Ce matin, ayant oublié mon sac à la maison, je fais demi-tour, je me gare devant le portail à l’arrache, et comme il est chiant à ouvrir (cet enc**é de portail), je franchis le mur. Hop. Je saute. Le bassin au-dessus du mur, je bascule, je suis de l’autre côté. Je cours vers la maison. Je choppe mon sac. Je reviens en courant. Je refais la même pour sortir… et là, je vois la tronche de la voisine. Elle avait buggé. Littéralement. Ecran bleu. Plus de réponse. Bouche ouverte et tout.
- mais c’est chez vous ?!
- bah oui…
- mais… pourquoi vous entrez et sortez comme un voleur ?
- pour le plaisir de voir vos yeux briller comme ça, madame… (en fait elle avait le regard aussi brillant qu’une morue sur l’étal du poissonnier)…
Bonjour à tous

!
C'est un peu c**... mais
l'article dont est issu cet extrait m'a beaucoup ému

. A vrai dire, ces quelques lignes m'ont rappelés un vieil ami qui m'a beaucoup appris, et en particulier une anecdote, une chose insignifiante pour moi à l'époque mais qui s'est révélé très influente... J'aimerai juste la partager avec vous

J'avais environ 20 ans. Mon ami, Gilles, 45 ans. Je l'avais rencontré par l'intermédiaire de ma copine de l'époque. Nous passions pas mal de temps ensemble et il me faisait "naturellement" confiance, chose qui me manquait cruellement à ce moment là. Un jour, nous somme partie acheter quelques courses. De retour chez lui, il se gare au pied de la maison et me dit "monte au 2e étage et met toi à la fenêtre". Je m'exécute, assez curieux de cette nouvelle leçon

. Je passe la tête par la fenêtre et à peine le nez dehors manque de me faire cisailler par un paquet de jambon volant

! Il me crie "Attrape ! Ici c'est la tradition, les courses n'ont pas le droit de passer la porte !". Un peu effrayé, bloqué par ma "bonne conduite", mon éducation, ma
prison mentale, je lui rétorque "...mais... si je rate un truc ? Les yaourts ? Les oeufs

?" ! Tranquille, il me répond "ben ils s'écraseront par terre. C'est pas grave. La prochaine fois tu ne rateras pas ton coup". ... ... ... Je n'ai rien raté, et je me suis bien marré

!
Il y a eu pleins de leçon la dedans. Mais je crois pouvoir dire que ce jour là, j'ai appris la liberté

.
Merci Gilles,
(et merci David pour ton article

)
Flo