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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: jacqueline  (Lu 1822 fois)

23 mai 2012 à 11:16:21
Lu 1822 fois

jacqueline


Bonjour.

 Je suis sûr que vous allez dire  qu'est ce qu 'elle fout là la vieille, elle s'est gourrée de forum..  :D

J'ai lu plein de choses qui ne sont pas pour moi, mais bizarrement ça m'a aidée à prendre une décision sage, parce que comme d'autres je redoute qu 'on vive bientôt une période assez difficile.. Mais je partage  des avis plein de bon sens. :up:
 
J 'ai dépassé la soixantaine, je suis retraitée et  ce n'est pas la peine que je me mette aux techniques de self-défense pour survivre en ville ( bienque mon  ami militaire spécialiste de la question m'ait appris des choses essentielles, comme le comportement et la psychologie   après une  lâche agression en ville.  Mais à l'époque j'étais plus sportive. Ca ne m'a jamais servi tant mieux, car c'est stressant de devoir frapper la première, et de devoir taper très fort, car il ne s'agit pas de faire mal, ce qui aggraverait les choses.  La violence ce n'est pas mon truc.  Mais ça m'a permis de rester zen et de ne pas avoir peur dans  d'autres situations semblables. Il m'a aussi confisqué ma bombe lacrymo, car il m'a dit : "on va te l'arracher et c'est toi qui te faire gazer". C 'est arrivé à une jeune fille à nancy, le gars furieux lui l'a vidé dans la bouche et elle en est morte. Aussi il a préféré m'apprendre  une variante du chin jab qu 'on pourrait appeler nose jab.. un seul truc à apprende et répéter sachant que je bénéficie de l'effet de surprise. ).

 Aujourd'hui j'ai repris un chien, un colley,  mais pas pour  cette raison. C'est tout de même un peu disuasif , puis j'ai adopté une règle : il vaut mieux faire pitié qu 'envie. Je sors beaucoup moins aussi qu 'à une autre époque.

 Je suis arrivée dans cette ville,  touristique, thermale et très sportive  au pied des montagnes où des amis sur place m'ont trouvé un  petit meublé  au retour d'un séjour dans un pays du  Nord. Un pays où on ne ferme pas la porte à clef pour aller faire ses courses. Hélas le fisc ça tape dur. 

Mais ces amis vont partir  en Australie dans un mois.

Et   je vous assure que retraitée en France, seule,  il n'est pas facile de s'intégrer.. Mais j'ai appris à vivre avec ça, si les gens font la gueule c'est leur problème. 

A part les jeunes, j'ai l'impression d'habiter chez les grincheux, tout juste polis, pas aimables, avec les éternelles rivalités propriétaires locataires et entre copropriétaires.  D'autre part il y a beaucoup de locations saisonnières dans cet immeuble, des gens souvent sympas, mais qui ne restent pas. Hors saison ça semble vide. 


Il est donc assez difficile  de se faire un réseau de solidarité.

 C 'est une ville relativement tranquille, mais il y a du passage, et avec l'autoroute on est pas loin de Lyon & Grenoble ( ils ont tué un flic récement dans la ville à coté lors d'un casse de magasin HIFi vidéo ).    En cas de chaos, je ne doute pas qu 'on ait des visiteurs indésirables de la ville voisine assez craignosse, parce que c'est un peu friqué... S 'il faut se barricader chez soi, ça devient vite angoissant.   

 Survivre dans la nature, déguisée  en buisson, je n'y songe même pas.  Je viens de me casser deux cotes, en tombant chez moi,  en ce moment je préfère ne pas être au milieu des Cévennes ( un endroit où pas mal de gens se sont retirés dans les années 70, ont envahi des villages presque déserts. mais souvent avec un chèque  mensuel du papa ), un endroit que je connais bien , mais avec un relief assez inhospitalier. Le fief des camisards.
 En arrivant là bas , le premier jour je me suis fait une méga entorse en descendant à la rivière. Hopital 50 bornes.

 Retour à la campagne, c'est ce qu 'on aurait fait avec mes parents en 1968, si ça avait dégénéré.
 
Avec mon père et son patron on était allé y chercher 200 litres d'essence pour nous et d'autres qui en avaient besoin, quand les grévistes ont bloqué les pompes à essence.
 
Mais les choses ont bien changé, la solidarité familiale n'est plus aussi forte qu 'à l'époque  où il y avait mes grands parents. On était moins éloignés aussi. Depuis il y a eu les successions et inévitablement ça pose des problèmes. 

J 'imagine bien la tête de mon dernier petit cousin qui  a repris la ferme de mon oncle et que  j'ai vu  la dernière fois quand il avait quatre ans si on débarquait chez lui toute la famille " dis tu n'aurais pas quelque chose à bouffer ".   C 'est normal.   

Aujourd'hui les paysans ne sont même plus autonomes, ils vont tous faire leurs courses dans les supermarchés à 30 ou 60 km. Tout est axé sur la production principale : le lait et comme les vaches ne bouffent pas des patates.   

Et je ne suis pas sûre qu'il y en ait un qui sache encore tuer le cochon, le découper, le transformer, le conserver sans congélateur, c'est tout un art et un savoir faire disparu, une des bases de l'autonomie, mais aussi un moment de convivialité.

 En cas de pénurie  de gasoil et d'électricité, j'en connais qui seront mal et ils devront eux aussi changer leur mode de vie et leur mode d'exploitation.     

C 'est pas sûr qu'on soit bien accueillis,  dans  le Sud ils appellent les marseillais les doriphores. Lorsqu 'ils font la queue le dimanche soir pour  rentrer, chacun va  se servir  un sac de ceci ou de celà , mais multiplié par le nombre  une partie de la récolte y passe. Ils avaient du garder  les caisses de patates, qui n'avaient pas pu être évacuées le samedi. J 'ai halluciné !  J 'étais allé leur en demander, pendant qu 'ils les arrachaient attitée par la bonne odeur qui se dégageait :  pour 5 francs ils m'ont donné un gros sac.  Dans cette région il y avait la tradition de ne pas ramasser la première rangée de pommes, c'était pour les pauvres., mais il faut aussi les respecter.

Tout ce qui se vend bien  : champignons myrtilles, les gens des villes viennent faire des razzias.  Ca n'arrange pas les relations ville campagne.   

A moins que les paysans soient vraiment dans la m..  et qu 'ils aient besoin de main d'oeuvre et d'écouler localement leur production...

 La question  s'est posée, parce que la maison de mes parents n'est pas encore vendue, elle aurait pu être la base d'une BAD à coût nul..

 On a pas trouvé d'acheteurs, et on en trouvera sûrement pas, car le village est mort de chez mort . Plus de transport en commun, plus de commerces, etc... Ca fait au moins vingt ans que je n'y suis pas allée. Mon frère non voyant  m'a dit  quand tu traverses le village  c'est comme si tu visitais le cimetière de Vassieu.

 Une BAD  ça se prépare, il ne s'agit pas de débarquer à l'improviste quand on ne trouve plus rien en ville, surtout en hiver, mais c'est trop éloigné et je n'ai pas de voiture.

Y partir avant ? Mais  comme on ne sait pas exactement quand  le big bazar    va s'effondrer, au bout d'un mois on  peut se demander si  ça vaut la peine  de galérer à vivre dans ce village, sans bagnole, isolée,  alors qu'on vit toujours normalement en ville.

 Puis je connais bien la vie qu'avaient mes parents et grand parents, l'autonomie   on se la gagne au prix d'un sacré travail. Ce n'est pas pour rien que les gens ont déserté la campagne. On m'a aussi raconté la vie pendant ces périodes difficiles des deux guerres..

 Je doute que ma motivation de conserver la BAD dure au delà du premier hiver si rien ne s'est passé..   Qu 'est ce qu 'on doit s'y faire ch*** Déprime assurée.

 Bien sûr si c'est la jungle en ville, c'est différent. Et tout dépend si ça dure trois jours ou un an.

Puis une autre chose m'a fait hésiter.  On idéalise trop souvent la campagne. Dans mon village  il y a toujours eu des embrouilles, des rivalités, des jalousies, du mépris pour certains,  comme je ne l'ai jamais vu dans d'autres villages. Certaines viennent de la guerre, du marché noir, d'autres d' élections municipales.    Jusqu 'aux gens qui vont moucharder aux impôts, au maire.. Quand ce n'est pas des trucs faux aux gendarmes. Je me souviens de deux copains d'enfance qui sont partis dégouttés et n'y ont jamais remis les pieds.

Voilà c'est mon blède ! J 'avais oublié cet aspect. Du coup ça fait moins envie.

Le village à coté , beaucoup plus petit, s'en sort mieux, il est plus attractif pour les touristes, eux ils ont un boulanger, pourtant le maire , un copain d'enfance est un simple petit paysan, mais ouvert d'esprit, gentil et dynamique, toujours de bonne humeur..

Les fermes isolées ne manquent pas dans ce département  défavorisé, mais elles ne sont pas vraiment en état,   pas beaucoup de terrain autour sinon c'est trop cher.. On est aussi plus vulnérable. Pas très envie de vivre avec  un fusil de chasse à portée de la main et de le prendre  dès qu'une voiture s'arréte la nuit.. Pour le coup on risque de devenir parano. 

 Puis finalement en parcourant les annonces  dans une petite ville de 4 000 habitants très à l'écart des grandes agglomérations à qq kilomètres du cantal et de la Lozère,  j'ai  vu  des petites maisons de ville rénovées, à louer  pas trop cher. Donc une ville assez autonome, et avec des activités, contrairement à celles plus proches d'une grande ville qui a tout aspiré. Marché deux fois par semaine. Une gare SNCF, sur une grande ligne secondaire, Paris direct.. C 'est pas le TGV, mais bon.

 Avant que le bronx arrive là, il aura coulé de l'eau dans l 'Allier. On a le temps de voir venir. 

C 'est pas forcément nécessaire d'aller se cacher dans les bois ( sachant qu 'on en a toujours la possibilité ) pour se mettre en sécurité, surtout que ce n'est pas sans danger avec les sangliers, vipères.

 Ca répond à 95 % au besoin. Ne pas se trouver dans un lieu potentiellement  dangereux, qui peut le devenir soudainement et dont on ne pourra peut être  pas partir.

Ca me semble  réaliste compte tenu de ma situation.

Puis en attendant , c'est vivable, confortable,  on peut avoir un minimum de relations  sociales et de services de santé ( ce n'est pas un désert médical )
 

Après bien sûr il faut faire son stock de patates, de pates, de conserves, de gaz, pour le cas où il y aurait des problèmes d'approvisionnement. Mais je pense qu'on trouvera plus facilement à bouffer dans ce coin car c'est resté très rural, contrairement à ici où fleurissent les chalets résidences secondaires hors de prix et les citadins plus nombreux. Après les supermarchés, les quelques producteurs régionaux où je me sers seraient vite dévalisés.

 J 'y pensais , car l'année dernière on a eu deux jours consécutifs de neige en bas et des magasins n'ont pas été livrés. Huit jours de grève générale, on a plus rien à bouffer.

 Ici il y a beaucoup de choses que je n'utilise pas en fin de compte :  les sports  nautiques, le ski, le Casino, le TGV et la proximité de grandes villes comme Genève ou Lyon et la rando parce que ça grimpe beaucoup trop, déjà en sortant de chez moi..

Une offre intéressante  m'est passée sous le nez hier  matin : une petite maison de ville avec une petite cour et un petit garage ( 400 €).  Celle qui restait ( 3 chambres   350 € ) n'en avait pas : rien pour garer mon vélo électrique et la remorque. J 'ai préféré attendre d'autres offres, je vais rester branchée..

 Je pense le faire début octobre. Si je n'ai pas trouvé  je prendrais un petit apparte en attendant.   

 Mais je crois bien que c'est la solution, et ça fait un loyer pas trop cher si jamais on se fait étriller par les impots dans pas longtemps, ou si les retraites baissent..( menace réelle avec de fortes probabilités ). C 'est pour ça que je n'ai pas cherché plus grand ici, car on  tape dans les 750 €.  C 'est aussi plus isolé, désert en hiver  et en pleine saison c'est le bazar tous les soirs. On me l'a déconseillé.

Je n'ai pas vraiment d'attaches ici, un peu comme tous les gens qui ont connu la mobilité  à outrance pour des raisons professionnelles ou autres. Puis en location si ça va pas, ou si ça va plus, on change.  Ikéa on ne déménage pas, on brade sur le coin coin, on donne. Le reste en bagages accompagnés et colissimo.

 Puis aujourd'hui, on ne va pas faire tout le tour de Lyon pour  acheter le truc qu'on ne trouve pas sur place, sacrée galère : commande sur Internet.
 
Au lieu d'aller  chez brico machin  en vélo ou en bus sous la pluie,  c'est ce que je fais.     
 
Merci de m'avoir lue et merci pour les conseils qui m'ont aidée à  faire ce choix. 
       

       

 


23 mai 2012 à 11:42:20
Réponse #1

bloodyfrog


Bienvenue Jacqueline et merci pour le partage.

Continue la lecture ici, tu y trouveras pas mal de choses pratiques, faut juste fouiller derrière les sujets couteaux et autres...

Tu as visiblement une longueur sur la majorité des gens de ta génération... qui vont avoir beaucoup de mal à remettre en cause leur confort dans la décennie à venir...

Manu.

23 mai 2012 à 14:41:43
Réponse #2

Karto


Bonjour Jacqueline, et bienvenue.

Non on ne se demande pas ce que tu fous là. On a des très vieux et des très jeunes. Et heureusement, déjà qu'on a souvent du mal à ne pas laisser les idées pourrir dans un forum en vase-clos, la diversité d'âges et d'expériences est essentielle.

Tu as l'air préoccupée surtout par la chute des réseaux normaux, je me trompe ?
« Modifié: 23 mai 2012 à 14:57:07 par Karto »

24 mai 2012 à 16:05:18
Réponse #3

jacqueline


Merci pour vos messages de bienvenue.

 Disons  qu'après un divorce difficile, je me suis retrouvée à recommencer à zéro et à faire du camping dans mon nouvel apparte.

 Ca montre que  tout ce qu 'on a peut être très éphémère.. On en meurt  pas et  ça m'a rappelé mes vingt ans, premier boulot, premier studio, synonyme d'indépendance et de liberté.  Bien sûr on galère quelques temps, mais ça donne un peu de force aussi, un détachement des biens matériels. Quand on a vécu ça on se dit qu 'on ne craint plus rien.  Faut relativiser c'est moins grave que d'avoir un cancer.

 Puis j'ai des enfants qui galèrent comme tous les jeunes, ça empêche d'être égoïste.  D'accord ce n'est pas une solution de piquer dans la poche des vieux pour le donner aux jeunes, et que les autres riches continuent à se remplir les poches, mais c'est aussi indéfendable que des vieux s'accrochent  pour continuer à  faire des croisières, surtout pour  ce qu 'ils en  ont à raconter après.  Jouer aux riches pendant quinze jours quelle superficialité. Je ne supporterais même pas de telles vacances dans ce machin clos dont on ne peut s'échapper.    

 J 'ai fait une autre expérience à la retraite : j'en avais marre de la vie que j'avais dans cette ville, en plus on m'augmentait mon loyer de façon très importante, mais hélas légale. Je bazarde tout, je prend un billet d'avion et je me casse en Thaïlande pour faire un break..
 
Il me restait un sac ! ( toute la paperasse chez des amis )

Enfin j'avais pu faire comme ce très bon ami allemand :  un gars que j'ai rencontré à Barcelone chez un ami commun, qui débarquait d' Amérique du sud où il avait bossé  pendant des années comme interprète officiel, avec  pour seul bagage : un sac (  pas très grand ).

 Je lui ai fait cette remarque : qui l'a beaucoup amusé :  " Ta vie tient dans un sac !   Je n'ai pas encore réussi à faire pareil."

 Aussitôt arrivée en TH je l'ai appelé pour lui dire :   " ca y est  j'ai réussi de partir avec seulement un sac."

On s'appelle régulièrement.  il est parti en Inde avec un pied dans le plâtre, entre deux séjours à Berlin il vadrouille.  En ce moment il est reparti au Chili.

 Une location, un pieu , une table , une chaise et c'est bon.  

 Ne voulant pas rester à Bangkok, j'avais réservé un hôtel à 100 bornes dans une ville absolument pas touristique, même assez moche , ça choque même un peu au début..

 Furax de lire les conseils du guide du routard pour ne pas se faire arnaquer de quelques  € par les taxis, j'étais complètement paumée et qqun m'a demandé où j'allais ( tout à fait réglo !) j'ai jeté mon "routard" à la poubelle.  Se faire arnaquer de 1 € quand on a payé  son billet d'avion près de 1000 €, tu parles d'une histoire le gars a de quoi faire deux repas. Puis faire tout un voyage avec cette peur permanente , autant rester chez soi.  Un peu de bon sens suffit.    

 Puis trouvant les gens très sympas, j' y suis restée   3 mois. Mon but n'était pas de visiter toute la Thaïlande, mais de faire un break, et voir si c'était possible d'y vivre.. Mais surtout pas dans une résidence fermée de retraités expatriés : le T2 avec terrasse et piscine tennis  450 000 francs . On se fait trop ch** avec ces gens qui ne viennent là que pour le fric et qui finissent par s'emm***.

 Pas grand chose à acheter, même si on a du fric, juste le nécessaire. Mais  on apprend à vivre comme les gens et à se débarrasser du superficiel.
 

 Pas d'assistanat, pas de sécu , si tu bosses pas tu crèves, mais toujours le sourire  puis un certain fatalisme : je suis vivant , pas malade, tout va bien .  


Ca remet les pieds par terre. ( J 'y aurais bien envoyé quelques râleurs assistés de mon quartier )
 
 Retour très difficile. Furieuse envie de faire demi tour.

 J 'ai voulu y retourner, mais avec le coup d' Etat, ils ont durci les conditions de renouvellement des visas : seulement deux séjours de 3 mois espacés de trois mois. Dur de repartir pour trois mois quand on s'est fait des amis.

 C 'est plus pour les jeunes que je redoute qu 'on doive réduire notre train de vie, moi  j'ai connu ça à la campagne , pas de télé ( une seule dans le bistrot du village on allait regarder la piste aux étoiles le jeudi a-m ), pas de confort,  habillés comme des ploucs, faut aider les parents ou les grands parents,  mais on était heureux. Oui on peut être heureux sans télé, sans smartphone, ou iPod, sans faire du shopping.  Mais je n'ai pas élevé mes enfants comme ça.

 Pour répondre à kartoo.  Oui je m'inquiète pour la stabilité   des réseaux :

- du réseau électrique en particulier, çà a été mon domaine d'activité principal

D'une part s'il y a une grosse crise  il peut y avoir une grève très très dure.  Surtout s'ils décident de revenir sur la privatisation qui a fait exploser les tarifs, si  le cours de leurs actions s'est  effondré et si on leur réduit encore le salaire. Ca risque même  d'être très violent et la CGT sera surement débordée ( d'autant plus qu 'au sommet elle a été complice de cette privatisation ). Puis ils auront le soutien de tous ceux dont on a enlevé le compteur parce qu 'ils ne peuvent plus payer leurs factures.  

 D 'autre par  la stabilité du réseau est un équilibre sur le fil du rasoir entre consommation et production.  C 'est basé sur des statistiques et des prévisions météo et ajusté en temps réel avec des systèmes informatiques  assez complexes.  Le réseau peut faire face à des scénarios de baisse de production prévus mais il ne faut quand même pas  trop bousculer  cet équilibre, et une période de chaos ce 'est pas l'idéal. Les variations sont  compensées par l'hydraulique, mais dans certaines limites. Si une nucléaire s’arrête plus qu 'un certain nombre d'heures elle ne peut plus repartir et le redémarrage prend  2 ou 3 jours, je ne sais plus.  Le nucléaire ne peut pas faire de variations 0 à 100 % et donc on ne peut alimenter une ville seule avec une centrale nucléaire.
 
Lorsque des gens font  une opération on éteint nos lumières tel jour de telle heure à telle heure, RTE est obligé de s'y préparer, pourtant la variation 'est pas terrible..

Au mieux on risque de subir pas mal de coupures, pour tenter d'éviter l'écroulement du réseau.
 
Des anciens  d' EdF m'ont dit, ça devait être lors de la grève générale de 1963 en soutien aux mineurs ,  qu 'ils avaient les flics avec le PM dans les salles de commande, stressant !  mais ils se débrouillaient pour provoquer des pannes et trainer un max pour dépanner. Puis il y a les pannes "normales".... Dans le nucléaire il suffit de faire un peu de zèle dans l’application des procédures ( parce que là ils n'ont plus le temps et il faudra trouver les sous-traitants ) Cette boite est en train de partir en vrille.

 Enfin si ça chauffait vraiment il peut y avoir des sabotages. Il n'est pas possible de mettre un flic au pied de chaque pylône.

 - quand à la distribution d'essence, ça me parait  bien fragile.

 Pour parler d'un autre type de réseaux :

 la solidarité entre générations  qui vivaient ensemble  a disparu.

 ( je l'ai vue mais dans un autre sens : le mec qui squatte chez ses parents à 45 balais, avec le RMI, qui rentre cuité défoncé et qui forcément ne trouve jamais de boulot  et ce sont les parents qui déménagent pour s'en débarrasser ) 

 avec la mobilité imposée les gens se sont de plus en plus éloignés de leurs racines familiales.

 puis je le vois avec le temps et l'éloignement on perd pas mal  de relations et d'amis.

Seul subsiste un noyau dur  : en cas de problème chacun sait qu 'il ne sera pas à la rue,  la porte sera toujours ouverte, gite et couvert assurés.  Mais il ne faut pas abuser de l'amitié et se prendre en charge aussi.
 
 Quand mon fils est parti dans la galère des petits boulots à Londres, des gens, des inconnus l'ont aidé , heureusement. Quand  j'ai eu l'occasion de rendre le service à d'autres, ailleurs, je l'ai fait. Ca me semble normal. Ce qui est anormal est de vivre avec des grincheux aigris.

EDF m'avait coupé le jus ! une  histoire ubuesque ça a duré huit jours. Je m'étais  branchée sur les communs , les voisins  sont allés me moucharder au syndic qui a fait couper les prises de l'étage.

La nana de l'agence, d'origine espagnole,  a bien rigolé quand je lui ai raconté, car elle connait  ces affreux qui passent leur temps à se plaindre..

Pour avoir le jus j'ai du appeler le grand  chef et je lui ai fait croire que j'avais des gitans dans ma famille  ;D et qu 'on était prêts à débarquer avec un gros congélo plein de pourriture et que c'était moi la moins barge de la bande.  Le lendemain, j'avais le jus.   
         
        
 
      
« Modifié: 24 mai 2012 à 19:29:49 par jacqueline »

24 mai 2012 à 22:04:02
Réponse #4

Jas


Bonsoir et sois la bienvenue   :yeah:

24 mai 2012 à 22:06:15
Réponse #5

Outdoorsman


De l'humour, de la réflexion, les pieds bien sur terre...
...non non, tu t'es pas trompée de forum. Je pense même que tu peux nous apporter beaucoup.
Soit la bienvenue et à bientôt de te lire.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

24 mai 2012 à 22:38:03
Réponse #6

Rosetta


Ben... j'ai même pas de mot pour dire tout ce que je voudrais dire à te lire, ça fait bien 30 mn que j'essaie... Je crois que le mieux c'est que je te souhaite la bienvenue en espérant que tu restes un peu ici et qu'on ait l'occasion de se croiser  :)
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

24 mai 2012 à 23:02:47
Réponse #7

Pouçot


Merci Rosetta, t'as crevé l’abcès. Tout pareil.  :-[
Bienvenue, Jacqueline.

24 mai 2012 à 23:17:36
Réponse #8

Camaro


Jacqueline,
Ce serait bien que tu rencontres en vrai l'un(e) ou l'autre de ce forum.
On a de tout ici (allant du super-sympa à l'asocial, mais chacun ayant une certaine valeur ajoutée) et je crois que tu n'es vraiment pas seule ;)
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

25 mai 2012 à 00:03:34
Réponse #9

Cagouille


Bienvenue Jacqueline,

Tu portes le prénom d'une femme qui a marqué mon enfance.  :-[
Fermière juste à côté de la maison de mes grand-parents où je passais une partie de mes vacances étant môme, elle menait l'ensemble d'une main ferme. Son mari, en partie invalide, suivait et le reste de la maisonnée filait doux lorsqu'elle "parlait"   ;#

Bienvenue donc dans notre forum. Nous y avons tous quelque chose à y apporter !
Qui va doucement, va sûrement

25 mai 2012 à 13:22:56
Réponse #10

éclipse


Merci d'être ici, Jacqueline.
Et bienvenue !
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

26 mai 2012 à 16:19:05
Réponse #11

jacqueline


Merci c'est sympa

  Pourquoi pas rencontrer des gens du forum en effet.

 Les Cévennes ce n'est pas très loin

Enfin si ce n'est pas trop éloignée de la voie ferrée du Cévenol qui devrait  continuer après 2012 en se limitant à Clermont Ferrand -  Nimes , c 'est suffisant,  après de chaque coté il y a les TGV,  un atout  pour ceux qui n'ont pas de voiture et ont envie de débarquer dans un coin assez  sauvage, loin de la civilisation. En été par contre, c'est blindé..
   

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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