J'aurai pu tout aussi bien ouvrir ce fil dans "feu de camp", voire "Jungle ordinaire"....
Mais puisqu'il s'agit d'un surin....
Alors voilà. C'est une reprise.
Oui, il m'aura fallu du temps. Le temps d'avoir envie de recommencer, le temps d'y réfléchir, le temps de ne pas abandonner le projet, l'ouvrage en cours de route en me disant : " A quoi bon après tout... A quoi ça sert ? "
Et puis, "chemin faisant", j'y ai repris goût. ça n'est pas pareil qu'avant. L'atelier tient dans deux mêtres carrés à peine, fait de bric et de broc.. En transit.. En attendant un "demain" bientôt proche.
Il y a un peu de mélancolie dans ce couteau, voire un peu de peine, mais aussi un espoir, un regard autre, plus "affuté" à la fois sur la méthode, mais également sur ma vie.
C'est fou ce que l'on peut réfléchir en concevant un couteau. Il y a eu de longs, très longs silences, la recherche d'odeurs familères et tout doucement, il a pris forme. J'ai choisi pour lui des essences de bois qui me sont précieuses : Loupe de thuya ( don d'un ami très cher) bouleau artique ( offert par mes gosses). La "garde" est en cuivre, la lame a été forgée dans une lime et trempée à l'huile. Je n'ai pu m'empêcher de guillocher un peu. Montage sur soie.
Ce couteau n'est pas "estampillé". Je l'ai juste fait. Grace à lui j'ai retrouvé les gestes et l'envie... et une espèce de paix intérieure.
Je suis content de vous le montrer.