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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le GPS est-il un équipement de survie?  (Lu 10351 fois)

28 février 2012 à 13:32:57
Réponse #25

Kilbith


Plus tard, j'ai pratiqué longtemps, intensément toutes sortes de cartes, toutes sortes de boussole ... et la montre pour estimer les distances parcourues.
J'ai navigué "By my clock and compass" ... comme disait quelqu'un que j'admire beaucoup.
Je connais les limites de la technique, pour les avoir trop souvent dépassées.

J'ai fait (un tout tout petit peu) de nav sur un avion de tourisme avant les GPS....là c'est un autre monde. L'avion va tellement vite que si tu perds le fil de ton parcours tu te retrouves rapidement avec un cercle d'incertitude de 100km. Et quand il y a des nuages (jamais testé le vol au instruments) :o

Dans ce cas, le GPS doit être une véritable révolution et un gain extraordinaire en sécurité (parce que le radada pour lire à la jumelle les panneaux des autoroutes  :glare: )


Citer
Carte, boussole et alti en montagne?
Ça le fait ... par beau temps, ou si on connait le territoire "comme sa poche".
(Et encore, j'ai rencontré un berger qui m'a bien avoué avoir déjà été complètement paumé par brouillard épais - sur un terrain qu'il fréquentait depuis dix ans ...)

Là je suis moins d'accord. Sauf si tu fais du hors piste, ce qui devrait être l'exception pour des raisons pratiques et écologiques. En montagne, en randonnée (l'alpinisme c'est différent) ce qui compte c'est l'itinéraire, faire du hors piste c'est prendre le risque de se retrouver dans un endroit infranchissable et/ou exposé, et faire demi tour en montagne est souvent plus dangereux que de continuer.

Suivre un chemin par mauvais temps, ne pose pas beaucoup de problème d’orientation. Le risque c'est plutôt de glisser sur un chemin trempé ou verglacé. Si le GPS permet de s'aventurer dans des trucs aux limites de nos possibilités physiques ou techniques alors que l'on devrait renoncer sans: c'est plutôt un facteur de danger.


Citer
Alors, dès que je me suis mis à randonner en montagne un peu sérieusement, je me suis offert un gps :
C'est mon troisième, mais je dois reconnaitre que je m'en sert peu. Une bonne exception est une randonnée hivernale en solitaire dans le Vercors. Très pommatoire les hauts plateaux du Vercors (un peu comme la Laponie de Lambda). Mais comme j'avais l'équipement de bivouac, au pire je pouvais planter la tente là ou j'étais. Mais c'est vrai que c'est utile en cas d'urgence, ou pour éviter les falaises et les lapiaz, indéniablement.


Citer
Pour ceux là le gps n'est pas un luxe, même s'ils disposent d'un équipement plus classique dont ils savent se servir.
C'est le problème du GPS : pour savoir s'en servir réellement en navigation il faut quand même pas mal pratiquer. Ce qui revient rapidement à ne faire plus que ça. Or, avancer dans la nature en regardant un écran et en pensant aux piles....bof.

Il faut vraiment maitriser, parce qu'avec un GPS on risque facilement de faire de grosses erreurs (problèmes de paramétrage, de lecture...). Alors qu'avec un équipement traditionnel on va seulement se tromper un peu...même si c'est souvent.


Mais, encore une fois, en cas d'urgence et en situation de survie, c'est vraiment un plus pour guider les secours. Ne serait-ce que pour ça.


« Modifié: 28 février 2012 à 13:42:20 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 13:45:50
Réponse #26

philippe12


bonjour a toutes et a tous

je suis tres intéressé par vos avis ..car j utilise pas .. de GPS..  :-[
toujours une carte a jour (impression d'un site internet connu) et une boussole :doubleup: mais c'est vrai qu'avec -15 et du vent ..la  semaine derniére c'était un peu galére...

m'en fous un peu de savoir exactement ou je suis a 3m prés.., je suis toujours paumé donc c'est pas une question de survie c'est un etat naturel  ;#
je galope rarement en plein brouillard a 3m d'une barre rocheuse (ex dans le vercors.. :down:)

@Azur - tu l'utilise a cheval et c'est lisible et asses précis..angulairement parlant (choix entre plusieurs chemins )?


Amicalement
la joie est dans vos valeurs, ..contenez vous , soyez contents et conscients .. c'est cela la joie

28 février 2012 à 13:51:23
Réponse #27

Kilbith


toujours une carte a jour (impression d'un site internet connu) et une boussole :doubleup: mais c'est vrai qu'avec -15 et du vent ..la  semaine derniére c'était un peu galére...

Sans que cela soit opposé à ce que j'ai posté sur le GPS :

Une boussole :
- ce n'est pas toujours fiable (champs magnétiques locaux, problèmes de stabilisation).
- cela casse.
- dans certaines régions la déclinaison magnétique est joueuse.

Une carte :
- Elle n'est jamais exacte. Souvent il y a plus de "chemins" sur le terrain que sur la carte. Parfois ceux indiqués n'existent plus. Les abris et refuges sont mal indiqués ou détruits depuis longtemps.
- Il faut être habitué au type de carte :lire une vieille carte espagnole....
- De nuit ou sans visibilité c'est assez inutile une carte seule.
- De nuit, à la frontale (même si lampe blanche), pas facile de lire une carte.
- Sous la pluie, sans porte carte, c'est vite inutile une carte.
- Par grand vent cela vole bien.

Et quand on est paumé, accidenté, par mauvais temps (cela va souvent de paire) : la carte et la boussole n'aide pas pour indiquer précisèment aux secours où on se trouve. Le GPS n'a aucun problème.
« Modifié: 28 février 2012 à 13:56:37 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 13:56:44
Réponse #28

azur


@Azur - tu l'utilise a cheval et c'est précis..angulairement parlant (choix entre plusieurs chemins )?
A cheval, on ne passe pas partout comme un randonneur donc il est impératif de bien anticiper son itinéraire, surtout dans le jura, et comme je fais de la CO, j'ai l'habitude de mémoriser, donc une simple boussole de poignet (silva carabiner 40) et quelques coupures de carte au 1/25000 dans la sacoche de selle sont suffisantes.

En rando, quand j'ai un GPS (j'avais un Etrex qu'on m'a volé), il est accessible dans le sac, et je le sors à chaque pause ou en cas de doute sur l'itinéraire (ou avoir les coordonnées si j'ai besoin d'appeler les secours). Le reste du temps, je navigue carte-boussole (silva expdition 54... un must) et les km en trop sont rares.
Ceci dit, je pense que le fait de pratiquer la CO régulièrement et à niveau correct fait que, ayant l'habitude de m'orienter sans GPS, je peux largement m'en passer.

Et quand on est paumé, accidenté, par mauvais temps (cela va souvent de paire) : la carte et la boussole n'aide pas pour indiquer précisèment aux secours où on se trouve. Le GPS n'a aucun problème.
Disons que c'est faisable avec la boussole "qui-va-bien" (plaquette adéquate), mais il faut y être entrainé... alors qu'effectivement, le GPS permet un gain de temps toujours appréciable!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 14:03:08
Réponse #29

Karto


Ceci dit, je pense que le fait de pratiquer la CO régulièrement et à niveau correct fait que, ayant l'habitude de m'orienter sans GPS, je peux largement m'en passer.
Disons que c'est faisable avec la boussole "qui-va-bien", mais il faut y être entrainé... alors qu'effectivement, le GPS permet un gain de temps toujours appréciable!

Je croyais aussi  ;D
Même dans des cas difficiles, comme cette fois il ya 6 ou 7 ans avec un pote dans le sud du Vercors en hiver, où le white-out était tellement intense qu'on ne voyait pas notre propre trace de raquettes, en étant debout dessus. D'ailleurs on avait passé quelques heures en trop dehors parce que, faute de trouver le refuge qu'on cherchait, on s'était rabattus sur le plan B.

Pi y'a eu ce jour là, en Ecosse (photo pour les membres connectés). Sur la photo je suis assis dans la neige, et on voit donc l'horizon, en quelque sorte.
A 15 km de ma bagnole, sans sentier.
Sur un terrain sans aspérités remarquables, du marécage interminablement monotone. La neige glacée par le vent constant n'ayant pas pris la trace partout. Retrouver ma voiture (grise sur route enneigée ;D), après la nuit tombée, a été un peu épique, et si je n'avais pas eu de boussole ce jour là j'aurais sûrement passé la nuit dehors à attendre que ça se lève (j'étais équipé en mode "à la journée" et bossais le lendemain, donc j'aimais autant éviter le bivouac imposé).

La semaine suivante j'ai acheté mon etrex H  ;D

« Modifié: 28 février 2012 à 16:06:03 par Karto »

28 février 2012 à 14:10:00
Réponse #30

azur


Même dans des cas difficiles, comme cette fois il ya 6 ou 7 ans avec un pote sur le Vercors en hiver, où le white-out était tellement intense qu'on ne voyait pas notre propre trace de raquettes, en étant debout dessus. D'ailleurs on avait passé quelques heures en trop dehors parce que, faute de trouver le refuge qu'on cherchait, on s'était rabattus sur le plan B.
Le jour-blanc... de quoi donner des sueurs froides à Thierry Gueorgiou
A Chamonix, les stagiaires apprennent à se déplacer dans un jour blanc avec seulement la carte et la boussole... un truc de fou furieux!  ^-^

Un GPS simple et fiable comme Garm*n sait les faire est toujours bon à avoir dans la poche du sac à dos!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 14:24:35
Réponse #31

Dad74


Hmm, un équipement de survie, c'est pas simplement un truc qu'on a sous la main en condition de survie ?
Si on a un GPS sous la main à ce moment la, super, sinon tant pis. Non ?
Et si on condition de survie, j'ai un tank sous la main, super. Ça veut pas dire que le tank est un outils pour la survie.....

Tcho, et n'oubliez pas, survivre, c'est se débrouiller avec ce qu'on a sous la main. Le seul outils essentiel du survivant: le cerveau

28 février 2012 à 14:27:08
Réponse #32

Karto


Hmm, un équipement de survie, c'est pas simplement un truc qu'on a sous la main en condition de survie ?
Si on a un GPS sous la main à ce moment la, super, sinon tant pis. Non ?

Non. On a le droit de faire de la prévention activement, aussi !

28 février 2012 à 14:32:17
Réponse #33

Dad74


Donc une roue de secours dans une voiture c'est un équipement de survie ?

28 février 2012 à 14:33:55
Réponse #34

Karto


Citer
Tcho, et n'oubliez pas, survivre, c'est se débrouiller avec ce qu'on a sous la main.
Je te mets au défi d'aller dire ça à ce mec là :



Donc une roue de secours dans une voiture c'est un équipement de survie ?

Si t'es dans un contexte où une crevaison peut causer un préjudice grave.
GPS, roue de secours, gilet de sauvetage ou siège éjectable : c'est toujours une question de contexte.


Je ne dis pas que équipement = survie.
L'équipement de survie est simplement un énorme atout dans le contexte pour lequel il est prévu.
« Modifié: 28 février 2012 à 15:57:05 par Karto »

28 février 2012 à 15:04:02
Réponse #35

Kilbith


Tcho, et n'oubliez pas, survivre, c'est se débrouiller avec ce qu'on a sous la main. Le seul outils essentiel du survivant: le cerveau

Nous serons évidemment d'accord : il me semble fondamental de développer nos fonctions cognitives.

Ceci dit, pour survivre, un homme c'est plus qu'un cerveau. Nous sommes bien des homo sapiens sapiens, mais nous sommes aussi la suite des homo habilis.
ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_%C3%A9volutive_des_hominin%C3%A9s

Or ce qui distingue  homo habilis de ses prédécesseurs c'est précisément l'usage de l'outil.
ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_habilis

Citer
"Homo habilis est contemporain des plus anciennes industries de pierre taillée, nommées oldowayennes. Celles-ci comportent des objets simples taillés généralement sur une seule face pour confectionner un outil (galet aménagé) ou pour obtenir des éclats tranchants. + Homo habilis est des plus anciennes industries de pierre taillée, nommées oldowayennes. Celles-ci comportent des objets simples taillés généralement sur une seule face pour confectionner un outil (galet aménagé) ou pour obtenir des éclats tranchants.

− Ces outils devaient lui permettre de découper des morceaux de viande ou de casser des os. Mais Homo habilis a coexisté avec certaines formes robustes d'Australopithèques, les Paranthropes. Certains scientifiques envisagent que ceux-ci étaient également capables de fabriquer des outils de pierre taillée."

"L'homme pense parce qu'il a des mains. " Anaxagore de Clazomènes.

Donc bien avant de maitriser le feu, l'art ou d'autres concepts nos "ancêtres" maitrisaient l'outil. D'autres espèces se servent d'outils, mais à ma connaissance, nous sommes les seuls à les fabriquer et à les transporter dans l'optique d'une utilisation ultérieure. Ce qui somme toute est de la "préparation" une peu comme le dit Karto (faut toujours cité une autorité cela fait plus sérieux dans un développement) :

Citer
L'équipement de survie est simplement un énorme atout dans le contexte pour lequel il est prévu.


 S'intéresser au matériel (donc l'outil) est donc chose naturelle dans une optique de survie. Se reposer sur lui serait toutefois une erreur.

 ;)
« Modifié: 28 février 2012 à 15:13:05 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 15:13:28
Réponse #36

Bison


Citation de: Kilbith
Là je suis moins d'accord. Sauf si tu fais du hors piste, ce qui devrait être l'exception pour des raisons pratiques et écologiques. En montagne, en randonnée (l'alpinisme c'est différent) ce qui compte c'est l'itinéraire, faire du hors piste c'est prendre le risque de se retrouver dans un endroit infranchissable et/ou exposé, et faire demi tour en montagne est souvent plus dangereux que de continuer.

Suivre un chemin par mauvais temps, ne pose pas beaucoup de problème d’orientation.

Je n'ai pas ton expérience de la montagne, mais chacun a sa pratique ...

Bien que je sois souvent sur des sentiers ... j'aime bien avoir l'option d'aller voir ailleurs, d'aller voir le paysage du haut d'un sommet où ne passe aucun sentier ... non sans avoir bien étudié la carte. J'aime bien aussi explorer un territoire, en connaître les différents recoins, les différent accès. Je trouve cela un peu triste de simplement traverser une région en ne connaissant que le sentier ...

Quand on regarde des vieilles cartes, on voit souvent des sentiers, ou des passages qui ne sont plus renseignés sur les cartes récentes. Ces passages restent souvent praticables et cairnés ... mais les cairns, j'ai le chic pour les perdre, puis pour les retrouver quelques centaines de mètres plus loin! Souvent sans l'aide du gps, mais toujours avec le réconfort de pouvoir "rejoindre" le tracé ...

Citer
Le risque c'est plutôt de glisser sur un chemin trempé ou verglacé. Si le GPS permet de s'aventurer dans des trucs aux limites de nos possibilités physiques ou techniques alors que l'on devrait renoncer sans: c'est plutôt un facteur de danger
Ce n'est pas le gps qui m'incite à aller faire le fou ...  ;#
Mais c'est le gps qui me permet de ne pas me "surcharger" des difficultés et des risques supplémentaires associés aux éventuelles erreurs d'orientation.

Citer
faire demi tour en montagne est souvent plus dangereux que de continuer.
Cela dépend évidemment des circonstances.
Et la bonne décision à prendre dépend déjà de la qualité du positionnement.
Mais, dans un cas comme dans l'autre, être confiant dans sa postion et dans son orientation, c'est un plus .
[Mais voilà que que je rejoins la considération "gps=aide à la décision", moi qui l'ai toujours trouvée aussi réductrice que pédante!]
_______________________

Citer
J'ai fait (un tout tout petit peu) de nav sur un avion de tourisme avant les GPS....là c'est un autre monde. L'avion va tellement vite que si tu perds le fil de ton parcours tu te retrouves rapidement avec un cercle d'incertitude de 100km.
C'est du "temps réel"  :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 février 2012 à 15:37:27
Réponse #37

Chris-C


On peut partir d'une reflexion commune pour répondre à la question de BerIndy.

Citer
Le GPS est-il un équipement de survie?

Définition d'une situation de survie?


28 février 2012 à 15:55:59
Réponse #38

Bison


Une situation où on n'a pas droit à l'erreur ?

La situation de survie est plus ou moins intense suivant que le nombre de possibilités d'erreurs est élevé et que le nombre de "bonnes solutions" est restreint.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 février 2012 à 16:11:40
Réponse #39

Karto


La situation de survie, c'est la situation que t'as avec toi quand t'es en situation de survie.

Sinon, plus sérieusement, plutôt que de sortir ici la rhétorique officielle du CEETS (qui propose une très bonne définition), je dirais plus simplement que toute situation où une vie (la mienne ou une autre) est significativement menacée à court ou moyen terme à défaut d'action volontaire et appropriée peut être une "situation de survie".

Ca recouvre un spectre énormissime, et ne laisse pas de place pour les intégrismes ou les fantasmes.
-- édité parce que je poursuivais un autre but que plumok et lui pourrissais son bel enchaînement.
« Modifié: 28 février 2012 à 18:47:10 par Karto »

28 février 2012 à 16:33:15
Réponse #40

Chris-C


Ok, si tu veux la jouer compliquer  ;)

je penser plutôt renvoyer à la régle des 3 et au CVMD que tout le monde connait ici.

reste à savoir si le GPS peut combler un besoin vital (regle de 3) ou être utiliser comme un moyen (cvmd) de combler un besoin vital?

Bien sûr Karto toi tu as déjà répondu à cette question plus haut dans ce post. mais je me dis que c'est plus interessant d'avoir un cheminement d'idée, une reflexion, plutôt qu'une réponse toute faite. Car au moins le schéma est reproductible pour d'autre équipement.

a+


28 février 2012 à 17:28:20
Réponse #41

Bison


Pour moi, cela se case dans la Mobilité.
Comme les autres aides à la navigation.

Parce que la mobilité sans savoir où aller  ;D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 février 2012 à 17:31:24
Réponse #42

Chris-C


yep Mobilité et signalisation pour moi aussi....

Bon BerIndy va nous dire à juste titre, que l'on peut faire ça à la carte ou à l'etoile polaire. Je dis oui, mais gagner du temps, de la précision dans certain cas c'est ..............vitale

a+

28 février 2012 à 18:49:02
Réponse #43

moss


J'ai fait (un tout tout petit peu) de nav sur un avion de tourisme avant les GPS....là c'est un autre monde. L'avion va tellement vite que si tu perds le fil de ton parcours tu te retrouves rapidement avec un cercle d'incertitude de 100km. Et quand il y a des nuages (jamais testé le vol au instruments) :o

Dans ce cas, le GPS doit être une véritable révolution et un gain extraordinaire en sécurité (parce que le radada pour lire à la jumelle les panneaux des autoroutes  :glare: )

Tu faisais des vfr en Rafale ?  :D. en vfr, la base c'est tout de même d'éviter les nuages, et l'association vor, ndb, carte, et repères visuels marche bien...

Si le gps est effectivement une révolution à bord, sa présence est régulièrement à l'origine d'incident (le pilote se repose sur le gps qui évidemment tombe en panne et ça se finit au gonio).

Comme avec tout système, on constate que certains pilotent prennent des libertés avec les règles à cause du sentiment de sécurité qu'apporte le système.

Au final, en avion comme au sol,
- l'important c'est la préparation...
- le danger ne vient pas des équipements mais de celui qui s'en sert. (d'ailleurs le gps commence à remplacer les instruments de guidage classique pour certaines procédures d'attérissage)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

28 février 2012 à 20:10:11
Réponse #44

Bison


Citer
le pilote se repose sur le gps qui évidemment tombe en panne

Perso, j'ai eu toutes les pannes ... sauf celle de GPS. À la louche, 2.500 hdv à utiliser le gps et à en définir/enseigner "le bon usage"  avant de lâcher le stick.
[J'exclus une défaillance en 1991 (?) avec un gps portable encore gros comme une samsonite, quand le système n'était pas encore opérationnel]

Je dis "définir" ... parce que j'ai eu la chance de l'utiliser en opérations quand c'était encore un appareil d'avant garde, inconnu des pilotes de lignes, à peine toléré ("vfr only!") sur les avions privés et faisant timidement son apparition dans le taxi aérien.

Mais, tu soulignes un point important ...

Un GPS peut nous tirer d'affaire, que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs, mais il va mettre dans le pétrin celui qui ne sait pas s'en servir correctement.
Et le "correctement" doit être pris au sens large ... pas seulement au sens de connaître et de savoir utiliser les différentes fonctionnalités de l'appareil.

S'en servir correctement, c'est aussi (entre autres) s'en servir à bon escient, sans jamais perdre de vue ses priorités, en n'oubliant jamais à quel point l'erreur est d'abord humaine ...

Mais c'est vrai aussi pour les moyens de radio-navigation classiques, sauf que, plus c'est sophistiqué, plus vite on fait une "finger error" ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 février 2012 à 20:42:30
Réponse #45

moss


Mais, tu soulignes un point important ...
Un GPS peut nous tirer d'affaire, que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs, mais il va mettre dans le pétrin celui qui ne sait pas s'en servir correctement.
Et le "correctement" doit être pris au sens large ... pas seulement au sens de connaître et de savoir utiliser les différentes fonctionnalités de l'appareil.
S'en servir correctement, c'est aussi (entre autres) s'en servir à bon escient, sans jamais perdre de vue ses priorités, en n'oubliant jamais à quel point l'erreur est d'abord humaine ...

ce que j'essaie de dire, c'est qu'on pourrait dire que c'est le même problème avec une carte, une boussole, etc...
mais la grosse différence c'est qu'avec un gps (et autres outils high tech) on peut avoir plus facilement tendance à surestimer la sécurité de sa propre situation et donc avoir tendance à prendre plus de risques

cdt
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

29 février 2012 à 15:52:29
Réponse #46

Raoh


Je suis ambulancier et il y a quelques années on devait s'arreter à l'entrée de bleds paumés et perdre du temps à faire la fin de parcours, temps perdu pour les personnes qui nous attendaient plus ou moins impatiemment.
Jamais vu de gps tomber en panne depuis, ca peut bien arriver mais du coup je pense qu'on se debrouillerai naturellement "comme avant".

01 mars 2012 à 03:33:18
Réponse #47

AC


C'est un peu tard pour essayer de recadrer la discussion, mais il serait utile de préciser quelles fonctionnalités chacun inclut dans le terme "GPS", parce que ça a énormément changé en 15 ans:

1. Le récepteur GPS lui-même (qui affiche la position dans un ou plusieurs systèmes de coordonnées).
2. L'enregistrement de la trajectoire (pour revenir sur ses pas, ou pour exploitation ultérieure).
3. La gestion de waypoints (saisis sur le terrain ou en entrant manuellement leurs coordonnées).
4. Une base de donnée de waypoints remarquables préenregistrés (ports, phares, aéroports, balises radio, ...).
5. La boussole numérique (par capteur magnétique ou par estimation de la vitesse).
6. La navigation (qui affiche en temps réel l'azimuth relatif et la distance du prochain waypoint).
7. Un fond de carte graphique (qui permet de se situer, et aussi de saisir facilement des waypoints distants).
8. Une carte vectorielle (qui modélise les voies praticables et leurs interconnexions, les sens uniques, les obstacles naturels, les espaces aériens, etc).
9. La planification automatique de trajet (feuille de route).
10. Une base de donnée d'adresses (qui permet de saisir un waypoint en entrant une adresse postale).
11. Le guidage interactif ("au rond-point, tournez à droite").
12. Les fonctions en réseau: mise à jour de la carte, signalisation et partage en temps réel des conditions de trafic, suivi de flotte, etc.

La grande majorité des utilisateurs a découvert le GPS au milieu des années 2000. Pour ceux-là "GPS" désigne au minimum les fonctions 1 à 11, alors que le récepteur GPS ne représente plus qu'une toute petite partie de la complexité du machin qu'ils collent sur leur pare-brise, et que les fonctions qu'ils utilisent en pratique existaient auparavant sous d'autres noms (qui se souvient de "Autoroute Express" ?).

Pour le soldat qui demande une evasan, la fonction 1 suffit. Idem pour l'automobiliste accidenté qui n'est même pas foutu de dire au téléphone sur quelle autoroute il est (essayez, ce n'est pas si facile quand les panneaux et les bornes kilométriques ne défilent plus).

Pour l'ambulancier, le pompier ou le policier qui veut arriver le plus vite possible sur un appel d'urgence, il faut l'ensemble des fonctions.

01 mars 2012 à 11:19:01
Réponse #48

Bison


@ AC

Tu as raison, les gps sont devenus des appareils de navigation "intégrés", de plus en plus complets ...

La fonction n° 1 est la fonction "miraculeuse"

Celle qui fait le job (si on a une carte, et que l'on est "aware" à propos des systèmes géodésiques. Cette fonction de positionnement a subi plusieurs révolutions, dans le bon sens :

 - suppression de la "SA" en mai (?) 2000 qui a supprimé l'erreur volontaire que les mimitaires américains avaient imposée, par crainte que "l'ennemi" ne puisse disposer d'un moyen de navigation précis.

 - Certification opérationnelle de WAAS et D'EGNOS, des systèmes qui améliorent la précision du positionnement et qui rendent l'utilisation du gps plus sûre (en particulier en aviation)

 - exploitation des satellites Glonass en complément des sats américains ... en attendant Galiléo. La précision en terrain difficile devrait être moins aléatoire, beaucoup moins.  

Notons aussi une évolution au sujet des cartes, avec le carroyage UTM en WGS 84 qui se généralise. (Mais pas pas encore partout, et justement dans les pays "difficiles")

Et une évolution au sujet des récepteurs, qui peuvent maintenant travailler dans la plupart des systèmes géodésiques, voire paramétrer un système géodésique non repris dans leur liste.
____________________

En fait les différentes fonctionnalités "ajoutées" rendent l'usage du gps de rando plus pratique, et plus sûr - à mon sens .

Avec quelques bémols, car ces fonctionnalités ont chacunes leurs limites, leurs possibles défaillances.

À l'utilisateur de se documenter, de réfléchir, d'expérimenter ...

On peut évidemment partager nos connaissances à la suite ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

01 mars 2012 à 11:25:52
Réponse #49

azur


Avec quelques bémols, car ces fonctionnalités ont chacunes leurs limites, leurs possibles défaillances.

À l'utilisateur de se documenter, de réfléchir, d'expérimenter ...
Comme dit David: le matériel n'est rien sans les compétences pour l'utiliser 8)
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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