Avignon, début d'hiver 2010, ça coinçait velu.
Au sortir de ma journée de labeur (19h30, il fait nuit), on (collègues) tombe sur un Sdf, 50 ans, bien imbibé, en pleur.
il nous demande de rentrer se réchauffer dans le couloir du bâtiment.
Première réaction des "gens": ça se marre et puis un non catégorique fuse,
tt le monde se barre, le mec tombe au sol et gémit.
le fond de l'air est glacial (à tt point de vue)
Le groupe de "gens" s'éloigne, on se retrouve à deux avec un pote à relever notre clochard imbibé,
il était tellement saoul qu'il ne pouvait plus rentré au foyer .
J'appelle le 115, il était attendu, le mec se marrait au bout du fil, un habitué...
Je lui propose de l'accompagner, on me répond par l'affirmative, mais vite, le centre fermant sous peu.
Nous voilà titubant de concert dans la cité papale.
se faisant, il me raconte des bribes de vie.
ça tangue sévere, mais ça chemine.
plus on avance, plus je sens sa détresse, Saoul, mais lucide le bougre, je sens que parler lui fait du bien.
On arrive au centre, il est prit en charge, il me salut, fin de l'aventure.
Petit geste, ça m'a coûté un petit détour.
Je ne me sentais pas de le laisser en plan par ce froid vu son état.
Largement dégoûté par la réaction du groupe.