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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Hier soir Arte: Géo  (Lu 2848 fois)

29 janvier 2012 à 12:04:40
Lu 2848 fois

Brice


Un reportage sur l'artisanat de Thiers (et un peu plus)

Dispo en replay 7 jours :
http://videos.arte.tv/fr/videos/360_geo-6350974.html
a+

I vo mé savé k'davé

29 janvier 2012 à 12:30:17
Réponse #1

guy


Reportage généraliste mais assez sympa a regarder sur la région de Thiers entre autre.

Merci
Toornaarsuk!

29 janvier 2012 à 13:53:16
Réponse #2

Svava (alias Hedera)


Super! Je suis justement en train de redécouvrir mon laguiole d’antan, ça tombe pile poil... Et n'ayant pas la télé... bref, merci Brice!  ;D
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


29 janvier 2012 à 14:05:53
Réponse #3

antoine du 33


j ai adoré le couteau de survie pour lui  c est un couteau de survie car il y a une lame pour le paté et un tir bouchon
Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît

29 janvier 2012 à 16:01:09
Réponse #4

Svava (alias Hedera)


j ai adoré le couteau de survie pour lui  c est un couteau de survie car il y a une lame pour le paté et un tir bouchon

Lorsqu'il le dit, il a quand même un sourire en coin... n'était ce pas une boutade?  :)

Dans tous les cas, j'ai apprécié ce docu. Il montre le travail artisanal d'un coutelier et d'un forgeron, et cela a je trouve une dimension assez... poétique, je ne sais comment le dire autrement.
La fabrication du laguiole est un travail impressionnant et de longue haleine, je n'imaginais pas que ce soit à ce point.  Et j'ai découvert ce qu'est le damas, jusqu'à présent ce n'était pour moi qu'un obscur terme de coutellerie...
Pour finir, une petite touche féminine : riez pas (ou riez si vous voulez, m'en fout  ;#), mais mon moment favori a été celui ou l'on explique (et montre) qu'à une certaine époque, l'artisan devait travailler couché sur le ventre sur une meule de pierre froide, durant des heures, et que généralement un chien lui tenait compagnie en restant couché sur ses jambes, afin de lui tenir chaud  :love:
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


29 janvier 2012 à 16:08:04
Réponse #5

Kilbith


Pour finir, une petite touche féminine : riez pas (ou riez si vous voulez, m'en fout  ;#), mais mon moment favori a été celui ou l'on explique (et montre) qu'à une certaine époque, l'artisan devait travailler couché sur le ventre sur une meule de pierre froide, durant des heures, et que généralement un chien lui tenait compagnie en restant couché sur ses jambes, afin de lui tenir chaud  :love:

On les appelait d'ailleurs les "ventre jaunes". Ce qui m'a interpellé c'est que l'on distinguait (je crois) une femme parmi ces rémouleurs, une découverte pour moi.

« Modifié: 29 janvier 2012 à 17:19:47 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 janvier 2012 à 17:02:15
Réponse #6

Svava (alias Hedera)


On les appelait d'ailleurs les "ventre jaunes". Ce qui m'a interpellé c'est que l'on distinguait (je crois) une femme parmi ces rémouleurs, une découverte pour moi.

Oui, tu as raison, il y a une femme sur les photos!! Le boulot était dur, mais en voilà une qui n'a pas froid au yeux (pour ne pas dire autre chose) et qui a pu se faire un place dans un univers masculin très probablement quelque peu "macho" ;)

J'ai trouvé cet article détaillant le travail de l'émouleur (en fait, il est couché sur une planche, pas sur la pierre), on y dit que les mains coupées, entre autre, étaient monnaie courante...  gloups...

Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


29 janvier 2012 à 18:05:37
Réponse #7

Arvernos


Mon ascendance auvergnate est justement originaire du secteur de Thiers. Mon grand-père maternel, un bougnat vrai de vrai (commencé à bosser avant 10 ans, en retraite à près de 70 ...), me racontait quand j'étais gosse que l'un de ses tous premiers boulots après avoir quitté la Communale, c'était d'aller donner à boire aux ventres jaunes, en plein travail, afin qu'ils ne perdent pas de temps à une pause désaltération. Une autre époque, ... et en ce qui concerne les conditions de travail, c'est tant mieux, la nostalgie n'a pas toujours que du bon !

Quant au coutelier et sa conception du "couteau de survie", je pense également qu'il s'agissait d'un trait d'humour, la survie à la française, de quoi manger et boire (pain, fromage, charcuterie et vin, chez les Bougnats, c'est sacré). La vraie survie dans ce reportage, c'est bien celle de ce savoir-faire artisanal, cantalou ou thiernois, mis en péril par les importations d'ersatz asiatiques ou pakistanais. C'est pas Patrick qui me contredira sur ce point !
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

29 janvier 2012 à 18:39:04
Réponse #8

Kilbith


La vraie survie dans ce reportage, c'est bien celle de ce savoir-faire artisanal, cantalou ou thiernois, mis en péril par les importations d'ersatz asiatiques ou pakistanais. C'est pas Patrick qui me contredira sur ce point !

J'ai visionné ce document sur Arte....et personnellement je n'analyse pas les choses comme toi. Il m'a semblé que le vrai péril ce n'est pas les chinois/pakistanais, c'est le manque d'innovation de ces couteliers. Je m'explique.

Ils cherchent (ou plutôt ils revendiquent) à sauvegarder, ad libitum, une "tradition" quelque peu idéalisée à l'identique. Or, est-ce que cela à un sens en 2010 de vouloir absolument fabriquer un produit des années 1900 ?

On observe alors deux "déviances" :

- la réalisation de superbes Laguioles par Beillonet et Dumousset*...en fait des produits de super luxe totalement éloignés dans l'esprit des couteaux très humbles des paysans du passé. Ce sont des œuvres d'art, pas réellement des couteaux.

- la réalisation de couteaux assez quelconques dont la seule qualité/différence c'est d'être (plus ou moins) fabriqué à Laguiole ou à Thiers. Heureusement que la concurrence asiatique est très "low cost" car si elle le voulait elle ferait des couteaux fonctionnellement et qualitativement identiques à ceux fabriqués à Laguiole...avec certainement des coûts moindres.

Pour moi, la "Tradition" c'est de faire des couteaux adaptés à notre époque comme l'étaient ceux du passé à leur époque. C'est à dire fonctionnellement améliorés (qualité des lames, des matériaux...) et adaptés à notre époque.

La Tradition ne consiste pas au XXIème siècle à imiter ceux du XIXème. Pas plus que les gens du XIXème imitaient ceux du XVIIème siècle. Les créateurs du Laguiole cherchaient à fournir le meilleur couteau possible aux utilisateurs avec les moyens et les matériaux dont ils disposaient à l'époque. La vraie Tradition serait de faire de même.


Ce que j'ai observé ce sont des gens qui répétaient (plus ou moins : machines à bandes, perceuses, acier inox....) de vieux procédés en espérant qu'une "Appellation d'Origine Contrôlé" (cela avait un autre nom...) allait leur apporter une protection que le produit en lui même ne leur permettait pas d'avoir. Un remake de la Ligne Maginot pour moi.

Certes, il y a un marché pour les produits "nostalgie/souvenir/authentiques" et dans ce cas c'est au marché de décider s'il est prêt à surpayer le cout pour avoir un couteau fait à Laguiole ou à Thiers. Mais c'est une petite niche et si la seule qualité c'est "d'être d'ici" le risque est grand de disparaitre.

En résumé : la tradition oui, mais toute la tradition : y compris l'esprit qui l'animait. J'ajouterais la tradition oui, mais seulement quand elle a du bon.

On n'est évidemment pas obligé de partager mon point de vue

 :)



* Cela ne m'empêche pas d'avoir été totalement étonné par la dextérité de Beillonet lors de sa réalisation d'un ouvre bouteille à partir d'une tige d'acier. Il façonnait la "visse", à l'oeil, directement sur un disque.  :o :o :o
MAIS, en personne rationnelle je me dis qu'un tour (qui existe depuis 500 ans) aurait grandement facilité la tâche et je ne parle pas d'une machine à commande numérique. Ceci dit, si vous souhaitez m'en offrir un : MP.  ;#
« Modifié: 29 janvier 2012 à 18:44:36 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 janvier 2012 à 19:20:15
Réponse #9

Svava (alias Hedera)


Citation de: Kilbith
On n'est évidemment pas obligé de partager mon point de vue

Ben moi, je partage...  :-[  Ce qui n'enlève en rien à leur qualité d'artisan (d'artiste!) et de travailleur, que j'applaudis à deux mains!

Pour moi, la "Tradition" c'est de faire des couteaux adaptés à notre époque comme l'étaient ceux du passé à leur époque. C'est à dire fonctionnellement améliorés (qualité des lames, des matériaux...) et adaptés à notre époque.
La Tradition ne consiste pas au XXIème siècle à imiter ceux du XIXème. Pas plus que les gens du XIXème imitaient ceux du XVIIème siècle. Les créateurs du Laguiole cherchaient à fournir le meilleur couteau possible aux utilisateurs avec les moyens et les matériaux dont ils disposaient à l'époque. La vraie Tradition serait de faire de même.
...
En résumé : la tradition oui, mais toute la tradition : y compris l'esprit qui l'animait.

+1!  (on peut dire +10? ;#)
J'apprécie beaucoup ta définition de la Tradition.  En effet, une imitation poussiéreuse (aveugle?) n'a pas beaucoup de sens en terme de survivance, et la Tradition perd toute sa richesse si on ne l'adapte pas avec lucidité à soi et à son environnement...
Oui, la concurrence est "injuste", la traîtresse casse les prix et vend de la m*rde, ce en quoi elle tape juste vu que ça marche... mais c'est ainsi que l'on évolue, en s'améliorant continuellement, ainsi va la vie!  Ce n'est certainement pas en se reposant sur ses lauriers, aussi humain que soit cette tendance, que l'on avance... que l'on survit... la nature nous donne en cela nombres d'exemples!

Citation de: Kilbith
* Cela ne m'empêche pas d'avoir été totalement étonné par la dextérité de Beillonet lors de sa réalisation d'un ouvre bouteille à partir d'une tige d'acier. Il façonnait la "visse", à l'oeil, directement sur un disque.  :o :o :o

Pareil, c'est ce qui m'a le plus "scotchée" dans toute la procédure de fabrication! J'applaudis sa dextérité, je ne discute évidemment pas la logique de son emploi dans un contexte de survie ;)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


29 janvier 2012 à 21:35:32
Réponse #10

Arvernos


Je saisis ce que vous voulez dire, mais je pense que vous êtes un peu trop critiques sur l'état d'esprit des couteliers Thiernois.

Un exemple est montré dans le doc : le passage devant le jury (le "conseil de jurande") de 3 nouveaux modèles présentés par l'un des membres, dans un cadre précis (un cahier des charges commun aux couteliers de la Confrérie) mais déclinés par chacun. Enfin, pas forcément par chacun, vous avez raison, ils peuvent reproduire à l'identique, mais là un exemple de variation était présenté, en l'occurence l'adoption de la cellulose de bois (de mémoire) pour le manche. Matériau d'origine végétale, "sans hydrocarbure". Et j'imagine que s'il est retenu, c'est qu'il présente des qualités spécifiques, en plus de l'aspect écologique du refus de la matière plastique.

Bref, vous avez peut-être raison pour certains couteliers, qui s'accroche(raie)nt trop à ce que vous appelez la tradition "conservatrice" (je n'ai pas forcément la même vision que vous, le pain, le saucisson, la tomme ou le coutal pour les découper n'ont guère changé et n'ont pas forcément de raisons de changer au fil des siècles), mais vous occultez la démarche novatrice de certains membres du "Couté de Tié", qui ont bien compris que pour survivre, leur artisanat ou leur petite industrie doit innover.

Et la création du "Thiers" en 1994 en est une illustration.

Jetez un oeil ici : http://www.lethiers.fr/, pour découvrir la liste de toutes les créations ayant reçu l'agrément de la Confrérie ces dernières années. Certes, beaucoup de similitudes (ben oui, ils ne vont pas se mettre à fabriquer des couteaux de camp ...), mais également beaucoup de dynamisme, et j'oserai le dire, de créativité, dans cette Confrérie, contrairement à ce que le mot et sa connotation médiévale pourraient laisser croire. Par contre je ne m'aventurerai pas sur les différents types d'acier ou les modes de production, je n'ai aucune compétence en ce domaine, peut-être avez-vous raison sur ce point. Quoi qu'à mon avis, il ne faut pas généraliser les images vues dans le doc de certains artisans-artistes travaillant à l'unité, et les petites entreprises de production thiernoises, qui elles font certainement appel à des procédés de fabrication plus industriels.
Malheureusement, AMHA :D. Mais nécessité fait loi.

Ils ont bien compris qu'il en va de leur survie ...
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

29 janvier 2012 à 21:59:37
Réponse #11

Kilbith


Je saisis ce que vous voulez dire, mais je pense que vous êtes un peu trop critiques sur l'état d'esprit des couteliers Thiernois.

J'ai hâtivement généralisé dans mes propos, ce n'était pas ma volonté. Néanmoins, dans ce documentaire il m'a semblé que c'était la majorité.


Citer
Un exemple est montré dans le doc : le passage devant le jury (le "conseil de jurande") de 3 nouveaux modèles présentés par l'un des membres, dans un cadre précis (un cahier des charges commun aux couteliers de la Confrérie) mais déclinés par chacun. Enfin, pas forcément par chacun, vous avez raison, ils peuvent reproduire à l'identique,
Je passe sur le terme Jurande qui semble une affirmation bien passéiste...(voir le décret d'Allarde et la loi le Chapelier : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cret_d%27Allarde )


Citer
mais là un exemple de variation était présenté, en l'occurence l'adoption de la cellulose de bois (de mémoire) pour le manche. Matériau d'origine végétale, "sans hydrocarbure". Et j'imagine que s'il est retenu, c'est qu'il présente des qualités spécifiques, en plus de l'aspect écologique du refus de la matière plastique.
ça c'est  :up:

Produire en ayant une réelle volonté de limiter les impacts écologiques. C'est tout a fait "à la pointe" en terme de système productif.

Citer
Bref, vous avez peut-être raison pour certains couteliers, qui s'accroche(raie)nt trop à ce que vous appelez la tradition "conservatrice"
S'ils ont pour objectif l'excellence et la qualité de leur produit, la tradition conservatrice de me gêne pas. Si c'est juste une démarche passéiste mise en avant pour exploiter un créneau marketing : bof.

Citer
(je n'ai pas forcément la même vision que vous, le pain, le saucisson, la tomme ou le coutal pour les découper n'ont guère changé et n'ont pas forcément de raisons de changer au fil des siècles),
Je préfère le bon saucisson, le bon pain et la bonne tomme. Il s'avère que c'est souvent le cas quand on respecte les méthodes "traditionnelles". La technique moderne n'ayant pas apporté un mieux gustatif ou qualitatif. Dans ce cas je suis pour la tradition car elle une garantie de qualité supérieure (ex : la baguette moulée avec un sur pétrissage de la pâte vs le pain au levain bien développé cuit dans un four à sole)

En revanche, en matière métallurgique et usinage on a fait énormément de progrès depuis les années 1900.

Citer
Et la création du "Thiers" en 1994 en est une illustration.
...là, en revanche, je ne trouve pas un mieux. Si ce n'est pour le coté "nostalgie d'un monde disparu" qui peut parfois me tenter. Pas d’amélioration dans l'acier, les blocages, l'ergonomie...rien qui améliore l'efficacité, diminue l'impact écologique ou perfectionne le rapport cout/fonctionnalité de l'objet.

Mais j'ai bien conscience que c'est un avis personnel totalement critiquable et je comprends parfaitement que l'on adore le Thiers. Cela ne me dérange pas du tout. :)

« Modifié: 29 janvier 2012 à 22:27:55 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 janvier 2012 à 23:51:41
Réponse #12

Arvernos


Je suis aussi ouvert à la discussion que toi, mon cher Kilbith, et n'ai pas plus que toi l'intention de persuader qui que ce soit :). On expose le cheminement de nos pensées, that's all ! Et je reconnais qu'il y a un attachement à la fois familial et régionaliste qui entre en jeu en ce qui me concerne ::) ...

Au sujet du Thiers, la principale innovation que je lui trouve, c'est plus l'aventure humaine qu'il représente que ses aspects techniques : tu as raison, il n'a pas révolutionné la coutellerie.
Mais pour la 1ère fois, les thiernois ont déposé leur marque, leur nom, ont ainsi marqué leur territoire pour augmenter leurs chances de "survie".
Et en prime, ils se sont unis (pas tous, il reste des indépendants, choix respectable également), ce qui n'était pas gagné, et ont même réussi à trouver un terrain d'entente avec les Laguiole (et vice-versa), pour faire sinon front commun, du moins cause commune, afin de conserver un savoir-faire et des emplois dans les deux zones concernées.
Par les temps qui courent (droit dans le mur), c'est pas beau ça ?

Quant aux "nouveaux" couteaux, sans les avoir manipulés le moins du monde, j'avoue qu'il y en a quelques-uns que j'aimerais bien voir de près, parce que je les trouve originaux (les couteaux d'amis) ou intéressants :
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

30 janvier 2012 à 07:30:20
Réponse #13

Nävis


L'avenir de la coutellerie artisanale, ce sont les jeunes. Et à Thiers, ils ont fait ce qu'il faut pour cela. Une école, avec une formation exigente, et des jeunes qui petit à petit doivent se faire une place.
Alors maintenant, c'est au tour des passionnés d'agir: aller les voir, discuter de leurs couteaux (il faut du temps pour s'écarter de la ligne "scolaire"), en acheter même si le nom gravé sur la lame n'est pas ultra connu, voir leur en commander une création. Et se servir du couteau, et revenir leur dire ce qu'on en pense. C'est une belle mission non?

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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