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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Les choses que nous possédons finissent par nous posséder ( sic )  (Lu 15300 fois)

12 janvier 2012 à 21:25:42
Réponse #50

StormX


"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

13 janvier 2012 à 21:23:49
Réponse #51

chasseur


La lecture de certaines reflexions, me fait doucement sourire   , et est selon moi très symptomatiques d'une situation plus ou moins subie dans laquelle on souhaite se rassurer, et tenter de faire adherer les autres à l'idée que vivre à la marge, avec presque rien, de ci de là, etc ... est bénéfique pour sa "liberté", son bien être, etc ...

Ben... moi je pense le contraire, et rejoins pratiquement tous ce qu'a dit Patrick, en précisant que tenir un discours comme celui ci est très probablement un moyen de se rassurer (*Je vais bien tous va bien ... ), et qu' à contrario, dans notre société d' aujourd'hui, il n'est pas inintéressant de pouvoir faire plaisir à ses enfants, leur offrir un toit sur, de la bonne nouriture (sur la table et intellectuelle), et malheuresement les personnes dans la précarité, RSA, ou autres ont beaucoup de temps libre hein ! mais pas forcement de moyens, donc le rapport fait ici entre libérté et temps libre, je ne vois pas trop...

Comme le disait très justement Patrick, contribuer au développement et au bien être de notre société, au sens macro et collectif (et non pas seulement en bénéficier), vivre dignement, assumer et assurer ses obligations sans demander à qui que se soit de le faire à sa place, et plus encore quand on justifie qu'au nom de cette "libérté" c'est aux autres d'assumer (d'assurer) : mais quand même t'as pas 10 balles ?

(ATTENTION : je ne critique pas l'indigence, hein ! la misère "subie" est une chose qui ne devrait justement plus exister dans notre société actuelle.
Moi même, j'ai été actif dans des associations pour venir en aide aux démunis, et je donne encore régulièrement, mais de manière précise.)

En revanche, ce qui m' exaspère sincèrement, c'est l'idée de dire que la conso, l'argent, les biens matériels, etc ... c'est caca, pour justifier le fait de se les rouler au nom de sa "libérté".

Après chacun fait ce qu'il veut, mais quand on choisi cette voie, il m'est insuportable de voir venir le "t'as pas 10 balles", car le :
- moi j'ai pris cette option de me détendre, avoir du temps, de la "liberté", et toi le mouton, qui va au turbin du matin au soir pour tenir ta place dans la société, offrir un avenir à tes enfants, une vie de qualité à ta famille, ben ... t' as rien compris, mais t'as pas dix balles ?!?

Par ailleurs, si le mode de vie de notre société occidentale ne sied pas, il est regratable de se contraindre à rester y vivre, libre à chacun de prendre son paquetage (d'autant plus qu'il est léger) et tenter la grande "libérté" soit dans les belles contrés sauvages et desertiques, soit sur des continents, où pas mal de pays encore n'ont pas ce "regretable problème de consommation", et où la seule (dure) problématique est trouver de quoi remplir la gamelle familiale quotidienne.

En fait la "vie" ne se limite pas seulement à faire mumuse dans les bois, et à y saloper ses couteaux (même si l'on en tire un grand plaisir, pour bien des raisons).
*La "vie", c'est aussi, assumer et assurer, et après si certains aiment "jouer" avec ceci ou cela, s'acheter ceci où celà car il trouve du plaisir à utiliser, ou même juste posseder telle chose plutôt qu' une autre, faut-il les blamer, n'ont -ils rien compris ?

Bien sur, ceux qui "bossent comme des cons" "avec des cons" pour devenir propriétaire de leur habitation afin d'assurer un toit sur la tête de leur famille, paticiper au bon fonctionnement du système économique (crédit, construction : Artisants, entrepreneurs, etc ...), de péréniser leur retraite, avec un toit sur la tête, etc ... SONT CONS !??!

Alors que celui qui viens pleurer, et tapper de la tunes de temps à autres pour payer son hébergement ou autre, ou encore le mec qui vient squateur dans ton salon en foutant rien de ses journées, car eux ils ont leur libérté !??

Encore une fois, une situation "subie", est une autre histoire, mais quand on choisi de plain gré cette situation et qu'on en fait l'appologie ... 
Par le temps que je prends - Pour ne penser qu'à toi - Par mes rêves de jour - Où tu règnes en idole - ... - J'en déduis que je t'aime.

13 janvier 2012 à 22:13:24
Réponse #52

philippe13


il y  a un an et demi mon père entrait à 90 ans dans la grande dépendance, j'ai du vider et vendre son appartement pour financer la maison de retraite médicalisée. Il a fallu  bien réfléchir à ce que nous allions garder étant très limités en place, vendre, donner, jeter.  Mon père ayant gardé son trois pièces jusqu'au bout il y avait beaucoup , y compris venu de ses propres parents.

Singulière leçon que ces choix, leçon sur la vacuité de certains objets, mes enfants jetterons comme j'ai jeté certains  objets chéris mais invendable ni donable alors à quoi bon?

Quelles on été les priorités:

Mes enfants se sont partagés la bibliothèque, plutôt tout le culturel classique de l'honnète homme francophone : Zola, Voltaire, etc etc

Tous les outils ont été conservés pour leur future indépendance, avec ceux venant du grand père on a de quoi équiper 3 foyers et j'ai jeté mes chinoisries en état douteux ....

J'ai vendu avant la crise tout ce qui était collectors tant qu'il y aura de acheteurs.

Un temps j'allais sur le forum simplicité volontaire j e m'en suis souvenu.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

13 janvier 2012 à 22:46:56
Réponse #53

Claude Ponthieu


Ici, le fait d’être con ou non est sans importance, nous sommes tous con-sommateurs, y compris l’indigène des lointains horizons.

Être propriétaire pose le problème a minima de la libre circulation des individus.
Par exemple, mon ami a une jolie petite maison avec jardin et évidemment une petite clôture afin de protéger sa propriété.
Avec cet ami, nous partons nous balader, bien sûr dans la Grande Verte. Après quelques heures de marche et de fatigue, le retour se trouve plus long dû au fait de devoir contourner différentes propriétés.
Mon ami est furieux contre toutes ces barrières, il peste et critique tous ces propriétaires. Je lui fait remarquer qu’il est lui-même propriétaire. Celui-ci commence à me faire tout un discours sur la différence entre avoir un toit à soi, et être propriétaire terrien (sic).
Je lui fais remarquer que moi-même en tant que nomade, c’est tous les jours que je suis confronté aux interdits de traverser ces propriétés.
Ainsi, chacun modèle la « vérité » en fonction de ses désirs.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Peut-être que ceci peut permettre de comprendre cela :

Le diable et son ami marchait dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche.
L’ami dit au diable : « Qu’est-ce que cet homme vient de ramasser ? »
« Un petit bout de vérité », répondit le diable.
« Mauvaise affaire pour vous alors ! », remarqua l'ami.
« Oh, pas du tout, répliqua le diable, je vais l’aider à l’organiser ! ».

Extrait d’un enseignement de Krishnamurti

ou plus simple en 8 mn de vidéo. :lol:
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

13 janvier 2012 à 22:54:01
Réponse #54

** Serge **


Par curiosité réelle, quel est le fil conducteur entre toutes tes interventions, Claude Ponthieu ?
Et, qu'est-ce qui provoque à chaque fois ton hilarité  ( cf.  :lol: ) ?

Stirner et Mc Laren, par exemple, je ne comprends pas l'association ...

"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

13 janvier 2012 à 23:22:24
Réponse #55

DominicLC


Le film Up in the Air reprend le thème initial de ce topic, même si c'est un film que je qualifie d'oeuvre philosophique de bas étage ;)

La discussion qui se déroule ici, un homme en a tiré des conclusions il y a environ 2200 ans.

J'ai un grand intérêt pour la philosophie d'Épicure, et même si ses concepts quand à la physique paraissent peu vraisemblable, le mode de vie qu'il a "inventé" est à la base issu du même questionnement que celui que nous faisons ici..
Pour lui, vaincre la peur de la mort et bannir les plaisirs non utiles (ici, ça serait par exemple de nous amuser avec nos couteaux) nous procurerait l'ataraxie, cad la tranquillité, la sérénité de l'âme et ainsi , notre bonheur.

J'essaie personnellement de relativiser absolument tout dans ma vie: échecs relationnels, professionnels etc..
De plus, vaincre la peur de la mort, qui est inconsciemment en chacun de nous, nous permet à nouveau de relativiser les mauvais choix, irréversibles que nous avons pris, et d'être plus serein devant l'incertain:
"Je serais renvoyé, mais au pire, je meurs, or mourir ne m'effraie pas, j'y suis préparé, alors chaque difficulté que je rencontrerait à présent sera futile puisque le moment ou je mourrais, plus rien ne me rattrapera."

L'ataraxie serait le remède à tout nos maux, le tout est d'être conscient de ce que nous faisons, et de nous remettre chaque fois en question.

Au pire, on meurt!

13 janvier 2012 à 23:48:57
Réponse #56

Claude Ponthieu


Par curiosité réelle, quel est le fil conducteur entre toutes tes interventions, Claude Ponthieu ?

C’est pour avoir une vision d'ensemble, c’est-à-dire élargie, pour ne pas rester collé à notre perception étriquée. En un mot : sortir de notre aveuglement, guidé par nos émotions.


Et, qu'est-ce qui provoque à chaque fois ton hilarité  ( cf.  :lol: ) ?

C’est de savoir rire de notre propre aveuglement…


Stirner et Mc Laren, par exemple, je ne comprends pas l'association ...

Mes posts peuvent paraître très lapidaires, en fait il m’est très difficile de donner une vue d’ensemble par écrit.
Ces différentes personnes permettent chacune de montrer une facette du problème. Selon nos tempéraments, nous serons plus portés vers tel ou tel domaine, tel ou tel style ou média, etc.

Une autre approche possible par rapport au besoin de la propriété : Le mythe de la liberté de Chögyam Trungpa. ;)
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

13 janvier 2012 à 23:55:41
Réponse #57

Claude Ponthieu


On peut d’ailleurs entendre "propriété" dans un sens autre que matériel : nous nous croyons aussi propriétaires de nos opinions, que nous défendons aussi jalousement que nos possessions matérielles.
C’est cela qui nous empêche d’avoir une vue d'ensemble sur la question, et qui fait que nous nous empêtrons souvent dans des auto-justifications.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

14 janvier 2012 à 08:16:24
Réponse #58

b@s


on a déjà essayé je crois d'interdire la propriété privée individuelle et ça s'est mal terminé ...

je suis assez d'accord avec la vision de chasseur... mais je crois aussi pour en avoie vu quelques uns que pour certains vivre avec presque rien et sans taper à droite à gauche est possible.

de la à dire que c'est souhaitable pour tout le monde, évidemment non !

je rale  parfois quand je croise dans mon patelin ces maisons avec de jolis jardins et des arbres fruitiers fermées 11 mois et demi sur 12.... cet été j'ai rencontré un voisin qui clôturait sa parcelle parce qu’on "venait lui voler ses pommes"  précision : c'est la première fois que je le croisais en deux ans, et depuis des années les pommes pourrissent au sol... ses pommiers sont vieux et jamais taillés ... et il n'a pas l'intention de venir plus souvent ... la maison tombe en ruine doucement
je lui ai juste dit qu'il devrait mettre des mines aussi, au cas où ...

 ::)


14 janvier 2012 à 09:08:25
Réponse #59

bison solitaire


C'est juste que A. Maslow avait bien expliqué, dans les années 40, que l'on n'est motivé que par un besoin non résolu...Une fois celui-ci résolu, on grimpe la pyramide. Mais c'est seulement la théorie de Maslow, pas La Vérité. Selon Maslow : Les besoins physiologiques étant assurés dans notre pays, on est motivé par le trucs au-dessus.

J'ai entendu quelques psychologues disserter sur la pertinence de la forme en pyramide: par exemple pour certains le besoin d'appartenance ne serait pas classé en 3 mais en dernier une fois que tous les autres besoins sont assurés... Ca ferait quelque chose comme 1-2-4-5-3.
Ils ressortaient de ces conversations informelles qu'on pourrait voir cette pyramide comme autant de cartes posées sur la table et en fonction de l'interaction individu-contexte, leur ordre serait fluctuant...

14 janvier 2012 à 12:23:36
Réponse #60

Claude Ponthieu


Locataires (Bin-jip = Des maisons vides) film sud-coréen réalisé par Kim Ki-duk 2004.
Kim Ki-duk a écrit le scénario en un mois, tourna le film en seize jours et effectua le montage en dix jours…
Ce film permet de voir un autre rapport sur la propriété.

Bon nombre d’entre vous connaisse Walden ou La vie dans les bois d’Henry David Thoreau, mais avez-vous lu ces autres livres comme La vie sans principe ou  La désobéissance civile — livres de chevet pour des gens comme Gandhi…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Constat sur le droit de la propriété et de la conscience qui justifie
Encore de nos jours, on demande aux indigènes difficiles — ceux qui résistent — de fournir des titres de propriété, ironie du sort ils ont une culture sans écriture !
Avec les indigènes doux — ceux pour qui la Pachamama ou la terre est au-delà de tout commerce et ne peut donc appartenir à personne — c’est plus facile : si la terre est à personne, donc elle m’appartient, et ce en toute bonne foi.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

À la pré-adolescence, j’ai été fasciné par un lieu banal, mais surprenant — le cimetière.
Là, il y a des tas de maisons qui rivalisent par leurs apparences et leurs inscriptions. Parmi ces dernières, il y en a une qui m’a interpellé plus que les autres et qui a provoqué chez moi une hilarité sans borne, j’ai failli en crever — Concession à perpétuité !

Comment faire pour éviter de l’associer à Bagne à perpétuité. :lol:

Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

14 janvier 2012 à 13:07:58
Réponse #61

Patrick


Je bosse en pointillé depuis mes 16 ans et en continu depuis mes 18. J'ai cumulé deux, voire trois jobs et des jobs avec des études (les dernières dans un cadre plus confortable de CIF il est vrai). J'ai connu depuis ces 32 ans, 2 jours de non emploi non indemnisé. La pluaprt du temps ce furent des jobs alimentaires mais dans tous les cas des jobs que j'avais choisis et que j'ai assumé jusqu'à ce que ça me soule et que je démissionne purement et simplement après avoir trouvé ce qui me convenait mieux.

J'ai payé mes impôts rubis sur l'ongle, mes loyers, mes traites et ce faisant, quels que soient les dirigeant politiques du moment, j'ai eu la conviction de contribuer au ciment de la société par ses trois fonctions publiques et à la préservation de la fracture par mes cotisation sociales. J'ai aussi la chance de pouvoir consommer un peu et au lieu de penser que je pourrais plutôt financer la balance extérieure de la Chine, je suis plutôt content de faire bosser des artisans, des commerçants et de contribuer non pas à une chaîne de consommation sans âmes, mais une chaîne sociétale et sociale. Alors oui plein de vilains vénaux essayent de me niquer du matin au soir, parfois avec mon assentiment, mais ils ont eux-mêmes des salariés qui ont ainsi un salaire.

Alors oui, il y a des gens qui s'engraissent sur le dos des autres sans aucune vergogne, mais pas depuis la crise, le capitalisme, juste depuis que l'homme a cessé de fonctionner par la chasse, pèche, élevage et cueillette or de ses besoins propres.

14 janvier 2012 à 13:08:41
Réponse #62

Claude Ponthieu


Au début l’Homme a pris connaissance du territoire-corps — de la matière-terre, delà probablement sa première notion de la propriété (plus particulièrement terrienne), la plus primitive : 3 semaines sans nourriture.

Puis il a pris connaissance du territoire-émotions — de la matière-eau, sa deuxième notion de la propriété (il s’approprie l’eau, bien illustré par Manon des sources de Marcel Pagnol) : 3 jours sans eau.

Ces derniers temps il découvre le territoire-pensée — de la matière-air, sa dernière notion de la propriété (dite intellectuelle) : 3 heures sans abri.

Que serons-nous dès que certains seront propriétaires de l’air que nous respirons : 3 minutes sans air.

Là on rigole moins, avenir plus proche qu’il n’y paraît… : 3 secondes sans vigilance.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

14 janvier 2012 à 13:42:54
Réponse #63

Claude Ponthieu


… mais pas depuis la crise, le capitalisme, juste depuis que l'homme a cessé de fonctionner par la chasse, pèche, élevage et cueillette or de ses besoins propres.

Peut être plus précisément depuis que l’homme s’est sédentarisé, bien que pour la chasse, la pêche, l’élevage et la cueillette dans la majorité des cas il a déjà la notion de territoire ! ;)
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

14 janvier 2012 à 14:26:49
Réponse #64

nemesys


Je bosse en pointillé depuis mes 16 ans et en continu depuis mes 18. J'ai cumulé deux, voire trois jobs et des jobs avec des études (les dernières dans un cadre plus confortable de CIF il est vrai). J'ai connu depuis ces 32 ans, 2 jours de non emploi non indemnisé. La pluaprt du temps ce furent des jobs alimentaires mais dans tous les cas des jobs que j'avais choisis et que j'ai assumé jusqu'à ce que ça me soule et que je démissionne purement et simplement après avoir trouvé ce qui me convenait mieux.

J'ai payé mes impôts rubis sur l'ongle, mes loyers, mes traites et ce faisant, quels que soient les dirigeant politiques du moment, j'ai eu la conviction de contribuer au ciment de la société par ses trois fonctions publiques et à la préservation de la fracture par mes cotisation sociales. J'ai aussi la chance de pouvoir consommer un peu et au lieu de penser que je pourrais plutôt financer la balance extérieure de la Chine, je suis plutôt content de faire bosser des artisans, des commerçants et de contribuer non pas à une chaîne de consommation sans âmes, mais une chaîne sociétale et sociale. Alors oui plein de vilains vénaux essayent de me niquer du matin au soir, parfois avec mon assentiment, mais ils ont eux-mêmes des salariés qui ont ainsi un salaire.

:akhbar:

14 janvier 2012 à 15:09:41
Réponse #65

cikawasay


+1 avec B@s. Je pense que bien sur, toutes les possessions ne sont pas vitales, mais néanmoins, être quasi assuré d'avoir un toit (quel qu'il soit d'ailleurs) et de quoi manger, et encore plus l'être de manière indépendante, c'est quand même un gros plus. D'ailleurs, en l'état actuel, vous vous situez (subjectivement) où sur la pyramide de maslow? :

C'est pas innocent comme question, j'ai clairement l'impression que plus le niveau est élevé dans cette pyramide, plus les gens trouvent facile de se "détacher" de leurs possessions. Du coup votre avis m'intéresse.

Je trouve tellement d'exemples qui contredisent ce schéma que je pense qu'il devrait rester dans le domaine théorique. Dans certaines situations (exemple: régimes politiques, sectes, tribu) le sentiment d'appartenance peu l'emporter sur les besoins physiologiques ou le besoin de sécurité.  Ou encore, le besoin de s'accomplir peut l'emporter sur le sentiment d'appartenance. Suffit d'allumer sa télé pour voir des exemples. Je pense qu'il s'agit plutot de "pôles" entre lesquels on peut trouver autant de schémas qu'il n'y a de sociétés ou d'individus.Quant au besoin de se détacher des besoins matériels, je crois que le jours ou nous pourrons avoir un débat plus intéressant lorsque pourrons nous abstraire de cette dualité objet/esprit (dualité que nous justifions en fantasmant sur d'autres cultures qui "seraient" plus "détachées".

"L'être a un dedans qui a besoin d'un dehors".

Je ne pense pas que la survie réside soit dans la supériorité de l'esprit soit dans la possession de tel ou tel objet. Je crois plutot à une complémentarité ÉQUILIBRÉE entre les deux.

14 janvier 2012 à 16:12:39
Réponse #66

Itop


Dans ce fil on parle beaucoup de liberté; lors d'une discussion avec un ami, celui-ci m'a fait remarquer qu'il était plus simple de parler des libertés plutôt que de la liberté.

En parlant de la liberté on parle de manière générale, abstraite.
En parlant des libertés on parle de ses choix.

De même qu'il n'y a pas, à mon sens, une vérité mais plusieurs, et surtout sa vérité.

Je pense aussi que nous sommes nombreux à mélanger moyens et but: on veut tous être heureux, c'est le but. Argent, travail, santé, objets...sont des moyens...Certains moyens sont trompeurs, on nous fait croire ceci ou cela que la liberté? le bonheur c'est de faire ceci ou cela ou d'avoir ceci ou cela...

Ne peut on pas être heureux directement sans rien, tout de suite...En faisant une petite ballade dans les bois par exemple.

On peut être satisfait d'une nouvelle acquisition matérielle, mais il n'y a aucun bonheur à en attendre...c'est là que notre société de consommation nous vend de la poudre aux yeux...un objet n'est qu'un outil qui permet de faire quelque chose, une maison un terrain à soi, c'est pour se rassurer et penser qu'avec cette sécurité on sera plus heureux...pour moi, j'ai de plus en plus l'impression qu'il y a plus d'efforts et de moyens mis en place...que de résultats menant au but (bonheur)...

Autre débat: la solidarité
 N'est il pas dommage d'avoir au fil des siècles rendu payant quelque chose que les hommes se donnaient gratuitement...Il n'y a qu'a voir le nombre de personnes dévouées qu'il y a sur ce forum. Les hommes de la préhistoire n'on pas attendus la sécu pour se soigner et s'entraider, ils n'ont pas eu non plus l’imbécillité de créer/nommer des inactifs valides.

Qui vole un boeuf a de grandes poches.
ma dernière rando: http://flickriver.com/photos/--yep--/

14 janvier 2012 à 17:11:27
Réponse #67

Patrick


Les hommes de la préhistoire n'on pas attendus la sécu pour se soigner et s'entraider, ils n'ont pas eu non plus l’imbécillité de créer/nommer des inactifs valides.
Je n'y étais pas et je ne crois pas que tu sois beaucoup plus vieux que ça. Par contre, les exemples de tribus sur plusieurs continents qui rejettent les vouant à une mort certaines ceux qui sont trop faibles ou sans soutien, voire celles qui les zigouillent directement sont nombreux.

La solidarité paysanne et les valeurs de la terres, parfois et parfois aussi des haines remontant à des générations, des captations de sources et de bétail, etc.....

14 janvier 2012 à 17:19:49
Réponse #68

Solstice


A propos de la pyramide de Maslow, pour moi ça reste un outil assez général et je pense qu'il faut la prendre comme tel. A titre perso, je ne suis pas non plus à 100% d'accord, je pense que certaines transitions sont non pas faites en pyramide, mais en parallèle, et que le 1 et le 2 (notamment) se rejoignent très souvent. Néanmoins, on trouve une idée globale, à savoir une hierarchie des besoins.
Mon propos initial ne concernait pas la pertinence ou non de cette pyramide, mais l'impression que j'ai que, plus on arrive vers le sommet, plus cette envie de vivre avec moins semble présente et facile à réaliser. Grosso modo : quand on à accomplit le 1 et le 2 de la pyramide (besoins physiologiques et de sécurité), j'ai l'impression qu'il est plus facile de dire 'Les choses que nous possédons finissent par nous posséder' que quand le 1 et le 2 ne sont pas accomplit.

14 janvier 2012 à 18:15:39
Réponse #69

Itop


A propos de cette pyramide, je pense qu'elle colle bien avec la manière dont les gens gèrent leur budget (même si il y a des dérives lorsque le gens on plus d'argent), je pense, par contre que les budgets des pays ne suivent pas cette logique...manger...se loger...ect...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l'%C3%89tat_fran%C3%A7ais
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/ressources-depenses-etat/depenses/quelles-sont-depenses-etat-par-mission.html
Voila ou part la moitié de notre travail...Heureusement, nous sommes concertés :D :lol:(même là c'est pas clair)

Je n'y étais pas et je ne crois pas que tu sois beaucoup plus vieux que ça. Par contre, les exemples de tribus sur plusieurs continents qui rejettent les vouant à une mort certaines ceux qui sont trop faibles ou sans soutien, voire celles qui les zigouillent directement sont nombreux.

La solidarité paysanne et les valeurs de la terres, parfois et parfois aussi des haines remontant à des générations, des captations de sources et de bétail, etc.....

Bon, c'est sur j'y étais pas...les ethnologues ont dit des choses, les colombs en ont dit d'autres... chacun dit ce qui l'arrange...Les deux ont existé certainement...j'aime bien ma vision utopiste :D...
« Modifié: 14 janvier 2012 à 19:06:12 par Itop »
Qui vole un boeuf a de grandes poches.
ma dernière rando: http://flickriver.com/photos/--yep--/

14 janvier 2012 à 22:18:29
Réponse #70

philippe13


Relire "la terre" de Zola tout simplement pour la violence du désir de possession et le sort fait aux vieillards et handicapés mentaux improductifs
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

15 janvier 2012 à 09:52:44
Réponse #71

leballer


En meme temps,consomner de maniére responsable,cad ne pas changer de portable tous les 6 mois,ne pas vouloir forcément une télé plus grosse que celle du voisin,ou remplir l'armoire de fringues qu'on ne met pratiquement pas,c'est déja un bon début.
Et personne n'est obligé de vivre comme un ermite,faut juste pas trop tomber dans cette société de consomnation,et avant de cramé son salaire dans tout et n'importe quoi se posé les questions,j'en ai envie,j'en ai besoin,ou bien veut t'on me faire croire que j'en ai envie et besoin (but du marketing)

15 janvier 2012 à 13:47:25
Réponse #72

Humain


Il n'y a pas que les choses que nous possédons qui peuvent finir par nous posséder. Il y a aussi les idées auquel on peut s'accrocher comme une huitre à son rocher parce qu'on croit qu'on en à besoin pour exister, même des idées de liberté et de non-possession d'ailleurs.... savoir lâcher prise sur des idées, des vérités est peut-être encore plus difficile que de lâcher des objets, mais je crois que l'évolution personnel est à ce prix, et donc la survie (car c'est aussi de notre manière de voir le monde qu'elle dépend).

Parfois c'est un déchirement d'y renoncer... mais l'accepter c'est aussi permettre au processus de cicatrisation d'agir.

15 janvier 2012 à 14:58:36
Réponse #73

sharky


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

18 janvier 2012 à 12:19:44
Réponse #74

** Serge **


Un article intéressant, à ce propos :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/01/18/a-t-on-atteint-un-pic-des-objets/

Mais aujourd'hui, serions-nous arrivés à un plateau ? Aurions-nous commencé à réduire notre consommation, ou du moins à la stabiliser ? La parcimonie serait-elle en voie de devenir le nouveau luxe ? C'est ce que pressent une récente étude, qui estime que la Grande-Bretagne, pays à l'origine de la révolution industrielle et l'une des nations les plus riches au monde, aurait atteint un seuil maximum d’objets possédés par chaque habitant, avant de voir cette quantité décliner. C'est le "peak stuff" ("pic des objets"), dans la veine du peak oil (pic pétrolier) ou du peak gas (pic gazier).
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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