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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Les choses que nous possédons finissent par nous posséder ( sic )  (Lu 15256 fois)

11 janvier 2012 à 17:40:28
Réponse #25

leballer




Bien inséré socialement, je commence sérieusement à me demander qui insère quoi dans qui...  ;#

David
[/quote]

Ca résume bien la société de consomation dans laquelle ont vit,et qui fait croire aux gens qu'il faut acheter pour exister.

Leballer

11 janvier 2012 à 17:40:43
Réponse #26

Nirgoule


Tranquillisons nous, le salaire minimum chinois augmente très vite, nos dettes souveraines restent à payer, nos couvertures sociales à financer, les prix de l’énergie remontent et remonteront encore.
Bref, le pouvoir d’achat, qu’il nous reste encore, a une durée de vie de l’ordre de quelques mois encore, une ou deux années au mieux.
Ces problématiques de riches vont bientôt disparaître.
Le Goretex va vous sembler bien cher en 2015, profitez en pendant que vous en avez encore les moyens !
C’est la fin de la vie à travers les objets pour la grande masse. Bienvenue dans le monde virtuel de la vie à travers internet. ça (peut) coute(r) moins cher, c’est tout autant illusoire.

Et rassurons nous avec la pauvreté (relative) retrouvée, la convivialité et la sociabilité reviendra naturellement.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

11 janvier 2012 à 17:58:54
Réponse #27

sebastienb


L'attachement à la liberté finit aussi par nous posséder. Le vrai détachement, c'est se séparer même de l'idée de ne plus être attaché  ;D

11 janvier 2012 à 18:05:43
Réponse #28

guarocaliente



Ce n'est pas le fait de "posséder" qui t'enchaîne, c'est plutôt le fait de t'accrocher à ce que tu penses ou espère posséder. Les liens sont toujours intérieurs : nos angoisses, nos peurs, nos désirs, nos envies, nos espoirs. Les objets sont neutres.

 ;)

+ 1 ! Alors je vais pas paraphraser.

Dans cet état d'esprit, de neutralité de l'objet, ça signifie que les choses que nous possédons ne finissent pas par nous posséder.

Plutôt que nous nous laissons posséder par notre attachement à la propriété de ces choses.

La "bonne nouvelle" c'est que les choses, nos relations, n’ont que l'importance qu'on leur donne.

Ce qui implique que le choix reste le notre, même si la société dans laquelle nous vivons nous donne l'exemple contraire.

Comme David en parle plus haut, je n'ai jamais été aussi heureux que perdu au fond de la verte avec des besoins basiques comblés, plongé dans l'action.
Ici et Maintenant.

11 janvier 2012 à 18:13:21
Réponse #29

Kilbith


Comme David en parle plus haut, je n'ai jamais été aussi heureux que perdu au fond de la verte avec des besoins basiques comblés, plongé dans l'action.

Moi aussi, mais seulement quand je n'ai pas de rage de dent!  ;#
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

11 janvier 2012 à 18:23:59
Réponse #30

moss


Personnellement, j'ai jamais été aussi heureux que l'été où j'ai vécu dans mon tipi, au bord de ma rivière, à bouffer du saumon et à travailler une semaine de temps en temps, juste histoire de me payer de la farine, des clopes et de la bière pour recevoir les potes qui venaient passer les soirées autour du feu.  
David

je comprends l'intérêt que ce genre de vie peut avoir. est-ce que tu serais prêt à t'y remettre, avec des enfants, et sans la couverture sociale que notre société apporte (ne serait-ce que pour la santé) ?
moi, non.

ça ne veut pas dire que je cautionne les dérives de la société de consommation (qui est à mon avis le fléau majeur du 20ème siècle)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

11 janvier 2012 à 18:33:40
Réponse #31

guarocaliente


je comprends l'intérêt que ce genre de vie peut avoir. est-ce que tu serais prêt à t'y remettre, avec des enfants, et sans la couverture sociale que notre société apporte (ne serait-ce que pour la santé) ?
moi, non.

Moi non plus.

Mais je pense que ce n'est pas le message qu'on doit, qu'on peut, retirer de cette expérience.

Le propos n'est pas de se dire vivons tous sous la tente avec le minimum de possessions sans couverture sociale avec des gosses.

ça permet juste de prendre conscience que le bonheur, le bien être psychologique, ne vient pas de la possession mais d'un état d'esprit.

Comme dit l'autre, vivre ne consiste pas à avoir et à obtenir mais à être et agir.
Ici et Maintenant.

11 janvier 2012 à 19:23:14
Réponse #32

b@s


ouaip ...

j'ai investi dans une maison. longtemps hésité. locataire ça m'allait aussi.

bref, du coup on l'a prise petite, vieille, pas trop chère. et on la bade pas, le jour ou la vie nous appelle ailleurs, on vend. Si par contre on doit y rester, elle nous plait.

vouloir être sans attache, c'est quand même aussi pas donné à tout le monde.
le détachement, c'est pas inné. le tipi sous la lune, c'est pas non plus pour tout le monde ... mais à mon avis ça ferait du bien à tout le monde deux semaines par an au moins ...

je suis le premier à craquer sur des conneries parfois... mais j'en ai conscience... d'ailleurs c'est assez bizarre comme on se sent nul sur le coup ...
combien de couteaux vous avez ? combien de sacs ? vous les utilisez tous ? bin moi non plus ... ;#

11 janvier 2012 à 19:41:06
Réponse #33

DavidManise


je comprends l'intérêt que ce genre de vie peut avoir. est-ce que tu serais prêt à t'y remettre, avec des enfants, et sans la couverture sociale que notre société apporte (ne serait-ce que pour la santé) ?

Ben je bossais (pas à temps plein, mais quand-même), et j'avais une couverture sociale.  Je vois pas en quoi c'est incompatible.  Je vivais juste pas dans une baraque.  J'avais 50% moins de frais, et donc 50% plus de liberté.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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11 janvier 2012 à 20:42:36
Réponse #34

moss


« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

11 janvier 2012 à 21:03:28
Réponse #35

n.iko


Citer
je comprends l'intérêt que ce genre de vie peut avoir. est-ce que tu serais prêt à t'y remettre, avec des enfants, et sans la couverture sociale que notre société apporte (ne serait-ce que pour la santé) ?

Les modes de vie dont on parle ici (j'ai parlé du mouvement PT par exemple) n'impliquent pas forcément d'être en marge de la société ou désargenté.
Par exemple, beaucoup plus de gens qu'on ne le croit vivent sur leur bateau. Et à la base, c'est le prix d'une maison, quand même.
"The truth of the matter is that you always know the right thing to do. The hard part is doing it." Norman Schwarzkopf

" Awareness is a full-time job." Michael Janich

"For a righteous man falleth seven times, and riseth up again" (Prov. 24:16)

11 janvier 2012 à 21:32:40
Réponse #36

Torak


salut a tous bande de goranes  ;#
en tout cas c'est une approche assez philosophique  :)

mais si l'on retient la morale qui est que les choses que nous possédons finissent par nous posséder cela est (si mes souvenirs de cour d'S.E.S sont bons) totalement contraire a la troisième loi d’Engel qui dit que :la proportion allouée aux produits de luxe est croissante si le revenu croit.

Donc pour conclure je pense que c'est un phénomène qui est évitable mais que dans une certaine mesure
bien que je ne sois pas plus tenté par l'achat ostentatoire que vous tous.
bien a vous
Lucas qui est fier d'avoir trouvé des copain goranes   ::) :calin:
« Modifié: 12 janvier 2012 à 08:29:40 par torak »
C'est pas mieux c'est different.

12 janvier 2012 à 09:12:48
Réponse #37

Watchmen


Marrant cette citation est tatoué dans ma peau , mais malgré tout j'ai des bien matériel aussi , pas des tonnes , je ne suis pas proprio , mais oui j'ai des bien ...
Mais ou je fait la différence c'est que je n'y suis pas attaché !

je veux dire ma voiture , et même ma moto ... bah si demain je ne les ais plus tant pis ! je surprend toujours mon entourage avec ce discours , certain essaye de me prendre a défaut , c'est le jeu ma pauvre Lucette , du coup en avril dernier j'ai été cambriolé , on ma piqué quelques truc et ma caisse , bah le midi comme mon boss m'avait donné ma journée je suis allé pic niquer avec ma femme et mes enfants !

La caisse je m'en cogne , chez moi tout le monde allait bien RAS .   

Pour dire je suis d'accord vous avez de l'argent plutôt que d'acheter un truc qui sert a rien ou que vous avez déjà , aller voyager , invitez des potes , les souvenirs les bons moment voilà les seuls choses qui on une vraie valeur : le vécu !

Pour finir le même mec à aussi dit : "c'est seulement quand on as tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut".

 

12 janvier 2012 à 13:40:40
Réponse #38

b@s



Pour finir le même mec à aussi dit : "c'est seulement quand on as tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut".

 

on est surtout libre de crever de faim et de froid ...

12 janvier 2012 à 15:21:10
Réponse #39

Solstice


+1 avec B@s. Je pense que bien sur, toutes les possessions ne sont pas vitales, mais néanmoins, être quasi assuré d'avoir un toit (quel qu'il soit d'ailleurs) et de quoi manger, et encore plus l'être de manière indépendante, c'est quand même un gros plus. D'ailleurs, en l'état actuel, vous vous situez (subjectivement) où sur la pyramide de maslow? :

C'est pas innocent comme question, j'ai clairement l'impression que plus le niveau est élevé dans cette pyramide, plus les gens trouvent facile de se "détacher" de leurs possessions. Du coup votre avis m'intéresse.

12 janvier 2012 à 16:15:38
Réponse #40

Patrick


Je ne sais pourquoi, mais je suis presque sur que la plupart aimerait vivre dans un tipi mais avec quand même une connexion adsl performante et pas aller chercher le pain à 10 bornes à pince. En plus comme profil sur meetic ça reste confidentiel et difficile de trouver l'âme soeur et pour la socialisation des enfants avec d'autres êtres vivants que des castors ça le fait pas trop.

J'ai l'impression que l'humain à une tendance naturelle à chercher un ailleurs, un autrement quand il ne se trouve pas et une autre tendance à vouloir le beurre, l'argent du beurre et la croupe accueillante d'une crémière peu farouche.

Tant qu'on se met en situation de faire des choix, qu'on les fait et qu'on les assume, je crois qu'on peut-être heureux là où on est. Si ce n'est pas le cas, on sera malheureux partout.

12 janvier 2012 à 16:39:59
Réponse #41

Kilbith


+1 avec B@s. Je pense que bien sur, toutes les possessions ne sont pas vitales, mais néanmoins, être quasi assuré d'avoir un toit (quel qu'il soit d'ailleurs) et de quoi manger, et encore plus l'être de manière indépendante, c'est quand même un gros plus. D'ailleurs, en l'état actuel, vous vous situez (subjectivement) où sur la pyramide de maslow? :

C'est pas innocent comme question, j'ai clairement l'impression que plus le niveau est élevé dans cette pyramide, plus les gens trouvent facile de se "détacher" de leurs possessions. Du coup votre avis m'intéresse.

C'est juste que A. Maslow avait bien expliqué, dans les années 40, que l'on n'est motivé que par un besoin non résolu...Une fois celui-ci résolu, on grimpe la pyramide. Mais c'est seulement la théorie de Maslow, pas La Vérité. Selon Maslow : Les besoins physiologiques étant assurés dans notre pays, on est motivé par le trucs au-dessus.
« Modifié: 12 janvier 2012 à 16:47:49 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

12 janvier 2012 à 17:10:38
Réponse #42

choco


Je ne sais pourquoi, mais je suis presque sur que la plupart aimerait vivre dans un tipi mais avec quand même une connexion adsl performante et pas aller chercher le pain à 10 bornes à pince. En plus comme profil sur meetic ça reste confidentiel et difficile de trouver l'âme soeur et pour la socialisation des enfants avec d'autres êtres vivants que des castors ça le fait pas trop.

J'ai l'impression que l'humain à une tendance naturelle à chercher un ailleurs, un autrement quand il ne se trouve pas et une autre tendance à vouloir le beurre, l'argent du beurre et la croupe accueillante d'une crémière peu farouche.

Tant qu'on se met en situation de faire des choix, qu'on les fait et qu'on les assume, je crois qu'on peut-être heureux là où on est. Si ce n'est pas le cas, on sera malheureux partout.


100 % d'accord avec ça et avec ce que tu as écrit precedemment !

Et encore, en lisant entre les lignes, on sent une certaine retenue...

Citer
qu'on les fait et qu'on les assume

Et en effet, c'est là que ça pèche souvent ...

12 janvier 2012 à 20:36:59
Réponse #43

Claude Ponthieu


Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

12 janvier 2012 à 20:43:01
Réponse #44

Gros Calou


Je ne sais pourquoi, mais je suis presque sur que la plupart aimerait vivre dans un tipi mais avec quand même une connexion adsl performante et pas aller chercher le pain à 10 bornes à pince. En plus comme profil sur meetic ça reste confidentiel et difficile de trouver l'âme soeur et pour la socialisation des enfants avec d'autres êtres vivants que des castors ça le fait pas trop.

J'ai l'impression que l'humain à une tendance naturelle à chercher un ailleurs, un autrement quand il ne se trouve pas et une autre tendance à vouloir le beurre, l'argent du beurre et la croupe accueillante d'une crémière peu farouche.

Tant qu'on se met en situation de faire des choix, qu'on les fait et qu'on les assume, je crois qu'on peut-être heureux là où on est. Si ce n'est pas le cas, on sera malheureux partout.


 :doubleup:

12 janvier 2012 à 20:48:39
Réponse #45

moss


l'impression que l'herbe est plus verte à côté, de se laisser déborder par son travail, ou de passer à côté de l'essentiel ne datent d'aujourd'hui : voir les exemples des français qui partent au québec dans "maria chapdeleine" (fin 19ème début 20ème)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

12 janvier 2012 à 20:49:44
Réponse #46

moss


Je ne sais pourquoi, mais je suis presque sur que la plupart aimerait vivre dans un tipi mais avec quand même une connexion adsl performante et pas aller chercher le pain à 10 bornes à pince. En plus comme profil sur meetic ça reste confidentiel et difficile de trouver l'âme soeur et pour la socialisation des enfants avec d'autres êtres vivants que des castors ça le fait pas trop.

J'ai l'impression que l'humain à une tendance naturelle à chercher un ailleurs, un autrement quand il ne se trouve pas et une autre tendance à vouloir le beurre, l'argent du beurre et la croupe accueillante d'une crémière peu farouche.

Tant qu'on se met en situation de faire des choix, qu'on les fait et qu'on les assume, je crois qu'on peut-être heureux là où on est. Si ce n'est pas le cas, on sera malheureux partout.


c'est exactement ce que je ressens
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

12 janvier 2012 à 20:58:20
Réponse #47

Giom


Je ne sais pourquoi, mais je suis presque sur que la plupart aimerait vivre dans un tipi mais avec quand même une connexion adsl performante et pas aller chercher le pain à 10 bornes à pince. En plus comme profil sur meetic ça reste confidentiel et difficile de trouver l'âme soeur et pour la socialisation des enfants avec d'autres êtres vivants que des castors ça le fait pas trop.

J'ai l'impression que l'humain à une tendance naturelle à chercher un ailleurs, un autrement quand il ne se trouve pas et une autre tendance à vouloir le beurre, l'argent du beurre et la croupe accueillante d'une crémière peu farouche.

Tant qu'on se met en situation de faire des choix, qu'on les fait et qu'on les assume, je crois qu'on peut-être heureux là où on est. Si ce n'est pas le cas, on sera malheureux partout.


C'est tellement vrai que ça mériterait d'etre gravé sur un bloc de marbre.

Respect Patrick.
« Modifié: 12 janvier 2012 à 23:32:01 par Giom.2 »

12 janvier 2012 à 21:01:17
Réponse #48

Claude Ponthieu


2e médication pour être moins c…, regarder Un homme nommé cheval avec Richard Harris.  :lol:
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

12 janvier 2012 à 21:09:40
Réponse #49

Claude Ponthieu


Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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