Exemple décrit plus haut pour illustrer cette dualité. Tu sais que tu fais une connerie en allant au sol (réflexion) mais en situation de stress ("survie": partie limbique) ton corps ressort la connerie car elle est automatisée.
C'est un des problèmes sous stress on va reproduire ce que l'on a entrainé le plus grand nombre de fois, pas ce que l'on pense efficace sur le moment.
Tous ce débat est un peu biaisé, car pour certains vu sous l'angle du pratiquant d'art martial.
Et là il y a pas de photo on se sent progresser, on devient plus rapide, plus fort, plus efficace au fur et à mesure que le temps en salle passe.
Et c'est pas faux de dire, que si on met un quidam X qui a fait 3x8heures de cours SD/SP face à un boxeur/Muy Thai/Karateka et on regarde comment il va s'en sortir en combat, que X va se faire pulvériser.
Sauf que, c'est le jour ou en a vraiment besoin que l'on se rend compte de manière plutôt douloureuse, qu'il manque quelque chose.
Petite anecdote personnelle. Il y a 30 ans, jeune homme au études, j'ai fait 4 ans de Ju-Jitsu. A l'époque s'était plutôt un style rustique, uniquement à but SD. On était une équipe assez sympa, on s'entraînait 3/sem dans un fond de cave aménagé rudimentairement. L'entraîneur un instructeur de l'armée qui avait fait ses gammes au Japon avait qu'un but nous rendre efficace pour pourvoir se défendre.
Tout était orienté réalité, on se défendait contre des baffes, des prise au col, des coups de poings, coups de pied, bousculade etc....
Les passages de ceinture étaient rude, tout le dojo nous tombait dessus en style libre

J'étais convaincu d'être un vrai Warrior, vu que mon caractère est plutôt à éviter les embrouilles je n'ai pas eu besoin de mettre en pratique ce que je pensais savoir dans les embrouilles de jeune coq.
Peu de temps après j'ai travaillé à Alger, à l'époque l'Algérie était un pays tout à fait sans danger (sauf si on cherchait vraiment des embrouilles). Je me promenais dans la Cashba, un type est venu sur mois un peu excité en me parlant en Kabyle (j'y comprenais rien)................
Je me suis réveillé sur le trottoir, avec un épouvantable mal de crâne, avec quelques personnes autour de moi. Le type en question m'avait balancé un coup de boule de derrière les fagots. J'ai eu mal au crâne pendant 1 semaine. Le motif, d'après les témoins s'était qu'il m'avait pris pour un autre.
Et pourtant, le coup-de boule combien de fois on avait entraîné comment se défendre.
Ce que nous avions pas entraîné était la gestion de l'avant, du mécanisme de l'agression proprement dit.
Ce jour là je suis redescendu fissa de mon piédestal de Warrior de la mortquitue.
Ce que j'ai compris ce jour là, les arts martiaux te préparent pour le dojo et dans la vie réelle il y a beaucoup plus que le combat et que c'est ce beaucoup plus qui finalement va déterminer l'issue.
Pour prendre un autre exemple peut-être plus parlant et complètement différent, mais qui illustre bien le problème des sports martiaux au sens large.
L'IPSC discipline de tir sportive est comprit par de nombreuse personne comme une excellente préparation pour se servir de son arme comme arme de défense. Quand on regarde par exemple une vidéo de Laetitia Daguenel, ses compétences de tir son époustouflante.
http://www.youtube.com/watch?v=Bdb030z5rbQDe prime abord en combat elle devrait être redoutable.
Maintenant regardez la vidéo en se disant que les cibles sont armées et peuvent riposter. C'est clair que le temps de survie en situation réelle serait extrêmement court.
Je pense que c'est évident, sauf que la réflexion habituelle est de se dire, ben en combat, il/elle ne va pas s'exposer comme dans une compétition et agir de manière tactique.
La réalité ce n'est pas ça. Il y une statistique (je ne l'ai pas sous le coude) qui montre que les policiers qui font de l'IPSC vont être plus souvent blessé et tué que des collègues qui ne font pas d'IPSC.
Pourquoi? Parce que sous stress ils reproduisent ce qu'ils font sur la pas de tir, tandis que le collègue qui est peut-être une pomme au tir, va partir en courant et se chercher un couvert.
Train as you fight ans fight as you train.
Finalement une personne qui fait un cours de base pistolet et un cours complémentaire ainsi que 3-4 entrainement d'un jour sur l'an, aura nettement plus de chance de s'en sortir qu'une personne qui fait de l'IPSC et qui grille 20'000 cartouches sur l'an.
J'ai pu le voir il y a quelques mois lors d'un cours donnée par un instructeur de tir US. Dans les élèves il y avait un champion allemand d'IPSC. Le type en question tirait comme un dieu. A un moment il y commencé à se plaindre que le cours n'était pas assez tactique et "viril" et que les bases il maîtrisait.
L'instructeur en question a monté un parcours CQB (a mon sens trop compliqué). Ouverture de porte, 8 cibles, des otages, 4 coins à passer etc....
Ben le champion d'IPSC a raté 3 cibles sur 7. Tactiquement il était mort 3 fois. En fait de la m*rde.... Et je le vois encore dans le parcours en ne comprenant plus rien. Le type a répété en boucle au moins 10x c'est pas possible, c'est pas possible... Un monde venait de s'écrouler pour lui.
En fait dès que l'on a changé un paramètre dans son environnement, lui qui tirait au bas mot 50'000 cartouches/an, tout s'est écroulé.
La différence avec les arts martiaux sportifs et la SD/SP. C'est que l'idée est de donner qqs techniques simples qui peuvent fonctionner partout et surtout ne pas fermer le système et ne pas rentrer dans la problématique de sur une attaque X j'ai la réaction Z et ancrer le tout dans le réel, avec communication, mise en situation, stimulus visuels etc..
Combien de temps faut-il pour être efficace? toute une vie, combien de temps faut il pour apprendre qqs jours.
Combien de fois faut-il s'entraîner? Quand on peut.
Moléson