Merci Moleson.
J'ai lu les pages indiquées (j'avoue ne pas avoir ingéré la totalité de la thèse). Le "discours" est évidemment très technique, et c'est normal, puisqu'un doctorant s'adresse à son jury de thèse, pas à des
vulgus pecum comme nous, mais je pense (j'espère) avoir retenu quelques idées maîtresses pour piger ce que tu baptises le mode famine :
- lors d'une perte de poids
volontaire par restriction de l'apport calorique, l'organisme s'adapte en diminuant sa consommation énergétique, pour tenter d'équilibrer "dépenses et recettes" énergétiques ; jusque là, rien de compliqué ;
- cette baisse de conso s'obtient "quantitativement", en diminuant la masse totale = perte de poids (ce qui forcément diminue la consommation énergétique), mais également "qualitativement", en abaissant la dépense énergétique des "composants" de notre corps ;
- en particulier en diminuant le
métabolisme de base (
"60 à 75% de la dépense d’énergie totale") ;
- cette adaptation passe par la diminution de la masse de deux composants de notre corps, les deux plus gros "consommateurs" d'énergie, et (vraisemblablement, les études citées n'étant pas unanimes) par la baisse de leur conso intrinsèque : d'une part
le foie (2% seulement de notre masse, mais très énergivore en phase de repos, jusqu'à 25% de l'énergie consommée), d'autre part
la masse musculaire (le contraire : 20% de notre masse, moindre consommatrice d'énergie muscle par muscle, c'est l'ensemble du système musculaire qui rend la conso importante) ; confirmation de ce que tu nous avais dit plus haut : perte de poids = perte de masse musculaire (pas seulement celle-là, mais c'est inévitable) ;
- au passage, j'ai découvert une notion capitale : toute perte de poids importante entraîne une diminution du volume du foie ; j'imagine que ce n'est pas sans conséquence sur les fonctions hépathiques ...
- enfin, ce mode "basse consommation",
i.e. baisse du métabolisme, qui est peut-être ce qu'on a appelé plus haut le mode famine, se poursuit au-delà de la phase de perte de poids (même après reprise d'une alimentation normale ?). Du coup, la consommation énergétique reste "basse", et devient inférieure à l'apport énergétique qui lui a retrouvé son niveau antérieur => reprise de poids.
Autre info : le rôle de la leptine. Un terme qui revient très souvent dans les catalogues et autres pharmacopées des vendeurs de cocktails miracles pour body-builders. Apparemment pas pour rien.
Par contre, j'avoue humblement avoir zappé les notions exposées sur la consommation O2 mitochondriale, qui dépassent largement mes capacités de compréhension.
J'ai la moyenne ?
