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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Apprentissage Autodidacte, les limites?  (Lu 10566 fois)

21 janvier 2012 à 04:27:17
Lu 10566 fois

VERDUG0


Pour stopper le HS, qui d'un fil sur l'EDC avait derive sur l'apprentissage ( plus interessant non? ) je cree un nouveau fil:




Vous avez deja vu un autodidacte qui savait vraiment bien se servir par exmple d'un Couteau, d'un Poncho ?

Par vraiment bien j'entends: securite, polyvalence, de plusieurs manieres, bref qui utilise le plein potentiel de son matos.

Perso j'apprends seul ( aucun proche oriente outdoor), je pioche ici ou la sur le net, bouquin ou autre, mais mon "savoir theorique" ne vient pas de reels echanges directs.
Pour vous ca compte dan les stages/club ?

 :)




Je vais te donner monopinion, qui n'engage que moi hein   :up:

Apprendre dans un bouquin, sur un site web etc. C'est deja une super demarche car tu te rends compte que tu a un manque et tu essaie donc par ces biais de les combler  :doubleup:

Par contre, je suis partisan du fait qu'une experience que je qualifierais de theorique est une base certes mais doit absolument etre verifiee en "live" ce qui te permet de voir que le fosse est parfois grand entre la theorie et la pratique.

Je vais prendre un exemple sur un sujet que je connais : la gestion d'une hemoragie, alors pas un saignement hein, je parle d'une hemoragie (arterielle ou veineuse...). Apprendre a poser un chut (coussin hemostatique) n'esten rien complique : la compresse, la mousse, la bande dans le bon sens, on serre (suffisament mais pas trop) on verifie que c'est bon : et voila !

Alors ca c'etait la theorie

La pratique :

Arrivee sur les lieux ou une personne a une hemoragie, encore consciente ! Du sang partout, choper le chut, l'appliquer... Alors la c'est tout de suite beaucoup moins fluide comme geste (ou est la plaie, quel a ete son mecanisme ? Je peux le mettre ? Oui ok... Alors ca ca a pris 1/10 de seconde)... Ne bougez pas, parlez, reconforter la personnes, lui expliquer ce que je fais... C'est pas trop serre, ca ne saigne plus ? put**n, y a du sang partout, sur moi, parterre etc... Et bien je peux te garantir que ca ca ne s'apprends qu'en le faisant, mes connaissances theoriques m'ont juste permis de me concentrer sur ce que j'ai a faire.

Donc pour moi, une bonne experience theorique est valable si deja elle colle a la realite notamment sur la montee de stress qu'il faut gerer, et sur de la pratique, pratique et pratique.

Maontenant, se renseigner, se cultiver, apprendre des choses c'est toujours une fabuleuse source d'enrichissement personnel.








Oui, moi ::)

Une seule solution, passer du temps dehors dans des conditions qui exigent d'apprendre VITE & BIEN. C'est à dire, ne pas appliquer en pratique une théorie apprise auparavant (ce qui fonctionne pour moi n'est pas adapté pour tous ceci étant).
Une nuit trempé de la tête aux pieds sur la baie de Dingle parce que le poncho-tarp n'était pas assez tendu et on apprend à y remédier.
Un passage -brutal- de 40° la journée à des 5, 10° la nuit dans le Sahara (près de Tan-Tan) et on apprend très vite quelle est la meilleure position pour garder sa chaleur dans une couverture de survie.
Etc, etc.

edit: n'y aurait il pas des balises hors sujet, par hasard?  :-[
(Plutôt que de virer dans le H.S, il vaut souvent mieux ne rien taper sur le pc et mettre ses doigts sous son c*l, je le sais; mais comme toute règle, celle ci a ses exceptions.)



Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

21 janvier 2012 à 04:40:45
Réponse #1

VERDUG0


Apprendre dans un bouquin, sur un site web etc. C'est deja une super demarche car tu te rends compte que tu a un manque et tu essaie donc par ces biais de les combler  :doubleup:

Par contre, je suis partisan du fait qu'une experience que je qualifierais de theorique est une base certes mais doit absolument etre verifiee en "live" ce qui te permet de voir que le fosse est parfois grand entre la theorie et la pratique.

Maontenant, se renseigner, se cultiver, apprendre des choses c'est toujours une fabuleuse source d'enrichissement personnel.


Completement d'accord.
Dans mon premier post, je disais que mon savoir "theorique" me provient de diverses sources: videos, livres, forums.
Et evidemment je me fais ma propre experience dans la nature.
Le seul vrai apprentissage que j'ai eu, c'etait avec de a Famille Saharienne. Allummer un feu sous une pluie battante? M'en ont jamais parle.


Oui, moi ::)

Une seule solution, passer du temps dehors dans des conditions qui exigent d'apprendre VITE & BIEN. C'est à dire, ne pas appliquer en pratique une théorie apprise auparavant (ce qui fonctionne pour moi n'est pas adapté pour tous ceci étant).
Une nuit trempé de la tête aux pieds sur la baie de Dingle parce que le poncho-tarp n'était pas assez tendu et on apprend à y remédier.
Oui mais, ma question etait a destination des "profs" du CEETS.
Evidemment qu'on apprends sur le terrain.
Mais justement, je leur demande a eux si ils ont deja vu un mec debarquer a un stage, qui avait appris tout seul, et qui n'avait rien a apprendre sur le tarp, couteau, ou briquet.

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

21 janvier 2012 à 07:02:37
Réponse #2

Karto


Salut Verdugo.

La réponse est super simple : oui, on peut tout apprendre tout seul, mais c'est juste plus facile avec un coup de main, et on fera moins de conneries en chemin, subira moins de souffrances :)

21 janvier 2012 à 09:22:16
Réponse #3

Nävis


D'une certaine façon, quelque soit l'apprentissage, on fini toujours par être un peu tout(e) seul(e) face à soi.
Qu'on ait pris un bouquin pour se dire "ça je n'y avais pas pensé", qu'on suive un mauvais exemple "je veux retenir que je ne dois pas faire comme cela" ou un excellent "super facile une fois bien démontré", il faut passer par la phase je-suis-tout-seul-et-je-me-dépatouille-avec-ce-qui-reste-dans-mon-cerveau. C'est là que son propre esprit de débrouille se révèle.

Et il me semble qu'une fois l'esprit bien débrouille et bien exercé, la moindre démo ou explication d'autrui va relier bien plus de futures possibilités que prévu.

Mais il faut également découvrir ses propres joies et motivations, ses propres limites d'inconfort voir de danger. Pour ça, c'est la vraie vie qui compte; pas seulement les cours. Quand je trouve une solution à l'un de mes problèmes pratiques dans un bouquin, en général j'étais proche de la solution, mais il me manquait la petite étincelle finale. J'aurais lu l'info avant d'en avoir besoin, je crois que j'aurais beaucoup oublié. C'est pour cela que certains livres sont précieux. Avec de l'expérience, ils sont de plus en plus complets...


21 janvier 2012 à 09:52:43
Réponse #4

VieuxMora


Dans la plupart des apprentissages concernant des savoir-faire (comment faire, avec quoi, avec les bons gestes, les astuces et tours de main) comme on en trouve dans les métiers artisanaux, la formation s'effectue depuis un temps immémorial par compagnonnage: un ancien qui montre à l'apprenti.
Des exemples: la cuisine, les métiers du bâtiment, la marine, la réparation automobile, le pilotage d'avion, le macramé etc....

Les pédagogies de transfert des savoir-faire ont été étudiées et améliorées dans la première moitié du 20éme siècle à différentes occasions: les révolutions industrielles, les guerres, hélas, grands moments de progrès et d'adaptation rapides de grandes quantités de personnes.
Les méthodes mises en oeuvres reposent sur des constantes:  (Ici détaillées en rondelles de salami, dans la vraie vie tout en souplesse et souvent improvisée quand la situation se présente.)

0 le formateur a préparé un déroulement logique avec des étapes successives (en général résumé sur une fiche)
1 Information sur l'objectif de la formation (à l'issue de cette séance, vous serez capable de...)
2 Les conditions de réussites: environnement, matériel, ingrédients
3 Une démonstration commentée: ce que je fais, pourquoi je le fais, à une vitesse permettant de le suivre, en insistant sur les points clés.
4 Réponses brèves aux questions, mais le plus vite possible, on passe à la phase suivante:
5 Restitution par l'apprenti qui fait (et quand le sujet le permet) répète le pourquoi et le comment des actions
5 bis Rectifications brèves et immédiates des erreurs (ne pas ancrer un mauvais geste),
6 A l'obtention du résultat: comparaison avec le résultat du formateur. Une formation bien menée doit permettre d'obtenir un bon résultat.
7 Un entraînement, mûrissement, par mise oeuvre rapide et répétition supervisée accompagnée des feed-backs de renforcement positifs

Il exitse de nombreuses variantes, notamment selon que ce transfert de savoir-faire se fait d'une personne à une autre ou bien à un groupe (on parlera alors d'instruction)
Ce qui apparaît, c'est l'importance des interactions dans cet l'apprentissage, basé sur une pédagogie de la réussite
On pourrait critiquer le fait que les erreurs étant peu fréquentes elles ne seront pas identifiées ni expérimentées...Parfois c'est mieux quand le Facteur risque est grand. (La simulation peut s'en affranchir en partie)

Alors que l'apprentissage auto didacte procède lui essentiellement par essais erreurs néo-darwiniens.

Mes deux ceets... (Parce que j'ai observé en tant que participant que les modules Ceets utilisaient ce genre de déroulement, et que les stagiaires progressaient plutôt pas mal  ;D)

« Modifié: 21 janvier 2012 à 10:17:15 par VieuxMora »

21 janvier 2012 à 09:54:06
Réponse #5

Galileo


Tu peux en lisant des livres sur le sujet ou en parcourant les forums spécialises apprendre des techniques , sélectionner ton matériel de base et ensuite aller pratiquer seul dans ton jardin ou dans le wild (y en a qui font ça, certains ne reviennent jamais de leur trip) et pis tu peux aussi aller prendre un cours/stage(c est ce que j ai fait ici a Edmonton au BWI, cours de survie ete et ensuite hiver) et te prendre une grosse baffe dans la gueule (façon de parler, mes instructeurs sont super cool) car tu découvre que oui les techniques que tu as appris de ton cote fonctionnent mais qu il en existe d autres plus simple, plus rapide a mettre en œuvre, avec moins de matos ou du matos que tu possède mais dont tu ignore l utilité en situation de survie (e.g. utiliser la colle du kit de réparation de ma tente comme allume feu, ca marche du tonnerre).

Certes, tu apprendras pas tout d'un coup comme par magie (et comme nous disais notre instructeur, c est pas en qlqes jours que vous apprendrez tout) mais tu boostera tes connaissances théoriques et pratiques.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

21 janvier 2012 à 10:38:01
Réponse #6

aurochs


Bonjour,

Comme tout français, nous sommes esclaves de notre cartésianisme... le livre d'abord, la pratique ensuite.

Si vous vous imprégnez de la démarche scientifique, c'est d'abord l'expérimentation suivie de la conceptualisation de ladite expérimentation. Cependant, il y a bien quelques bases à connaître préalablement. Pasteur ne disait-il pas : " le hasard ne favorise que les esprits préparés" !

 Aurochs

21 janvier 2012 à 13:18:32
Réponse #7

Bison


Bonjour,

Le sujet  a une tendance naturelle à s'étendre aux méthodes générales générales d'apprentissage, à vouloir les comparer et à imaginer trouver les plus efficaces ...

Pour moi, il n'y a pas de méthode d'enseignement universelle.
On a de belles pédagogies décrites dans les livres.
J'en ai bouffé ...Je les ai même enseignées, à des candidats qui devaient passer des examens.

Mais, sur le terrain, il y a une grosse variable :  l'apprenant!
C'est une "immense" variable!
____________________


Pour revenir à l'apprentissage en auto-didacte, voici juste quelques réflexions personnelles.

1. Il y a toujours une part d'apprentissage personnel, de découverte "sur le terrain".

Sinon, un ingénieur serait "the king" dès sa sortie d'école.
Et il retomberait vite sur terre quand un ouvrier lui ferait la démonstration de la manière correcte et éprouvée de réaliser telle ou telle tâche ...

2. Personellement, je suis en très grande partie auto-didacte - en apparence.

En apparence, parce que dans la réalité, ce n'est pas tout seul que j'ai "appris à apprendre".
Il y a tout un contexte d'éducation générale, et - il ne faut pas l'oublier, des prédispositions individuelles.

Je me suis "exercé" tout seul pour commencer à voler aux instruments.
D'une manière ahurissante ...
De la plus mauvaise manière qui soit ...
D'une manière totalement illégale.
Je n'avais d'ailleurs pas d'autre choix, et j'ai saisi la première opportunité.

Mais non sans "réflexion" préalable, non sans avoir déterminé quelles étaient mes moyens de m'en sortir en cas de "perte de contrôle". Et pour cela, il y avait une connaissance théorique trouvée dans une revue, tout à fait fiable.
Et quelques discussions aussi au bar de l'aéro-club ...

Grâce à tout un "back-ground" j'étais en mesure d'apprécier la validité de cette information.
Par une autre partie de mon "back-ground", il allait de soi que j'utiliserais à bon escient mes "portes de sortie", sans panique ni hésitation.

Bref, ce fut épique (et non, je n'ai pas du sauter en parachute ...).
Pour Vieux Mora :  c'était en planeur, en été, à une altitude confortable, hors traffic, avec un simple indicateur de virage ... mais en vrai nuage!
J'ai bien du accumuler une vingtaine de minutes de pratique, au fils de plusieurs "essais". Soit moins de 1% de ce qu'il faut pour être qualifié dans les règles.

Je ne recommanderais pas cette voie à n'importe qui, mais c'est celle que j'ai prise.

Quelque temps plus tard, cet apprentissage en dehors des clous m'a sauvé la vie (et celle de mon passager).
Trois cecondes de connerie (avec des excuses) et 3 secondes de génie ... histoire de faire mentir la signature de Karto!

3. Les apprentissages en autodidacte, les découvertes personnelles sont des expérience extrêment enrichissantes.

De l'histoire ahurissante de ces premières minutes de pilotage sans visibilité, d'avoir vu moi-même à quel point des connaissances vraiment minimales pouvaient "sauver des vies", ou au moins donner une chance, j'en ai fait, à un moment de ma carrière, un business!
Longtemps avant que cet entraînement ne devienne partie officielle du cursus de pilote privé.

Ai-je sauvé des vies? On ne le saura jamais.
Mais, un confrère instructeur qui restait dans les clous du programme officiel de l'époque a perdu l'occasion d'en sauver deux :  un de ses élèves s'est tué lors du tout premier vol qu'il a effectué (avec une passagère), le jour même où il recevait sa licence.  :(

4. L'apprentissage en auto-didacte peut produire de bien méchantes habitudes  ... bien dangereuses quand il s'agit de mauvais gestes ...

Vu une fois un jeune garçon qui volait bien sur "Flight Sim".
Mais il s'est crashé sur mon système à moi ... parce que chez moi, un bouton (de trim) fonctionnait comme dans la réalité, tandis que le gamin avait configuré le sien à l'envers ... et il avait "volé" ainsi pendant une centaine d'heures.

5. Une longue pratique de l'instruction m'a appris que la théorie peut s'apprendre plus tard.
Qu'il vaut mieux "éduquer" en priorité les gestes, les perceptions physiques, les réflexes non instinctifs.
Pratiquer sur le terrain, acquérir le bon savoir faire, avant de s'encombrer le cerveau avec la théorie.
Développer l'intelligence du concret, avant celle de l'abstrait.

C'est plus cher, moins "facile", mais tellement plus durable!

6. Le savoir peut s'acquérir, et surtout se "compléter" par de multiples voies. Il y a tout intérêt à "confronter" les enseignements reçus.

L'auto-didacte devrait confronter ses "certitudes" avec celles de différents enseignements. Et surtout les compléter.
Il y a deux ans, j'ai encore appris deux ou trois choses, lors d'un stage de survie "premier degré"... Des détails, peut-être, mais qui ont leur importance.

Faut pas hésiter à changer de lecture, à changer d'instructeur, à aller lire un autre forum ...
À "pratiquer" avec d'autres personnes, et à en prendre de la graine, quelques fois!
Après, le tri sera bien instructif!

7. On ne peut pas ignorer/négliger l'expérience "collective".

Un individu isolé ne peut accumuler qu'une toute petite partie de l'expérience collective.
Dans bien des domaines, il existe des "institutions" qui facilitent la mise en commun et la communication de ce trésor.
Les revues professionnelles existent depuis longtemps et oeuvrent dans ce sens.
Les forums sérieux jouent ce rôle également, avec plus d'interractivité, mais aussi avec beaucoup plus de "bruit" ...

Voilà mes sept cents ...
« Modifié: 22 janvier 2012 à 14:28:22 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

22 janvier 2012 à 11:10:57
Réponse #8

Patrick


On peu apprendre beaucoup de choses seul, mais souvent moins bien, de façon moins efficace et moins sécure. Très souvent on ne le souçonne même pas. Quand je suis partit en stage avec David la première fois, je ne compte plus les choses que j'étais persuadé savoir faire et que j'aien fait découvert de la façon optimale.

Dans un autre fil on parle de survie et d'efficience en mode dégradé, on est en plein dedans.

22 janvier 2012 à 22:51:35
Réponse #9

DavidManise


(Parce que j'ai observé en tant que participant que les modules Ceets utilisaient ce genre de déroulement, et que les stagiaires progressaient plutôt pas mal  ;D)

Merci :-[

On se casse le cul pour ça.  On a toujours la pression, envie qu'ils y arrivent encore mieux, etc.  Ca fait du bien de lire ça.  Merci.

Merci Pat, aussi.  :love:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

22 janvier 2012 à 23:32:47
Réponse #10

modl


Pour l'apprentissage autodidacte, mon expérience est celle du tir à l'arc : tout seul, tu lis ton bouquin, et tu essais.
Mais personne ne te dit si ton geste est mauvais ou pas... Et comme la flèche part quand même... Ensuite, tu rencontres des gars qui s'y connaissent, et qui te montrent le bon geste, celui qui a été mis au point depuis quelques millénaires, et transmis.

Du coup, le bouqin/le net, ça peut dégrossir, mais pas remplacer celui qui connaît le bon geste/mouvement...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

23 janvier 2012 à 00:07:40
Réponse #11

StormX


Les méthodes mises en oeuvres reposent sur des constantes:  (Ici détaillées en rondelles de salami, dans la vraie vie tout en souplesse et souvent improvisée quand la situation se présente.)

0 le formateur a préparé un déroulement logique avec des étapes successives (en général résumé sur une fiche)
1 Information sur l'objectif de la formation (à l'issue de cette séance, vous serez capable de...)
2 Les conditions de réussites: environnement, matériel, ingrédients
3 Une démonstration commentée: ce que je fais, pourquoi je le fais, à une vitesse permettant de le suivre, en insistant sur les points clés.
4 Réponses brèves aux questions, mais le plus vite possible, on passe à la phase suivante:
5 Restitution par l'apprenti qui fait (et quand le sujet le permet) répète le pourquoi et le comment des actions
5 bis Rectifications brèves et immédiates des erreurs (ne pas ancrer un mauvais geste),
6 A l'obtention du résultat: comparaison avec le résultat du formateur. Une formation bien menée doit permettre d'obtenir un bon résultat.
7 Un entraînement, mûrissement, par mise oeuvre rapide et répétition supervisée accompagnée des feed-backs de renforcement positifs

Il exitse de nombreuses variantes, notamment selon que ce transfert de savoir-faire se fait d'une personne à une autre ou bien à un groupe (on parlera alors d'instruction)
Ce qui apparaît, c'est l'importance des interactions dans cet l'apprentissage, basé sur une pédagogie de la réussite
On pourrait critiquer le fait que les erreurs étant peu fréquentes elles ne seront pas identifiées ni expérimentées...Parfois c'est mieux quand le Facteur risque est grand. (La simulation peut s'en affranchir en partie)

Alors que l'apprentissage auto didacte procède lui essentiellement par essais erreurs néo-darwiniens.

Mes deux ceets... (Parce que j'ai observé en tant que participant que les modules Ceets utilisaient ce genre de déroulement, et que les stagiaires progressaient plutôt pas mal  ;D)

C'est exactement la méthode (étapes par étapes) utilisée pour former les nouveaux pompiers volontaires (je ne sais pas pour les pros).
De ma récente expérience, j'avais beau avoir lu, lu et relu les manuels, ce n'est que lors de la première semaine d'instruction que l'on apprend réellement et que les gestes réflexes s'inscrivent durablement dans l'esprit. Cette efficacité, on la doit à la force de l'exemple, aux exercices commentés et aux mises en situations réalistes et donc stressantes, surtout en début de formation (effet chimpanzé = gestes réflexes).

Quand je vois la masse d'information ingurgitée (c'est vraiment le terme à utiliser, j'en reviens toujours pas) en un temps aussi court, on ne peut être qu'admiratif face à la méthode d'enseignement.

La démonstration fait donc gagner un temps considérable dans la transmission d'un savoir.
La mise en pratique simulé et/ou commentées permet d'acquérir quelques gestes réflexes (j'ai pas dit tous) et une certaine adaptabilité.
L'expérience du terrain est la seule à former complètement au fil des années. Mais, dans le cas des pompiers ou du notre - la survie au sens large - sauter la précédente étape peut vous coûter cher .

Pour moi, c'est ça la grosse limite de l'apprentissage auto-didacte : la transmission de contenu pratique. Bien sur, s'il sagit d'un contenu purement théorique et sans répercussion pratique immédiate (genre de l'astrophysique ;D), on ne rencontre plus cette problématique.  :closedeyes:
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

23 janvier 2012 à 00:21:58
Réponse #12

Mishkin


Bonsoir,
Comme Modl ,j'ai débuté le tir à l'arc dans mon coin puis je suis passé par un club auprés d'anciens qui m'ont appris des tas de choses .Aujourd'hui je continue d'apprendre et pratiquer à ma manière mais avec leurs bases.
La pelle mécanique ,j'ai d'abord observé ,puis volé les clefs pour m'entrainer seul ,aujourd'hui on me confie de gros chantiers de VRD mais je ne manque jamais d'observer les techniques des vrais conducteurs .
Le seul truc où je suis autodidacte total et que je ne dois qu'à moi seul c'est la gestion d'un réseau d'assainissement sous vide ,ça m'a pris des semaines de réflexion , de tatonnements ,d'essais/erreurs qui m'ont couté beaucoup de temps de travail non rémunéré ,les anciens en place ne voulant me lacher aucune info .Aujourd'hui je suis seul maitre à bord ,les anciens se sont inclinés ,je forme des collègues ,mais je continue à me documenter ,faire des expériences ,chercher des explications ou de nouvelles manières de travailler.
Bref ce qu'il ne faut pas ,amha ,c'est croire qu'un jour on peut arreter d'apprendre ,que tout est acquis et s'engager la fleur au fusil vers la tempète.

23 janvier 2012 à 07:23:20
Réponse #13

DominicLC


Salut,
Je pense que l'autodidaxie au sens strict est très difficile à concevoir:
Isaac Newton avec P=mg ou Einstein avec e=mc² ont pour moi incarné l’autodidaxie: personne ne connaissait la réponse à leur problématique, et ils ont trouvé par eux-même des solutions, sans quiconque de compétent dans le domaine, puisque ils furent alors sans doute les plus compétents.

Lire dans un bouquin ou sur le net pour appliquer seul n'est, je pense, pas de l'autodidaxie, puisque ce n'est pas seul que l'on a élaboré notre idée.
J'applique aussi beaucoup de choses que je lis sur des médias divers, ce n'est pas pour autant que je me considère autodidacte même si je les pratique seul. En revanche appliquer une idée que l'on a eu par un biais extérieur et l'améliorer, la transformer, peut s'y assimiler.

Pour conclure, il n'y a pour moi autodidaxie que quand il y a un nouvel apprentissage de notre part d'un savoir qui nous était alors inconnu, en pratiquant premièrement puis en en tirant des conclusions.

24 janvier 2012 à 12:21:28
Réponse #14

Chris-C


Citer
Vous avez deja vu un autodidacte qui savait vraiment bien se servir par exmple d'un Couteau, d'un Poncho ?

Par vraiment bien j'entends: securite, polyvalence, de plusieurs manieres, bref qui utilise le plein potentiel de son matos.

Perso j'apprends seul ( aucun proche oriente outdoor), je pioche ici ou la sur le net, bouquin ou autre, mais mon "savoir theorique" ne vient pas de reels echanges directs.
Pour vous ca compte dan les stages/club ?

C'est une question un peu difficile parceque il faut bien définir ce qu'est un autodidacte dans ta tête.
-Quelqu'un qui apprend seul par la pratique sans jamais avoir payer une formation?
-Quelqu'un qui apprend seul par la pratique sans jamais avoir croisé un humain qui lui montre ou chez qui tu observes?

En faite nos savoir faire sont bien souvent le résultat de tellement de chose que de te répondre si j'ai déjà croisé un pur autodidacte je sais pas et puis je demande pas forcément "ou as tu appris ça et comment"

Toi tu apprends seul tu as donc déjà un bagage. Tu fais un stage ou croise quelqu'un qui va te montrer une technique et bing comme tu as déjà du temps de réflexion et de pratique, tu vas prendre et comprendre direct ce qu'il te faut. Et ça va te permettre de valider ta pratique et quantifié tes acquis. Quand on fait tout toujours seul c'est difficile d'avoir du recul pour savoir où on en est.

Quand tu apprends via un stage quelque chose de complètement nouveau pour toi, il faut un temps d'assimilation, de pratique jusqu'à ce que ça débloque un truc dans ta tête qui fait que tu comprend ce que tu fais et pourquoi. Et là souvent c'est le moment ou tu piges la pédagogie de celui qui t'a appris quelque chose.

Certain d'entre nous font des choses (passer son temps de loisir dans les bois par exemple) depuis tellement longtemps qu'il ne sont pas capable de te dire précisément quand ils ont appris à faire ceci ou cela. Parceque il n'est pas obliger d'intellectualiser sa pratique pour que ça marche. Par contre si d'un coup tu veux transmettre ce bagage, il faut passer par cette phase de recul/reflexion/intellectualisation pour faire naître une pédagogie.

Quand j'ai découvert le forum et le Ceets, j'avais déjà une aisance sur le terrain, j'avais déjà survécu à toute mes sorties sur le terrain  :D , je savais faire mon sac pour avoir se qu'il fallait, je savais m'habiller pour pas crever, mais j'avais jamais réfléchi au pourquoi du comment de la déshydratation, de la régulation thermique, du choix des textile, ni comment faire pour me passer de cette équipement si je perdais mes affaires. Idem pour le feu, j'ai allumer des centaines de feu avant de débarqué ici, mais quand au Ceets on m'a montré pour la 1er fois le principe d'allumage du feu ça à fait bing dans ma tête direct.
Aujourd'hui quand j'allume un feu j'utilise pas forcément cette méthode, mais par contre si il FAUT que j'allume un feu je suis bien content d'avoir un process bien rodé.


Donc pour résumer, qu'une personne soit autodidacte chevronné ou novice ou pro sur un sujet le principale pour l'instructeur c'est que cette personne est le désir d'apprendre. Si cette personne vient avec le sentiment qu'elle sait déjà, tu peux rien faire sauf à attendre qu'elle se plante et comme c'est pas le but....

a+



24 janvier 2012 à 12:50:33
Réponse #15

Anke


Apprendre...
Bon... L'Ours, il pèse deux fois plus que moi. L'est vachement plus musclé ( et plus jeune aussi, ce chien !). Il me montre la méthode qui va bien pour faire n'importe quel truc, mais avec ces contingences à lui ( 95 kg de muscles, un savoir-faire d'instructeur et patati et patata). Moi taillé comme un criquet anémique si je veux faire pareil que lui, c'est sûr, je me foule ou me pête un poignet ( tu parels 65 kg tout mouillé !) n'empêche ! Il me montre le truc, alors moi, petit rusé ( comme un fennec !) je vais m'approprier son savoir ( je vais me gèner tiens !) et puis me le digèrer et me le re-chier à ma sauce, avec mes contingences à moi. J'essaye le bidule et je lui montre le process. Il valide ou pas, Si il valide pas, je cherche l'erreur... et je refais... et ainsi de suite...
L'autodidacte, en fait c'est un gros "pompeur"... ça prend du temps, faut qu'il comprenne, avec son "gingin" à lui... Mais quel pied !
L'autodidacte, c'est la preuve humaine qu'il n'y a pas de savoir universel. ça a un prix...
L'autodidacte, il trouve des "feintes".
C'est juste un "franc-tireur".

24 janvier 2012 à 14:50:40
Réponse #16

Chris-C


Citer
L'autodidacte, en fait c'est un gros "pompeur"... ça prend du temps, faut qu'il comprenne, avec son "gingin" à lui... Mais quel pied !

ouaih, une éponge, avec un gros sens de l'observation, un esprit d'analyse et critique hein, faudrait pas pomper de la m*rde...

Citer
Il me montre la méthode qui va bien pour faire n'importe quel truc, mais avec ces contingences à lui

Tu parles de la technique pour abattre les arbres avec le front? t'as reussi à adapter  :lol:

24 janvier 2012 à 17:13:42
Réponse #17

Anke


Citer
Tu parles de la technique pour abattre les arbres avec le front? t'as reussi à adapter

Absolument... j'attends que l'arbre tombe.... ça fait vachement moins mal à la tête...

Mais pour l'observation, l'analyse et la critique, tu as complètement raison.
Enfin, je veux dire que j'adhère à ça.
Je crois que l'essentiel dans l'autodidacxie ( euh, chui pas sûr que ce soit bien français ça !), ce n'est pas tant le sujet auquel on s'attaque, mais (je crois hein !) la manière, la méthode que l'on choisit pour s'y atteler. Cela passe aussi, bien évidemment par une estimation de sa capacité à apprendre, une estimation des limites de sa propre intelligence.
Par ex : Pour moi, il est inutile de me prendre de front un pb de physique quantique (  des quantiques... alléluia, hosanna et toutes ces sortes de choses..... Oui, c'es très bête, je sais), parce que je suis bien incapable de comprendre le moindre BABA de ce genre de truc. Du coup je vais perdre mon temps...
En fait, l'autodidacte, je crois que de prime abord, c'est un gars ( ou une fille) qui a d'abord du sens pratique, qui se donne un but raisonnable à atteindre ( enfin, qu'il estime pouvoir atteindre) et qui se choisit un chemin ( qu'il soit long ou pas on s'en fout, on ne pense pas en terme de rentabilité sur ce coup là) qui à la fois lui convient et SURTOUT qui lui fait PLAISIR.
Je crois que autodidacte et plaisir sont des termes un petit peu indissociables.
J'affirme rien hein...

24 janvier 2012 à 18:02:22
Réponse #18

Claude Ponthieu


Bonsoir,

Par définition, un autodidacte est un individu qui s’instruit par lui-même et par son expérience, et donc sans une quelconque intervention extérieure.
Ainsi, dès qu'on lit une info, celui qui a écrit cette info devient notre enseignant, et ce quel que soit l’auteur.
Dans ces conditions, il va être difficile de trouver un autodidacte.  :lol:

Alors, qu’est-ce qui se cache derrière l’aspiration à être autodidacte ?
Par généralisation, nous pouvons dire qu’il existe deux types d’individus : ceux pour qui le groupe est un moteur à l’apprentissage, et ceux pour qui le groupe serait un frein.
Ceux du deuxième groupe ont un besoin inconscient de (se) prouver qu'ils sont uniques et ont des capacités supérieures : ce sont eux qui se disent « autodidactes ».

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Petite histoire riche d'enseignements
Un jour, le Bouddha était au bord du Gange. Un grand yogi vint le voir pour lui montrer ses progrès :
« Après vingt ans d’efforts, je suis parvenu à léviter et à traverser le Gange ».
L’Éveillé lui répondit simplement : « Pour quelques roupies, le batelier t’emmène sur l’autre rive ».
  
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

22 février 2012 à 21:28:26
Réponse #19

_Dadou


Ici quelque exemple de ceux que l'histoire a retenu...


leonard de vinci                                                       précurseur . autodidacte

alexandre le grand                                                  (précurseur) .autodidacte

Marco polo                                                               précurseur   autodidacte

lawrance d'arabie                                                     précurseur    autodidacte    (ca lui a quand même valu quelque problèmes notamment... heu bon c est pas important)

foxburry (le saut en hauteur a l'envers)                      précurseur.   autodidacte

le corbusier                                                                    "                     "        j aime pas ce qu'il a fait mais  c perso..

etc...

Des inventeurs ,des scientifique,aventuriers  etc... qui avait une vision , action autodidacte. ayant une intelligence ils ne se sont pas privés des connaissances d'autrui pour se faire une base même si ils s'en sont beaucoup éloigné.


d'un autre coté 15000000 de personnes qui ont eu des problèmes plus ou moins conséquants car ils ont refusé l'instuction de ceux qui savaient.

reflexion: avoir une "connaissance"commune a beaucoup de gens ca aide beaucoup aux relations sociales.

une pensée un savoir faire  "autodidacte" susciteras beaucoup de jalousie , de méchanceté et d'opposition en (attendant que vous ayez publié un livre et que vous soyez pris comme référence.)

Gnarf   Dadou













« Modifié: 22 février 2012 à 21:46:58 par _Dadou »
Le facteur causant le plus grand risque de mortalité c'est la natalité.

22 février 2012 à 21:47:32
Réponse #20

Pouçot


Bah euh nan Dadou.
Tu repasseras pour les exemples, parce que De Vinci avait comme maître Andrea del Verrocchio et Le Corbusier a fait l'école d'art de La Chaux-de-Fonds (après vérification pour le nom de l'école bien sûr!)
Bon, pour Alexandre le Grand, j'te pardonne, il n'a jamais été l’élève que d'Aristote hein ...  ;#

Du coup, tu devrais vérifier pour les autres grands que tu cites.
 :up:

22 février 2012 à 21:51:01
Réponse #21

_Dadou


Bah euh nan Dadou.
Tu repasseras pour les exemples, parce que De Vinci avait comme maître Andrea del Verrocchio et Le Corbusier a fait l'école d'art de La Chaux-de-Fonds (après vérification pour le nom de l'école bien sûr!)
Bon, pour Alexandre le Grand, j'te pardonne, il n'a jamais été l’élève que d'Aristote hein ...  ;#

Du coup, tu devrais vérifier pour les autres grands que tu cites.
 :up:



foxburry a bien eu un entraineur qui lui a appris a sauter mais c'est pas son entraineur qui lui a suggéré de sauter le ventre en l'air,

ca n' est pas l'ecole de la chaux de fonds qui a inventé le cubisme.

pensée, action autodidacte,

personne ne les a instuits a faire ce qu ils ont fait.

j ai aussi dit qu`il ne s'etait pas privés des connaissances d'autrui pour se faire une base.


selon l'un des message et une vision très puriste heinstein serait le modèle de l autodidaxie.  ok

bon, heinstein a bien du apprendre a parler,manger, se laver ,lire, écrire,et .. calculer, et surement beaucoup plus.

ceux qui lui ont appris ces chose n'ont pas été retenu par l'histoire,

son"autodidaxie" etait elle dépendante oui ou non de la base qu'il a appris.  je pense que oui, si on pousse donc le résonnement et que la connaissance autodidacte ne peut
 être reconnue en tant que telle uniquement dans le cas ou elle n'as pas été soutenue par des connaissances apprises d'autrui dans ce cas elle n'est qu'une utopie.





Dadou
« Modifié: 22 février 2012 à 22:35:13 par _Dadou »
Le facteur causant le plus grand risque de mortalité c'est la natalité.

22 février 2012 à 23:06:48
Réponse #22

_Dadou


heu... c'est vrai que je me suis un peu éloigné du titre " apprentissage autodidacte"

d apprentissage a autodidaxie a  utopie.


C est pas ma faute mais j étais pas tout seul.


Dadou
Le facteur causant le plus grand risque de mortalité c'est la natalité.

23 février 2012 à 09:37:54
Réponse #23

Ulf


Bon, je randonne, je bivouaque seul sans jamais avoir rien appris chez personne en dehors de livres, de vidéos... et de forums (est ce encore de l'autodidactie ?).
Et je pense ne pas être le seul dans cette situation.

*Exception faite du secourisme, j'ai passé le PSC1.
---------------------------------------------

Apprendre seul, c'est beaucoup de travail et nécessite de la rigueur, de l'implication.

Tout d'abord, j'établis un plan de compétences à acquérir. En l’occurrence: ethnobotanique, orientation/navigation, noeuds, artisanat, pistage, chasse etc.

La partie la plus chiante est de trouver de "bons" livres ou de bonnes sources, surtout dans le sujet du bushcraft/survie. Bon sang, c'est hallucinant la quantité de merdes que l'on vend.

Je lis beaucoup, assis à un bureau, de manière sérieuse et studieuse tout en prenant des notes. "Qui écrit lit deux fois".

Une fois la théorie assimilée, je réfléchis à des exercices concrets (et ludiques!), des drills... Puis je les met en pratique.

Lorsque je tombe sur un os, je googlise le problème. Si vraiment je ne trouve rien (rare) je vous pose la question.  ;#

-----------------------------------------

Pourquoi je m'entraine ? Parceque c'est la guerre mon colonel. Parce-que je souhaite partir en voyage dans des régions sauvages de plus en plus éloignées de la France et de plus en plus sauvages. Mais oui, à un moment donné, le stage de survie sera incontournable.
« Modifié: 23 février 2012 à 09:44:38 par Ulf »

23 février 2012 à 13:04:05
Réponse #24

Claude Ponthieu


Bon, je randonne, je bivouaque seul sans jamais avoir rien appris chez personne en dehors de livres, de vidéos... et de forums (est ce encore de l'autodidactie ?).

Tout dépend de qu’est-ce qu’on entend par autodidaxie. ;)

Lire le cas d’enfants sauvages et ce que ça a donné comme résultat.
Pourtant tous ont été au départ en contact avec des humains, certains ont appris des animaux.


Apprendre seul

Expérimenter seul  ;)


Pourquoi je m'entraine ?…
Parce-que je souhaite partir en voyage dans des régions sauvages de plus en plus éloignées de la France et de plus en plus sauvages.

À moins que ce soit la France qui pose un problème, elle a plus de régions sauvages que nous imaginons.
Ailleurs, les coins sauvages se font de plus en plus rares.  :(
« Modifié: 23 février 2012 à 15:45:59 par Claude Ponthieu »
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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