mal– dehors par terre, passeraient des nuits de rêves dans la forêt à la belle étoile dans un hamac.

Perso, j'ai quelques problèmes de dos, je dors plutôt bien au quotidien sur un futon, mais je dors clairement 1'000 fois mieux dans un hamac au fond des bois. Un hamac et un tarp, et je dors comme un bébé n'importe où (du moment où je peux trouver 2 points d'accroche…  ;) )

En plus, pour le bivouac:
- pas de problème de cailloux, de ronces, de branches
- pas de problème de terrain mouillé

Le seul truc dont il faut tenir compte, c'est l'isolation sous le hamac. En plein été, ça passe sans rien; dès qu'il fait un peu frais, il faut avoir quelque chose dessous pour éviter de perdre trop de chaleur.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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