Posté par JOHN
Bonjour!
S'entraîner en milieu désertique permet surtout d'apprendre ce qu'il ne faut pas faire. En ce qui concerne "l'accoutumance", je pense qu'il s'agit plus d'un effort sur soi. Le corps, c'est mécanique. L'esprit prend le relais quand ça "m*rde" (pardon pour le gros mot!).
Donc concrêtement, chaque individu a ses limites (différentes en fonction de l'éthnie bien souvent). Ce que l'on peut faire, c'est voir jusqu'où on peut aller (entraînements sécurisés), et savoir gérer en conséquence : ENDURANCE, je crois que c'est avant tou dans la tête!(avec un peu d'entraînement physique bien sûr!)...MAIS ne négligeons pas les lois de la Nature (qui nous donne des limites en tant qu'humain, des limites qui sont les notres, si vous comprenez!)..
Rapport d'expérience :
La situation :
En marche, en situation d'observation, nous progressions assez rapidement, sous un soleil de plomb (41° à 46°).
Nous étions rationné en eau / 6 hommes. Ravitaillement prévu tout les 48 heures en moyenne (je dis bien en moyenne, car situation difficile)
Dans l'action, nous sentions la soif. Mais nous étions tellement concentré sur notre objectif, que nous oublions de boire. il fallait donc rappeller aux hommes du rang de s'hydrater régulièrement par petites gorgées.
Au bout de 9 jours de marche / obs :
Pour ma part, la tête suivait toujours, malgré la fatigue (une fatigue tout à fait différente de celle que l'on peut ressentir dans d'autres situations... C'était une lourdeur oprésente). Ce qui commencait à faiblir, c'était le corps. Parfois des maux de tête de chaleur.
Se mettre en posture d'observation / accroupie / se relever avec le sac / marcher...La tête à tendance à tourner. Les nuits sont pénibles, avec l'envie de boire tout ce que l'on peut. La faim est plus ou moins coupée (mais il faut se forcer, et donner l'exemple aux hommes du rang).
au final : maitre mot-Endurance et prendre sur soi. (c'est un travail avant tout psychologique)
Au retour, bien que notre état général allait bien (avec des kilo en moins), les médecins nous donnèrent un traitement pour nous réhydraté progressivement.
Se passer de boire?NON, je ne pense pas. S'abreuver régulièrement par petite quantité, c'est important, même quand on a pas soif. La déshydratation vient trés rapidement.
C'est pourquoi je pense qu'il ne faut pas jouer avec ça. Le surhomme, ce n'est pas celui qui a des gros bras et qui se lance bêtement dans n'importe quel défi, mais plutôt celui qui sait ce qu'il peut faire, et ne pas faire. Et de faire trés bien ce qu'il peut et doit faire, sans rien négliger.
Cordialement JOHN
ps : je ne sais pas si cela vous a apporté quelque chose...mais bon!c'est dit!