Bon allez, je plonge

L'idée étant de montrer que le Gorane Alpha aussi peut se tromper, même s'il essaie de faire au mieux

Questions proposées par Achille : feu par friction
1- Pour espérer obtenir une braise, la sciure produite lors d'un feu par friction doit être :
A- noire
Après, j'aurais eu tendance il y a encore assez peu de temps à dire qu'elle devait être juste assez pelucheuse, pas trop poudreuse... mais dans les faits, ça dépend aussi du bois, de la taille de la drille, et de plein de paramètres. Mais le truc le plus critique, c'est que la sciure produite soit noire. Ca indique une température élevée, et c'est ce qu'on veut.
2- Pour réussir un feu par friction, la sélection du bois est un facteur déterminant de réussite. Il faut :
B- du bois avec de longues fibres
et
E- m'en fiche, j'ai un oeuf de Manise et un firesteel dans la poch
Le bois à longues fibres a tendance à mieux fonctionner, probablement parce que, justement, il produit de la sciure plus duveteuse, et donc que la surface d'échange avec l'O2 de ladite sciure est plus grand, et peut-être aussi qu'elle isole mieux et donc permet au coeur de sciure de monter plus vite en température.
C'est ultra-complexe le phénomène physique qui est derrière le feu par friction en fait. Ca fait tripper.
Ceci dit, outre la technique et la tricherie intelligente, en mode brutal et avec assez d'huile de coude on peut aussi faire prendre des bois qui ne sont pas optimaux. J'ai déjà réussi avec chêne sur chêne, par exemple. Mais ouais, j'en ai chié.
Questions proposées par Sielwolf : agressions
3- De loin, les prédateurs urbains choisissent leurs victimes en fonction de leur taille et de leur poids.
Faux
Ils calculent un ratio risque/bénéfice de manière assez intuitive, en se basant sur un mélange de critères allant de la stabilité de la démarche (une légère claudication ou une démarche incertaine est le facteur de risque numéro un, apparemment) à l'attitude générale de la personne, en passant par divers symboles ou signes (appartenance à un groupe, une bande, une idéologie, un corps d'état... etc, etc.). Un prédateur urbain va rarement s'en prendre à un mec qui a le profil ancien mili, par exemple.
4- L’application d’une douleur intense est un moyen très fiable pour ôter l’intention d’attaquer à une personne violente.
Faux
La douleur n'est qu'une information... et quand on est sous stress ou sous substances, cette information ne parvient que rarement au cerveau. Dans une bagarre, la douleur n'existe pas, ou alors très peu. Elle survient après, quand l'adrénaline s'en va. C'est vrai pour vous, c'est vrai aussi pour votre agresseur, et c'est d'autant plus vrai s'il s'agit d'un psychotique en crise (force démesurée, aucune inhibition, aucune gestion de la douleur), d'un individu shooté à certaines substances plus ou moins anesthésiantes (fortes doses de cocaïne + alcool, PCP, etc.).
Questions proposées par Berhthramm : premiers secours
5- Noël en famille, un de vos gamins (10 ans) joue avec le chihuahua de votre belle mére, et à un moment il se fait mordre, à l’inspection de la main mordu vous constatez en face dorsale deux impacts des crocs dont l’un semble profond et saigne un peu. Votre conduite :
D- on t’avais bien d’arrêter d’emmerder ce chien, lave toi les mains au savon, ensuite on désinfectera et il faudra sûrement injecter un peu de betadine dans le trou qui saigne (votre môme n’est pas allergique à l’iode), ensuite pansement sommaire et on va à l’hôpital pour avis.
J'avoue que là j'ai hésité entre D et amener direct à l'hosto pour avis... à cause de la bétadine. A choisir, je nettoierais bien tout de suite, et j'injecterais plutôt de la biseptine, voire juste du sérum phy pour bien rincer.
Le gros risque avec les morsures d'animaux, outre la lésion, est l'infection. On a des plaies perforantes qui de facto permettent de placer des saloperies profondément dans le corps, avec des formes de plaies difficiles à nettoyer. La bouche des animaux, c'est plein de bactéries... et pas que des gentilles. Bref, on a un fort risque infectieux à la base, une forme de plaie chiante à nettoyer, et un foyer infectieux qui peut être loin sous la surface (là où c'est le plus dangereux). Donc j'aurais clairement tendance à mettre mon gamin en mode ceinture et bretelles : je nettoie moi, je rince moi, je désinfecte moi, et immédiatement... et ensuite les pros REFONT.
Par contre, là où le QCM m'emmerde, c'est que je mettrais pas de la bétadine, parce que ça peut rendre la lecture de la plaie difficile derrière, et qu'en colorant les bords je risque de ne pas détecter les premiers signes d'infection (rougeur). Donc désinfecter de suite, oui, mais avec de la bétadine, bof.
6- Sortie en montagne au printemps, à la descente, votre compagnon de sortie se plaint d’une gêne puis d’une douleur de plus en plus handicapante à la face externe du genou, la douleur devient progressivement si vive qu’il ne peut plus marcher qu’avec beaucoup de difficulté. Il faut malgré tout continuer (parking à 1h de marche environ, descente abrupte mais facile) car dans les heures qui viennent la météo peut devenir incertaine. Vous :
E- vous appelez les secours.
Encore un QCM chiant.
Ca dépend de plein de trucs, en fait. Est-ce mon pote a un passif avec son genou ? Est-ce que c'est un ancien rugbyman qui s'est déjà luxé la rotule 4 fois, ou est-ce que c'est un mec normalement sédentaire qui vient d'attaquer brutalement la rando ? Est-ce que son genou a des mouvements de tiroir ou pas ? Etc, etc. Ceci dit, si la douleur est vraiment vive, j'appellerais les secours par acquis de conscience, en mentionnant au régulateur que j'ai du paracétamol, un ziploc de neige et une béquille à disposition... Au pire, le gars me jette et me dit qu'il a autre chose à foutre que de trimballer mon pote paresseux

Je pense que le facteur déterminant sera l'heure de la journée où ça se produit. Si la journée avance, je vais déclencher le 112 plus facilement qu'en début de journée. Une intervention de nuit c'est de suite plus chiant pour les secouristes (qui eux aussi aiment bien rentrer à la maison pour mater plus belle la vie avec leur pastis et leur chien)... Bref, plus le jour avance, plus j'ai le téléphone facile. A partir de midi, déjà, j'appelle beaucoup plus facilement, ne serait-ce que pour consulter le régulateur sur la conduite à tenir.
Questions proposées par Kilbith : matos
7- L'acier inoxydable ne rouille pas.
Faux
Sisi, ça rouille quand-même, mais vachement moins vite. La présence de chrome, un antioxydant notoire, ralentit la réaction chimique, mais j'ai déjà vu plein de fois des couteaux de plongée qui rouillaient, malgré leur inox 440A très riche en chrome et assez pauvre en carbone. Ceci dit, le H1 de Spyderco est un acier hallucinant qui coupe extrêmement bien, s'use peu, et rouille extrêmement lentement. Une tuerie.
8- Avec un réchaud à alcool, je mettrais plus longtemps à chauffer un litre d'eau qu'avec un réchaud à essence.
Vrai / Faux
Ca dépend de plein de trucs, mais principalement du débit. Rien ne m'empêche de me bricoler un réchaud à alcool avec un débit énorme, qui crame un litre d'alcool à la minute sous pression, et qui fasse chauffer mon litre d'eau en 44 secondes chrono. Ceci dit, si la question est de faire une course entre un P3RS et un réchaud à essence en bon état, style optimus nova, le réchaud à essence va gagner haut la main. Je pense... mais j'avoue qu'il me fout le doute, le Kilbith

Ciao

David