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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: J'arrive de l'hosto...  (Lu 13456 fois)

28 janvier 2014 à 10:12:05
Réponse #25

musher


Bonjour,

Surtout bien faire la rééducation car avec les tendons et les articulations , l'immobilisation se traduit par une réduction des mouvements.
C'est comme ça que sur une fracture du tibia au niveau de la cheville et un platre aux urgences, j'ai failli me retrouver avec une arthrodèse complète de la cheville (et mérité pour de vrai mon surnom de gamin de jambe de bois  ;D )

Heureusement, mon kiné m' envoyé à Garches et après des séances de kiné costaud, des séances d'électricité, je peux marcher plus de 500 m (12 km ce WE avec des chaussures montantes style bottes de saut)

En plus avec la limitation des mouvements, le corps compense sur le reste (genou, dos, hanche) et c'est la boucle. Après une arthrodèse de la cheville, on a droit à celle du genou puis la protèse de la hanche et des problème de dos.


28 janvier 2014 à 20:54:09
Réponse #26

psion


Citer
je n'ai aucune séquelle à part la station météo qu'ils m'ont greffé
:doubleup:

j'ai la même dans le genoux droit, je prévois les chutes de neige et le brouillard à coup sûr, si je me flingue le gauche je demanderai un GPS et un altimètre pour celui là  :lol:

28 janvier 2014 à 21:59:31
Réponse #27

Tekkel


Le 29 Avril 2012, 21h: L'art de se crouter comme une andouille.
Chute de ma hauteur en talons plats dans une descente de parking. Oops j'ai glissé...
Fracture ouverte du pilon tibial...(= au dessus de la cheville c'est un puzzle )
Opération. Fixateur externe. 6 mois d'hospitalisation. Kiné et Balnéo.

Bilan à N+1,8
J'ai toujours des séances de kiné.
Je prévois aussi la météo. Très pratique en Bretagne.
J'ai perdu en muscle sur cette jambe et angle de flexion sur cette cheville.
J'ai des raideurs musculaires ( AKA le syndrome de la botte de ski AKA la démarche de troll au lever ).
Mais, vu le diagnostic de départ, je m'en sors bien. Pas de canne.
Je peux marcher un km en milieu urbain sans broncher ( et avec de bonnes Docs )
Par contre : En terrain accidenté c'est galère, je n'ai pas( encore ) récupéré assez de tonus musculaire pour compenser mon aplomb affaibli.
Au quotidien, la difficulté principale reste la descente d'escalier.

Points Bonus :
- Cette fameuse soirée a été franchement épique et nous a laissé des histoires à raconter.
- J'ai vu mon tibia. C'est pas donné à tout le monde ça !
- Ma radio est sur un "Mur de la gloire" dans une salle de pause d'un certain hôpital. C'est la classe !
- J'ai la reconnaissance éternelle de l'interne de garde qui m'a co-opérée ce soir là. C'était sa dernière nuit d'internat, la dernière. Quand je suis arrivée il en pleurait presque de joie ^^...Un fixateur externe ultra-moderne comme cadeau de fin d'études c'est plutôt sympa. ^^
- J'ai appris sur la dégradation, vieillesse et la mort. Ça donne une idée sur plus tard...
- Pour moi, ce qui marche, ce n'est pas la volonté mais la motivation. Même la plus futile.





29 janvier 2014 à 13:29:29
Réponse #28

musher


- J'ai appris sur la dégradation, vieillesse et la mort. Ça donne une idée sur plus tard...
Ca aide à se projeter sur plus tard et à anticiper. Quand on fait des travaux dans la maison, on imagine qu'un jour on sera moins valide, on s'intéresse à des activités, passions qu'on pourra faire quand on sera moins souple.

J'ai connu aux Invalides deux handicapés qui étaient toujours ensemble (blessés en même temps). L'un avait son père handicapé et a toujours vécu en sachant qu'un jour on peut être handicapé et en réflechissant à ce qu'il pourrait faire si cela lui arrivait. Résultat, il voyait la vie sous un autre angle mais avait plein de projets malgré la perte de ses 2 jambes.
L'autre avait jamais envisagé être handicapé et toutes ses passions étaient liés à ses jambes. Son handicap lui n'avait pas enlevé que ses 2 jambes mais aussi tout intéret à la vie. Il imaginait pas comment vivre handicaper.

A l'annonce de l'arthrodèse totale, après le coup de déprime (plus de rando, plus de chiens, plus de sortie neige, plus de VTT...), leur souvenir m'a permis de me trouver d'autres centres d'intérets (ou de ressortir des vieux) réalisables avec une "jambe de bois".

Et de réfléchir à ce que serait ma vie aveugle, sourd, en fauteuil roulant... de manière à rebondir si ça arrive. 
 

29 janvier 2014 à 20:10:31
Réponse #29

cassepied


merci de vos reponses (en esperant ne pas avoir de station meteo)je tacherais de faire ma reeducation correctement

29 janvier 2014 à 21:29:41
Réponse #30

wash


Juste pour info.
Dans les entorses de chevilles , il ne faut surtout pas négliger les distatsis au niveau de la syndesmose entre le tibia et le péronnée  au niveau inferieur .Dans le cas de David la question ne se pose même pas vu qu il y a eu luxation , d'ailleur j ai du mal a capter cette perte de flexion que je suppose dorsale , si c est le cas, c est une contracture reflexe au niveau du mollet qui cherche a stabiliser sa cheville qui doit avoir une instabilitée , bref y a des solutions ...
 Surtout que cette contracture provoque une mise en tension de la chaine posterieure montante .Cette lesion n est vraiment pas a prendre a la legere car elle destabillise tout le reste du corps .
Ci - joint une etude qui en parle
http://www.kinesport.info/La-syndesmose-pensez-y-_a2040.html
Souvent en reeduc on passe a coté et on retrouve les patients plus tard avec un probleme de genou ,hanche , lombaire etc... qui trouvent solution que dans la stabilisation de la cheville .
Bref , le corps n'oubli rien, et ce qui n'est pas fait devra etre fait plus tard et avec plus de soins . C est comme les carries , au depart c est pas grave , a la fin faut virer la dent .

30 janvier 2014 à 13:06:18
Réponse #31

Jco


Ouep.

Magistral déterrage de post, mais oui, j'ai une limitation en flexion qui ne se résorbera plus jamais, probablement.  Ca me fout la m*rde dans l'équilibre des chaînes musculaires, et à cause de ça j'ai mal au genou opposé et aux lombaires côté droit. 

Tu expliques dans le premier post de ce sujet comment tu as fait ta "réparation" sur le terrain (avec du duct tape), et le fait que tu es rentré en marchant. En particulier, tu dis "j'ai hésité à appeler les secours, car je me suis dit qu'ils avaient autre chose à faire un samedi soir".

Ma question est :
 - Est ce que le fait d'avoir strappé ta cheville et d'être rentré à pied a pu engendrer cette "séquelle" ? (J'imagine qu'on peut pas trop dire).
 - Ou tournée d'une autre façon : est-ce que le fait de prévenir les pompiers, et de se faire évacuer (par hélicoptère j'imagine) aurait pu éviter cette séquelle ? (Je raisonne ici en "toutes choses égales par ailleurs", à savoir que le fait d'attendre les secours n'ait pas engendré une situation encore plus pourrie, etc..)

Je me demande juste si 9 ans plus tard (!), tu envisagerais la situation autrement ?

Merci pour tes réponses :)

 


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