Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le GPS est-il un équipement de survie?  (Lu 10377 fois)

27 février 2012 à 10:35:23
Lu 10377 fois

BerIndy


Vos problèmes de GPS m'interpellent.
Sur ce forum, si j'ai bien tout compris, on parle de survie, donc de conditions dégradées.
Donc en toute logique, quand la M*rde survient, on n'a pas forcément le GPS avec tous les avantages - ou il ne marche plus, ou il est cassé.
KOMMENTKONFAIT ? hein !!!

Au fait, il y a un truc qui n'est JAMAIS en panne, ça s'appelle une CARTE (IGN ou autre) ;#

J'ai eu le problème lors d'un voyage en Allemagne. Aller avec un GPS, c'est super - Retour avec un autre véhicule, et là, à un moment, pas sûr d'^tre sur  la bonne route.
Pas de GPS, c'est tout foutu !!!
Heureusement que j'ai une bonne mémoire visuelle et que j'avais instinctivement pris des repères à l'aller, parce que les "organisateurs" qui vont en Allemagne toutes les semaines n'avaient même pas une simple carte routière.
B
__________________________________________________

Edit MODO,
Sujet "splitté" car HS trop important par rapport au sujet d'origine
« Modifié: 28 février 2012 à 11:32:27 par Bison »

27 février 2012 à 10:52:50
Réponse #1

François


Une carte ne remplace pas un GPS et un GPS ne remplace pas une carte.
Si c'est çà que tu as essayé de faire, je ne suis pas surpris que tu sois déçu. :D
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

27 février 2012 à 10:56:12
Réponse #2

BerIndy



Citation de: François
Si c'est çà que tu as essayé de faire, je ne suis pas surpris que tu sois déçu.


Relis (attentivement) ce que j'ai écrit.

B
« Modifié: 28 février 2012 à 14:52:23 par plumok »

27 février 2012 à 11:05:22
Réponse #3

gargle


par ex, dans le brouillard, un GPS permet de se localiser sur une carte ;)

dites moi si je me goure.

27 février 2012 à 11:06:14
Réponse #4

Djeep


Vos problèmes de GPS m'interpellent.
Sur ce forum, si j'ai bien tout compris, on parle de survie, donc de conditions dégradées.
Donc en toute logique, quand la M*rde survient, on n'a pas forcément le GPS avec tous les avantages - ou il ne marche plus, ou il est cassé.
KOMMENTKONFAIT ? hein !!!

Au fait, il y a un truc qui n'est JAMAIS en panne, ça s'appelle une CARTE (IGN ou autre) ;#

J'ai eu le problème lors d'un voyage en Allemagne. Aller avec un GPS, c'est super - Retour avec un autre véhicule, et là, à un moment, pas sûr d'^tre sur  la bonne route.
Pas de GPS, c'est tout foutu !!!
Heureusement que j'ai une bonne mémoire visuelle et que j'avais instinctivement pris des repères à l'aller, parce que les "organisateurs" qui vont en Allemagne toutes les semaines n'avaient même pas une simple carte routière.
B

BJR. tu peux aussi perdre une carte, la déchirer, la tremper, et cætera  ::) HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

27 février 2012 à 11:18:07
Réponse #5

BerIndy


BJR. tu peux aussi perdre une carte, la déchirer, la tremper, et cætera

Certes.
Je ne conteste pas les avantages de l'outil,
je critique son usage systématique (comme  sur l'autoroute - mais p*tain, comment ils faisaient il y a 15/20 ans ? )

Le jour ou le super sabre/couteau laser réglable de la fonction coupe poil du nez jusqu'à trou dans la coque d'un tank, sera en vente,  
bien sûr que ça sera génial...
MAIS dans une optique survie jetteras-tu tous tes couteaux en acier ?

B
« Modifié: 27 février 2012 à 15:23:45 par Bison »

27 février 2012 à 12:39:40
Réponse #6

François


Je ne conteste pas les avantages de l'outil,
je critique son usage systématique (comme  sur l'autoroute - mais p*tain, comment ils faisaient il y a 15/20 ans ? )

Il y a 15 ans, les GPS étaient déjà assez communs et j'en avais un, par contre il y a 20/30 ans je sillonnais les routes européennes et les pistes africaines sans GPS.
Ce qui fait que je suis conscient qu'un GPS pour un trajet sans histoire sur autoroute ou une randonnée en forêt de Fontainebleau c'est juste pratique, voir seulement ludique.
Mais les jours où çà chie vraiment, je suis bien content d'être parmi ceux qui ont un GPS et savent s'en servir.
Et, ma foi, si je devais combattre Dark Vador, je serai content d'avoir un sabre laser ... et de savoir m'en servir :D
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

27 février 2012 à 13:07:39
Réponse #7

Bison


Citer
Au fait, il y a un truc qui n'est JAMAIS en panne, ça s'appelle une CARTE (IGN ou autre)

Non seulement une  carte peut être en panne (voir la grande vadrouille  ;# et le post précédent), mais en plus elle peut être fausse et induire en erreur - et ça, ça n'a rien d'exceptionnel, c'est pas du cinéma !

Aucun équipement n'est parfait.
C'est en confrontant un maximum d'informations que l'on augmente ses chances et que l'on gagne en confiance sur son positionnement ...

Citation de: Berindy
je critique son usage systématique
Systématique, ou exclusif?
Exclusif, ou bien "comme moyen principal"?

Poses-toi la question avec sincérité :  pourquoi critiques-tu son usage systématique?
As-tu vraiment, personnellement, l'expérience d'un usage systématique du gps?

Citer
Sur ce forum, si j'ai bien tout compris, on parle de survie, donc de conditions dégradées.
Donc en toute logique, quand la M*rde survient, on n'a pas forcément le GPS avec tous les avantages - ou il ne marche plus, ou il est cassé.
KOMMENTKONFAIT ? hein !!!

Tu n'as pas bien compris le forum, alors ...
Parce que la première chose à apprendre, au niveau survie, c'est la prévention.

Deux ou trois choses :
 - quand la m.rde survient, tu n'auras pas nécessairement non plus carte et boussole avec toi
 - c'est rare, mais une boussole, on peut aussi la perdre et la casser
 - celui qui utilise systématiquement son gps ... il l'aura placé dans son bob, dans son sac à dos, dans sa poche (cas des téléphonnes-gps), avec provision de piles et/ou chargeur. Il aura l'habitude des précautions habituelles à prendre pour éviter de le casser. Quant au gps en panne ... là, c'est, objectivement, le moindre des soucis!

Note qu'une sortie "outdoor" engagée :  terrain inconnu, progression difficile ou délicate, conditions critiques - nuit, brouillard, blizzard ... ce sont déjà là des conditions dégradées pour beaucoup de non professionnels (et même pour les pros, en réalité ...). Quant à la sortie "facile" - peu engagée a priori - elle a vite fait de se transformer en sortie engagée!

Être sûr de son orientation, c'est souvent la clé pour éviter les galères, pour "redresser" une situation qui part en vrille ... Et c'est là que la maîtrise d'un GPS fait la différence.

Le fait est que la maîtrise du gps implique son emploi systématique.
(Je pourrais développer longuement ...)
Tout comme la "maîtrise" de la carte implique son emploi systématique.
(Est-il n'écessaire de développer?  ;# )

Citer
KOMMENTKONFAIT ? hein !!!

À question provoc, réponse provoc :  tout simplement, on ferait comme quand on n'a pas de carte, pas de boussole, pas d'altimètre ... et c'est évidemment amusant d'y réfléchir, mais on est déjà bien HS ..

"On ferait" ...  parce que l'utilisateur averti du gps n'est pas forcément un débile ... Il aura en général une carte en fond de sac et au moins une mini boussole en fond de poche (en plus d'une carte à portée de main, en "sortie" programmée. Ce qui le place en meilleure posture que celui qui se retrouverait sans carte et sans gps ...
_______________

Finalement ... j'aime bien celle là :
Citation de: Ravenlore
The point to this story is that the map is not the land. The compass bearing is not the way and the GPS co-ordinate is not your location. They are all useful representations of these things but they are not actually these things.

« Modifié: 02 avril 2012 à 18:50:25 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 février 2012 à 14:21:33
Réponse #8

BerIndy


OK, je suis bien d'accord avec vous tous, je voulais surtout dire que l'outil (dernier cri) n'est pas forcément indispensable.

Pour moi survie c'est outils les plus simples (trouvables partout - fonctionnant SANS piles ou autre)
et surtout comme l'a fait remarquer un des membres un CERVEAU et la démerde, l'ADAPTATION.

C'est ce qu'on nous apprenait aux scouts il y a 100 ans (mode vieux con ;D ) et ce que j'essaye d'inculquer aux jeunes.

B

27 février 2012 à 15:22:38
Réponse #9

Bison


Je te prends au mot  ;)

Adaptation :  savoir profiter au mieux de ce qui est disponible
Cerveau :  mon cerveau m'a dit, depuis longtemps, que le gps était la meilleure aide à la navigation jamais conçue par l'homme.

Mais ...
Si on parle d'acquérir un "sens" de l'orientation, alors on parle d'autre chose ...

AMHA, il faut, dans un premier temps ignorer non seulement le gps, mais aussi la boussole et la carte (qui sont eux-aussi des aides artificiels, pas toujours disponibles)

Apprendre à voir le terrain, à le "photographier" et à le comprendre dans sa tête ... "Savoir où on va", sans avoir besoin d'aucune aide ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 février 2012 à 18:04:29
Réponse #10

hub


je precise

quand je sors avec mon gps ...j'ai aussi toujours une carte papier (ou une copie de carte papier) avec moi ;)

car c'est vrai un gps ca peux toujours foirer  les americains ou les russes peuvent decider soudainement de degrader volontairement leur signal (il parais que des fois ca arrive..)  et de toute facon je n'aurais jamais une confiance totale dans un objet trop sophistiqué  ;)

c'est juste un plus au niveau confort  et ca permet de retrouver et archiver ses randos sur ordi, de les transmettre etc...

de plus j'utilise des cartes libres de droit (open street map ) dont la precision n'est pas garantie...

je pense que c'est dans l'esprit de ce forum de penser d'abord  aux solutions et au matos le plus "rustique"....







La réalité c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire... 
 Philip K. Dick

"La phrase la plus excitante à entendre, celle qui annonce de nouvelles découvertes, n'est pas «eureka», mais plutôt «tiens, c'est marrant...» " Isaac Asimov

27 février 2012 à 19:58:05
Réponse #11

BerIndy


"sens" de l'orientation,    Savoir où on va", sans avoir besoin d'aucune aide ...

Le lieu ou je suis d'accord c'est la ville inconnue ... ou le sens de l'orientation ne sert à rien
parce que tu "sens" la direction ou tu dois aller (enfin c'est mon cas - pour ma femme c'est de la SF)
mais il y a toujours un p*tain de sens interdit pour te faire tourner en rond
Là , GPS c'est le top
Mais j'ai circulé quand même dans des villes inconnues  au siècle dernier

B

28 février 2012 à 11:38:11
Réponse #12

Karto


Salut BerIndy.

Le problème ne se résume pas à "pour ou contre le GPS".
Parce que poser la question comme ça, c'est exactement la même que "pour ou contre le briquet" (comment on fera quand y'aura plus de butane dans les tuyaux ?) ou pour ou contre le couteau (comment on fait quand on a aiguisé jusqu'au dos ?), pour ou contre les chaussures (les hobbits ont vaincu Sauron sans chaussures), pour ou contre les téléphones (y'a des choses plus jolies à dire que "je peux avoir ton numéro"), pour ou contre les hôpitaux (les plus propres et les plus forts survivent)...

L'orientation n'est pas un domaine où une seule compétence suffit.
Ton argument contre le GPS est qu'on est sur un forum "de survie". Le GPS n'est donc, selon toi, pas un objet capable d'aider à éviter des accidents ?
Pour s'orienter dans une cambrousse intolérante quel que soit le moyen de transport ? Pour un pilote d'avion ? Pour un navigateur ? Pour un mec qui doit rapidement signaler la position exacte d'un accident ?

28 février 2012 à 11:57:14
Réponse #13

sebastienb


Perso en voiture je trouve que le GPS participe à la sécurité en proposant une visualisation en temps réel et moins disruptive que la carte papier. En plus il évite de s'engueuler avec le copilote éventuel et donc de perdre de l'attention. Il participe aussi à la redondance (pour les GPS avec cartographie). Ce matériel participe donc AMHA à la sécurité. Et il vient en complément d'une carte bien évidemment.

28 février 2012 à 12:08:26
Réponse #14

Mad Max


Je suis un fan inconditionnel du GPS, qu'il soit routier ou de randonnée. Gain de temps, gain de carburant, gain de fatigue.
MAIS : j'ai pu constater que chaque fois qu'un progrès techologique vient nous simplifier la vie, il faut garder sous le coude les anciens procédés et même améliorer la maitrise que l'on en a.
J'ai eu très tôt (1987) un ordinateur de plongée mais j'emportais quand même la montre, le profondimètre et les tables comme avant, non seulement pour pallier une défaillance technique mais aussi pour vérifier la cohérence des informations.
Quand j'ai été doté d'un télémètre laser (portée 9 999 m. précision +/- 1m jusqu'à 3040), je me suis aperçu que je devais être encore plus pointu dans l'estimation des distances qu'avec le télémètre à coincidence qui avait précédé pour être sûr de ne pas être trompé par un écho parasite.
Le gps relève du même raisonnement et j'ai eu l'occasion de m'en rendre compte quand au cours d'une balade, j'ai eu à choisir entre le gps et la boussole (est-ce que ma vieille Silva pourrait tout à coup se mettre à pointer vers le sud ? ) L'étoile polaire est venue juste à point pour arbitrer. Je n'avais pas correctement paramétré mon GPS.
Donc ceinture ou bretelles ? Les deux, mon Amiral.
UNPACT Member
Devenez instantanément et gratuitement plus intelligent en cliquant sur ce lien.

28 février 2012 à 12:14:59
Réponse #15

Kilbith


Citer
Ton argument contre le GPS est qu'on est sur un forum "de survie". Le GPS n'est donc, selon toi, pas un objet capable d'aider à éviter des accidents ?

Dans le cadre du voyage "à pieds" je dirais plutôt non. En revanche, c'est un objet capable d'aider à gérer les accidents.

Je m'explique :
A pieds, le GPS apporte peu d'information en plus de la carte. Particulièrement en haute montagne, ce n'est pas vraiment le fait de savoir où l'on est ; ni de savoir où l'on va qui est le plus important....selon moi c'est de savoir comment on y va. Et pour le choix du bon itinéraire, c'est la carte le plus important après l'expérience. Tout en sachant qu'une carte n'est jamais, jamais "exacte".

En revanche, une fois complétement paumé le GPS peut servir à se repositionner sur une carte, ce qui peut être utile. Mais dans le cadre d'un voyage à pieds en France, "se perdre" est relatif. Le seul risque de "se perdre" c'est d'être amené à prendre un mauvais itinéraire, par exemple un itinéraire dangereux (grave) ou un itinéraire qui va nous obliger à bivouaquer (moins grave). Le GPS peut aider, mais ce ne sera pas le point important. En plaine en France, ce n'est pas vraiment utile selon moi.

En cas d'accident, l'apport du GPS est indiscutable s'il est accompagné d'un moyen de communication. Le fait de pouvoir donner sa position précise est vraiment un plus pour la rapidité des secours.

On peut aussi dire que le GPS est utile en cas de "brouillard" ou "blizzard" par chez nous (donc en montagne, parce qu'en plaine on sait où l'on est). C'est vrai, mais il ne va pas signaler les crevasses, les avalanches, les névés et autre dangers auxquels on s'expose d'autant plus que l'on peut se déplacer "facilement" grâce au GPS. il peut aussi rendre service pour retrouver une source sous la neige ou un abris...mais c'est rarement primordial si on est convenablement équipé.

Ce qui est certain, c'est qu'il faut vraiment pratiquer pour être bon avec un GPS en navigation. Et que compte tenu de l'apport modeste en terme de sécurité, je trouve que ce n'est pas vraiment nécessaire dans nos contrées. En revanche, c'est utile dans le sac en cas d'urgence (accident, localisation exacte d'un point), et là ce n'est pas hyper complexe de s'en servir.

Pour moi, le risque avec le GPS est le même qu'avec le portable : "puisque je l'ai : je peux risquer."

« Modifié: 28 février 2012 à 12:21:15 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 12:21:05
Réponse #16

azur


Il en est du GPS comme de la machine à calculer: c'est un objet utile qui fait gagner du temps et de la précision MAIS il est impératif de connaître le moyen de faire "sans".

Ensuite, comparé à la méthode "carte-boussole" (une carte ne sert à rien sans moyen de l'orienter...), le GPS souffre d'une contrainte: l'énergie, car un GPS consomme... beaucoup même!

En conséquence, lorsqu'on dispose d'un approvisionnement permanent (ce qui est le cas en véhicule), le GPS est tout indiqué et on aurait tort de s'en priver. Il y a toutefois une restriction: le GPS permet difficilement d'avoir un aperçu global du parcours avec les détails qu'une carte peut fournir. Le meilleur complément étant l'atlas routier au 1/200000 (c'est largement suffisant) ou une carte de France au 1/1000000.
Ceci est également valable en bateau, en avion...

En revanche, lorsqu'on ne dispose pas d'alimentation permanente (rando, etc...), il y a plusieurs restrictions à l'emploi du GPS:
- en rando plus qu'ailleurs, le GPS restreint la vision du terrain (pour ceux qui offrent la carto) et ne permet pas d'avoir une vue d'ensemble de l'environnement. Même une simple carte au 1/25000 imprimée sur A4 offre davantage de perspective.
- on ne peut pas se permettre d'emporter un stock infini de piles et, même avec des chargeurs solaires, le GPS consommant vraiment beaucoup, on risque la panne (surtout par temps froid).
- si le GPS tombe en panne et qu'on n'a pas emporté de carte, ou qu'on ne l'a pas utilisé (donc pas "préparée"), bon courage pour se positionner et repartir du bon pied.
Lorsqu'on ne dispose pas d'approvisionnement permanent, le GPS ne doit être considéré que comme un moyen de recalage, pour confirmer la position estimée sur la carte, ce qui apporte une sécurité supplémentaire.
On pourrait donc considérer le GPS comme une redondance supplémentaire des boussoles. Dans ce cas, un simple GPS qui fournis rapidement des coordonnées est amplement suffisant.

A ma connaissance, les professionnels des milieux difficiles (forêt équatoriale, montagne, désert...) ne se servent du GPS que pour se recaler et naviguent avec le bon vieux binôme "carte-boussole".
Même sur les bâtiments de la marine nationale, la navigation est faite "traditionnellement" (compas gyroscopique, chronomètre, carte, et même parfois sextant...), la position GPS n'étant qu'un moyen supplémentaire d'affiner la position.
« Modifié: 28 février 2012 à 12:27:57 par azur »
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 12:23:10
Réponse #17

Kilbith


Citer
Même sur les bâtiments de la marine nationale, la navigation est faite "traditionnellement" (compas gyroscopique, chronomètre, carte, et même parfois sextant...), la position GPS n'étant qu'un moyen supplémentaire d'affiner la position.

C'est la moindre des choses....des fois qu'il prendrait l'envie à la Royale d'échanger des bordées avec la marine US.  ;#
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 12:27:28
Réponse #18

azur


C'est la moindre des choses....des fois qu'il prendrait l'envie à la Royale d'échanger des bordées avec la marine US.  ;#
Je crois que, pour ce genre d'activité, leur préférence va à la marine de "sa gracieuse majesté" ::)
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 12:29:18
Réponse #19

azur


MAIS : j'ai pu constater que chaque fois qu'un progrès techologique vient nous simplifier la vie, il faut garder sous le coude les anciens procédés et même améliorer la maitrise que l'on en a.
:up: du bon sens et de la sagesse!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 12:45:45
Réponse #20

Karto


Il paraît évident de ne pas mettre toutes ses billes dans un outil high-tech, surtout s'il est à pile.
Ca ne veut pas dire qu'il soit inutile en prévention ou gestion de l'urgence, et donc pas à sa place sur notre forum, et c'est à cela que je répondais.

28 février 2012 à 12:58:36
Réponse #21

lambda


Salut,

Juste 3 exemples vécus de l'utilité du GPS, dans des situations un peu délicates, et potentiellement merdeuses en cas de mauvaises décisions ou préparation antérieure de ma part:

- un hiver, je devais rejoindre en partant d'Inari, Finlande, mon pote dans son campement (environ 10-12 km a vol d'oiseau d'Inari, au milieu de nulle part): Pulka de 40 à 50 kg et ski  hors piste de skidoo, milieu valonné, boisé...

Je pars tard dans l'après midi (journée très courte): j'aurai du attendre le lendemain matin,
à 2 ou 3 bornes, je dévie de mon cap (lecture sur carte a un moment donné imprecise: la nuit est là, il neige modérément, visibilité à la frontale, paysage completement lissé par le manteau neigeux, ca suffit pour être vite dans les choux...),
là,m localement, pas de couverture réseau, encaissé sous bois: je reviens sur mes pas, et décide de sortir le GPS pour me repositionner proprement sur la carte. Par sureté je finis la navigation GPS allumé en permanence + lecture de carte/boussole tout les 100 m à la louche.
J'arrive au camp grace à cela.

Il est vrai, que j'étais prêt à bivouquer sur place sous abris, avec carburant, nourriture, eau... et que je pouvais repartir le lendemain matin pour finir ces 2 ou 3 bornes jusqu'au camp de mon ami.

Sans mon équipement, la donne aurait été vraiment vraiment différente... et là, Le GPS aurait été mon fil d'Ariane pour arriver aussi dare dare que possible au camp de mon pote.

GPS: utilité (+1), outil ayant pu sauver ma peau (potentiellement +1).

- autre exemple, l'été dernier, virée encore là haut à 3. 2 sur 3 normalement compétents à la lecture de la carte/boussole/paysage. on démarre, on papotte, on est cool, il fait beau, on est en forme et équippé pour 8 jours d'autonomie là haut avec pêche... bref, trop cools et flaneurs.... fin de la première journée... 20 km dans la vue trop à l'est de notre position intiale, on a vu et lu le paysage comme on voulait qu'il soit, pas comme il était réellement... lelendemain matin, on se resaisit: GPS, et gros briefing carto pour reprendre comme il faut notre chemin sur de bonnes bases... reste de la viré faite à la carte boussole, avec usage regulier du GPS en toute rigueur toutes les heures grosso-modo pour nous assurer de notre cap/position.

Je connais la region et les differentes lignes d'arrets de civilisation possible, on etait en mesure d'assurer tout nos besoins physio, avec le moral... c'était juste une autre route, une autre facette finalement du trajet prevu... rien de mechant. Mais parce qu'on etait aussi prepare, et qu'on a accepté de se remettre en cause de façon permanente en utilisant un outil a notre disposition... Le GPS ne nous a absoluement pas amputé de notre cerveaux et de notre esprit d'initiative. C'etait un outil dispo qui nous a permis de pas perdre de temps en zig zag par rapport a notre destination (lac de peche), donc d'etre un peu plus relax, pas prendre de risque en accelerant la cadence, pas puiser dans ses ressources materielles et physio pour rien... On pouvait faire sans, c'est vrai.

GPS: utilité (+1), outil ayant pu sauver ma peau (+0)

- virée de 9 jours solo sur le lac d'Inari: pulka+ski. temps très changeant, température modérée pour la saison entre -10 et -20 à la louche, très venteux.... lecture à la carte boussole et balises maritimes présentes sur certains ilôts du lac. Un après midi: white out. Je suis dans du blanc, le monde est blanc.... je sais qu'il'y a des zones du lac, clairement indiquées sur ma carte ou la glace est naturellement plus fragile qu'ailleurs (courants locaux...), je sais que j'en suis pas loin.... mais je suis plus foutu de m'orienter correctement avec suffisament de precision a la carte. Le dernier point que j'ai fait date un peu (une heure peut-être, et j'ai pas eu le reflexe de refaire un point quand le white out m'est tombé dessus: j'aurai du. bien preparé, en bonne santé, bien equipé: je stoppe la progression.
Monter un bivouac sur le lac meme, sous le vent, a plusieurs km de toute île? possible, mais galère, c'est des coups à perdre pas mal d'équipement légers et essentiels sous le vent, et le tarp en premier. Je sors le GPS, refais mon point, refais mon cap préciseément à la boussole en me donnant une bonne marge pour éviter les zones de glace fragile. Je continue ma progression sur 50 m, recontrole au GPS, à la carte à la boussole, refais 50m, recontrole au GPS, à la carte à la boussole, refais 50 m, jusqu'à la fin du white out... Merci le GPS, meme pas de carto, tout basique qu'il est, mais avec les infos de coordonnées qu'il me fallait ni plus ni moins.

GPS: utilité (+1), outil ayant pus sauver ma peau (ce jour là +1 sans aucun doute).

Je pense aussi que comme tout outil, il ne faut pas laisser son cerveau à la maison, cela en reste un de plus, mais très pratique, et qui ne donne pas l'autorisation de savoir se passer d'une carte et de ne pas s'intéresser à la cartographie traditionnelle de terrain: carte/boussole (altimètre)/lecture du paysage, au contraire... Le GPS n'est pas un otuil qui remplacera d'autres, mais qui s'ajoutera à ceux-là, et les compétences qui vont avec.

enfin, je pense, hein...

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 février 2012 à 13:12:06
Réponse #22

azur


Beau retour d'expérience, Lambda! :up:
Alors, si on résume, je crois qu'on est d'accord sur ces points:
- le GPS apporte de la précision dans la définition de sa position: gain de sécurité;
- il n'est qu'un complément de la navigation traditionnelle, mais un complément utile;
- un GPS donnant seulement les coordonnées est amplement suffisant, mais il doit le faire de manière fiable et rapide.
- le besoin en énergie est sa principale contrainte
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

28 février 2012 à 13:16:53
Réponse #23

Kilbith


Dans mon post, j'avais pris soin de préciser : en France.

Parce que sur un terrain de lac boisé avec peu de relief en hiver vers -10°C : c'est hyper pommatoire et dangereux de perdre du temps en se trompant d'itinéraire. Aucun doute sur l'utilité du GPS pour la navigation et la gestion des problèmes.

 :)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 février 2012 à 13:19:40
Réponse #24

Bison


Citer
je pense que c'est dans l'esprit de ce forum de penser d'abord  aux solutions et au matos le plus "rustique"....

Oui ... et non!

Oui, on s'intéresse au matos rustique, on s'intéresse aux techniques et aux technologies qui marcheraient même si "tout foutait le camp"

Mais pas que ...

On s'intéresse aussi, sinon surtout, au matos efficace - celui qui fait le job au mieux, celui qui permet de sauver des vies - pas seulement en cas de catastrophe généralisée, mais aussi au cours de la vie courante, de la vie professionnelle, au cours de nos loisirs plus ou moins sauvages.

C'est vrai au niveau des vêtements, des chaussures, des sacs de couchage, des coûteaux, des téléphones portables, des balises de détresse ...
Pourquoi ne serait-ce pas vrai au niveau des aides à la navigation (au sens anglais de navaids, dont je ne vois pas d'équivalent concis en français).

Perso, je m'intéresse beaucoup à l'orientation naturelle.
Il faut observer et réfléchir, c'est amusant, on découvre des signes exploitables, de temps en temps.
Mais assez limité quand même, surtout quand on se trouve en territoire inconnu :  un  terrain étranger, dont on ne connaît, à priori, ni les signes ni les pièges.

La carte et la boussole?

Gamin, j'ai longtemps fait sans, dans une brousse "familière", qui n'était pas hostile.
Mais un jour, j'ai été bien surpris,  en explorant à vélo pistes et sentiers, de constater que j'avais fait une boucle presque complète sans vraiment m'en rendre compte. Cela m'a marqué : aujourd'hui encore, si les chemins existent toujours, je pourrais refaire le trajet! (Et, en me repassant le film de mes souvenirs, les images montrent des pistes mouillées, des hautes herbes bien vertes,  un ciel de saison des pluies => pas de soleil dans ces images ... ce qui me donne une petite excuse pour ne pas perdre complètement la face!).

Plus tard, j'ai pratiqué longtemps, intensément toutes sortes de cartes, toutes sortes de boussole ... et la montre pour estimer les distances parcourues.
J'ai navigué "By my clock and compass" ... comme disait quelqu'un que j'admire beaucoup.
Je connais les limites de la technique, pour les avoir trop souvent dépassées.

Carte, boussole et alti en montagne?
Ça le fait ... par beau temps, ou si on connait le territoire "comme sa poche".
(Et encore, j'ai rencontré un berger qui m'a bien avoué avoir déjà été complètement paumé par brouillard épais - sur un terrain qu'il fréquentait depuis dix ans ...)

Mais qui peut garantir le beau temps?
Qui peut rester au refuge, ou à la cabane, ou sous sa toile, dès qu'il y a un risque de dégradation de la météo?
Personnellement, je suis plutôt du genre "à aller voir" ... Voir si le temps est vraiment aussi mauvais qu'annoncé, ou si, comme bien souvent, les prévisions étaient alarmistes.

Alors, dès que je me suis mis à randonner en montagne un peu sérieusement, je me suis offert un gps :

 - parce que c'est un milieu ou (moi) je ne peux pas me permettre le luxe de m'égarer (je suis trop souvent à la limite de mes capacités physiques).

 - parce que je veux avoir toutes mes options, si je dois changer mes plans, sans douter de mon orientation. En particulier l'option "retour sur mes pas", même et surtout quand on n'y voit plus à cinq mètres.

 - parce que je ne veux pas me faire arrêter par les nuages bas qui bloquent l'accès à un sommet, à un col ... alors que vraisemblablement, le soleil brille de tous ses feux au dessus de cette couche, ou de l'autre côté de la crête.

Est-ce une question de survie, plus particulièrement de survie en milieu naturel?

 - Pour moi, c'est d'abord une voie pour éviter de me trouver réellement en condition de survie.

 - "accessoirement", c'est aussi le moyen d'avoir un positionnement ultra précis à communiquer aux secours en cas de besoin.

Je crois que ce qui est vrai pour moi en montagne (terrain peu familier et piégeux) doit l'être pratiquement pour tout un chacun qui, professionnellement ou pour ses loisirs, évolue dans un milieu inconnu et dangereux.

Pour ceux là le gps n'est pas un luxe, même s'ils disposent d'un équipement plus classique dont ils savent se servir.
Ce serait bien dommage de s'en priver pour des questions de principe.
Comme il serait dommage de ne pas en parler sur un forum dont le thème est "sauver des vies" ...

Cordialement!

Edit
Pfftt ... le temps de rédiger ce pavé, il y avait une douzaine de réponses pleines de signal!
Merci les pros de la vadrouille!
Je suis content d'avoir splitté le post initial!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //